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Le blog de la souris jaune

...37

22 Novembre 2010, 21:43pm

Publié par la souris jaune

"Il existe un énorme fossé entre "comprendre" un événement qui bouleverse votre vie et "accepter" sa terrible réalité".

 

Douglas KENNEDY

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Chocolat amer :)

20 Octobre 2010, 22:50pm

Publié par la souris jaune

Chocolatamer-1-.jpgL’atmosphère de ce livre là nous fait penser à celle des livres de Garcia Marquez, ou encore à celle de « Ce que je sais de Véra Candida », de Véronique Ovaldé. Sans doute parce qu’il y est question de femmes, fortes, à personnalité, mais marquées par un destin plus fort qu’elles qui souvent les broient. Il y a cette espèce de fatalisme plus fort que tout, qui écrase dans tous ces ouvrages. Et bien sûr une espèce de fantastique proche d’une puissance chtonienne, qui habite souvent la littérature sud-américaine. Les ancêtres, les racines, sont toujours là, dans le présent, non sous la forme de réminiscences mais incarnés, revisitant les vivants pour imposer leur sceau. C’est ainsi que la destinée est souvent plus forte que tout. Avec tous ses excès aussi, ses débordements du corps, dans ce qu’il a de plus animal.

Chocolat amer nous livre le destin de Tita, indissociable de la cuisine. Alors on goûte les indénombrables plats qui accompagnent tous les événements de la vie au début du XIXème siècle, où l’on prend le temps de confectionner des mets qui transcendent les corps et les esprits ; Destin contrarié, douloureux, de Tita, par sa mère, Mama Elena, origine de ses souffrances, souffrances qu’elle essaiera d’ailleurs de toute la force de sa volonté d’infléchir pour les progénitures descendantes, afin qu’elles en soient libérées.

Les personnages sont excessifs, les événements de même, et la conjonction des deux amène souvent à des embrasements… Il est vrai que tout finalement pourrait se résumer à une histoire de chimie… « Bien qu’étant tous nés avec une boîte d’allumettes à l’intérieur de nous-mêmes, nous ne pouvons pas les allumer seuls, nous avons besoin d’oxygène et d’une chandelle » !

L’amour, qui est une histoire de chimie, prend en tous cas dans Chocolat amer, de multiples formes : il est contrarié, source de souffrance parce qu’inassouvi (Tita), possession du corps (Gertrudis), puissance sexuelle et embrasement (Pedro), transi, inconditionnel (John) ou encore dicté (Rosaura)... Attention, il est aussi destructeur, et amène la mort, si l’on n’y prend pas garde (Tita et Pedro)…

 

 

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...36

20 Octobre 2010, 22:48pm

Publié par la souris jaune

"Bien qu’étant tous nés avec une boîte d’allumettes à l’intérieur de nous-mêmes, nous ne pouvons pas les allumer seuls, nous avons besoin d’oxygène et d’une chandelle." 

 

Laura ESQUIVEL

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...35

16 Septembre 2010, 22:37pm

Publié par la souris jaune

"A la radio, j'ai entendu que si on manges un citron sans faire de grimaces, tous vos désirs seront accomplis, mais j'ai peur d'essayer, de faire des grimaces et que plus aucun de mes désirs ne s'accomplisse jamais".

 

Sergi PAMIES

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...34

16 Septembre 2010, 22:20pm

Publié par la souris jaune

" Les êtres humains sont des millions de choses en un jour, alors la méthode qui consiste à ne pas se donner de nom - qui t'empêche de devenir celui que tu veux être - en tient bien plus compte que la conception occidentale de l'identité".

 

Nick HORNBY

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...33

16 Septembre 2010, 22:15pm

Publié par la souris jaune

" C'est une monnaie comme une autre, l'estime de soi. Vous pouvez passer des années à économiser, et tout claquer en une soirée, si vous voulez".

 

Nick HORNBY

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Vous descendez ?

16 Septembre 2010, 22:05pm

Publié par la souris jaune

9782259202015-1-.gif Ce livre est un des livres les plus MAL ECRITS que j'aie jamais lu. D'ailleurs, je ne sais pas si c'est une indication pour vous, mais pour moi je pense que c'en est une, j'ai mis 16 bons jours à le lire. Autrement dit beaucoup. Il a été traduit de l'anglais par un certain Nicolas Richard, il restera donc toujours le bénéfice du doute : le traducteur était-il très mauvais, ou bien était-ce l'auteur ??? Ou bien les deux ?? Si l'on parvient à s'accrocher malgré tout (ce qui est difficile, quand même, vu le style relâché - en outre, l'édition est elle aussi pourrie, truffée de fautes grrrrr.), on y trouvera peut-être quand même un certain intérêt. Voire un certain plaisir, comme celui de regarder une série débile à la télé. Bon, je suis dure. L'histoire et le postulat de départ étaient séduisants : quatre personnes, un 31 décembre, se retrouvent en haut de la Tour du Saut, en Angleterre, pour se jeter dans le vide et se suicider. Quatre personnalités très différentes (dommage que cela n'ait pas été marqué dans le style, étant donné, que chacun racontre à tour de rôle, ce qui donne une multitude de petits chapitres au nom des quatre protagonistes - JJ, Martin, Jess et Maureen - enchâssés les uns dans les autres). Et l'un empêche l'autre ou les autres de sauter. Qu'est-ce qui fait que l'on donne alors plus de poids à la vie d'un autre qu'à la sienne ? Qui est suicidaire, qui ne l'est pas ? qu'est-ce qui fait qu'on passe à l'acte, ou pas ? La réflexion est assez intéressante, mais menée de façon très bordélique... Alors à vous de voir... 

 

. Vous descendez ? Nick Hornby, éditions plon, 2005.

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Le coeur régulier

29 Août 2010, 22:17pm

Publié par la souris jaune

coeur-regulier-adam-1-.jpgDans le dernier livre d'Olivier Adam, il est question d'une femme, encore, du Japon, et du suicide. Ou de ce qui fait qu'on reste en vie, de ce qui fait qu'on ne suicide pas... On est encore ici dans l'intériorité d'une femme, aux prises avec son passé, ses contradictions ; ce qu'elle a choisi et ce qu'elle n'accepte pas de renier, de couper, de laisser derrière elle... Et pour cause, ce quelque chose essentiel, c'est son frère. Son frère, indiscipliné, qui ne rentrera jamais dans le rang. Son frère qui la rattache à son enfance, son passé, son histoire, sa vérité... Et qui finira par se suicider, du moins c'est ce que tout le monde semble penser... Pourtant il sera allé avant de mourir au Japon, sur la terre des suicidés, au pied d'une falaise où un homme, bloc monolithique de silence, rattrape sur le fil ceux qui sont sur le point de passer à l'acte ; il les emmène chez lui et les garde, jusqu'à "ce qu'ils soient prêts". Sarah aussi fera ce voyage. Sur les traces de son frère, et pour se perdre et mieux se retrouver. Le coeur régulier, c'est ce qu'elle cherche à retrouver, sans le savoir vraiment. Le livre alterne des phases narratives en France, à d'autres, contemplatives, phases d'un Japon des campagnes, des couleurs, des teintes... Ce livre respire, avance lentement... C'est juste, et plutôt déprimant. La vie, souvent. Car pour Olivier Adam, la vie est avant tout désespérance, une concession avec soi... Ce qu'on ne laisse pas derrière soi nous tue...  

 

. Le coeur régulier, Olivier Adam, éd. de l'Olivier, paru en août 2010.

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J'étais une jeune fille laide :)

14 Août 2010, 14:59pm

Publié par la souris jaune

JF-20LAI-1-.jpgVoici l'histoire d'Anne-Lise, 19 ans. Celle-ci fait très vite le constat qu'elle est laide, et pas très intelligente. Alors qu'elle vient pourtant de réussir son baccalauréat, elle est invitée par sa tante à une soirée mondaine, en l'honneur d'un acteur coqueluche du tout Vienne de l'époque, Claudio Pauls. Honteuse de sa laideur, elle se réfugie une fois là-bas dans une petite pièce calme, la bibliothèque. Où se réfugie bientôt à son tour, un Claudio Pauls alcoolisé et désireux d'échapper à ses obligations mondaines. Une conversation s'entame alors, sur un mode de franchise sans doute inédit pour Claudio. Il lui donne rendez-vous pour le lendemain dans un bar, et lui dit qu'il l'aidera à ne plus être laide. Déterminée, elle s'y rend, et c'est le début d'une route obstinée pour la jeune femme, pour ne plus être laide. Le récit est sensé être le produit de son histoire, fidèlement rapporté, chose que Claudio lui aura demandé de faire... Le texte est donc emprunt d'une grande candeur, d'une grande naïveté, et d'une grande détermination tout à la fois. On a sous les yeux les pas d'une jeune fille placée entre les mains de son ange gardien, tantôt épris de mille autres, mais sans cesse véritablement se cherchant. Finalement l'un et l'autre n'auront fait que s'aimer, pour se rejoindre enfin, dans un final inattendu...

C'est assez étonnant, basé sur une idée rare. Une plongée profonde dans le faux-semblant du maquillage, sa relativité absolue, de même que celle de la beauté... C'est plutôt touchant. 

Et ça finit sur une pirouette... ainsi tous deux finalisent (dans l'histoire) le livre que nous tenons entre nos mains, et elle écrit :

"Dire qu'il faut toujours qu'un homme mette le point final à l'histoire d'une femme ! Alors je me soumets, je tire un gros trait sous ma propre histoire. Tournez la page, s'il vous plaît, Clau ne daigne écrire que sur une feuille vierge !"...

Et là on tourne la page, et il n'y a... rien ! Grrrr.

 

 

. J'étais une jeune fille laide, Anne-Marie SELINKO, Le Livre de Poche, 1970. (Paru en Allemand en 1954).

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...32

14 Août 2010, 14:18pm

Publié par la souris jaune

"J'ai toujours comme une crainte respectueuse des religieuses, probablement, parce que j'aime tant la vie et que je ne peux pas comprendre les femmes qui renoncent à ses joies pour chercher Dieu à leur manière".

 

Annemarie SELINKO

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