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Le blog de la souris jaune

...230

14 Septembre 2013, 09:38am

Publié par LaSourisJOne

"Quand on fête un anniversaire, une victoire ou un événement heureux, il y a toujours la vedette ou le couple seul sur son piédestal, et les autres autour qui regardent. On gagnerait peut-être à célébrer nos ratages... Plus de podium, plus de fausse gloire, simplement le bonheur d'être vivants, côte à côte".

Gilles LEGARDINIER

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...229

8 Septembre 2013, 22:29pm

Publié par LaSourisJOne

"Si vous décidez de ne croire à rien d'autre que ce que l'on voit ici-bas, croyez au moins ceci : votre corps n'a pas d'âme. Votre âme a un corps, et les âmes ne meurent jamais, au grand jamais".

Bernice L. Mc FADDEN

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Je crois que je t'aime :))

3 Septembre 2013, 11:50am

Publié par LaSourisJOne

Je crois que je t'aime :))

Que voici un roman réjouissant ! Frais, un petit bonheur. Autour de la thématique pas si fréquemment exploitée des idôlatries adolescentes.

Pétra en 1974, et en 1998. A 13 ans, une idole du chanteur "de charme" David Cassidy. Avec son amie Sharon, elles traquent tout ce qui les rapprochent de leur idôle, on l'a tous vécu ! Jusqu'au jour où elles participent à un grand quizz sur celui-ci, l'enjeu étant de le rencontrer... Mais n'apprennent qu'elles ont gagné qu'en 1998 ! Au décès de sa mère, rigide et d'origine allemande, qui avait caché le courrier à Petra : elle la retrouve alors dans l'armoire qu'elle vide... On a tout autant de plaisir à suivre les deux Pétra, dans deux temporalités différentes. L'amour, la naissance de l'amour, à travers le rôle joué par l'attachement à une pop-star est vu de façon sensible et drôle. La vision de la constitution de la personnalité par compensation de la distance parentale est une façon de scruter l'adolescence plutôt intéressante. Et il y a ce personnage, que l'on suit parallèlement, le journaliste qui écrit dans le magazine consacré à David Cassidy, et invente les réponses qui le concernent... Une lecture très plaisante et raffraîchissante !

Je crois que je t'aime, Allison Pearson, éd. Plon. Parution mai 2011.

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Seule Venise

1 Septembre 2013, 20:23pm

Publié par LaSourisJOne

Seule Venise

L'écriture, le propos, me font penser à Olivier Adam. Histoires de solitudes. D'êtres égarés, confrontés à leurs (petits) tourments mentaux.

Je confesse que je n'ai pas aimé le personnage principal de ce livre, qui trimbale son chagrin d'amour à Venise. Je l'ai trouvée horripilante. Dotée d'un savoir-vivre extrêmement limité...Elle semble ne rien savoir, et elle en est très agaçante et antipathique. Cela dit, même si j'aime assez peu la trop grande simplicité (qui tendrait presque à être simpliste) de l'écriture, et si la narratrice m'a énervée, j'aime assez une histoire dans l'histoire, et à propos de laquelle j'ai pu regretter que ce ne soit pas elle, l'intrigue principale... Celle du prince russe, qu'elle rencontre dans la pension où elle est descendue à Venise, prince russe cloué sur son fauteuil, qui lui livre de larges portions de sa vie passée... Et qui va finalement éveiller la narratrice, au point de vouloir faire revivre ce passé... (Mais on ne peut s'empêcher de se dire... égoïstement... Car elle ne se demande pas une seule seconde si c'est ce dont il a envie, ou non). Le prince russe vit à Venise parce que son amoureuse d'antan y vit dans un monastère, c'est assez touchant...

L'histoire, évoquée par Barbara, m'avait séduite et donné envie de lire ce livre, même si cependant, elle me mettait en garde en me disant "on peut s'en dispenser"... Elle avait peut-être raison...

. Seule Venise, Claudie Gallay, éd. Babel, déc. 2005.

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Sublimes créatures :)

1 Septembre 2013, 19:32pm

Publié par LaSourisJOne

Sublimes créatures :)

Roman, fantastique.

C'est l'histoire de Léna, jolie "enchanteresse", sorcière de 15 ans, aux pouvoirs incertains jusqu'à ses 16 ans, racontée par le jeune Ethan, 15 ans aussi. Qui tombe éperduement amoureux d'elle. Elle pourtant maudite, au lycée, car nièce de Ravenwood, oncle mystérieux, caché pour la population de la ville, et incarnant du coup une espèce de mythe négatif et redouté, à l'image du Boo Radley de Ne tirez par sur l'oiseau moqueur, de Harper Lee. Le seul allié qu'Ethan ne perd pas, c'est Link, son meilleur ami. J'avoue que j'ai aimé me plonger dans les aventures de ces deux adolescents, marqués par les réminiscences surnaturelles de leurs deux aïeux, Ethan et Geneviève, amoureux transis déjà, des siècles auparavant ; rencontrer la famille de Léna, son oncle l'élégant, le chien-loup Boo Radley (justement !) et puis la machiavélique cousine. Visiter la chambre de Léna, épisodiquement couverte d'écritures, déclenchées par ses pensées... Malgré les 630 pages, et malgré la lenteur de l'attente de cet anniversaire destiné à tout changer ; on tourne un peu en rond, sur la longueur, mais l'intrigue et les personnages m'ont vraiment plu... Alors, je pense succomber à la tentation de m'atteler au prochain tome, tout aussi épais, 16 lunes !

. Sublimes créatures, Kami Garcia et Margaret Stohl, oct. 2011. 630 pages.

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...228

1 Septembre 2013, 19:27pm

Publié par LaSourisJOne

"Aucun homme ne se servirait des deux mains pour tenir sa tasse de thé, à moins de revenir à pied d'une expédition au pôle sud, en ayant laissé un de ses compagnons mort dans la neige, mangé tous les chiens, et avec six doigts sur le point de tomber. Et même dans ce cas-là, il jetterait un coup d'oeil autour de lui dans la tente vide pour vérifier que personne ne le prend pour une fillette".

Allison PEARSON

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...227

12 Août 2013, 09:46am

Publié par LaSourisJOne

"Mon besoin de proximité avec elle ne s'estompait pas. C'était comme manger ou respirer. Pas une question de choix".

K. GARCIA, M. STOHL

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Elinor Jones :)

10 Août 2013, 13:31pm

Publié par LaSourisJOne

Elinor Jones :)

BD.

Je suis tombée par hasard sur cette BD. Le dessin de couverture (le costume, l'atmosphère, le regard de la jeune femme) m'a donné envie de la feuilleter, puis de lire quelques pages, pour voir, puis de la finir, et d'avaler les trois tomes... Bref : j'ai été surprise, agréablement surprise, par cette bande dessinée, moi qui suis si peu fan du genre. Enfin un univers FEMININ, me disais-je, des personnages féminins qui ne sont pas des faire-valoirs ou des stéréotypes, et un huis-clos au XIXème, dans une maison de couture, où les questionnements se déroulent sur fond de soie, de satin, de tissus somptueux... Un plaisir pour les yeux ! Le trait est d'une finesse... J'avoue avoir été conquise par cet univers chatoyant...

La pauvre Elinor Jones se tue à la tâche, contrainte par elle-même et son histoire familiale, entre amour du travail bien fait et passion pour une tâche... Le Bal d'hiver, le bal de printemps et le bal d'été sont donc les trois tomes de la série qui nous amènent jusqu'au dénouement... C'est léger, mais l'intrigue est assez fine, le ressort est psychologisant, une petite sucrerie pour moi...

. Elinor Jones, Algésiras et Aurore, éd. Soleil Productions, 2010, 2012.

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... C'est lorsque mes yeux se ferment que mon...

9 Août 2013, 12:02pm

Publié par LaSourisJOne

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Sukkwan Island

3 Août 2013, 15:37pm

Publié par LaSourisJOne

Sukkwan Island

... Bon, par quoi commencer ? Que dire de ce livre ?

Allez, tout à trac : j'ai détesté ce livre. Détesté à chaque phrase, de page en page ; à peu près autant que si l'on me forçait à manger un énorme gâteau à la crème non stop pendant dix jours d'affilée, ou de faire entrer un clou rouillé dans ma carcasse... Si. Ce livre m'a profondément heurtée, dérangée. J'ai ressenti une profonde colère à l'égard de ce père...

Bon, explications : c'est l'histoire d'un père et de son fils (13 ans), qui partent vivre un an sur une toute petite île, en Alaska (l'auteur lui-même est originaire d'Alaska). C'est le choix du père, évidemment. Ils laissent donc femme et fille pour s'installer seuls, loin de tout. Avec la maestria qui le caractérise, David Vann nous montre avec brio la spirale qui entraîne les deux protagonistes, dans une solitude rude et aride. S'affairant à construire des conditions de survie (nourriture, abri...). Juste parce que c'est la lubie du père, et qu'il y entraine son fils, qui n'ose abdiquer, et pour ne pas abandonner son père. On souffre le martyre, et c'est plus qu'habilement tissé, de voir ainsi le duo fonctionner, ou plutôt dysfonctionner, d'ailleurs, en ce qui concerne le père... On s'offusque devant tant d'égoïsme de l'adulte, qui s'abandonne à l'adolescent, qu'il devrait protéger et que finalement il détruit...

Vision noire, plus que noire même de l'humanité, on n'en est pas étonnés. Pour avoir rencontré David Vann et l'avoir écouté parler de son oeuvre, je sais à quel point il est marqué par une lourde histoire familiale ; je sais aussi qu'il aime à explorer les liens d'attachement, qui emprisonnent et détruisent alors même que ce sont les personnes qui comptent le plus pour soi, et son travail et sa réflexion sur ce point sont fascinants.

Merci Barbara, malgré tout, de m'avoir prêté ce livre, que je voulais lire !

J'avais lu Désolations, qui exploraient les relations de façon tout aussi sombre au sein d'un couple, et je l'avais énormément aimé ; Impurs, son dernier livre, met au coeur du récit un fils, et sa mère. Il est décidément bien difficile de ressortir indemnes des livres de David Vann !

Curieux ? Allez voir l'article du Monde, David Vann, "J'ai grandi dans une famille de menteurs".

. Sukkwan Island, David Vann, éd. Galmeister, 2010.

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