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Le blog de la souris jaune

Articles avec #roman ado

L'été où j'ai appris à voler

15 Février 2014, 09:57am

Publié par LaSourisJOne

L'été où j'ai appris à voler

Roman ado.

Amuse-bouche. Pause agréable. Cela dit, si ce livre se lit agréablement, il est loin d'être mon roman ado préféré. Ca commence plutôt bien, en fait ; il y a aussi le fait qu'on comprenne que c'est raconté à postériori par la narratrice, et ça, ça rajoute une dimension supplémentaire au livre. Bon, mais l'âge, pour moi, ne tient pas (encore que je me fais souvent la réflexion dans un sens ou dans un autre avec des récits américains). 13 ans... Ce qu'elle fait vivre à son héroïne ne colle pas avec son âge, je trouve. Même si elle a une mère complètement prise par son boulot et par sa reconstruction sentimentale, si bien qu'elle se loupe avec sa fille. En fait, je n'ai pas vraiment aimé la fugue de ces deux-là, de ces deux gamins de 13 ans, parce que je n'y ai pas cru, ou en tout cas au motif de cette fugue : on part à la poursuite de la source miraculeuse, pour provoquer un miracle familial, comme dans la légende que racontait papa avant qu'il s'en aille, ça aurait pu être touchant, mais... pour moi ça n'a pas marché. Mais peut-être est-ce parce que je ne suis pas ado !! Pourtant j'aimais bien l'univers de départ, la fromagerie de la mère... En fait, je trouve qu'on reste sur sa faim, que le livre passe à côté de son sujet et qu'il aurait pu nous dire plus que ce qu'il nous dit...

. L'été où j'ai appris à voler, Dana Reinhardt, éd. La Martinière Jeunesse fiction, (traduit de l'anglais - Etats-Unis). 2011.

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43 rue du vieux-cimetière

11 Novembre 2013, 18:31pm

Publié par LaSourisJOne

43 rue du vieux-cimetière

Roman ado.

Voir jeunesse.

C'est plaisant. Léger. ça se lit d'une traite, trop vite peut-être même. On aime les dessins qui égrènent le livre. C'est l'histoire d'un type, écrivain, ronchon, qui loue une maison d'été pour tenter d'écrire son treizième tome d'une série qui s'appelle le Dompteur de fantômes. Le hic, c'est que l'écrivain a perdu son inspiration, autant qu'il a perdu le goût d'une vie qui palpite. Dans la maison, un enfant de onze ans, laissé là par ses parents (euh, personne se se demande si c'est normal) s'accomode de sa vie dans la vieille bâtisse. Surtout qu'il y a une amie : un fantôme de 97 ans, la femme qui a fait construire la bâtisse. Amitié précieuse. Elle emprunte à l'envi des livres à la biliothèque, et ça fait pester le bibliothécaire qui n'y comprend rien. Elle joue du piano et claque les portes. Ce qui agace l'écrivain nouvellement arrivé, et lié à la location par un contrat précis va lui devenir précieux, voire indispensable, surtout pour son inspiration. Le récit se déroule agréablement par des lettres, que les protagonistes s'écrivent entre eux et qui permettent de dérouler l'histoire. Sympathique pour un intermède de lecture.

. 43, rue du Vieux-cimetière, Kate et M. Sarah Klise, éd. Albin Michel Jeunesse. 2009 aux Etats-Unis, France, 2012.

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Théa pour l'éternité :)

18 Juin 2013, 21:35pm

Publié par la souris jaune

Roman ado
Hinckel-Florence---Thea-pour-l-eternite-copie-1.jpgAh, voici un livre qui m'a redonné un élan à la lecture ! Le propos n'y est pas si commun. Alors ça change, et ça revigore !

Théa a 16 ans. Des parents séparés. Une mère plutôt pittoyable dans son culte des apparences, terrorisée à l'idée de vieillir, et qui fait subir à son corps opération sur opération ; un père tout le contraire, qui s'est retranché à la campagne, pour sculpter. Ce qui est intéressant d'ailleurs, c'est le regard de l'adolescente, sur les deux perceptions parentales, sa douce évolution, mue par les événements... Le point de vue de sa mère lui semble d'abord tout naturel, et celui de son père has been, avant de relativiser tout cela et que les choses lui fassent vraiment comprendre qu'elle pouvait se tromper dans ses jugements...

Théa est amoureuse de Théo, depuis l'enfance. Jusqu'ici rien d'extraordinaire. Jusqu'au jour où surprenant son Théo avec une blonde du lycée, elle pète un plomb, lui lacère le visage et hurle : "je voudrais que le temps s'arrête !". Certes, la phrase est étrange, déjà en terme de cohérence dramatique, puisque, quand on y pense, si le temps avait dû s'arrêter, autant qu'il se fût arrêté AVANT ! Car  là, ça semble déjà trop tard, puisque Théo est déjà avec Mia. Mais peu importe, d'autant que cette phrase, même si à mon sens elle est bancale, est bel et bien au coeur du récit, et véritablement le point de départ réel de toute l'histoire.

Le hasard faisant bien les choses (seconde réserve, peut-être, mais liée à la première !), dans les locaux du lycée où se passe la scène, se trouve justement, un professeur (Baptiste Jones) en déplacement, en quête, et souhaitant mettre au point une expérience, avec 30 cobayes humains, sur un traitement qui fait s'arrêter le temps. Et grâce auquel on ne vieillira plus davantage. Entendant cela, il va bien évidemment proposer à Théa d'en être, et c'est là que commence une aventure à rebondissements pour Théa... Loin d'être calée sur un "happy end", d'ailleurs. Ainsi, le thème de l'immortalité, du vieillissement, des apparences, sont abordés de façon intelligente et sensée ; et évidemment celui des amourettes, et de l'amour profond, y compris à travers le renoncement à l'autre, pour préserver le bonheur de celui/celle qu'on dit aimer... J'aime beaucoup l'avancée des choses, l'emballement du traitement, et le destin de Théa... Mais ce serait dommage d'en dire plus ! En tout cas moi je vous le recommande, j'ai passé un très bon moment !

 

. Théa pour l'éternité, Florence Hinckel, éd. Syros, août 2012.

 

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