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Le blog de la souris jaune

Articles avec #roman ado

Highline :)

11 Août 2015, 23:41pm

Publié par LaSourisJOne

Highline :)

Roman ado.

Petite gourmandise que ce livre-là. Raffraîchissant, vif, tendu... comme une corde entre deux immeubles de 100 mètres chacun. Car c'est toute l'histoire de ce livre-là : il commence par un pile ou face entre deux amis, on ne comprend pas trop l'enjeu, puis le héros va se retrouver suspendu au dessus du vide, devant traverser sur une corde sans filets cinquante mètres en funambule. On tremble, avec lui. On vit, comme lui, avec les soubresauts de peur, sa traversée, au gré de ses pensées, entre force mentale et doutes. C'est très très attachant : car le récit est mené efficacement, avec souvent des phrases courtes, parfois nominales, qui font mouche. Et l'on se prend d'affection pour ce personnage dont on finit par deviner les motivations qui l'ont poussé à ce geste de folie : la jeunesse, la volonté de fuir la médiocrité, l'absence de mère, et on aime la force d'esprit dont il fait preuve, sur le fil, ainsi que ses prises de conscience, alors que tout cela se passe sans doute en quelques minutes : oui, la vie doit être vécue, oui, beaucoup de choses dont on ne prend pas forcément la mesure valent la peine d'être vécues, sont belles, tout simplement. C'est un très bel hymne à la vie, finalement.

Médiathèque de Saint-Malo.

Highline, Charlotte Erlith, éd. Actes Sud Junior, 2015.

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Café givré

24 Mai 2015, 17:19pm

Publié par LaSourisJOne

Café givré

Roman ado.

Le titre était une jolie invite. J'imaginais le brevage, frais... Séduisant. En fait, l'auteur, américaine (si j'en crois le fait qu'elle vive dans l'Etat de Washington) situe son action en Scandinavie, là où la température transforme l'eau en glace ; et dans un café, le lieu, qui se révèle 'givré' au sens second du terme ! Givré, en ce sens qu'il va être le théâtre d'une rencontre pas comme les autres, d'un autre type. Celle d'un jeune homme que l'héroïne, rationnellement, aura toutes les peines du monde à accepter de prendre pour un ange, et pourtant, il s'agit bien de ça ! J'ai aimé aussi, ce café, où la jeune adolescente vit, et travaille avec sa grand-mère, parallèlement au lycée, pour joindre les deux bouts ; les clients de celui-ci, la serveuse, enfoncée dans son voeu de silence, qui prépare des soupes délicieuses pour les trop rares clients... Car à côté s'est installé un café beaucoup plus moderne et communiquant, qui détrone l'existant, et celui-ci périclite... Et puis il y a cet ange, chargé de délivrer un message à la serveuse, que celle-ci s'obstine à ne pas recevoir, et qui s'alourdit, au sens propre, s'alourdit, de jours en jours, et qui finit par être difficilement transportable... Et puis cet ange encore, qui délivre des grains de café dont l'absorbsion permet la réalisation d'un voeu si tant est qu'il corresponde à un vrai désir... Katrina n'y croit pas, alors c'est son meilleur ami Vincent qui en héritera (la célébrité) après avoir bu le café par hasard, et le chat, son chat, Ratcatcher, le gros chat qui va devenir célèbre et transformer, sur un rebondissement suivant la prise de conscience de Katrina, le destin du petit café... Avec les personnages secondaires, construits en opposition, qui gravitent dans ce sillage ; Elisabeth, la meilleure amie, et Heidi, la meilleure ennemie, celle à qui tout réussit, la manipulatrice, celle qui compile les activités. Vision de l'école aussi, à l'américaine j'imagine, où l'issue, la suite des études est conditionnée à la multiplication des activités sur un CV pour être accepté dans une école...

La révélation, le terrible secret d'Imgaard (la silencieuse) est un peu 'too much', beaucoup même, mais il a je suppose le mérite d'introduire le sujet du pardon, de la rédemption, de la culpabilité...

Une bonne dose d'irréel, avec quelques éléments d'un conte de fée mélé à une intrigue tout à fait ancrée dans un réel de notre temps, ma foi, pas déplaisant.

Médiathèque de Saint-Malo.

Café givré, Suzanne Selfors, éd. Flammarion Tribal, 2012 pour la traduction française.

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Au moins un :)

3 Mai 2015, 22:30pm

Publié par LaSourisJOne

Au moins un :)

Roman ado.

Voici un joli roman qu'on pourrait prendre pour un petit livre insignifiant et qui n'en n'est pas un. Il parle de la différence, de la façon d'être soi et de la valeur que cela a, même si c'est difficile. De l'importance de réaliser ses rêves, même simples, mais nécessaires. Et du monde du travail. D'un monde du travail formaté, en open-space, via un emploi de télévendeuse que l'héroïne accepte parce qu'il faut bien travailler. De sa prise de conscience que cela ne lui convient pas, de la souffrance que cela engendre chez elle, et puis aussi d'un tout petit conseil d'une prof de 6ème, qu'elle n'a pas oubliée, et ce passage est très chouette : celui d'avoir 'au moins un' poème qu'on connaisse pas coeur dans sa vie. Parce que du fond d'un cachot ou au milieu d'un désert, on aura toujours ce poème, en soi, au fond de soi, pour y puiser un peu de lumière. Je trouve ça très beau.

Son rêve à elle, c'était d'être coiffeuse, au contact direct avec les autres. Et tant pis si ça ne correspond pas au souhait de sa mère ! Elle veut du vrai, un petit bout de rêve, déjà, qu'on donne aux clientes, qui viennent chercher souvent bien autre chose qu'une nouvelle coupe.

Une jolie découverte. :)

Médiathèque de Pleurtuit.

Au moins un, Irène Cohen-Janca, éd. d'une seule voix Actes Sud Junior, mai 2014.

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Le carnet rouge :))

28 Avril 2015, 21:27pm

Publié par LaSourisJOne

Le carnet rouge :))

Roman ado. Filles.

Pur bonheur. Je l'ai dévoré, celui-là. Ce petit roman apparemment très neutre a le mérite d'entrer dans le réel et de le désacraliser. Le Népal, par exemple, et la vision 'carte postale' qu'on en a, malgré l'actualité cinglante de ce pays en ce moment. Au delà des clichés, un peu faciles qui font qu'on pourrait souhaiter y vivre, on est plongé là dans une histoire de racines familiales, via un carnet rouge, où l'héroïne découvre enfin, après 16 ans de silence subi et de déni de la part de sa mère, l'histoire de sa grand-mère, sacrifiée comme fille à 3 ans comme 'kumari' destin choyé mais transitoire dont la désillusion est rude, puis comme prostituée parce qu'elle n'a pas appris à se défendre de ce monde... L'héroïne, Marie, qui reçoit tout en pleine face sans dosage va apprendre à accepter ce que l'on ne maîtrise pas, ce qui fait partie de notre passé, et nous constitue. Et puis la parole, déliée, permet d'avancer.

Amitiés, force du lien qui se construit jour après jour, acceptation de son destin ; l'histoire de cette Marie qui rencontre un grand-père par hasard, bani de la famille et comprendra toute son histoire par son biais fut une belle découverte. Je vous la recommande. :)

Médiathèque de Saint-Malo.

Le carnet rouge, Anne-Lise Heurtier, éd. Castermann, 2011.

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Selon Faustin

8 Février 2015, 10:50am

Publié par LaSourisJOne

Selon Faustin

Roman ado.

(A partir de la 3ème).

Faustin est un ado qui habite quelque part où il fait toujours beau (sic), et où on fait toujours du surf. Où les garçons sont tous blonds, aux cheveux décolorés, et bronzés, voire cramés par le soleil. Ah, en France. Quelque part donc aux alentours de l'Aquitaine et de la Côte basque, genre Hossegor... Il a 15 ans.

Les thématiques abordées sont intéressantes : comment fait-on pour vivre dans un univers qui nous marque malgré soi, comment fait-on pour y échapper, peut-on y échapper ? (En l'occurence, le surf, et le conditionnement à la norme, le fait de faire du surf, y compris dans les têtes des parents, qui ne conçoivent rien autrement, notamment pour leurs enfants). Très intéressant aussi, cette complexité des rapports avec les parents, la difficulté des mots, de la compréhension intergénération, la nécessité qu'on a parfois, de creuser son sillon tout seul, ou avec un frère... Et puis le prisme que l'on incarne parfois, à ses dépens, pour ses parents, et qui est source de souffrance est assez bien donné à voir, notamment via les rapports au père.

Et puis, le désamour. Comment fait-on pour vivre quand on croyait aimer de toutes ses forces, quand l'autre ne veut pas de nous, vit sa vie hors de nous ? Comment cesser d'aimer ? Faustin traverse toutes ces étapes. D'abord la croyance que si, de toute façon, Lise lui reviendra ; puis la fuite, loin de tous les lieux où il risque de la croiser, et puis enfin la désillusion, l'acceptation que nous ne l'aimons plus, et que nos chemins sont distincts. Intéressant, l'exploitation de ce chemin dans la peau d'un ado.

Cela dit, je n'ai pas tellement aimé la narration, avec beaucoup de 'on', le style... Et cela ne m'a personnellement, pas passionné. Je lui reconnais cela dit des thèmes originaux, et je pense qu'il peut plaire aux ados.

Médiathèque de Pleurtuit.

. Selon Faustin, Emmanuelle Richard, éd. L'Ecole des Loisirs, Médium. 2010

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L'amour en chaussettes :)

25 Janvier 2015, 20:41pm

Publié par LaSourisJOne

L'amour en chaussettes :)

Roman ado.

Ce livre, j'en avais entendu des louanges déjà il y a quelques années, avec mes cher club lecture de Dinard. Je suis tombée dessus par hasard ce week-end : petit plaisir de lecture ! C'est vraiment très sympa, en effet. L'amour, la sexualité par des ados abordés de façon légère, humoristique et intelligente. Racontés via le journal intime de Delphine. Amoureuse de son prof d'arts plastiques, premiers émois, enthousiasme de la narration, et réalisme...

A mettre entre toutes les mains d'ados à partir de la fin du collège !

. L'amour en chaussettes, Gudule, éd. Thierry Magnier, 1999.

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Un été outremer :)

22 Novembre 2014, 16:17pm

Publié par LaSourisJOne

Un été outremer :)

Roman ado.

Quelle charmante balade avec ce jeune homme de 18 ans, qui rate son bac scientifique, et part sur les traces de ses racines à Alger, et en Haute Kabylie... En fait, Félicien vit une vie normale en région parisienne au sein d'une famille qu'on imagine plutôt aisée, sans problème particulier ; la famille est complètement en arrière-plan, ce n'est pas l'histoire de ce livre. Ici, Ce n'est pas non plus l'histoire d'une 'rupture', d'un passage à vide ; plutôt celle d'un cheminement. Donc, Félicien sait qu'il a été adopté. Il garde ça dans un coin de sa tête, jusqu'au moment où il a besoin d'en savoir plus, le jour de ses 18 ans. Il découvre qu'il est arabe, et que sa mère est Algérienne. Alors, le garçon qui devait passer un mois en Corse avec ses parents décide de se rendre sur les traces de sa mère. Il ne renie pas sa famille adoptive, bien au contraire, seulement il a besoin de compléter le puzzle. Alors il part, à l'aventure, et sans rien dire. Tout juste appelle-t-il une ou deux fois sa petite soeur... Et il arrive en Algérie. Ce qu'il en raconte est beau, touchant. A travers ses yeux d'adolescent aimant passionnément la photographie, avec lui cette terre algérienne... De belle rencontre en belle rencontre, humaine comme de paysages, il nous livre sa trajectoire, jusqu'à cette meilleure amie de sa mère, qui lui livre un bout d'elle...

Une belle recherche de son identité, une ouverture à soi et au monde, une jolie trajectoire, sans renier son histoire, au contraire, puisqu'il va garder les deux... Et puis il y a ces yeux verts, qui le caractérisent, lui l'arabe, comme sa mère, et comme son demi-frère...

Qu'est ce que c'est une jolie balade ! Je le recommande.

Un été outremer, Anne Vantal, éd. Actes Sud Junior, 2006.

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La reine des mots

21 Novembre 2014, 15:40pm

Publié par LaSourisJOne

La reine des mots

Roman ado.

J'ai lu ce livre avec un plaisir modéré. C'est en tout cas un livre qui se met entre les mains d'ado. Car cela donne à voir les bienfaits de l'échange, de la parole avec des adultes quand on perd pied. C'est un livre aussi sur les secrets, les tabous d'adultes, le silence qui pèse parfois, faute de ne savoir comment dire, et qui peut détruire, ou empêcher un ado de grandir, de s'épanouir momentanément. Ici le personnage principal est une jeune fille qui a environ 16 ans, brillante, qui aime passionnément les mots. Et dont le couple parental, qui représentait sa cellule protectrice, idéalisée, éclate. L'ado va perdre pied. Attirer l'attention, malgré elle. Ca c'est rudement bien donné à voir : car on avance dans la lecture au même rythme qu'elle, et les séances chez le psychiatre, même s'il lui arrive de se cabrer, montre que comprendre les choses aide à avancer. Et l'on va voir que finalement, c'est en dénouant les silences de ses parents qu'elle va parvenir à s'en sortir. Bien fait. J'ai été peu sensible aux 'jeux de mots' de la narratrice et la narration parfois sur ce mode, mais c'est une lecture qui n'est pas désagréable.

Alors par contre... Il faut dire à Arnaud Cabasson pour son procain livre, que non, le cap Fréhel n'est pas au bord de l'Océan, et que ce ne sont pas les reflets de l'Atlantique que l'on peut mirer à ses pieds. C'est mieux s'il écrit que c'est la mer, et que c'est la Manche...!

La reine des mots, Arnaud Cabasson, éd. Flammarion, 2011.

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Sous la piscine :(

26 Octobre 2014, 14:43pm

Publié par LaSourisJOne

Sous la piscine :(

Roman ado (enfin, classé roman ado, mais que je ne recommande pas en tant que tel).

Que voici un livre étrange... qui veut nous dire quoi ?? Avec quel message ??

C'est un roman pour ados que je ne recommanderais pas, en tout cas. Message positif, guère !

Donc, Wolfgang a 16 ans, et cet été-là, dans une ville appelée 'New Lourdes' à cause de sa piscine réputée miraculeuse, en Australie, Wofgang, donc, travaille donc à cette piscine comme guichetier.

Sous les poivriers, chaque jour ou presque, une jeune aveugle se rend, avec son chien. Loin de se baigner, ou de se méler aux autres, victime de sa différence. Bref. Les deux ados vont échanger quelques mots, attirés par leur solitude respective ; il ne la trouve pas spécialement jolie, il ne l'est pas non plus, trop grand et souffrant d'un bec de lièvre recousu (c'est lui qui le dit), et se rapprocher, passer un peu de temps 'trainer' ensemble... Ils tuent leurs solitudes et croient qu'ils s'aiment au prétexte que leurs solitudes s'imbriquent, qu'ils se sont embrassés, et qu'ils 'trainent ensemble'. L'auteur ne nous aide pas à penser autrement. Suicide, incompréhension des êtres différents qui feraient mieux de retourner d'où ils viennent, ce livre est étonnant dans le mauvais sens, ce livre est assez moche. Il y a cette passion des papillons du jeune homme qui aurait pu être quelque chose de chouette, mais qui semble encore servir cette cause que parfois, on naît, et on perd. Berk. Pas de morale positive. Un livre sur le deuil, on oublie quand le temps passe ? Je ne vois rien qui soit à mettre entre les mains d'ados. Ce n'est pas parce que les personnages principaux en sont que c'est un roman pour ceux-ci ! Et là, on est, à mon sens, en plein dedans...

. Sous la piscine, Justin d'Ath, Actes Sud Junior, 2007, 2010 pour la traduction française.

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Double jeu :)

21 Septembre 2014, 21:51pm

Publié par LaSourisJOne

Double jeu :)

Roman ado.

Encore un cadeau, chaque fois renouvelé, que de lire Blondel ! Je vais me répéter, ceux qui ont l'habitude de me lire sur ce blog le savent, mais vraiment, Blondel ne me déçoit jamais. Là encore, c'est un très joli roman ado, très juste.

Dans la peau de Quentin, ado brillant mais un peu désabusé, après avoir été forcé de changer de monde, en changeant de lycée, en passant d'un lycée de banlieue à un lycée chez 'les bourges'. Il ne cherche pas à s'intégrer, certes on pourrait se dire que malgré ça ça se passe trop bien pour lui, mais quand même. La peinture du couple parental (besogneux, travailleurs, mère qui courbe l'échine, père silencieux et consommateur de télé qui a abdiqué) est chouette, la prof de français, La Fernandez, excessive, évidemment, comme a tous connus une prof de français, est elle aussi belle. Est-ce qu'on peut y croire à ce garçon brillant, qui ne sait pas quelle voie l'attend, mais qui va relever le défi de cette prof, et incarner le rôle principal d'une pièce de théâtre qu'elle lui aura fait lire ? Je ne sais pas. Peu importe. On est bien, dans cette histoire, avec cet ado qui se débat quand même avec ce qu'il a... La relation avec la petite soeur, est là encore touchante. Ces personnages semblent vivants, ils pourraient vivre à côté de nous. Encore un beau plaisir de lecture grâce à Jean-Philippe Blondel.

Double Jeu, Jean-Philippe Blondel, éd. Actes Sud Junior. Sept 2013.

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