Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de la souris jaune

... 782, oser

31 Janvier 2023, 08:29am

Publié par LaSourisJOne

"Ce n'est pas parce qu'il attendait que ça lui tombe dessus qu'il était chanceux, mais parce qu'il se lançait, qu'il tentait le tout pour le tout sans s'embarrasser de ces questions qui font douter et reculer. Il avait de la chance parce qu'il osait oser".

Olivier DORCHAMPS

Voir les commentaires

... 781, vivants

29 Janvier 2023, 11:05am

Publié par LaSourisJOne

"Ecrivez, rappez, hurlez ! A force, le mondre vous entendra".

Olivier DORCHAMPS

Voir les commentaires

La leçon de natation :))

29 Janvier 2023, 10:37am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je suis contente quand je parviens à lire et aimer un livre qui traine depuis très longtemps sur mes étagères... Celui-ci en fait partie, et je sais l'avoir essayé plusieurs fois sans être parvenue à le lire. Chose faite et avec beaucoup de plaisir ! J'adore l'idée qui se confirme si souvent que les rencontres avec un livre arrivent l'heure venue, que ça dépend de plein de choses mais pas (seulement) de notre volonté...

Donc, un petit plaisir de lecture ! Un livre léger, qui a des aspects de chick litt' avant l'heure je dirais, mais pas seulement. (Et en même temps, cette catégorie chick litt, qu'est ce qu'elle est agaçante !). Mais donc : l'histoire croisée, de deux femmes, âgées d'environ 35 ans, qu'on rencontre dans leur vie respective et qui vont finir par se croiser. L'une des psychothérapeute, Laurel, l'autre est prof de natation, Marna. Laurel a subi un traumatisme enfantin lourd, ce qui l'a toujours empêchée d'apprendre à nager, mais un jour, elle va décider, pour correspondre à l'image parfaite qu'elle a tenté d'avoir auprès de l'homme qu'elle aime, d'essayer d'apprendre à nager. La prof de natation, elle, est mariée depuis 13 ans, elle s'accroche à son mari comme à une planche depuis tous temps, mais leur couple va moins bien. Ce sont ces histoires croisées, qui vont se rencontrer. Avec un fond de psychologie assez présent, qu'on comprend puisque Laurel est thérapeute. Le traumatisme, la culpabilité, l'enfermement dans une boucle qui empêche d'avancer, les secrets qu'on garde et qui font "histoire" y compris au coeur d'un couple, j'ai trouvé ce livre très plaisant, agréable à lire et très intéressant.

. La leçon de natation, Lynne Hugo et Anna Villegas, Traduit de l'américain ; J'ai Lu 1999

Voir les commentaires

La cité des nuages et des oiseaux :))

22 Janvier 2023, 10:24am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un roman-monde, aurait sans doute dit Michel Le Bris. Un roman qui contient le monde, dans ses 680 pages. Et c'est sans doute en cela que j'ai été captivée ; je dois aussi reconnaître, même si quand il s'agit d'une traduction c'est difficile de parler du style, que j'aime l'écriture d'Anthony Doerr, que j'avais énormément aimée avec Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Ce roman écheveau se tisse de six fils, dont l'histoire s'entremèle : deux personnages vivant aux alentours de 1450, deux dans notre présent (sombre), une dans le futur plus un très vieux récit, celui d'un texte écrit pas Diogène à l'Antiquité, qui nous est donné à lire par fragments reconstitués, et qui tisse le lien entre tous ces personnages. Et c'est ce texte, ce livre qui portera les personnages quels qu'ils soient, pour de multiples raisons ; évidemment le prodige qui fait qu'un texte traverse les âges et parvient jusqu'à nous, survivant à tout, est aussi au coeur du récit.

Je trouve qu'Anthony Doerr a une capacité de création qui fait plaisir, c'est une grande vague qui emporte, et ce n'est pas du luxe, pour moi en tout cas qui commençait à être une lectrice désabusée... Et ça va au delà de l'affection ou de la répulsion qu'on pourrait avoir pour les personnages, finalement, c'est sans doute ce qui est très fort. Il sait décrire sans lasser, raconter, garder l'attention du lecteur... Il y a bien sûr des aspects sombres, grinçants, effrayants ; je n'ai pas eu envie d'abandonner ce livre malgré ses 680 pages, je trouve que son roman est une prouesse...

A découvrir.

. La cité des nuages et des oiseaux, Anthony Doerr, 2021 : traduit de l'Américain, Albin Michel, 2022.

Voir les commentaires

... 780, sagesse

18 Janvier 2023, 08:43am

Publié par LaSourisJOne

"Evite de te dénigrer aussi facilement. Parfois les choses que nous croyons perdues sont seulement cachées, attendant d'être redécouvertes".

Anthony DOERR

Voir les commentaires

Elles sont parties pour le Nord :((

2 Janvier 2023, 13:42pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Premier roman, semble-t-il.

Mon dieu, quel ennui... ! 

Ce livre, je l'ai désiré. Je me le suis fait offrir, conquise à l'avance par ce titre, la promesse de la couverture, de la quatrième de couverture... Quelle erreur, mais quelle erreur ! Je me suis profondément ennuyée. Je ne garderai probablement rien de ce livre-là, je le crains. Je l'ai trouvé très mal écrit, d'un style absolument inadapté au propos, sans poésie, "économique", anachronique... Bref, j'ai détesté et ne chercherai pas à lire cet auteur une seconde fois.

C'est l'histoire d'une jeune femme, qu'on voit grandir (enfin, on sait qu'elle grandit, car on ne la voit pas grandir) élevée par son père, trappeur, dans le Grand Nord canadien. L'histoire est censée se passer en 1917, ou tout du moins commencer en 1917, très franchement je n'ai absolument pas vu l'ancrage dans ces années-là, malheureusement. Cela pourrait tout aussi bien se passer aujourd'hui tant l'époque, le style ne rendent absolument pas compte du propos. 

Bref. Un jour, son père lui offre le livre Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède ; elle se prend de passion pour celui-ci ; un jour encore, elle voit des grues blanches, et se prend de passion pour celles-ci (c'est pas téléphoné du tout...). Tout au long de sa vie, elle va lutter pour que la grue soit protégée et lutter contre son extinction. Son combat n'est absolument pas agréable à lire, et en des termes qui semblent empruntés à des bouquins de développement personnel, à un manuel d'économie et à un bouquin un peu beauf où - ah ben oui, c'est une fille ! - alors elle s'habille court (ah bon, en 1938 ?) pour convaincre ses interlocuteurs.

L'Indien qu'elle rencontre, ténébreux, s'appelle Joe. Comme le "Joe" de Tom Sawyer, c'est bien simple, on dirait un copié-collé ou presque. 

Oh, ce livre est une profonde déception. 

. Elles sont parties pour le Nord, Patrick Lecomte, éd. Préludes. 2016

Voir les commentaires

Bonne année 2023 !

2 Janvier 2023, 13:39pm

Publié par LaSourisJOne

Tout d'abord, quelques mots totalement hors sujet et qui ancreront donc ce blog par ces quelques lignes dans un "temps actuel" : bonne année 2023 à vous, chers lecteurs, trices ! De la douceur, de la douceur, c'est ce que je vous souhaite pour cette nouvelle année. 

Voir les commentaires

L'immeuble Yacoubian :)

27 Novembre 2022, 14:53pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je ne suis pas mécontente de terminer et de quitter l'univers de ce livre qui finissait par devenir très lourd... même s'il se termine sur une note heureuse.

Ici, la vie au Caire avec comme prétexte l'immeuble Yacoubian (qui existe vraiment) et tous ses habitants. C'est donc très riche, et aussi très dense. Très réaliste, aussi, on le sent évidemment même si on ne connaît pas le contexte égyptien. Terrible vision d'un pays gangréné par la corruption, où tous les actes de la vie quotidienne sont faussés par la place qu'ils peuvent prendre par rapport au pouvoir et à la religion.

C'est glaçant, pour la vie des femmes comme pour celle des homosexuels, et aussi finalement de tout individu car son destin peut basculer sans qu'il puisse lutter si quelqu'un d'un peu plus influant en a décidé ainsi, juste parce que ses intérêts sont différents... C'est glaçant, terrible. On s'attache aux personnages qui sont campés efficacement comme par le prisme d'une caméra. Un roman fort qui fait sans aucun doute office de témoignage...

. L'Immeuble Yacoubian, Alaa El Aswany, 2002, traduit en français en 2006.

Voir les commentaires

L'hiver de notre déplaisir :)

17 Novembre 2022, 09:23am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est le dernier roman écrit par John Steinbeck. Non, je ne l'ai pas lu en anglais, dans sa langue originale, mais c'est la couverture la plus appropriée que j'ai trouvée pour illustrer ma lecture ! 

Déjà, vous dire que le titre est alternativement traduit par "l'hiver de notre déplaisir, ou l'hiver de notre mécontentement. Pas étonnant, puisque le titre de Steinbeck, "The winter of our disconter" est une allusion à un extrait de Richard III, de Shakespeare : "Donc, voici l'hiver de notre déplaisir — changé en glorieux été par ce soleil d'York"... Et comme évidemment pour nous c'est déjà une traduction...

Bref : j'ai aimé. C'est sombre, soit, mais intéressant. J'ai beaucoup aimé la manière dont les personnages sont donnés à voir, leur densité sans pourtant rentrer dans des pages et des pages de caractérisation.

L'histoire se passe en 1960. Et je la trouve d'une surprenante, déconcertante modernité ! Nous sommes aux prémisses, au début de la société de consommation et de la société du spectacle, avec la naissance de la télévision ; en cela surtout le personnage du fils est vraiment troublant de modernité (et de cynisme !). 

Nous sommes donc au plus près d'une famille, et plus précisément d'un père de famille, Ethan. J'ai beaucoup aimé ce personnage, surtout dans son rapport à son épouse, toujours éperdument amoureux, et qui le lui signifie par des petits noms chaque fois différents et qui glissent tellement de poésie dans la vie.

Il est épicier, ou plutôt commis d'épicerie, car cela a son importance, dans cette histoire !

C'est une histoire sur la richesse, les attendus d'une société qui écrase quand on n'est pas ce qu'on attend d'elle, et ce que... l'on concède sur soi-même et ses valeurs pour continuer son chemin, même quitte à devenir moche... C'est vraiment intéressant. 

Modernité encore le thème de l'exil, celui de l'humanité qui lui est lié, quand il est question de l'autre...

L'argent qui détruit tout, les racines familiales... Beaucoup, beaucoup de choses dans ce livre, et il faudrait parler de tous les personnages pour en parler vraiment. Le couple a deux enfants, qui sont d'une singulière maturité (qu'on aime ou qu'on aime pas), parfois d'une singulière capacité à voir au dela des apparences...

La fin, justement, est très belle, malgré la noirceur ambiante dans ce livre.

Une lecture que je ne regrette pas, même si j'ai trouvé au milieu des longueurs ; et un livre qui se prête formidablement à une adaptation théâtrale.

. L'hiver de notre déplaisir, John Steinbeck, 1961.

 

Voir les commentaires

... 779, argent facile

11 Novembre 2022, 10:18am

Publié par LaSourisJOne

"La piraterie n'existe plus, mais je pense que l'élan demeure. Avoir quelque chose pour rien, la fortune sans effort...".

John STEINBECK, 1961...

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>