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Le blog de la souris jaune

roman

Le lion :)

18 Janvier 2014, 10:56am

Publié par LaSourisJOne

Le lion :)

Mon passeur pour ce livre est un autre livre : formidable, quand un livre nous donne envie d'en lire un autre ! Il faudra donc là que je remercie Guenassia, via son Club des Incorrigibles optimistes, de m'avoir donné envie de lire ce livre, alors même que rien, jusqu'alors ne m'y avait attiré. Par ses quelques lignes sur celui-ci, décrivant l'histoire d'une fillette ne pouvant vivre en compagnie des hommes, mais qu'avec un lion, m'a interpellée et guidée vers cette lecture. Passage que je ne regrette pas, donc !

J'ai aimé. Mais ce qui m'a surprise, c'est le réel sujet du livre. Je dirais la nature, la nature vierge, mais aussi, étrangement, car je ne m'attendais pas à ça, les jeux de pouvoirs. Le récit est basé sur la fascination du narrateur pour cette aventure qu'il raconte à postériori, son passage de quelques jours dans un parc Royal en Afrique, et sa rencontre avec des êtres qu'il a admiré, et qui l'ont marqué plus que de raison. Quatre personnages, essentiellement : la fillette, le lion bien sûr, mais aussi le père de la fillette, et le guerrier Massaï. Tous incarnant une certaine forme d'invincibilité pour le narrateur ; le guerrier Massaï dans sa virilité, son outrecuidance absolue, le lion sa force phsysique, et évidemment en cela qu'il est craint de l'ensemble des animaux et des hommes, le père, farouche et mature, revenu de sa passion de chasseur émérite et fervent protecteur de ses bêtes, et la fillette, bien sûr, dans le paradoxe de sa jeunesse, et de sa fragilité physique, mais forte de son agilité et de sa connaissance des animaux, renforcée par la transmission du père, et qui fait qu'elle a une maîtrise absolue du lion. Le lion se retrouve "le jouet" de ces forces en présence, bien loin finalement, et en tout cas au delà de l'attachement qu'on peut lui porter... Il est plutôt un enjeu de pouvoir... Moi qui pensais lire une ôde à l'amour des bêtes, j'ai été surprise... C'est plutôt un récit sur la fascination. En tout cas, ce récit tend vers un destin funeste, un affrontement terrible dont personne ne sort gagnant... Un récit intéressant !

. Le Lion, Joseph Kessel. Ed. Folio. Première parution en 1958.

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Le tour maudit :))

12 Janvier 2014, 15:22pm

Publié par LaSourisJOne

Le tour maudit :))

Un prestidigitateur... Dont la vie est essentiellement dépendante des tours qu'il fomente, puisque c'est son gagne-pain. Il rame, parvient péniblement à vendre ses prestations et en vivre... A Glasgow, et puis à Berlin. C'est dans ces deux villes que vont se nouer deux intrigues centrales de son existence, bouleversant celle-ci tout entière... On suit ici un anti-héros, plus qu'un héros. Les deux épisodes cruciaux vont plus s'imposer à lui, plus qu'il les aura choisis... Et il commencera par les fuir avant de tâcher de véritablement les affronter... Dans les deux cas son métier est responsable de ce qui lui arrive, à ses dépends. Le récit est bien mené, le suspense est vraiment bien ménagé ; on oscille d'une ville à l'autre, d'une temporalité à l'autre, jusqu'à ce que le tout se ressere et que cela devienne palpitant, et qu'on veuille de plus en plus savoir ce qui s'est passé, surtout à Berlin... Autres caractéristiques de l'anti-héros, loin de prendre les choses en main il se laisse aller, boit, est cynique et amer... Avant le sursaut. Mais le personnage n'en est pas moins attachant, d'autant qu'il est sincère. Son duo avec la belle Sylvie est intriguant, loin d'être aussi "téléphoné" qu'on n'aurait pu l'imaginer ; et outre Rich, l'agent, qui est une caricature de l'agent, de même que peut-être les personnages de flics (véreux) qui peuvent aussi être un peu caricaturaux, les autres personnages secondaires retiennent l'intérêt autant que l'univers et l'intrigue. Raffraîchissant !

Belle découverte que je dois à une blogueuse qui l'avait mis sur sa PAL ! Merci à Athalie.

. Le tour maudit, Louise Welsh. Ed. Métailié, Noir. Paru en 2007.

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La douceur des hommes :)

4 Janvier 2014, 14:02pm

Publié par LaSourisJOne

La douceur des hommes :)

C'est le personnage de Fosca, à la fin de sa vie, qu'il nous est donné de voir dans ce récit court. Une Fosca qui a décidé de livrer ses tranches de vie passées à une jeune femme de 36 ans, qui s'en occupe comme de sa grand-mère. Toutes les deux partent à l'aventure, vers l'Italie, en voiture, comme une espèce de road movie où Fosca n'aura de cesse de se confier... L'autre est plutôt déprimée, mais l'écoute comme on s'abreuve à une source, assoiffé... Puis la transmission, interrompue par la mort de Fosca va se poursuivre par le biais de lettres qu'elle va lire. La rencontre d'un jardinier avec Fosca va aussi modifier le cours de sa vie, et lui faire découvrir l'attachement, ce qui semble la sauver... Ici il est donc question d'amour, d'amours même, tout au long d'une vie ; ici ce qui compte ce sont les événements au regard de ce paramètre, en fonction des rencontres amoureuses et sentimentales, et dont Fosca dessine un vaste paysage. Pas de regrets exprimés, pourtant, elle aurait toutes les raisons d'en avoir... Vision en tout cas d'une vie sur sa durée, et ça c'est intéressant.

Avec l'idée qu'il est stupide de ne pas exprimer son amour, quand alors qu'on a le nez sur l'événement, cela paraît si peu une évidence, pourtant... C'est après, dans la fulgurance des années, qu'on se dit que vraiment, on ne devrait pas hésiter.

Difficile de s'attacher à ces personnages cela dit, tant le récit est court (efficacement mené) ; pourtant, le style fait vraiment mouche, c'est vraiment bien écrit et ça se lit très agréablement... Je trouve par ailleurs que le titre est assez peu approprié ; il n'y est pas question de "la douceur des hommes", c'est un raccourci, mais bien plutôt de la douceur que l'on peut trouver à aimer les hommes, ce qui n'est pas pareil... En autre, le sujet du livre est plus une épopée, un partage entre une femme et sa petite-fille, plus que "la douceur des hommes"..

. La douceur des hommes, Simonetta Greggio, éd. Stock 2005, Le Livre de Poche, 2007.

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Service clientèle

23 Décembre 2013, 15:37pm

Publié par LaSourisJOne

Service clientèle

Petit intermède de lecture. Benoît Duteurtre est une valeur sûre pour moi, j'avais vraiment adoré Le retour du Général. J'aime assez, parfois, voir avec lui toutes les incongruités de notre monde actuel... Et là, évidemment, l'absurdité de notre monde moderne version société déhsumanisée en prend pour son grade... Difficile de ne pas adhérer à son allégorie de la chose ! En effet, c'est absurde de ne plus pouvoir parler à personne, dès lors qu'on a à faire à une multinationale, et de plus en plus dans les entreprises... Il singe ici l'économie de personnel, et nous rend compte fidèlement (car on n'est évidemment pas dans la caricature, malheureusement !) des aberrations modernes... Des ponts d'or pour souscrire un abonnement, et puis plus rien, et la galère, dès lors que la panne intervient... Et il y a cette Dominique Delmarre, qui signe les courriers de services clients, qui ajoute une dimension humoristique et presque surréaliste à l'histoire... On pense un peu à Egloff, il y a évidemment de l'absurde dans ce livre-là, c'est moins bon que Le retour du Général, mais ça se lit agréablement... Un regard critique sur notre société ne fait pas de mal, même si on sait déjà tout ça !

. Service Clientèle, Benoît Duteurtre, Folio. Première parution février 2005.

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Le club des incorrigibles optimistes :))

15 Décembre 2013, 12:45pm

Publié par LaSourisJOne

Le club des incorrigibles optimistes :))

On reste longtemps, très très longtemps avec les personnages de ce livre : de fait, "Le club des incorrigibles optimistes", c'est la bagatelle de 750 pages, alors forcément, ça ne s'avale pas en quelques jours. Et puis c'est pas plus mal. Car on finit par être vraiment bien avec tous ces personnages que l'on n'a plus envie de quitter. On les retrouve dans leur quotidien, on aime leurs petits défauts, leurs manies...

C'est un récit enchassé, qui mèle les époques. Même si finalement, on peut dire que l'histoire se déroule plutôt dans les années 1952 à 62, à Paris. Et qu'au terme de l'histoire, on est tentés de relire les premières pages, qui commence par un enterrement, en 1980. Juste pour voir comment les personnages ont vieilli, et ce qu'ils sont devenus, après qu'on les ais quittés.

Beaucoup d'histoires se mèlent ici. Par certains côtés, j'ai pensé à Jonathan Coe et à son "Bienvenue au Club" (en Irlande). Ici, on est dans la peau de Michel, un jeune lycéen. Que l'on voit évoluer et se débattre avec sa famille, ses amis(es)... Et puis surtout au café, où il rencontre une faune incroyable, trucculente, épique (qui évoque celle d'Albert Cohen, et ses Valeureux). Car le livre parle aussi et surtout de l'expatriation. Au Balto, et à l'arrière du Balto, tenu par un Auvergnat, il y a une arrière-salle où l'on joue aux Echecs... Où l'on blague, se fâche, mais avant tout se réjouit d'être en vie, car tous, savent de quoi ils ont réchappé... Leur(s) histoire(s) nous est (sont) livrée(s) habilement, et on se passionne pour celle de chacun ; et on s'attache à tous, excessifs, russes pour la plupart. Et puis il y a Sacha, et le mystère de Sacha... Qui compte tant pour Michel, autour de l'amour de la photographie entre autres, et qui est banni régulièrement du Club... pourquoi ? on ne le saura qu'à la fin, via une révélation troublante, et posthume... C'est très très touchant. Et évidemment, ça donne à voir l'Histoire, avec un grand H avec beaucoup de précautions, car ce sont les hommes, avec leurs failles et leurs forces, qui font l'Histoire... Une lecture très riche.

. Le club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia. Ed. Albin Michel. 2009

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06h41 :)

21 Octobre 2013, 20:45pm

Publié par LaSourisJOne

06h41 :)

J'aime bien Blondel. Encore une fois, il ne m'a pas déçu. Après G 229 et Brise-glace, je viens de prendre un grand plaisir à lire 06h41, qui se lit très rapidement. Ici on est dans un train de 06h41, un lundi matin, en direction de Paris. Elle et lui sont assis à côté, et comble du comble, ils ne sont pas inconnus l'un à l'autre. Ils ont 47 ans, mais il y a 27 ans de cela, ils ont été amants, ont passé quatre mois ensemble. Tous deux se reconnaissent. Mais le temps les a changés. Le tour de force de Blondel, c'est de maintenir le suspense, et de dérouler l'histoire, sans que les protagonistes ne se parlent. Pendant les 95 minutes du trajet, l'un et l'autre pourtant revisitent des souvenirs communs, retissent l'histoire, replongent dans la vie qui vient de s'écouler... Le temps qui passe modèle les êtres, et les événements, certains événements, marquent à jamais. Comme ce dernier voyage à Londres, partagé, qui s'est si mal fini, et qui a marqué les deux protagonistes de façon si différente. Que sont devenues les certitudes d'antan ? Quels accomodements fait-on avec son présent ? Les introspections sont riches et pourraient tout changer. Pourtant, le récit est pragmatique, et l'on s'accomode bien souvent de la facilité, pour ne rien faire bouger. Alors ces deux-là ne se parlent qu'à peine, qu'à la fin du trajet... Mais elle, sur le quai, va se détourner enfin, comme si elle acceptait une nouvelle fois à 47 ans, que l'inconnu vienne jusqu'à elle, via cet homme surgi du passé, à l'égard duquel pourtant elle a tant de rancoeur... Et le récit nous laisse là. C'est une belle balade au fil du temps qui s'avale aussi vite que le train avale l'espace.

. 06h41, Jean-Philippe Blondel, éd. Buchet-Chastel, 2013.

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En vieillissant les hommes pleurent :)

13 Octobre 2013, 22:23pm

Publié par LaSourisJOne

En vieillissant les hommes pleurent :)

Je suis tombée sur ce livre par hasard ; le titre dit finalement assez peu de ce dont il parle, même s'il restitue assez la sensibilité juste, et touchante, de ce livre. C'est un très beau récit sur la France rurale des années 60. Plongée au coeur d'une famille dans ces années-là, très très bien donnée à voir. Il y a le père, Albert, la soixantaine, marqué par sa guerre en 1940, et la ligne Maginot, dont il a gardé les souvenirs pudiques, et secrets. L'épouse, Suzanne, élégante, belle, qui s'oublie dans sa course à la modernité. L'achat du premier téléviseur, et son intrusion dans le foyer pour la première soirée télé, partagée par tout le village est un très beau moment. Et puis il a la grand-mère, qui n'en finit pas de mourir, qui oscille entre réminiscences et oubli. Et le fils, le petit dernier tandis que l'aîné fait la guerre d'Algérie, le petit dernier qui lit Eugénie Grandet, le premier, le seul de la famille qui lit. Et la guerre. Trois guerres, trois générations d'hommes et leur guerre. C'est un portrait vraiment touchant de chacun des personnages, ainsi qu'une tentative de réhabilitation du souvenir, de ces hommes qui ont tant donné pour leur patrie, et qu'on oublie aujourd'hui. Et une reconquête de l'Histoire, qui marque et laisse ses traces parfois sales là où tant d'hommes ont souffert. C'est très très juste et sensible.

. En vieillissant les hommes pleurent, Jean-Luc Seigle, éd. Flammarion, puis J'ai Lu. Janvier 2012

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Piège nuptial :))

29 Septembre 2013, 20:46pm

Publié par LaSourisJOne

Piège nuptial :))

Y a pas à dire, Douglas Kennedy est une valeur sûre. Mon emballement chaque fois que je me plonge dans ses histoires se confirme encore une fois avec ce Piège nuptial, son premier roman, initialement traduit Cul de sac. Je dois dire que les deux titres conviennent à merveille, et qu'avec celui-là, on n'a pas envie de faire la fine bouche. Dès son premier roman donc, le new-yorkais excellait à nous emporter dans le tourbillon de ses histoires. Et c'est à un rythme haletant qu'il mène celle-là, et dans un style très enlevé qui ajoute sans doute à la jubilation qu'on éprouve à le lire. Je ne sais pas si l'Australie ressemble à ça, mais on peut l'imaginer ainsi, et sa peinture de cette contrée ne manque pas de piment !

On suit donc Nick, le personnage principal, héros médiocre, journaleux aux Etats-Unis, qui décide un jour sur un coup de tête (en tombant sur une carte routière d'Australie) de tout laisser derrière lui et d'y partir à l'aventure. A la rencontre des grands espaces vierges, inexplorés ou presque. Très vite on est plongés dans son road-movie solitaire, et on vit avec une intensité que l'on doit au talent narratif de Douglas Kennedy, ses préparatifs, ses angoisses concrètes, mécaniques, ou liée à un choc avec un kangourou... Jusqu'au jour où il rencontre une auto-stoppeuse... qui va changer sa vie, à son insu ! Drogué, entrainé dans un village sensé être rayé de la carte et où seules vivent trois familles sous leurs propres lois, le voici prisonnier d'une terre hostile, et dont tous ceux qui ont tenté de partir sont morts ! Jusqu'à ce point d'orgue, la fuite en voiture avec Krystal, suivis par trois monstres armés... Le suspense est parfait, vraiment on en redemande. Merci à Sam de m'avoir mis ce Douglas Kennedy entre les mains !

. Piège nuptial, Douglas Kennedy, Pocket. 1994 (Anglais) et 1998 (Fr).

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Delta noir :)

16 Septembre 2013, 21:01pm

Publié par LaSourisJOne

Delta noir :)

"Le printemps est merveilleux, mais c'est un magicien maléfique ! Il glisse dans votre coeur de l'affection pour des gens qui n'ont rien à vous offrir en retour".

J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de ce livre, sur fond d'animisme... L'histoire ici nous est racontée par une voix qui est celle de la bourgade "Money Mississipi". Ainsi, comme dans un grand souffle, elle nous mène de la naissance du village, le long du fleuve jusqu'à des générations plus tard... Sachant qu'ici, les âmes se réincarnent parfois. Et on les retrouve alors sous la forme de leur machiavélique esprit, dans le corps d'un tout jeune enfant... La voix nous raconte l'entrecroisement de la vie des noirs avec les blancs, à une époque où il n'était pas commun de se mélanger... Sur fond de réincarnations, de remèdes dignes des croyances populaires et de la sorcellerie et de ségrégation, le récit se déroulant aux alentours de 1900-1920.

De génération en génération, on arrive au cyclone "Katrina", réincarnation de la mauvaise Esther... Et finit ainsi, tel un conte avec sa force et sa morale inattendue : "tandis que vous vivez votre vie, gardez en tête qu'une mauvaise action peut détruire des générations, alors que les gestes d'amour et de gentillesse demeurent et fructifieront à jamais. Choisissez bien, très chers"...

. Delta noir, Bernice L. Mc Fadden, éd. Joëlle Losfeld. Mai 2013.

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Je crois que je t'aime :))

3 Septembre 2013, 11:50am

Publié par LaSourisJOne

Je crois que je t'aime :))

Que voici un roman réjouissant ! Frais, un petit bonheur. Autour de la thématique pas si fréquemment exploitée des idôlatries adolescentes.

Pétra en 1974, et en 1998. A 13 ans, une idole du chanteur "de charme" David Cassidy. Avec son amie Sharon, elles traquent tout ce qui les rapprochent de leur idôle, on l'a tous vécu ! Jusqu'au jour où elles participent à un grand quizz sur celui-ci, l'enjeu étant de le rencontrer... Mais n'apprennent qu'elles ont gagné qu'en 1998 ! Au décès de sa mère, rigide et d'origine allemande, qui avait caché le courrier à Petra : elle la retrouve alors dans l'armoire qu'elle vide... On a tout autant de plaisir à suivre les deux Pétra, dans deux temporalités différentes. L'amour, la naissance de l'amour, à travers le rôle joué par l'attachement à une pop-star est vu de façon sensible et drôle. La vision de la constitution de la personnalité par compensation de la distance parentale est une façon de scruter l'adolescence plutôt intéressante. Et il y a ce personnage, que l'on suit parallèlement, le journaliste qui écrit dans le magazine consacré à David Cassidy, et invente les réponses qui le concernent... Une lecture très plaisante et raffraîchissante !

Je crois que je t'aime, Allison Pearson, éd. Plon. Parution mai 2011.

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