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Le blog de la souris jaune

... 496

24 Juillet 2017, 08:35am

Publié par LaSourisJOne

"Un don n'est un don que lorsque vous donnez à quelqu'un ce qu'il désire. Ce n'en est pas un quand vous lui donnez ce que vous voulez qu'il ait".

Marlo MORGAN

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... 495

24 Juillet 2017, 08:06am

Publié par LaSourisJOne

"Si les Missionnaires ont besoin d'apprendre la reconnaissance à leurs propres enfants, alors que c'est un sentiment inné chez tous les humains, ils feraient bien d'examiner très sérieusement leur société". 

Marlo MORGAN

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Vivre vite

20 Juillet 2017, 08:17am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Le livre se lit vite, et facilement. Sans doute parce que les chapitres sont très courts, donnant la parole - supposée - aux divers protagonistes de l'histoire, de la vie de James Dean (mère, père, oncle, tante, acteur et actrice croisés, photographe, prêtre, etc.).

Evidemment, je lui reconnais un ton mélancolique, une indiscutable tristesse, mais comment pourrait-il en être autrement, avec le destin que l'on sait ? D'autant que chacun nous écrit comme si c'était 'après'. 

Alors, pas à pas, depuis l'âge de dix ans jusqu'à sa mort, la vie de Jimmy. Du point de vue 'intérieur' de chaque locuteur, sans que ce soit très introspectif, et sensé être 'formulé' après la mort. Même la mère de Jimmy, écrit, du fond de sa mort à elle, et ça donne comme une parole incantatoire assez forte. Toutefois, je me suis dit que cela aurait pu être plus fort, je me suis dit que tout cela fonctionnait bien mais qu'il avait cédé à la facilité en demeurant dans la 'superficialité'. Même si James Dean, finalement, à travers sa propre voix imaginée et celle des autres, est finalement bien rendu, joliment donné à voir, comme à travers une mosaïque qui forme un être. C'est certes, la vision de l'auteur sur ce personnage mythique, mais on a peu de mal à se dire que c'est tout à fait plausible.

Ce qu'on discerne, mais qui n'est jamais formulé, c'est un personnage fragile, marqué dès son enfance. Par... quoi, au juste ? En tout cas, un être marqué par la mort de sa mère à 9 ans, et séparé de son père dans la foulée. Seul avec sa destinée, malgré l'amour sincère de son oncle et sa tante qui l'élèvent. On le sent irrémédiablement écorché. Abusé par un prêtre ? Le James du livre ne le voit pas comme ça, il privilégie le lien précieux de cette relation...

Ce qui m'a frappée en lisant ce livre, c'est l'impatience du jeune homme. Grandissante. Qui ressemble plus à une incapacité de faire face à soi même, à sa solitude. Alors il comble, avec ce qui éloigne de soi, l'alcool notamment, les voitures... Encore qu'avec les voitures, il semble y avoir eu dès le début un goût pour la vitesse et la mise en danger, consciente ou inconsciente, on ne sait pas...

Médiathèque de Saint-Malo.

. Vivre vite, Philippe Besson, éd. Julliard, 2014.

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Le dernier amour d'Attila Kiss :))

16 Juillet 2017, 23:18pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un très beau roman d'amour que celui-là. Plus que cela, d'ailleurs. Un roman sur une lutte, sur la résilience, sur l'histoire, sur ce qui sépare deux êtres et sur ce qui les unit, plus fort que tout, l'amour. 

C'est une belle voix, mélancolique, forte qui nous susurre à l'oreille cette histoire. Attila, sa vie, ses duretés. Son chemin aride, mais il n'en a pas d'autre. Alors son premier mariage, sa vie parallèle, ses trois filles, sa vie illégale auprès de son beau-père, son départ ; son nouveau départ, et sa vie de travail, dix ans dans une usine pour gaver des poussins. Et la peinture, pour garder, immortaliser ce qu'il n'a plus. Et une jour, comme une tornade, une rencontre, à la terrasse d'un café. La jeune femme ne le quittera plus. Malgré tout ce qui les sépare. Malgré leur passé historique, qui le remplit de haine, parce qu'elle est viennoise, riche, et qu'il est pauvre, et hongrois. Il va lutter, lutter, contre cet amour. Dire ses douleurs, tenter de détruire. Mais... Elle est forte, elle l'aime et...

C'est un beau roman que ce Dernier amour d'Attila Kiss. Un beau roman, bien écrit, sensible, fort. 

Je vous le recommande.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Le dernier amour d'Attila Kiss, Julia Kerninon, éd. La Brune Le Rouergue, 2016.

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... 494

16 Juillet 2017, 17:20pm

Publié par LaSourisJOne

"La vérité ne se répartit pas exclusivement entre la parole et le silence, entre ce qui est dit et ce qui est tu, mais elle occupe d'abord et surtout sur les territoires immenses et sans nom qui les séparent".

Julia KERNINON

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Les trois fantômes de Telsa, tome 1 :)

16 Juillet 2017, 10:35am

Publié par LaSourisJOne

BD. 

Premier tome.

C'est rare, que je lise des BD, vous le savez. Certaines parfois me font de l'oeil, et j'essaie de me laisser embarquer, ça marche ou ça marche pas.

Pour celle-ci, c'est le dessin d'illustration de couverture qui m'a donné envie. L'atmosphère, les visages, le mystère, une mère et son fils... Bref. 

J'ai bien aimé.

Bien sûr, il faut vous dire que ce n'est que le tome 1, sur 3, et que l'histoire n'est pas terminée. Amorcée. Toutefois, j'ai aimé l'atmosphère, et le texte, plutôt juste, ainsi que la langue, ce qui, à mon sens, est rare en bande dessinée (en tout cas, souvent elles me tombent des mains pour ces raisons là). Là, le texte est ce qu'il faut. Donc, un très bon point à mon sens aux auteurs, Marazano et Guilhem. J'ai aussi beaucoup aimé le dessin, et l'univers. 

Univers américain des années 40, une femme qui doit se débrouiller seule pour gagner sa vie, et une histoire, du côté de l'enfant, qui nous accroche, et dont on sait bien que tout va venir de là... Avec ce voisin de pallier mystérieux, les gamins qu'il croise dans la rue et qui le mandatent pour être accepté d'aller remettre une lettre à ce fameux voisin... La rencontre tarde à se faire, le suspense est bien entretenu, sans trop en faire, et on subodore l'importance de la science, et la situation historique, comme éléments clés de l'histoire... A suivre, donc.

. Les trois fantômes de Telsa (1), Marazano et Guilhem, Le Lombard, 2016.

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... 493

15 Juillet 2017, 09:11am

Publié par LaSourisJOne

"Les coïncidences sont bien la preuve de la paresse de l'univers".

Véronique OVALDE

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Cinq mouches bleues :(

15 Juillet 2017, 07:10am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais vraiment beaucoup aimé Le Ruban rouge, superbe roman historique, de Carmen Posadas. Alors je n'ai pas hésité longtemps avant d'acheter cet autre livre de cette auteure, trouvé par hasard d'occasion.

Cependant, j'abandonne sa lecture, déçue. J'y suis bien entrée, pourtant, et je me pensais coulée dans un bon roman. Qui naissait d'une rencontre, d'un déjeuner improbable entre un oncle et sa nièce qui ne se voient jamais ; et puis tout bascule à mon sens dans le médiocre à partir du moment où une bonne part des protagonistes va passer une semaine au Maroc, à l'hôtel l'Hirondelle d'Or ; ça commence en intrigue policière, pourquoi pas, et ça se noie. Je sens que je suis dure, car je sais que d'aucuns peuvent y trouver un intérêt : après tout, elle nous peint, dépeint quelques membres d'une société aisée, madrilènes, en vacances au Maroc ; cependant, là, ça ne nous interesse pas ! Je crois qu'on a envie que l'intrigue avance autrement, efficacement, plutôt que de nous donner à voir des personnages un peu limités, trop humains, qu'on n'a pas envie d'aimer, cet animateur de radio suant, sa maîtresse, et cet autre couple... Je crois que si elle avait continué avec ses deux personnages du début, ça m'aurait plu ; mais alors ceux-là ne me donnaient aucune envie ni nécessité de les connaître ! Alors tant pis : je ne saurai jamais si Mercedes a tué son mari en ne l'aidant pas à se défaire d'une amande avalée, si c'est sa maîtresse, ou un funeste destin...

Carmen Posadas est originaire d'Uruguay, et vit en Espagne.

. Cinq mouches bleues, Carmen Posadas, éd. poche, mai 2001.

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... 492

1 Juillet 2017, 14:54pm

Publié par LaSourisJOne

"C'est comme un mauvais dimanche, on voudrait tout, il n'y a rien. Les heures passent".

Michèle LESBRE

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L'éveil de mademoiselle prim :))

30 Juin 2017, 16:54pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je suis encore imprégnée de l'atmosphère de ce roman, que le hasard a mis entre mes mains. C'est un hasard total, et : en entamant ma lecture et voulant savoir de quelle origine était l'auteur pour en mieux comprendre le style, j'ai découvert que c'était un auteur, féminin, espagnol ! Or, il semble que je trouve chez les auteures espagnoles un vrai, vrai plaisir de lecture, et une authenticité souvent déconcertante.

Alors, bref, le hasard mettait un livre écrit par une auteure espagnole entre mes doigts. 

C'est pour son charme suspendu que je retiendrais ce livre. Car il m'a enchantée ! Même si, pour être tout à fait honnête, je me dois ici de noter les réserves que j'ai scrupuleusement refoulées au fil de ma lecture, parce qu'elles m'ont parues très anecdotiques au regard du plaisir que ce livre me procurait : parfois, et j'ai pensé que c'était la 'faille' d'une traduction, ou disons, l'incomplétude du fait de lire un livre autrement que dans sa langue originelle, certaines phrases, bien que toujours agréablement tournées, me sont restées 'sans sens'. Comment dire... Avez-vous déjà eu cette (assez) désagréable traduction : vous lisez la phrase, vous la relisez, et elle demeure à un degré de conscience, ou de connaissance inaccessible. Ca énerve un peu secrètement, et puis, là, cette fois, je me suis dit que c'était peut-être ça : les mots sont restés proches de l'original, mais la teneur totale s'est évaporée. Rassurez-vous cependant, ces 'failles' mutiques ne gênent pas vraiment la lecture.

Alors, le personnage masculin principal -puisque j'en suis aux réserves ou agacements !- énerve. Parce qu'il a tout pour déplaire. Il est odieux ! Mais central, et il fascine la gent féminine. Le hic, je trouve, c'est qu'on ne comprendra pas vraiment pourquoi il fascinera tant l'héroïne, ou justement, puisque l'amour est au coeur des conversations de ce roman, eh bien il est peut-être l'incarnation d'une théorie selon laquelle : les êtres odieux attirent, l'amour est un aimant qui attire des pôles opposés.

Bon : le dénouement pourrait nous paraître décevant, et pourtant...

La promenade qui nous y mène est chouette ! Pauvre mademoiselle prim, cependant, à qui rien n'est épargné ! Cette communauté qu'on nous décrit comme parfaite et suspendue, hors du temps, est toutefois bien déroutante, et je ne suis pas persuadée qu'elle soit des plus 'délicates', et respectueuses, car ici, la vie des autres vous regarde ! Toutefois, le principe posé est intéressant : ces êtres-là se sont retirés du monde moderne et fondé leur village autour de leurs convictions ; notamment celle de l'éducation, inspirée de Gargantua, qui m'a beaucoup parlé je l'avoue, ainsi qu'une conception du féminisme post-moderne qu'il faut lire pour comprendre, mais qui se défend ! Même s'il est théorique, il repose sur l'idée (juste !) que les femmes sont aliénées par leur métier, leurs enfants, etc. et ici, elles se réapproprient tout ça. Un seul crédo, concret dans ce livre : la transmission du savoir par toutes ces formes, le partage des expériences, et le choix de vivre une vie épanouie. Pas dans l'abstraction : ce crédo est incarné par la manière qui sans doute incarne ceci pour l'auteur (ou fruit de ce qu'elle cherche à démontrer) : les habitants passent leur temps à se voir, se recevoir, autour d'un thé, d'un chocolat chaud et d'un goûter ; et évidemment, ça fait envie, comme projet de société !! :))

J'ai passé un très bon moment aux côtés de ces personnages, et mine de rien, je trouve qu'elle sait très habilement mener son récit, alors même que l'enjeu est mineur (on sait à peu près où elle veut nous mener) ; en outre, elle ne cède pas à la sirupeuse (si, là, ça l'aurait été !) 'happy end', c'est une fin en suspens... Très plaisant !

Médiathèque de Saint-Malo.

. L'éveil de mademoiselle prim, Natalia Sanmartin Fenollera, éd. Grasset. 2013

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