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Le blog de la souris jaune

histoire

La dernière fugitive :)))

11 Novembre 2020, 22:08pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un livre au rythme lent, encore une fois, que j'ai aimé lire et de plus en plus au fur et à mesure que j'avançais dans sa lecture. Un livre que j'avais envie de finir tout en ayant envie qu'il ne finisse jamais, pour rester dans cette atmosphère de 1850 dans l'Ohio, avec ces personnages si attachants. C'est le second livre que je lis de cette auteure, après Prodigieuses créatures que j'avais également beaucoup aimé. 

Avec celui-ci, nous suivons une jeune femme, Honor, quaker, en 1850. Appartenant à cette communauté, un certain nombre de règles lui sont imposées : ne pas mentir, pas de vêtements voyants, pas d'alcool, piété religieuse... Cette jeune femme, abandonnée par son fiancé en Angleterre, décide alors de suivre sa soeur de l'autre côté de l'Atlantique, Grâce, qui a projeté de s'y marier. Seulement... Après une traversée longue et nauséeuse pour la discrète Honor... les choses ne se passeront pas comme prévu, à commencer par un drame, la perte de sa soeur... Comment, vers quoi diriger sa vie alors, dans ce pays inconnu ? On va la suivre pas à pas, elle qui, doucement, humaine, n'entend pas renoncer à ce en quoi elle croit... Notamment sa croyance que tous les êtres sont égaux et que donc, aucun ne peuvent être asservis par d'autres. L'esclavage, et la fuite des esclaves vers le nord, vers le Canada pour trouver la Liberté, est au coeur de ce livre. Les habitants de l'Ohio sont bel et bien obligés de décider s'ils veulent aider ou ne rien faire... Il y aussi cette sourde, fascinante attirance pour Donovan, lui qui incarne le mal, mais pas si simple... Il est dépeint comme pouvant changer... 

La sensibilité de ce récit, l'arrière-plan abolitionniste révélateur d'une partie de l'Histoire des Etats-Unis, les lettres écrites par Honor à sa famille, l'ensemble donne un récit qui avance lentement mais puissant. J'ai vraiment beaucoup aimé.

Acheté chez un bouquiniste en juin dernier. Grand bien m'en prît !

. La dernière fugitive, Tracy Chevalier, éd. Quai Voltaire, 2013. 

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La ville orpheline :))

25 Juillet 2020, 12:15pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Décidément, cette auteure a le pouvoir de m'embarquer. Après le formidable souvenir de L'île des oubliés, j'avais eu le plaisir de lire encore Une dernière danse (2008) et celui-ci m'a encore emportée. 

Comme avec L'île des oubliés, elle s'empare d'un fait historique méconnu ou oublié, en Grèce, et l'exploite doublé d'une saga familiale.

Ici, j'ai découvert le destin de la ville de Famagouste, située sur la côte Est de Chypre, et le sort cruel de sa population dans les années 1974 : alors que la ville connaît un développement touristique exponentiel, tout s'écroule, du jour au lendemain ou presque, la guerre civile s'emparant de la cité, et soudain apparaissant Chypriotes turcs et chypriotes grecs. La ville est dévastée. Ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est voir cela de l'intérieur, dans la peau de deux familles sur lesquelles cela tombe dessus. Ne rien savoir, ne rien comprendre, tâcher de juste s'organiser pour vivre, trouver un semblant de bonheur avec ce qui reste...

Ainsi, je dirai que j'ai lu la première partie de ce livre avec un oeil distrait : le faste d'un hôtel de luxe, au plus près du couple qui le dirige Savaas et Aphroditi... Cependant, vraiment, cette première partie prend tout son sens et sa profondeur avec le récit des événements ensuite : car tout bascule pour tout le monde...

Les personnages ne sont pas d'un seul bloc, c'est encore à mettre au crédit de ce livre ; 

et c'est vraiment le récit de l'histoire d'une ville, et des drames humains, qu'éclairent... la famille, l'amitié ?

. La ville orpheline, Victoria Hislop, 2014. Le Livre de Poche.

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Le Guépard :)

12 Avril 2020, 10:36am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bien entendu, ne mettre qu'un sourire à ce livre est sans doute un affront : évidemment que c'est un grand livre pour le monde qu'il fait naître sous nos yeux ! Simplement, ce n'est pas ce que je préfère : ici, tout est politique ! Tout est sociétal, jusque dans les somptueuses et magnifiques descriptions. Pour l'apprécier, il faut aussi je pense être plus féru en histoire italienne que je le suis, car les événements de cette période, notamment en 1860 ont leur importance dans tout cela.

En tout cas, ce livre est présenté comme un des livres marquants du XXe siècle, aussi, je suis contente de l'avoir lu.

Au delà de l'histoire d'un homme, "le Guépard", c'est plutôt le récit intime d'une transition, du déclin d'un ordre, du monde des aristocrates... L'histoire se déroule d'ailleurs au delà de la mort de ce personnage, et je dirais même presque indépendamment des personnages, même si ce n'est pas vrai, bien sûr, mais on voit qu'il ne s'agit pas pour l'auteur de nous raconter l'histoire de vie de ses personnages, mais bien ce qui touche à la fin de cet ordre. De 1860 à 1910. Aussi, nous retrouvons les personnages par des bonds dans le temps (quatre ou cinq), et peu importe ce qui s'est passé entre temps. On ne s'attache pas vraiment aux personnages, cela n'est pas le but ! Sur fond d'amertume de Fabrizio Salina, le Guépard, qui observe la montée des autres classes pour suppléer la sienne...

C'est tout de même prodigieux et certaines pages sont dignes des grands maîtres du roman du XIXe, un Flaubert ou un Stendhal (je précise que le roman a été écrit en 1955 cependant) : la description du palais, du bal chez une aristocrate, ou bien l'exploration du palais du Guépard par Tancredi et sa fiancée au début de leur amour sont de véritables morceaux de bravoure qui sont de grands plaisirs de lecture. J'ai oublié de vous dire que l'histoire se passe en Sicile ! Incontournable décor et cadre à ce livre.

Un grand livre qui n'est pas un coup de coeur pour moi.

. Le Guépard, Giuseppe Tomasi di LAMPEDUSA, 1958 en Italie, 1959 en France ; Le Livre de Poche.

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Chien-loup :))

11 Mars 2020, 16:09pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Ce livre, je l'ai dévoré pour une bonne partie. Et puis j'ai trouvé, aux alentours de la page 350, qu'il tournait un peu en rond... J'aime quand cet auteur me raconte ses histoires, moins quand il théorise. Aussi, j'ai peiné un peu lorsqu'il s'est mis en tête de me démontrer que l'homme qui mange de la viande est un loup pour l'homme... Cependant : ça n'enlève pas grand chose à mon enthousiasme pour ce livre. Même si je le trouve un peu délayé, et que tout est un peu téléphoné (ah ah, pour un livre qui parle d'un lieu où rien ne capte !!), y compris les deux histoires enchâssées... Cependant, j'ai aimé.

Aimé ces deux histoires. Celle d'août 2017, et celle de 1914 et 1915 au même endroit. En 2017 Lise loue une maison dans un endroit perdu pour trois semaines de vacances avec son mari, très très connecté... Alors le couple arrive, la panique le prend, il est véritablement très bien donné à voir avec son impossibilité à être déconnecté, sans portable, etc. Et puis, le miracle de la nature fait son oeuvre, et plus même... La nature, et puis un mystérieux chien, un chien-loup qui passe son temps avec le couple... J'ai aimé ce chien, la manière dont il est dépeint, fidèlement à ce qu'il doit être, entre l'attachement du chien et l'indépendance du loup...

Et puis il y a l'autre histoire, celle du dompteur allemand qui prend refuge avec ses tigres et lions au sommet d'Orcières, ce même sommet, alors que la guerre fait rage... Les femmes contraintes de vivre alors que les hommes s'entretuent... Joséphine... 

Alors la question de la sauvagerie, bien sûr. Celle du monde moderne et de ses dérives, vue par un passionné par son métier, un producteur de films (à l'ancienne !) ; De quel côté est-elle, la sauvagerie ? Retrouver sa part animale ; se rapprocher de la nature mais jusqu'où ; la question de la déconnexion évidemment ; et évidemment la question du désir, aussi, y compris pour quelque chose d'effrayant...

Bon, j'ai beaucoup aimé ce livre. Et tant pis si je l'ai trouvé parfois trop long, trop délayé, trop bavard, car il est sacrément habile cependant à nous emporter !

Merci à Sandrine pour la recommandation, c'est grâce à toi Sandrine que j'avais envie de le lire, ce livre !

. Chien-loup, Serge Joncour, éd. Flammarion, rentrée 2018.

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Paris au XXe siècle :)))

2 Février 2020, 21:20pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai dévoré. Alors, alors : imaginez un auteur - Jules Verne - en 1860. Qui écrit un livre fou : Paris au XXe siècle. Tellement fou qu'il ne trouve aucun éditeur, et que celui-ci ne trouvera existence, édition, qu'en 1994... ! ! Il raconte-racontait ! les visions de Jules Verne pour 1960. Un roman d'anticipation, en somme. Mais qu'on lit aujourd'hui avec un étrange sentiment... 

C'est une délectation, évidemment. Parce qu'on sait. Parce que des choses oscillent encore... Bref. Paris, mais aussi notre société, telle que cet auteur du XIXe les imaginait... autour d'un protagoniste, un jeune homme, bien mal en point : certes il n'a plus ses parents ; mais surtout... il est doué en latin, et absolument pas scientifique ! Quand l'époque ne considère que les sciences ! On sourit souvent. Parfois jaune... 

Toutes les professions sont passées au crible... Vision d'un monde bien peu teinté d'espoir, en tout cas vision d'un monde où l'homme a perdu face à la machine, à l'urbanisation... Entre autres... Ah ah... Parfois, on aimerait que Jules Verne ne soit pas visionnaire... Et ce héros qui est la honte de la famille parce qu'il a obtenu un premier prix de latin... Ah ah ouf, ce n'est pas encore arrivé...... !? Quoi, la nouvelle réforme du bac ??....................... M'enfin, on a gagné un demi-siècle, sur les prévisions de Jules Verne, non ?... Et puis... on peut toujours lutter ?......

Savoureux. Magistral.

. Paris au XXe siècle, Jules Verne, écrit en 1860, publié en 1994 !!.

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La Maison du Peuple :))

31 Janvier 2020, 09:26am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Plaisir de se plonger dans l'univers simple, tendre et pudique, touchant, de l'écrivain Louis Guilloux ici dans La Maison du Peuple

L'histoire d'une famille, deux filles et un petit garçon, briochine, juste avant la guerre 14. Le père, cordonnier. Raconté par le prisme du petit garçon, grandi sans doute, mais avec le regard tendre et touchant de ce garçonnet tout à la fois adulte. Vision de parents droits, et dignes. Qui avancent sans se plaindre, embrassent la vie. Et de la naissance d'un espoir, d'un parti d'ouvriers (le parti socialiste, il faudrait s'en souvenir...) et des risques qu'on prend alors, pour lui. Pour qu'il puisse sauver tous, et ceux qui viennent, après. Et d'une Maison de peuple, que tous veulent construire, donnant ici un sou, un autre là, pour acheter un terrain et la bâtir de ses mains collectives, parce qu'elle incarne l'espoir, l'espoir de l'éducation pour changer le monde.

Et il y a cette grand-mère, elle encore encore plus durcie : elle habite à trois kilomètres de Saint-Brieuc, du centre, qu'elle fait normalement, comme en ce temps-là... on découvrira plus tard dans quel dénuement, et pourquoi se plaindre, tant que tout va bien ?

De la vie quotidienne simple, plus que simple, tournée vers l'essentiel, mêlée à l'espoir.

Vraiment, une lecture nécessaire...

. La Maison du Peuple, Louis Guilloux, éd. Grasset Les Cahiers rouges, 1953.

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La vie secrète de Violet Grant :)

21 Octobre 2019, 10:16am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Il faut sans doute imaginer un "mix" entre un roman de Maria Duenas, de Victoria Hislop et un roman de chick litt. 

Deux histoires s'entrecroisent, celle de Vivian en 1964 et celle de Violet en 1910. Je pense qu'il y a de l'incrédulité possible quant à ces deux personnages et leur époque ; l'humour de Violet est par ailleurs très piquant, très anticonformiste... Attachant, très attachant, même si cela n'aide pas à rendre crédible le personnage, et c'est, j'imagine, ce qui m'a fait penser à la chick litt. 

Cependant, on plonge quand même, et on décide de ne pas être trop tatillon sur les détails, les rouages, ce qui fait qu'on pourrait y croire...

Bon, cette Vivian fait ses armes dans un gros journal américain, Metropolitan, et reçoit un jour une valise à son domicile qui s'avère être celle.. d'une grand-tante, disparue dans la nature, depuis quelques décennies. C'est un homme magnifique, médecin, qui attend à la poste en même temps qu'elle, qui l'aide à ramener sa valise chez elle... Aussi beau que Paul Newman...

Bon, on découvre petit à petit l'histoire de Violet, cette jeune scientifique timorée, et de son Dr Grant, dans le sillage d'un certain Albert Einstein... 

Je n'en dis pas plus. 

C'est très romanesque, pas forcément très crédible, mais on prend !

. La vie secrète de Violet Grant, Beatriz Williams, 2014 (Etats-Unis) ; 2016 chez Belfond pour la traduction française.

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La télégraphiste de Chopin

14 Octobre 2019, 09:05am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Rentrée littéraire 2019.

Mince... J'aurais tant aimé aimer ce livre passionnément ! J'aime tellement Eric Faye pour son merveilleux Nagasaki... 

Je trouvais tellement le sujet de ce livre fascinant...

Malheureusement, un bon sujet ne suffit pas, serais-je tentée de dire...

Pour moi, le récit a fonctionné une bonne moitié du livre, je pense. Puis, il m'a beaucoup ennuyée, et j'ai trouvé que le récit s'embourbait ; l'auteur semble ne pas bien savoir comment en sortir, et qu'en faire, de ce merveilleux sujet... Même les personnages finissent par se déliter un peu, ai-je trouvé...

Dans sa tentative de vouloir expliquer l'irrationnel, il a même fini par m'irriter : le sommet fut atteint quand il glisse cet argument confondant, pour toujours tenter d'expliquer l'inexplicable : peut-être qu'une femme aurait approché de plus près le mystère de Vera ! Alors là, Eric..............

Bon, mais de quoi s'agit-il exactement ? Dans l'ex-Tchecoslovaquie, un journaliste et faiseur de documentaires est chargé par son rédacteur en chef de faire le clair sur cette histoire : une femme (Vera) prétend être visitée par Chopin, le grand compositeur pourtant décédé, qui lui dicterait des morceaux de musique... Récalcitrant, hostile au sujet, le journaliste s'exécute... Secondé par un détective privé, ils organisent force filatures, en tous genres, venus de l'époque presque révolue de l'Est pour la confondre, et j'avoue que cet aspect des choses m'a été pénible... Viol de l'intimité au nom d'une pseudo-vérité... : mais la question ne fait absolument pas débat dans le livre, tel n'est pas le sujet qui inspire son auteur...

Bref. Alors certes, l'objet est de voir vaciller un homme de la raison au doute quant à l'inconnu... M'enfin... J'ai vraiment été déçue par ce livre, et ce que l'auteur a fait de cette histoire.

. La télégraphiste de Chopin, Eric Faye, éd. du Seuil, sept 2019.

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La femme qui dit non :))

16 Septembre 2019, 12:52pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est sans doute ce titre qui m'a fait emprunter ce livre, par hasard, et finalement c'est ce que j'aime le moins, pour le trouver très très peu approprié à cette histoire.

Histoire que j'ai dévorée.

C'est le récit d'une femme, dont elle nous dit d'elle qu'elle est âgée de plus de 80 ans. Le récit de sa vie, extraordinairement vivant et haut en couleur. C'est enlevé, pour le moins, souvent piquant, provocateur, non conformiste... Tout commence en 1938, où celle-ci, Marge de son prénom, jeune Anglaise alors de 17 ans, arrive avec son père, en bateau, sur l'île aux Moines. Les deux sont deux navigateurs nés. Ils arrivent à l'île aux Moines, et rencontrent deux jeunes gens, Mathias, et Blaise, différents dans leurs genres, mais très proches, et qui vont instantanément faire fondre la narratrice... Elle épousera l'un, mais... l'autre jouera un rôle non moins important dans sa vie. Vie vécue avec beaucoup de pragmatisme, et plus d'appétit, d'envie de vivre que d'état d'âmes. La France sous l'Occupation, la Résistance, la Bretagne, l'attachement à la Bretagne, la politique de 38 à 1970 va être aussi raconté par cette femme qui n'envoie pas dire ce qu'elle a à dire...

J'ai vraiment adoré tant l'histoire que les personnages, ainsi que la manière dont nous est livrée cette histoire. Tellement loin de l'ennui !

Bibliothèque de Lanvallay.

. La femme qui dit non, Gilles MARTIN-CHAUFFIER, éd. Grasset. 2014.

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Le Roi-Soleil se lève aussi :))

11 Août 2019, 21:22pm

Publié par LaSourisJOne

Essai.

Je mets essai, ici, même si je réalise que le terme "Essai" dessert cet auteur et son livre, car ce livre-là se lit comme un roman. Avec aisance, et passionnément !

M'enfin, c'est bien de cela qu'il s'agit ici, cependant.

Avant toute chose, saluer, très bas, cet auteur. Le remercier. Le congratuler. Pourquoi ? Je l'aime profondément. Je trouve qu'il est intelligent et fin, et qu'il se soucie de rendre intelligent. Ou plutôt non : ses livres rendent intelligent, tout simplement. J'avais prodigieusement aimé cette gourmandise qu'était Le Rendez-vous de Venise, un roman à la fois intime, drôle, et nous faisant plonger au coeur des oeuvres d'art. 

Et puis, plaisir, satisfaction intellectuelle renouvelée.

Ici l'auteur s'emploie à nous narrer la journée du Roi-Soleil. C'est extrêmement documenté, on le voit, et même, cela contre les fausses-idées, la masse de fausses-idées que nous avons de ce siècle, et de ce roi. Par les nombreux témoignages qu'on voit qu'il a lus, de tous les auteurs qui en parlent (Saint-Simon, Louis XIV lui-même, Mme de Sévigné, etc.), par les hypothèses exposées, quand nous n'avons pas de certitudes. Ainsi plongeons-nous de façon passionnante au plus près du quotidien du roi Louis XIV, de sa personnalité, de son entourage, ses penchants... Nous découvrons Molière, qui officie auprès du roi en tant que Valet de Chambre ! Cela est anecdotique, mais non, en fait : cela nous en dit beaucoup sur sa source d'inspiration, entre autres... Dans les coulisses du XVIIe siècle, de surprises en surprises... Saviez-vous que le mot "couvert" vient de ce que le repas du Roi, pour arriver jusqu'à lui, était couvert, pour ne pas refroidir, parce qu'il fallait traverser une longue rue pour venir jusqu'à sa table ?

Oh, vraiment, ce livre, conçu heure par heure est passionnant.

Merci Philippe Beaussant.

. Le Roi-Soleil se lève aussi, Philippe Beaussant, Gallimard, 2000. Folio Poche, 2005.

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