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Le blog de la souris jaune

... 397

17 Octobre 2015, 22:05pm

Publié par LaSourisJOne

"Si j'arrivais à être véritablement libre quand j'écris, libre du moi conscient, des injonctions héritées, de la subordination au regard des autres, de ma propre ambition, de ce désir de m'élever comme un aigle, de mes peurs et de mes doutes et de mes dettes et de mes mesquineries, alors j'arriverais à descendre tout au fond de mon inconscient et je pourrais peut-être écouter l'espace d'un instant cette chanson collective".

Rosa MONTERO

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... 396

17 Octobre 2015, 21:57pm

Publié par LaSourisJOne

j'ai la sensation qu'il existe un continuum dans l'esprit humain. Qu'il y a, en effet, un inconscient collectif qui nous entretisse, comme si nous étions un banc de poissons serrés qui dansent à l'unisson serrés sans le savoir. Et les coincidences font partie de cette danse, de ce tout, de cette musique, de cette chanson commune que nous n'arrivons pas à écouter tout à fait parce que le vent ne nous apporte que des notes isolées".

Rosa MONTERO

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... 395

17 Octobre 2015, 15:49pm

Publié par LaSourisJOne

"Les êtres humains se défendent de la douleur insensée en l'ornant de la sagesse de la beauté. Nous écrasons du charbon à mains nues et nous réussissons parfois à faire ressembler ça à des diamants".

Rosa MONTERO

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... 394

15 Octobre 2015, 21:59pm

Publié par LaSourisJOne

"Les peines d'amour ouvrent des abîmes insoupçonnés, des spasmes d'agonie qui, je crois, se rapportent en réalité à autre chose, qui vont au delà de l'histoire d'amour particulière, qui touchent à quelque chose de très basique dans notre construction émotionnelle".

Rosa MONTERO

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... 393

15 Octobre 2015, 13:25pm

Publié par LaSourisJOne

"La littérature, comme toute forme d'art, est l'aveu que la vie ne suffit pas".

Fernando PESSOA

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... 392

15 Octobre 2015, 13:24pm

Publié par LaSourisJOne

"L'art est une blessure qui devient lumière".

Georges BRAQUE

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... 391

15 Octobre 2015, 13:21pm

Publié par LaSourisJOne

"A l'origine de la créativité se trouve la souffrance, la sienne et celle des autres. La douleur véritable est ineffable, elle nous rend sourds et muets, elle est au-delà de toute description et de toute consolation".

Rosa MONTERO

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... 390

15 Octobre 2015, 12:53pm

Publié par LaSourisJOne

"La mort est perçue comme une anomalie dans notre société, et le deuil, comme une pathologie".

Rosa MONTERO

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... 389

15 Octobre 2015, 08:19am

Publié par LaSourisJOne

"Jamais, toujours, des mots absolus que nous ne pouvons pas comprendre, nous qui sommes des petites créatures piégées dans notre petit temps".

Rosa MONTERO

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L'ami de jeunesse :))

7 Octobre 2015, 15:46pm

Publié par LaSourisJOne

L'ami de jeunesse :))

J'avoue avoir pris plaisir à me couler dans ce livre. L'histoire d'un psychiatre de 48 ans, entouré de deux pieds nichelés - son meilleur ami de toujours, et son frère -, marié à Elisabeth. En pleine crise de vie sans doute, en plein creux de la vague sans doute, qui décide qu'il va changer de voie, et poursuivre celle qu'il n'a jamais osé poursuivre, celle du professorat. Et qui pour cela, s'inscrit à la Sorbonne, pour reprendre des études d'histoire. Où il rencontre, homme sorti de la séduction depuis longtemps, Charlotte, professeure d'histoire qui ne le laissera pas indifférent.

Tout dans ce livre est drôle. Certes, certes, le narrateur est un ronchon de première, et il fait preuve d'une acidité, d'une aigreur sans pareilles. Mais c'est tellement raffraichissant, en ces temps il est de bon temps d'être toujours consensuel ! Alors même si c'est sans doute excessif, sans doute injuste, j'avoue que j'ai beaucoup ri. Tout en prend plein son grade. Les rugbymen ! J'adore :) Les profs à la Sorbonne ! Ses malades ! La vie, la mort, ceux qui rient... Il y a à la fois une dureté sans nom et une certaine finesse de vue. L'écriture est habile, il ne cède à aucune facilité dans la façon d'écrire, à aucune évidence, et ça c'est plutôt agréable.

Le personnage principal est plein de failles, plein de défauts, il se regarde avec une sincérité touchante. Il avance comme il peut, malgré sa vie bien rangée, établie, son statut de psychiatre... La vision de l'amour est assez belle, loin d'être elle, dénigrée pour le coup, c'est finalement la seule qui échappe au laminage général. Et ces deux pieds nichelés ! Le frangin qui vit en parasite chez lui, et le copain ado attardé qui tient pourtant son resto... Le trio est savoureux. Et sans doute assez proche d'un trio amical de garçons comme on peut en connaître. Certaines scènes sont désopilantes !

Comme quoi le hasard (en l'ocurrence le stand d'une braderie) réserve parfois de belles surprises.

L'ami de jeunesse, Antoine Sénanque, éd. Grasset. Septembre 2008.

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