Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de la souris jaune

... 708, comme un écho prémonitoire...

25 Août 2020, 08:46am

Publié par LaSourisJOne

"L'intérieur des maisons, si agréable soit-il et si libre que vous soyez, est toujours un enfermement entre des murs". 

Pierre-Jakez HELIAS

Voir les commentaires

Le Diable à quatre :))

25 Août 2020, 08:10am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est une surprenante découverte que celle-ci. Un préjugé levé, aussi, quand à ce que j'imaginais ou connaissait de Pierre-Jakez Hélias ! 

C'est un roman puissant, autour d'un personnage féminin fort, qui n'a pas été sans me rappeler La Chaise numéro 14, de Fabienne Juhel, sans doute pour ce personnage, justement. Même si l'histoire et le contexte n'ont rien à voir, et également aussi, un peu, la voix, la narration d'une Carole Martinez...

C'est pour cela, je dois dire que j'ai été déconcertée par cette découverte.

C'est donc l'histoire de Gloria, qu'on rencontre très très jeune, toute petite, nouvelle née, orpheline... qui ne manque pas d'amour, de sa grand-mère, notamment... dont la personnalité forte déjà, d'une combattante simple, pugnace avec les choses qui l'entourent est peut-être une petite part de ce qui est transmis à cette Gloria "La Grande"... Ce serait dommage de vous en dire plus, ou beaucoup plus, vraiment...

Cependant, dire ici le récit en trois temps : le présent, les personnages en présence ; la narration du passé, y compris par le biais d'un témoignage transmis par Gloria, autour d'une rencontre qui va marquer tant de vies ; et puis, et puis... après, après...

C'est vraiment très habilement mené. On aime l'indépendance farouche et touchante de ce personnage solitaire... Et aussi les adjuvants de sa vie, Jean-Louis, l'ami fidèle Célestin....

Une très très belle découverte et un grand plaisir de lecture.

. Le Diable à quatre, Pierre-Jakez Hélias, Editions de Fallois, 1993.

Voir les commentaires

Autour de la lune

8 Août 2020, 19:47pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bien, eh bien, je ne pouvais pas, tout de même, passer à côté de la suite de De la terre à la lune ! Dès que je l'ai eu entre les mains, je l'ai lu avec un grand appétit... mais, je suis obligée de dire que ces romans, via ses deux opus, sont loin d'être mes préférés de Jules Verne. Là encore, j'ai été déçue... Je ne peux pas vous en dire grand chose pour vous laisser la possibilité de le lire si vous ne l'avez pas lu, mais... je ne m'attendais pas à cette histoire. En tout cas : on retrouve fébrilement Michel Ardan, Barbicane et le capitaine Nicholl dans l'habitacle du projectile parti pour la lune, et on passe quelques jours, et même via éllipse, un mois environ en leur compagnie... J'aurais aimé une autre fin ! (oh le sacrilège, d'un livre de Jules Verne). Et ce livre est très "bavard", il sera véritablement parfait pour un passionné de l'espace et de la lune.

En outre, il peut avoir de quoi fasciner - un non littéraire ? - il préfigure de façon sans doute bluffante Apollo 8... M'enfin, vivement le prochain Jules Verne !

. Autour de la lune, Jules Verne, 1869.

Voir les commentaires

Petit-déjeuner chez Tiffany

2 Août 2020, 11:45am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais inscrit ce livre dans ma PAL, sans me souvenir pourquoi. Voila, c'est fait. Oh, j'exagère ! Je dirais simplement que je ne suis pas, loin s'en faut, une grande fan des auteurs américains... Je n'aime pas Paul Auster, ni Fitzgerald, ni Fante... C'est cette ambiance, atmosphère que j'y retrouve qui ne me touche pas. Alors mon diagnostic est rude, d'autant que je me souvenais avoir été emballée par le seul livre de Truman Capote déjà lu, La traversée de l'été (mais si je suis honnête, je pourrais bien le relire car je n'en garde aucun souvenir, aucun, alors que cette lecture n'a que trois ans). 

Encore une fois, ce livre-là ne m'a pas déplu. Mais je suis sûre aussi qu'il va disparaître de ma mémoire ! C'est donc un court roman de cet auteur américain écrit en 1958. Le narrateur nous raconte l'histoire d'Holly, rencontrée alors qu'elle avait une vingtaine d'années, et ayant marqué profondément ce narrateur... On pense bien qu'il en a été amoureux. C'est une de ces femmes "libres", entières quitte à être immorales... Bref, ils se rencontrent parce que leur logement est situé dans le même immeuble, qu'elle perd sans cesse ses clés et qu'elle sonne alors chez lui à toute heure de la nuit pour pouvoir rentrer... Il entre dans sa vie, à sa manière à elle, il la regarde vivre et avancer, jusqu'à ce qu'elle s'évapore... 

C'est bien écrit, mais rien ne m'a véritablement bouleversée ou touchée. Ah, j'oublie de dire que le livre s'appelle Petit-déjeuner chez Tiffany parce que Holly, lorsque le cafard l'envahit, s'y rend... C'est une boutique luxueuse de bijoux et arts de la table... 

J'aurais pu décrire sa fraîcheur, son chat qui n'a pas de nom parce qu'elle ne s'autorise pas à lui en donner parce qu'ils ne s'appartiennent pas, son horreur des cages, son amour profond pour son frère, les hommes qui s'entichent d'elle mais vous l'aurez compris, ce n'est pas un énorme coup de coeur...

. Petit-déjeuner chez Tiffany, Truman Capote, 1958 (US), 1964 (France).

Voir les commentaires

... 707, ce qu'il faut être

2 Août 2020, 10:43am

Publié par LaSourisJOne

"Sois n'importe quoi sauf un lâche, un imposteur, un filou sentimental".

Truman CAPOTE

Voir les commentaires

L'Ecole des Robinsons :))

1 Août 2020, 16:17pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Vraiment, je ne m'en lasse pas ! 

Alors, ici : l'histoire de Godfrey, neveu d'un milliardaire qui vient de faire l'acquisition d'une île au large de San Francisco... Ce Godfrey doit se marier avec la nièce, Phina... Mais il n'a pas fait grand chose, n'a pas voyagé, et il veut courir le monde avant de s'engager ! Alors son oncle lui arme un bateau, installant à son bord tout un équipage... Chargeant le drôlissime Tartelett (T. Artelett que le narrateur s'amuse avec nous à appeler Tartelette), professeur de danse et de maintien des jeunes gens de son état, de l'accompagner ! Evidemment, ce personnage assure à lui seul la partie comique du livre ! J'avoue avoir été bon public acquis d'avance ou presque, et même si je sentais venir le dénouement (très dur à ne pas divulgacher), j'ai pris un grand plaisir à suivre les mésaventures du duo sur le bateau, puis naufragés....

Un pur plaisir, et tant pis pour les excès de Jules dans celui-là ! Il est très évident que c'est un livre qu'on ne songe plus, il me semble, à mettre entre les mains de jeunes lecteurs, et c'est bien dommage ; je ne vois pas comment il ne pourrait pas séduire les collégiens...

. L'école des Robinsons, Jules Verne. 1882. Le Livre de Poche.

Voir les commentaires

Cuisine tatare et descendance :))

31 Juillet 2020, 10:10am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai longuement hésité sur le nombre de sourires que j'attribuerais très subjectivement à ce livre... J'ai opté pour les 2 sourires, compte tenu du plaisir que j'ai eu à le lire, et malgré l'impression de tristesse que j'en garde pourtant.

Je dirais que ce livre, dans son atmosphère, sa narration m'a un peu rappelé L'extraordinaire histoire de Fatima Monsour, sans doute par cette façon de donner à voir la candeur et la naïveté d'une émigrée et sa façon pugnace de se débrouiller pour y arriver. Il s'agit là du récit de Rosalinda, Russe qui va exporter le noyau précieux de sa famille en Allemagne. 

C'est très russe, russe contemporain, ou ce qu'on en imagine, dans l'esprit. Ainsi, cette femme est pugnace, veut à tout prix réussir, extrêmement coquette et estimerait déshonorant de ne l'être pas. C'est le caractère qui sous-tend toute la narration, et évidemment, ça prête souvent à sourire. Tout est raconté sur le même plan, autre caractéristique de cette narration, sans pathos, donc. Les événements russes ne sont pas abordés, ou uniquement à travers les conséquences de vie quotidienne des habitants ; aussi même si la couleur de ce début de livre est volontiers drôle, il y a cette touche, quand même touchante, parce qu'on entrevoit à quel point vivre en Russie a dû être très compliqué en terme de confort ou plutôt d'absence de confort, au XXe (rareté de logements attribués selon des critères en partie politique, restrictions d'électricité, difficultés d'approvisionnements, chèreté de la vie...) ; bref, cependant, le début est drôle.

En ce qui me concerne j'ai été touchée, pour ne pas dire choquée par l'attitude de cette narratrice à l'égard de sa fille : hostilité, mépris... Cette pauvre Sulfia, figure dite "terne" qui traverse pourtant le livre avec un vrai beau panache. En outre, la narration a cette finesse que tout cela se craquelle, et que la figure de Rosalinda apparaît bientot, à travers sa force et sa détermination avec le coeur qu'elle a pourtant, avec ses confusions, ses fatales erreurs... En tout cas, toute cette fin est quand même très bien ficelée, même si elle a de quoi rendre triste. Et comment ne pas parler de cette petite-fille, vénérée... les choix de sa grand-mère pèseront cruellement dans sa vie, on ne peut que le sentir, à travers ce qui nous est donné à voir de la fillette, puis adolescente et femme, donnée à voir par le regard non-psychologisant de Rosalinda... C'est ça, qui est sans doute assez fort... 

Les personnages secondaires croisés dans ce livre (le moniteur de ski, le grand-père, John...) composent également une galerie de personnages qui contribuent à rendre le livre attachant.

Comment ne pas dire, en se gardant encore une fois de toute interprétation ou extrapolation qui ne nous regarde pas (laissons donc leur biographie aux écrivains !!) : juste, les faits : l'auteure est russe, installée en Allemagne depuis 13 ans.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Cuisine tatare et descendance, Alina Bronsky, éd. Actes Sud, 2012.

Voir les commentaires

De la terre à la lune :)

28 Juillet 2020, 09:22am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, ce Jules Verne ne sera pas mon préféré !! Autant dire que si on ne s'intéresse pas à la guerre, la balistique, la géophysique et à l'espace, le livre a de quoi paraître long ! En effet, je ne m'attendais pas à cela. Je m'attendais vraiment à lire un livre passionnant au plus près de trois personnages embarqués pour un voyage vers la lune, or, ça... ça arrive bien tard, et même dans les 20 dernières pages. Tel n'est donc pas le propos du livre, mais bien de nous raconter la naissance du projet, les difficultés que sa concrétisation représenterait (même en Amérique où tout est possible : l'action se déroule aux Etats-Unis), et la construction de l'appareil nécessaire au lancement d'un projectile vers la lune. Les 200 premières pages sont bien longues, pour toutes ces raisons évoquées plus haut (mince, voila que je me mets à écrire comme Jules Verne....)... Ah oui, alors, pour ceux qui ne connaîtraient pas le livre : 

tout commence au sein du Gun-Club (voila le décor presque posé) : il s'agit d'un club des "retirés" de la guerre, passionnés par la chose, et tous un peu ou beaucoup estropiés ; sachant que Jules Verne s'amuse à forcer le trait et à nous rendre cette petite société assez drôle... En tout cas, c'est l'un d'entre eux, le président, Barbicane, qui a l'idée de concevoir un vaste projectile vers la lune... L'affaire passionne les foules, évidemment. Et met en rogne l'ennemi de toujours de ce Barbicane, Nichol, qui s'échine à contester le réalisme de l'idée... Et un jour un Français, Michel Ardan, débarque avec la ferme intention d'habiter ce projectile...

Quelle joie d'avoir découvert et lu ce livre mythique de l'histoire littéraire ! 

. De la terre à la lune, Jules Verne, 1865, Le Livre de Poche.

Voir les commentaires

... 706, l'art, nécessaire

27 Juillet 2020, 18:41pm

Publié par LaSourisJOne

"Il faut toujours mettre un peu d'art dans ce que l'on fait, cela vaut mieux".

Jules VERNE

Voir les commentaires

... 705, don génétique !

25 Juillet 2020, 13:16pm

Publié par LaSourisJOne

"Les Yankees, ces premiers mécaniciens du monde, sont ingénieurs, comme les Italiens sont musiciens et les Allemands métaphysiciens, de naissance". !

Jules VERNE

Voir les commentaires