Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de la souris jaune

...31

14 Août 2010, 12:44pm

Publié par la souris jaune

"Survivre à l'absence de celui qui est parti, ou que l'on a dû quitter, faire le deuil d'un amour qui ne s'est pas consumé, c'est perdre une partie de soi".

 

Julie MANOUKIAN

Voir les commentaires

...30

14 Août 2010, 12:41pm

Publié par la souris jaune

"Dans quelques brèches miraculeuses nous trouvons l'éphemère épanouissement de l'amour certain, mais ensuite tout se brouille à nouveau, le ravissement se dissipe, le désarroi et la solitude s'implantent".

 

Alice FERNEY

Voir les commentaires

...29

14 Août 2010, 12:38pm

Publié par la souris jaune

"Une part de nous même reste inaccessible à tous les autres. Celle qui respire, celle qui entend le sang battre dans les tempes, qui affronte la solitude du corps, la joie simple de se sentir vaillant, la passion d'amour, la maladie, la peur de mourir : celle qui désempare".

 

Alice FERNEY

Voir les commentaires

Anna, chroniques de la débauche ordinaire

14 Août 2010, 11:41am

Publié par la souris jaune

9782355930591-1-.jpgJe ne sais pas si je suis très fan du titre. Je ne crois pas, en fait. Finalement, je trouve que cela stigmatise ce que vit le personnage principal, via un oeil omniscient et qui nous dit : c'est de la débauche ordinaire. Vous me direz, les deux termes ne s'annulent-ils pas d'emblée ? La débauche peut-elle être ordinaire ? Oui, sans doute, et cet oeil omniscient semble nous dire : voyez, c'est finalement assez répandu, nous vivons une époque de débauche ordinaire. C'est peut-être vrai. Faut-il juger ? C'est peut-être le terme de débauche qui me gêne... Est-ce de la débauche ? Juste un personnage principal qui se débat entre ses doutes, ses illusions, ses désillusions, ses fantasmes, ses rêves... Et tente de les réaliser. Mais après tout, n'est-ce parce que nous sommes, pendant toute la durée de ce récit, dans la peau de ce personnage, qu'on est tenté de la trouver sympathique, et de ne pas coller ce mot de "débauche" sur ses faits et gestes ? Peut-être... En même temps, ce "jugement" (puisque c'en est un, finalement) peut correspondre au ressenti que le personnage lui même peut avoir de son époque, et de ce qu'elle l'amène à vivre... Et en cela, ça correspond mieux au livre. Car on sent un sens critique à l'égard de ce qui l'environne. Et c'est en soi déjà intéressant...

Alors : c'est une agréable découverte que cette Anna, Chroniques de la débauche ordinaire. Premier roman d’une française, Julie Manoukian, fille du médiatique André Manoukian. Ca ressemble à de la chick litt, légère, mais pas seulement. Et ça commence dès la première page de manière enlevée, un peu à la « Sex and the city », pour les amateurs… L’histoire : Anna est une jeune femme célibataire, elle vit seule à Paris ; la ville toutefois n’a guère d’importance, si ce n’est qu’elle nous situe le récit dans un espace qui n’est pas l’Angleterre (comme souvent pour les livres de ce genre, vu que les auteurs sont souvent des Anglaises), et que c’est une grande ville. Elle est pionne dans un établissement scolaire. Ce qui lui donne au passage l’occasion de brosser un portrait vif des mœurs pour le moins décomplexés, des pré-ados, qu’elle regarde avec un œil horrifié… Le décalage - dix ans les sépare - est déjà intéressant en soi. Et bien sûr, ce qui constitue l’essentiel de sa vie, c’est sa sphère de copines, Margot, Lisa et Lola, qu’on suit donc dans leurs péripéties, et ses histoires de cœurs, ainsi que celles de ses amies. Et bien sûr il y a les parents, et son rapport à ceux-ci, le père distant, la belle-mère un peu névrosée, la demi-sœur, qu’elle prend sous son aile… Les descriptions des personnages arrivent à point nommé, sans alourdir le récit ; le tout nous mène sur un mode plutôt drôle, acide et acidulé, dans les méandres d’une vie vécue tant bien que mal, où les difficultés ne sont pas gommées mais traitées avec légèreté… Le célibat, la solitude, la recherche de l’âme sœur, la peur d’aimer, les désillusions, les garçons qui cristallisent les peurs, les fantasmes, les envies…

 

. Anna, chroniques de la débauche ordinaire. Julie MANOUKIAN, édition Pascal Galode, 2009.

 

Voir les commentaires

Le ruban rouge :))

27 Juin 2010, 17:18pm

Publié par la souris jaune

Il y a ici véritL64284-1-.jpgablement deux personnages principaux : une femme, Thérésia Cabarrus, et la guillotine. Cette guillotine, la "Louisette", la veuve, qui couve en filigrane dans tout le roman, et qui quelque part, d'une manière très fine, oriente les actions des personnages... On est ici plongé au coeur de l'Histoire, la grande Histoire, sous la Révolution française, et l'Empire. Alors, comment vivre normalement, quand chacun de ses faits et gestes peut bel et bien se voir se voir sanctionner par le grand échaffaud ? C'est un éclairage très intéressant que l'auteur, une Uruguayienne, nous propose de porter sur ce passage de notre héritage national. En outre, le titre encore de l'histoire, "Le Ruban rouge", dont on découvre l'explication au milieu du livre, porte en son sein, sans l'induire pourtant, la menace de cette grande guerrière coupeuse de têtes : le ruban rouge est l'accessoire que les prisonniers, à la prison de la force ou du Ha, attendant leur mort avec beaucoup de courage, utilisait pour mettre en scène leur mort avec le plus grand réalisme qui soit, simulant de ce ruban rouge sur leur cou, la marque transchante de la décapiteuse...

Ainsi, on voit évoluer dans un récit très riche et vivant, Thérésia Cabarrus, ou plus connue, Madame Tallien. C'est elle qui écrit et raconte l'histoire. La grande histoire, sous l'angle d'une femme, ce n'est pas si commun ! on découvre ainsi tous les grands hommes de l'époque (Robestierre, Barras, Napoléon, etc.) vus et décrit par cette femme belle, consciente de sa beauté... Et c'est intéressant d'y lire les coulisses d'une Histoire, où les femmes, loin d'en être absentes, sont plutôt les rouages, les éléments moteurs, et jouent un rôle loin d'être négligeable...

On découvre donc tout le quotidien de l'époque : moeurs légères (appétit de vivre pour contrebalancer sans doute le danger et la menace planante de la faux gigantesque, qui pouvait faire que votre vie s'arrêtat dès le lendemain), goût de la démesure jusque dans les toilettes, séduction, jeux de pouvoirs... C'est passionnant.

La belle espagnole, Thérésia, décède à 62 ans. C'est intéressant de voir que l'auteur met en scène sa mort, alors qu'elle est en train d'écrire ses mémoires, et elle fait l'une de ses filles reprendre le flambeau de l'écriture... En respectant le voeu de sa mère : dire, sans censurer.

 

. Le ruban rouge, Carmen Posadas.

Voir les commentaires

...28

13 Juin 2010, 11:54am

Publié par la souris jaune

"La mémoire embellit les faits pour nous épargner des souvenirs désagréables".

 

Carmen POSADAS

Voir les commentaires

...27

13 Juin 2010, 11:42am

Publié par la souris jaune

"Le destin aime les hasards et les ritournelles pleines de malice".

 

Carmen POSADAS

Voir les commentaires

:)) Comment j'ai liquidé le siècle

13 Juin 2010, 11:08am

Publié par la souris jaune

« Nous n'avons jamais mis le pied dans une entreprise, ce repaire de besogneux. Nous nous foutons de ce qu'elles produisent, du nombre de personnes qu'elles emploient. Nos profits sont vos pertes. Pour nous, il n'y aura jamais de punition. » : cette phrase du personnage principal pour se désigner ainsi que ses collègues traders est bien révélateur du livre, et de son état d'esprit.

9782849901335-1-.jpg

 

C'est vraiment jouissif. Incisif. bien écrit. Intelligent. Avec des phrases à l'emporte-pièce, qui frappent juste. Le personnage principal, Pierre, est un trader. Fils d'une famille de Clermont-Ferrand. Un trader toutefois, et c'est la force de ce récit, qui ne se raconte pas d'histoire, sans illusions. Autrement dit, il a conscience de ce qu'il fait. D'où l'histoire racontée avec, pour nous, un certain cynisme, évidemment, mais qui pour lui n'en est pas. C'est ce qui, pour le lecteur, donne un récit froidement grinçant, d'un quotidien clairement assumé. Pas pour autant porté aux nues, évidemment. On voit finalement évoluer l'enfant d'un siècle cynique, qui utilise les mêmes armes que les autres. En conscience. Pour finalement, finir par jouer le rouage destructeur, toujours en conscience. Pas d'évolution du personnage sur ce plan là : puisque le personnage n'aimait de toute façon pas particulièrement ce qu'il faisait, pas de raison non plus qu'il se mette tout d'un coup à décider qu'il le déteste. Non. La prise de conscience s'assume plutôt petit à petit. Et petit à petit, le héros passe à l'acte. Il répandra le virus (informatique) destructeur dans toute la planète, presque naturellement, par le biais "d'amis" (plutôt de connaissances ! A-t-on des amis, dans ce milieu ?!), via uné clé USB sur laquelle figure Hello Kitty... Cette petite bonne femme japonaise si à la mode, prisée par les enfants et ados... Le personnage de la femme, la messagère du mal (ou du bien ?), Mme Krudson, richisse et puissantissime femme de l'ombre, octogénaire, malade... Pourtant, c'est elle qui manipule les puissants... Et c'est elle aussi, parce qu'elle voit tout d'un coup la menace d'une Chine qui écraserait les Etats-Unis, et qu'elle ne peut l'accepter, c'est elle donc, qui veut la destruction du système. C'est elle qui choisit Pierre, donc, et lui fournit la clé USB. On croise alors un personnage, amer, aigri... Je me rends compte que c'est difficile de qualifier tout ce qui constitue ce roman, finalement, puisque tout est inversé ! Le mal qui est fomenté est sans doute le bien...

D'ailleurs, je me suis dit finalement que ce livre était le pendant inversé du "Dieu voyage toujours incognito" !! C'est rigolo... Sauf que l'un se réclame angélique, et l'autre diabolique... !

Dans les deux textes, il y a un personnage manipulé par une autre, sensée représenter quelque chose de supérieur (Dieu ? Le Diable ?)... Et ce duo donnera dans les deux cas de gros bouleversements sur soi, et sur le monde...

C'est assez frappant, et en creusant, on se rend compte que le monde des traders, ou des actionnaires est tout à fait présent dans les deux livres...

Je pense qu'en filigrane, cela pose évidemment la question du sens, et de la non-trahison de ses valeurs : suivre le chemin qu'on trouvera au fond de soi...

Enfin, pour en finir sur ce roman de Flore Vasseur qui décidément m'a beaucoup plu, un autre roman s'insère dans le premier : le roman familial, rude, avec la fille anorexique... Une fille marquée par notre modernité, puisqu'elle passe d'hospitalisations en hospitalisations, fait partie d'associations d'anorexiques, et passe des heures sur les réseaux sociaux sur internet...

C'est vraiment rassérénant de voir notre siècle senti, épinglé à ce point-là par un auteur, une femme qui plus est.

A lire !!

 

. Comment j'ai liquidé le siècle, Flore Vasseur. Avril 2010.

Voir les commentaires

...26

13 Juin 2010, 11:06am

Publié par la souris jaune

"Il y a deux sortes de gens : ceux qui s'effondrent quand s'ouvre la porte du toril et ceux à qui cela donne du courage".

 

Carmen POSADAS

Voir les commentaires

...25

15 Mai 2010, 23:23pm

Publié par la souris jaune

"C'est toujours vers la fin d'un cycle survolté

qu'on retourne à ce qui nous semble

plus naturel".

 

Dany LAFERRIERE

Voir les commentaires

<< < 10 20 30 40 50 60 70 80 81 82 83 84 85 > >>