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Le blog de la souris jaune

Articles avec #roman ado

Sous la piscine :(

26 Octobre 2014, 14:43pm

Publié par LaSourisJOne

Sous la piscine :(

Roman ado (enfin, classé roman ado, mais que je ne recommande pas en tant que tel).

Que voici un livre étrange... qui veut nous dire quoi ?? Avec quel message ??

C'est un roman pour ados que je ne recommanderais pas, en tout cas. Message positif, guère !

Donc, Wolfgang a 16 ans, et cet été-là, dans une ville appelée 'New Lourdes' à cause de sa piscine réputée miraculeuse, en Australie, Wofgang, donc, travaille donc à cette piscine comme guichetier.

Sous les poivriers, chaque jour ou presque, une jeune aveugle se rend, avec son chien. Loin de se baigner, ou de se méler aux autres, victime de sa différence. Bref. Les deux ados vont échanger quelques mots, attirés par leur solitude respective ; il ne la trouve pas spécialement jolie, il ne l'est pas non plus, trop grand et souffrant d'un bec de lièvre recousu (c'est lui qui le dit), et se rapprocher, passer un peu de temps 'trainer' ensemble... Ils tuent leurs solitudes et croient qu'ils s'aiment au prétexte que leurs solitudes s'imbriquent, qu'ils se sont embrassés, et qu'ils 'trainent ensemble'. L'auteur ne nous aide pas à penser autrement. Suicide, incompréhension des êtres différents qui feraient mieux de retourner d'où ils viennent, ce livre est étonnant dans le mauvais sens, ce livre est assez moche. Il y a cette passion des papillons du jeune homme qui aurait pu être quelque chose de chouette, mais qui semble encore servir cette cause que parfois, on naît, et on perd. Berk. Pas de morale positive. Un livre sur le deuil, on oublie quand le temps passe ? Je ne vois rien qui soit à mettre entre les mains d'ados. Ce n'est pas parce que les personnages principaux en sont que c'est un roman pour ceux-ci ! Et là, on est, à mon sens, en plein dedans...

. Sous la piscine, Justin d'Ath, Actes Sud Junior, 2007, 2010 pour la traduction française.

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Double jeu :)

21 Septembre 2014, 21:51pm

Publié par LaSourisJOne

Double jeu :)

Roman ado.

Encore un cadeau, chaque fois renouvelé, que de lire Blondel ! Je vais me répéter, ceux qui ont l'habitude de me lire sur ce blog le savent, mais vraiment, Blondel ne me déçoit jamais. Là encore, c'est un très joli roman ado, très juste.

Dans la peau de Quentin, ado brillant mais un peu désabusé, après avoir été forcé de changer de monde, en changeant de lycée, en passant d'un lycée de banlieue à un lycée chez 'les bourges'. Il ne cherche pas à s'intégrer, certes on pourrait se dire que malgré ça ça se passe trop bien pour lui, mais quand même. La peinture du couple parental (besogneux, travailleurs, mère qui courbe l'échine, père silencieux et consommateur de télé qui a abdiqué) est chouette, la prof de français, La Fernandez, excessive, évidemment, comme a tous connus une prof de français, est elle aussi belle. Est-ce qu'on peut y croire à ce garçon brillant, qui ne sait pas quelle voie l'attend, mais qui va relever le défi de cette prof, et incarner le rôle principal d'une pièce de théâtre qu'elle lui aura fait lire ? Je ne sais pas. Peu importe. On est bien, dans cette histoire, avec cet ado qui se débat quand même avec ce qu'il a... La relation avec la petite soeur, est là encore touchante. Ces personnages semblent vivants, ils pourraient vivre à côté de nous. Encore un beau plaisir de lecture grâce à Jean-Philippe Blondel.

Double Jeu, Jean-Philippe Blondel, éd. Actes Sud Junior. Sept 2013.

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Au rebond :)

11 Mai 2014, 16:43pm

Publié par LaSourisJOne

Au rebond :)

Roman ado. (Garçons).

Ah, le bonheur, de retrouver Blondel, quand les livres me tombent les uns après les autres des mains. Ca marche souvent, et ça a encore marché. Blondel me réchauffe et m'offre un vrai bonheur de lecture, une vraie encore d'humains qui se débattent et qu'on aime. C'est son deuxième récit jeunesse, que j'ai aimé tout autant que Brise-glâce, s'il est possible, mais aussi que G 229, 6h41... (J'avoue avoir un peu moins aimé Juke-Box). Bref. Ici il est question d'un jeune homme de 16 ans, dont on connaît assez tard le prénom (Alex), et pour cause, c'est lui le narrateur. ;) Donc. Alex joue au basket. On sent qu'il se laisse vivre, mais qu'il a une marge d'action, un levier qu'il est capable d'activer si besoin. Il vit seul avec sa mère, son père s'est barré alors qu'il était petit, et avec rouardise et malice, se joue de la crédulité des adultes en leur jouant le couplet du pauvre garçon et de sa série famililale, ça lui évite de travailler un trimestre ou deux. :) Sa mère est aide-soignante, et ils vivent comme ils peuvent, chichement, dans un petit appartement. Son pote, c'est Christian. Un jour il disparaît. Quinze jours... Inquiet, mais ne sachant que faire, Alex finit par s'en ouvrir à sa mère, bien que ce ne soit pas dans ses habitudes. Elle lui répond : qu'est ce que tu dois faire ? Forcer le destin ! Forcer le destin ? Oui, le chercher, s'assurer qu'il va bien. Il en sera peut-être énervé sur le moment, mais il le prendra ensuite comme un cadeau. Ce qu'il fait. Pour le trouver dans sa grande baraque de riche en train de prendre soin de sa mère qui menace de se suicider, le mari s'étant barré avec son assistante. Le copain aide le fils quelques heures, et soudain, la mère débarque. Et s'installe, bien décidée à soutenir coûte que coûte la mère du copain...

Les familles qui se disloquent et qui tiennent debout comme elles peuvent ça m'a un peu pensé à Mazetti ; et puis finalement le mieux qu'on construit grâce au collectif, aux thèmes chers à Gavalda. Sauf que là, j'ai vraiment plongé, et aimé. Un très bon moment.

. Au rebond, Jean-Philippe Blondel, Actes Sud Junior. 2009.

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A comme Aujourd'hui :)

4 Mai 2014, 19:46pm

Publié par LaSourisJOne

A comme Aujourd'hui :)

Roman ado.

Découvert et emprunté par hasard. Vraiment chouette et raffraîchissant.

On est donc dans la peau d'un personnage vraiment particulier, au 5994ème jour de sa vie. Un adolescent de 16 ans. Qui se réveille, comme chaque jour... dans un jour différent, une vie différente, la peau d'un ado différent. Tantôt un garçon, tantôt une fille. Chaque jour, son incarnation est différente, et il n'a aucun moyen de savoir ce qui l'attend, aucun moyen non plus de modifier ou d'influer sur ce destin. Et ce 5994ème jour, il est dans la peau de Justin, dont il tombe amoureux, éperdument de la petite amie, Rhianon... Comment vivre un amour lorsque son enveloppe est chaque fois différente ? Est-ce possible ? Et au delà de cette problématique étonnante, le livre aborde avec finesse un grand nombre de thèmes, et de questions : qu'aime t-on chez l'autre ? Peut-on aimer indifféremment du genre ? Qu'est-ce qui permet d'asseoir une histoire ? Ce sont des prémisses de démonstrations, bien sûr, et la fin est assez décevante, parce que finalement elle nous laisse sur notre faim, cela dit, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre !

. A comme Aujourd'hui, David Levithan, éd. "Les grandes personnes", septembre 2013.

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L'été où j'ai appris à voler

15 Février 2014, 09:57am

Publié par LaSourisJOne

L'été où j'ai appris à voler

Roman ado.

Amuse-bouche. Pause agréable. Cela dit, si ce livre se lit agréablement, il est loin d'être mon roman ado préféré. Ca commence plutôt bien, en fait ; il y a aussi le fait qu'on comprenne que c'est raconté à postériori par la narratrice, et ça, ça rajoute une dimension supplémentaire au livre. Bon, mais l'âge, pour moi, ne tient pas (encore que je me fais souvent la réflexion dans un sens ou dans un autre avec des récits américains). 13 ans... Ce qu'elle fait vivre à son héroïne ne colle pas avec son âge, je trouve. Même si elle a une mère complètement prise par son boulot et par sa reconstruction sentimentale, si bien qu'elle se loupe avec sa fille. En fait, je n'ai pas vraiment aimé la fugue de ces deux-là, de ces deux gamins de 13 ans, parce que je n'y ai pas cru, ou en tout cas au motif de cette fugue : on part à la poursuite de la source miraculeuse, pour provoquer un miracle familial, comme dans la légende que racontait papa avant qu'il s'en aille, ça aurait pu être touchant, mais... pour moi ça n'a pas marché. Mais peut-être est-ce parce que je ne suis pas ado !! Pourtant j'aimais bien l'univers de départ, la fromagerie de la mère... En fait, je trouve qu'on reste sur sa faim, que le livre passe à côté de son sujet et qu'il aurait pu nous dire plus que ce qu'il nous dit...

. L'été où j'ai appris à voler, Dana Reinhardt, éd. La Martinière Jeunesse fiction, (traduit de l'anglais - Etats-Unis). 2011.

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43 rue du vieux-cimetière

11 Novembre 2013, 18:31pm

Publié par LaSourisJOne

43 rue du vieux-cimetière

Roman ado.

Voir jeunesse.

C'est plaisant. Léger. ça se lit d'une traite, trop vite peut-être même. On aime les dessins qui égrènent le livre. C'est l'histoire d'un type, écrivain, ronchon, qui loue une maison d'été pour tenter d'écrire son treizième tome d'une série qui s'appelle le Dompteur de fantômes. Le hic, c'est que l'écrivain a perdu son inspiration, autant qu'il a perdu le goût d'une vie qui palpite. Dans la maison, un enfant de onze ans, laissé là par ses parents (euh, personne se se demande si c'est normal) s'accomode de sa vie dans la vieille bâtisse. Surtout qu'il y a une amie : un fantôme de 97 ans, la femme qui a fait construire la bâtisse. Amitié précieuse. Elle emprunte à l'envi des livres à la biliothèque, et ça fait pester le bibliothécaire qui n'y comprend rien. Elle joue du piano et claque les portes. Ce qui agace l'écrivain nouvellement arrivé, et lié à la location par un contrat précis va lui devenir précieux, voire indispensable, surtout pour son inspiration. Le récit se déroule agréablement par des lettres, que les protagonistes s'écrivent entre eux et qui permettent de dérouler l'histoire. Sympathique pour un intermède de lecture.

. 43, rue du Vieux-cimetière, Kate et M. Sarah Klise, éd. Albin Michel Jeunesse. 2009 aux Etats-Unis, France, 2012.

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Théa pour l'éternité :)

18 Juin 2013, 21:35pm

Publié par la souris jaune

Roman ado
Hinckel-Florence---Thea-pour-l-eternite-copie-1.jpgAh, voici un livre qui m'a redonné un élan à la lecture ! Le propos n'y est pas si commun. Alors ça change, et ça revigore !

Théa a 16 ans. Des parents séparés. Une mère plutôt pittoyable dans son culte des apparences, terrorisée à l'idée de vieillir, et qui fait subir à son corps opération sur opération ; un père tout le contraire, qui s'est retranché à la campagne, pour sculpter. Ce qui est intéressant d'ailleurs, c'est le regard de l'adolescente, sur les deux perceptions parentales, sa douce évolution, mue par les événements... Le point de vue de sa mère lui semble d'abord tout naturel, et celui de son père has been, avant de relativiser tout cela et que les choses lui fassent vraiment comprendre qu'elle pouvait se tromper dans ses jugements...

Théa est amoureuse de Théo, depuis l'enfance. Jusqu'ici rien d'extraordinaire. Jusqu'au jour où surprenant son Théo avec une blonde du lycée, elle pète un plomb, lui lacère le visage et hurle : "je voudrais que le temps s'arrête !". Certes, la phrase est étrange, déjà en terme de cohérence dramatique, puisque, quand on y pense, si le temps avait dû s'arrêter, autant qu'il se fût arrêté AVANT ! Car  là, ça semble déjà trop tard, puisque Théo est déjà avec Mia. Mais peu importe, d'autant que cette phrase, même si à mon sens elle est bancale, est bel et bien au coeur du récit, et véritablement le point de départ réel de toute l'histoire.

Le hasard faisant bien les choses (seconde réserve, peut-être, mais liée à la première !), dans les locaux du lycée où se passe la scène, se trouve justement, un professeur (Baptiste Jones) en déplacement, en quête, et souhaitant mettre au point une expérience, avec 30 cobayes humains, sur un traitement qui fait s'arrêter le temps. Et grâce auquel on ne vieillira plus davantage. Entendant cela, il va bien évidemment proposer à Théa d'en être, et c'est là que commence une aventure à rebondissements pour Théa... Loin d'être calée sur un "happy end", d'ailleurs. Ainsi, le thème de l'immortalité, du vieillissement, des apparences, sont abordés de façon intelligente et sensée ; et évidemment celui des amourettes, et de l'amour profond, y compris à travers le renoncement à l'autre, pour préserver le bonheur de celui/celle qu'on dit aimer... J'aime beaucoup l'avancée des choses, l'emballement du traitement, et le destin de Théa... Mais ce serait dommage d'en dire plus ! En tout cas moi je vous le recommande, j'ai passé un très bon moment !

 

. Théa pour l'éternité, Florence Hinckel, éd. Syros, août 2012.

 

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