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Le blog de la souris jaune

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17 Juin 2013, 22:02pm

Publié par la souris jaune

"L'important, c'est d'avoir le choix".

Florence HINCKEL

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...213

12 Juin 2013, 21:16pm

Publié par la souris jaune

"La surmédiatisation du malheur nous ferait presque oublier qu'il y a des gens heureux".

Grégoire LACROIX

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Arthur et moi

9 Juin 2013, 21:10pm

Publié par la souris jaune

arthur_et_moi_liz_moore_normal.jpgC'est encore un livre sur les solitudes, sauf qu'à la différence de Nagasaki, celui-ci est moins moderne, plus intemporel.

J'ai eu du mal à être passionnée par ce livre-ci. J'ai mis du temps à m'intéresser au sort de ces personnages. Pourtant, l'histoire avait vraiment de quoi séduire : Arthur Opp est un homme de 58 ans, qui vit reclus chez lui, "chargé" de son histoire familiale mal digérée, mais surtout prisonnier de son corps de 250 kg qu'il n'ose plus montrer. Charlène, son ancienne étudiante alors qu'il était encore prof de fac, vit elle aussi seule chez elle, malade et dépressive... Tous deux s'écrivent. Tous deux vivent par procuration une vie dont ils ne s'emparent pas, secrètement amoureux de l'autre, ou d'un autre idéalisé, sans qu'aucun ne s'autorise à franchir le pas... Et Charlène a un fils. D'un père mystérieux, puisque l'anonymat de ce père restera l'un des fils rouges principaux qui sous-tend tout le roman. Un fils courageux, qui se débat comme il peut dans un monde rude, où il doit être très tôt l'adulte, condamné à veiller trop souvent sur sa mère fragile et infantile... 

J'ai été gênée par un récit fleuve, et un style que j'ai trouvé trop commun ; j'ai aussi été agacée souvent par cette irruption dans l'écriture du signe + pour les énumérations, qui ne fait guère "écrit", et dont je n'ai pas compris l'utilité...

Pourtant, l'histoire est jolie, donc ; beaucoup de sensibilité autour de ces personnages principaux que sont Arthur Opp, Charlène et Kel, le fils de 18 ans, qui parvient même à gommer la dichotomie dessinée entre ces deux mondes qui s'opposent, et que sont Yonkers (le quartier des pauvres) et Pells (celui des riches)... Les personnages sont touchants, principalement cet Arthur Opp, qui se réfugie dans la nourriture... Jusqu'à une série d'événements en chaîne, l'arrivée de la jeune femme de ménage pour laquelle il se prend d'une tendre affection parce qu'elle rompt sa solitude, et qu'elle est tout ce qu'il n'est pas, et le monde qu'elle lui ouvre... En outre, l'auteur ne nous éparne pas les difficultés, les déceptions, et les désillusions, heureusement, elle évite l'éccueil de l'eau de rose...

Mais j'ai aimé, sans plus...

 

. Arthur et moi, Liz Moore, éd. Buchet-Chastel, 2012 (Etats-Unis et France).

 

 

 

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...212

9 Juin 2013, 21:01pm

Publié par la souris jaune

"Nous pouvons choisir de nous entourer d'un cercle de personnes que nous aimons et admirons et qui peuvent devenir notre famille d'adoption".

Liz MOORE

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7 Juin 2013, 22:01pm

Publié par la souris jaune

"La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas".

André BRETON

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...210

6 Juin 2013, 22:10pm

Publié par la souris jaune

"Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la vie. Ils viennent à travers vous mais pas de vous, et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous".

Khalil GIBRAN

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...209

6 Juin 2013, 19:31pm

Publié par la souris jaune

"La mémoire n'est qu'une illusion. Peut-être peut-on rester bloqué à jamais si l'on refuse d'apprendre une leçon spécifique".

David VANN

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Le reste est silence

2 Juin 2013, 20:39pm

Publié par la souris jaune

48229107.jpgJ'ai mis du temps à rentrer dans ce livre-là. Gênée sans doute par la triple narration, qui alterne la voix d'une femme, d'un homme et d'un enfant, sans véritable différence de ton. Du coup, on peine à rentrer dans chaque chapitre, il faut le temps du travail mental pour trouver qui parle...

Pourtant, le récit avance, inexorablement. L'histoire était prometteuse : un enfant, fragilisé par une opération du coeur et choyé par son père, a pris l'habitude d'écouter et d'enregistrer les conversations d'adultes, pour comprendre le monde... Un jour, lors d'une fête de famille, il surprend l'une d'elle au cours de laquelle il apprend que sa mère, qu'on a dit morte d'une maladie, s'est en fait suicidée... Et il va se retrouver seul, pour affronter et digérer tout ça.

Je trouve la dernière partie de ce livre très forte, à travers le drame qui se noue. Tout s'est articulé lentement... Et cet enfant qui ne comprend rien à ce monde d'adultes qui ne lui expliquent rien finit par tisser sa vérité, sa terrible vérité, qui le rapproche de sa mère suicidée...

Ici, le fait d'être juif est donné à voir comme quelque chose qui transforme, qui modifie, qui marque. Souvent trop lourd à porter.

Au coeur de ce livre surtout, ce que l'on cache aux enfants, au prétexte de les protéger, et qui les marque inévitablement, malgré tout, souvent les condamnant à creuser, à chercher seuls le sens à travers les secrets de famille pour se construire. Et ne pas dire est finalement une obstruction majeure, vitale...

Et puis il y a ces rapprochements et éloignements d'adultes, plutôt joliment esquissés. Comment une histoire naissante (Alma et Léo) s'installe dans le terreau d'une autre qui s'essouffle (Alma et Juan), et comment la première, malgré tout, à travers tout ce qu'elle induit, peut vaincre, lorsqu'un cataclisme survient.

Et puis il y a encore comment nos peurs, si l'on décide de ne pas les affronter, peuvent tout emporter sur leur passage, tout dévaster, tout détruire, jusqu'à nous condamner à la solitude (Juan)...

Plutôt déçue par l'écriture et la structure du récit, celui-ci surprend quand même par la force de son dénouement...

 

. Le reste est silence, Carla Guelfenbein, éd. Actes Sud, 2010. Traduit de l'espagnol (Chili).

 

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...208

2 Juin 2013, 10:17am

Publié par la souris jaune

"Quand vient le temps de la séduction, c'est incroyable de voir jusqu'à quel point notre capacité d'analyse du comportement de l'autre se ramène à deux lectures uniquement : l'une qui nous pousse à avancer et l'autre à reculer".

Clara GUELFENBEIN

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...207

1 Juin 2013, 16:43pm

Publié par la souris jaune

"Dieu a créé la semaine pour mettre de l'ordre dans le chaos. Il a divisé le temps en sept jours, il leur a donné un nom et a décidé qu'on se reposerait le dimanche".

Carla GUELFENBEIN

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