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Le blog de la souris jaune

... 481

1 Mai 2017, 08:07am

Publié par LaSourisJOne

"Le monde - en voila un concept intéressant. C'est où le monde exactement ? A l'intérieur ou à l'extérieur ?".

Rachel ELIOTT

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... 480

30 Avril 2017, 11:58am

Publié par LaSourisJOne

"C'est incroyable comme une petite phrase peut déclencher une multitude d'autres phrases".

Valérie ZENATTI

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... 479

19 Avril 2017, 08:50am

Publié par LaSourisJOne

"C'est à l'ombre que s'épanouissent certaines douleurs. C'est dans le silence que fleurissent ces obsessions qui deviennent le moteur et le tracé de nos existences".

Léonora MIANO

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Un peu d'air frais :))

18 Avril 2017, 21:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Roman publié en 1939 par George Orwell.

L'histoire introspective d'un anti-héros, middle class, vivant en Angleterre, qui travaille, est marié, a deux enfants. Ca commence par une histoire de dentier : il n'a que 45 ans environ, mais il a un dentier, et il nous explique pourquoi même si ce n'est pas glorieux, ce n'est sans doute pas si mal. Et puis de fil en aiguille, de sourire en sourire, et de réflexion en réflexion, on accompagne ce personnage principal dans sa re-visitation du passé comme une ultime transgression. Alors voila. Il travaille. Il a un peu d'argent de côté. Il est harassé par sa femme, Hilda, dont il ne songe pas à remettre en cause l'existence à ses côtés ; harassé par ses mioches ; et il va soudain s'autoriser l'ultime transgression : partir une semaine, en mentant, dans le village où il a grandi.

J'aime énormément, du point de vue de la destinée du personnage, cette thématique de l'emprisonnement volontaire, et la manière que le personnage principal a de se percer une trouée dans cette chappe dont il est institué qu'on ne s'échappe pas. On sent que l'auteur a pris un plaisir jubilatoire et presque fasciné à dépeindre les misérables toutes petites personnes, pétries de mesquinerie, que sont la femme et les amies de la femme du personnage principal. 

D'un point de vue plus large, le personnage nous raconte son passé avant la première guerre, la première guerre mondiale, et puis maintenant. Ses analyses, comparaisons, sont fulgurantes de bon sens, et tellement visionnaires... Ca résonne tellement, pour nous qui vivons au XXIème siècle, et qui lisons ces pages qui opposent ces deux époques, la seconde étant tellement proche de celle qu'il décrit... Et puis il y a ce qu'il sent, la guerre qui vient, selon lui pour 1941... Hitler, le danger à craindre... Ca paraît tellement visionnaire... Ca se lit comme une balade intelligente, introspective, dépaysante, enlevée, au fil du siècle. Vraiment vraiment réjouissant.

C'est à Claude que je dois cette lecture. Merci !

. Un peu d'air frais, George Orwell, 1939 ; traduction française : 1983 ; éd. 10/18. 

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... 478

15 Avril 2017, 15:44pm

Publié par LaSourisJOne

"C'est précisément dans une époque tranquille, quand la civilisation semble solide sur ses bases, solide comme un éléphant, que des choses comme la vie future n'ont guère d'importance".

George ORWELL

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... 477

15 Avril 2017, 15:11pm

Publié par LaSourisJOne

"Comme tout le monde j'ai cherché du boulot, j'ai eu un boulot et le boulot m'a eu".

George ORWELL

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... 476

12 Avril 2017, 08:22am

Publié par LaSourisJOne

"Dans peut-être une maison sur cinquante un esprit libertaire, qui probablement finira à l'hospice, a peint sa porte d'entrée en bleu au lieu de la peindre en vert".

George ORWELL

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Sous la vague :)

2 Avril 2017, 10:33am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon. Un sourire d'appréciation pour le léger et constant plaisir que ce livre m'a procuré à sa lecture. 

En fait, ce livre m'a fait penser à 'Complètement crâmé', de Legardinier. Le mélange des générations, le personnage principal bougon et 'sous la vague, la ruche qui gravite autour de lui, ruche discordante où chacun se révèle et se rencontre parce que le chef d'orchestre écrivain nous veut du bien et signe une jolie partition. Un livre où on est bien, parce qu'on sait que c'est pas au détour d'une page qu'on aura un vrai coup de Trafalgar. Ce coup-là, s'il est dans le livre, n'est là que pour engendrer des effets et la transformation du personnage. 

Mais de transformation réelle, de réflexion, d'analyse, on n'est pas là pour ça. 

Alors on aura juste le plaisir de voir vivre ensemble ce Bertrand Berger-Lafitte, descendant et patron d'une firme de Cognac en Charente. Son ex-femme. Sa fille Olivia, écervelée enfant de riche. Qui bien sûr, va enfanter avec une jeune 'rouge'. Oui, bon, j'essaie de ne pas trop en dire... ! Eddy, le chauffeur, a son mystère, et l'épaisseur possible qu'on aime... Seulement, il va la garder, vous comprendrez. Moi, cette part de mystère non révélée m'a plutôt énervée, mais en même temps, je me dis : allez, nous dessiner un personnage qui part avec, c'était ma foi plutôt pas mal, fallait oser. 

Le faon, aussi, est une figure récurrente qui donne sa part de mélancolie, de retour en soi au roman. A quoi rattache t-il notre héros ? Son passé ? Son enfance ? Sa part de fragilité, en tout cas. Et aussi sa part de vérité, la partie de lui, éloignée de la raison proche de l'instinct de survie, de protection, d'amour...

J'ai aussi aimé que le spleen (dont on ne sait pas grand chose finalement quant à son émergence, mais peut-on toujours savoir ?) qui vient pour Bertrand soit mis en parallèle avec le tsunami et la culture japonaise (les Japonais étaient les clients choisis par Bertrand) ; cela aura pu être tissé en filigrane davantage encore. 

Médiathèque de Saint-Malo.

. Sous la vague, Anne Percin, septembre 2016, Ed du Rouergue, La brune.

 

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Léa ne se souvient plus comment fonctionne l'aspirateur :(

26 Mars 2017, 21:55pm

Publié par LaSourisJOne

Roman graphique.

(BD ?)

Bon, le graphisme est joli, et m'a bien plu dès le départ, ce crayonné noir et blanc avec de jolies nuances dans les visages et silhouettes... Toutefois, ce livre m'a agacée et déçue, je dois l'avouer : le personnage principal est suffisant et ne procure aucune sympathie ; l'auteur cède aux clichés sur les auteurs, et à ceux-ci, il ajoute l'absence de scrupules... Aussi, quand il vole une vie par le biais d'un journal intime, ça m'a beaucoup gênée ; et quand l'issue du livre est finalement de retomber sur cette leçon-là, je me suis dit, ah ouai, tout ça pour ça !

D'autant qu'il faut vous dire qu'il ne vole pas une vie qui appartiendrait au passé, même pas : découvrant que le journal intime appartient à ses ex-voisins, des jeunes gens, qui ont déménagé la semaine qui précède, il pompe allègrement la matière de son futur roman à succès dans l'histoire de cette jeune femme. Va même jusqu'à visiter l'appartement, intercepter le mari et porter un carton juste pour lui soutirer des informations et continuer son roman sur le dos de cette femme... J'ai trouvé ça vraiment choquant, et de plus en plus antipathique cet auteur que les deux auteurs de la BD tentent pourtant de nous présenter comme sympathique. Et c'est d'autant plus énervant.

L'idée de départ était intrigante, intéressante, cette jeune femme qui soudain ne sait plus se servir des appareils ménagers... Cependant, ce que ces auteurs en font est tiré par les cheveux. Je n'y ai pas cru deux secondes, à cette histoire qui dans ce cas aurait valu d'être développée pour qu'on y croie, quatre mois de femme sous le joug d'un homme qu'elle vient d'épouser... 

Je ne regrette pas de l'avoir lu, et je remercie Delphine de m'avoir vraimé donné envie de rentrer dans cette histoire, moi qui ne lis jamais (ou très rarement) de roman graphique, toutefois, j'ai été déçue par le sinopsis... 

. Léa ne se souvient plus commment fonctionne l'aspirateur, Gwangio et Corbevran, éd. Dargaud, juillet 2010.

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La place du diamant :))

12 Mars 2017, 21:39pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est une lecture que je dois à Rosa Montero, une des nombreuses pépites qu'offre sa Folle du Logis, évoquer des auteurs, espagnols, dont on a bien souvent, absolument pas connaissance.

Le récit surprend par sa 'linéarité', par l'absence de mise en perspective des événements. Tout est raconté de manière assez dense visuellement sans hiérarchie, les événements ont la même place, quelque part. Et c'est intéressant, parce qu'en effet, la vie, met tout sur le même plan, c'est lorsqu'on raconte qu'on choisit tel élément ou tel autre à narrer. Elle ne donne pas de 'clé' particulière. C'est sa vie, autant grave que quotidienne. Comment elle se débat avec, juste parce que c'est ainsi, parce qu'il le faut, parce que c'est une vie.

Tout commence pour elle Place du Diamant, avec ce bal joliment décrit où elle rencontre Quimet, qui se met en tête de l'épouser. Elle était fiancée, mais elle va renoncer à son fiancé pour se laisser aller dans la spirale de vie qu'il lui propose ; sans qu'il ne soit question d'amour, formulé, comme une presque évidence. Et on va la voir se débattre avec les conséquences de ses choix, sans jamais le remettre en question ; élever seule ou presque ses, leurs deux enfants, trimer quand lui -elle agit, elle ne l'accable jamais- s'écoute la plupart du temps, où quand il part à la guerre parce que ça semble follement intéressant, et que peut-être aussi il est un révolté contre... 

C'est un joli tourbillon de mots, de vie, de difficultés, de lutte pour survivre quand il n'y a plus rien à manger, et aussi d'abnégation, d'abdication pragmatique. On se dit qu'elle n'est pas aidée, que sa vie a été rude... Mais c'est sa vie. 

Une jolie découverte, où l'on sent l'humilité partout dans le coeur de ce récit.

. La place du diamant, Merce Rodoreda, Gallimard Imaginaire, 1962 (Espagne), 1971 (Gallimard, France).

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