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Le blog de la souris jaune

femme

Fiona Range :)

18 Juillet 2018, 22:05pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Fiona Range : c'est le nom d'une femme.

Une jeune femme qui avance dans la vie comme elle peut, avec son envie de vivre et ses casseroles ; son manque de racines familiales, ou ses racines aimées fantasmées, enfouies dans les silences de ceux qui l'ont élevée...

Sa mère, soeur de sa tante, dont personne ne lui parle, et dont elle sait juste qu'à priori, un jour elle est partie ; son père, revenu de la guerre du Vietnam, marqué à vie, torturé, agressif, parano... Mais auquel elle va s'accrocher parce que c'est ce qu'elle croit être ses racines.

Et puis sa famille d'adoption, les cousines, l'oncle, la tante, entre affection et déceptions, et les chéris, les hommes qu'elle fait entrer dans sa vie perpétuellement sans construire.

Jusqu'à ce drame (même si ça finit bien !), ce huis-clos presque insoutenable, cette atmosphère presque étouffante entre les divers personnages...

Un livre du détail. Ou le temps du quotidien est celui qu'on nous livre.

Avec des drames de l'appréciation quotidienne, et des distorsions qui arrivent à la souffrance...

J'ai aimé.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Fiona Range, Mary Mc Garry Morris, éd. Belfond, 2000 (traduit de l'américain).

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Une dernière danse :))

7 Juillet 2018, 09:34am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais déjà lu avec un grand bonheur L'île des oubliés, de cette auteure. 

Deuxième coup de coeur pour Victoria Hislop avec ce livre-là, qui est rudement efficace pour faire naître sous nos yeux les personnages d'une famille, les liens d'attachement qui les unissent, et l'absolue injustice d'un sort induit par le contexte, pour les séparer. (La peste, avec l'île des oubliés, la guerre civile ici).

En outre, j'avais déjà lu plusieurs livres autour de la guerre civile en Espagne, lu un certain nombre de choses, apprécié le Guernica de Picasso... Et pourtant, jamais je n'ai compris aussi bien ce qui s'était passé dans ces années-là, avant 1936 et pendant ces trois ans d'horreur où sous l'impulsion de Franco une partie des Espagnols se sont retournés contre les intellectuels de gauche, les ouvriers, les communistes, la danse... Mon Dieu, je n'imaginais pas que cela avait pu être à ce point. Saga d'une famille pendant cette période, dont le père tient un café ; la saga arrive par le biais de photos dans ce bar que la narratrice découvre par hasard lors d'un voyage à Grenade.. Bien sûr, certains "coïncidences" peuvent faire tiquer, bien sûr ; mais ça ne gâche rien au plaisir que j'ai eu d'entrer dans les deux époques, les deux vies celle de Sonia la narratrice, et son gougeat de mari, et la magnifique famille de Mercedes, la jeune danseuse de flamenco... J'adore cette idée que c'est la danse qui sauve, le fait d'exprimer par son corps ses sentiments, et de s'oublier par ce biais, qui préserve de la rudesse de la vie. Et les frères, le torrerro, et puis les deux autres... Et Javier, le beau Javier...

J'ai aussi découvert la force du flamenco. 

Juste, le titre français ne me paraît pas du tout approprié, je trouve que ce roman n'a rien à voir avec "Une dernière danse", bien au contraire, ce serait plutôt "une première danse", en tout cas quelque chose qui ouvre... Le titre anglais The Return était beaucoup plus approprié.

En tout cas vraiment un roman dans lequel se plonger cet été !

Médiathèque de Saint-Malo.

. Une dernière danse, Victoria Hislop, 2008 ; France, éd. Les Escales mai 2014. 

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La fin de Mame Baby

2 Juin 2018, 16:28pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre-là, je l'ai découvert par hasard, en même temps que son auteure, lors d'une rencontre littéraire à Etonnants Voyageurs intitulée Le courage de la liberté, samedi 19 mai dernier. J'ai eu envie de l'acheter. 

Et je regrette qu'il ne m'ait pas davantage conquise : je n'exclus pas de tenter de le relire, à une autre période ?

Sur le papier, il avait tout pour me plaire. Et puis je suis restée relativement en dehors...

On rencontre donc Mariette, une dame âgée qui vit seule aidée d'une infirmière. Qui fut d'abord une jeune femme blanche, avant que n'arrive une autre infirmière, noire, la narratrice. On va plonger dans la vie de toutes ces femmes, vies entremêlées sans que l'on sache forcément avant : Mariette, la jeune femme blanche, l'infirmière noire, Mame Baby : Mame Baby, amie d'enfance de Mariette. Partie, ayant réussi, devenue une icône dans le quartier. Destins entrelacés, peut-être que ce sont les figures masculines, qui soustendent tout cela, qui sont trop peu dessinées, alors qu'elles sont des clés des liens entre toutes ces femmes...

Je ne sais.

En tout cas, nous savons assez vite qu'on ne saura rien de cette fin de Mame Baby, mais... on voit que c'est aussi une histoire de solitudes, de blessures, d'abandons, de choix de vie amicaux qui marquent définitivement des destins...

. La fin de Mame Baby, Gaël Octavia. Gallimard Continents noirs, 2017.

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La chair :))

1 Mai 2018, 12:35pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ah, Rosa Montero, une de mes valeurs sûres.

Un sans faute, avec cet opus numéro trois, et toujours aussi convaincue, et aussi fan. 

Elle aborde donc ici le sujet de l'âge pour une femme, sans faux-semblant, déterminée.

Une femme, Soledad, seule, bien dans sa peau, enchaine les relations, enfin, disons qu'elle vit seule, mais tombe amoureuse, et vit ses histoires, souvent avec des hommes mariés. Mario l'a quittée, et elle veut se venger, alors elle engage un "escort" pour aller au théâtre et se donner à voir en la compagnie de ce magnifique bêlatre. 

Mais ce qui ne devait être qu'une soirée... Avec la légèreté, la finesse, la justesse de vue dont elle sait faire preuve, elle nous entraine au gré du quotidien de cette femme, qui a réussi sa vie professionnelle, et vit plutôt aisément.

Elle sait toujours nous surprendre, nous cueillir ; mais les livres de Rosa Montero se lisent, véritablement, les mots qu'on peut en dire ne sont jamais à sa hauteur !

Ah, j'allais oublier, un des plaisir avec cet auteur, encore : celui de découvrir, grâce à elle. Car Rosa Montero ouvre sur le monde. Ainsi, ses livres vous donnent envie de découvrir des artistes dont elle sait vous parler à merveille... Je lui devrai, merci à elle, ma découverte de Ludovico Einaudi que depuis j'écoute en boucle :)

Médiathèque de Saint-Malo.

. La Chair, Rosa Montero, éd. Métaillié, 2016.

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Couleurs de l'incendie :((

28 Avril 2018, 09:34am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est décidé : je me tiendrai dorénavant loin des livres de cet auteur, car vraiment, vraiment, je n'ai aucune sympathie ni goût pour ses univers, encore moins pour son écriture.

J'avais entendu le plus grand bien de ses Couleurs de l'incendie, le dernier ; ce roman sur les années 20 et ce que je croyais en savoir m'avait donné vraiment envie de tenter l'aventure.

Cette phrase, page 186, a sonné le glas de mes véléités : Hortense "ressemblait à l'épouse que tous les hommes redoutent d'avoir un jour". Merde. Merde ! C'est quoi, ça ?? Dans un bouquin qui me raconte une fresque sensée se dérouler dans les années 20 ? Et dans l'oeil de qui, sachant qu'à ce moment-là, c'est Madeleine qui la voit ??! C'est Madeleine qui pense ça ? Soyons sérieux. C'est donc l'auteur qui nous inflige ses clichés à deux balles alors qu'on en a rien à fiche.

C'est ce que je lui reproche. On suit, on suit, et puis tout à coup, il glisse. Et on se dit merde ! On recommence à suivre l'histoire, parce qu'il sait raconter une histoire, et puis ça glisse à nouveau, et là, on se dit non ! Je ne m'y retrouve pas dans un style 'bric-à-brac'. Là, je n'ai pas eu l'impression d'être dans les années 20, presque 30, mais au XIXè. Il tricote des histoires qui me tenaient, et finalement, je n'ai plus eu envie d'y croire : s'il mène de main de maître les écheveaux de chaque destin (Madeleine, Paul, Joubert, André...) vers une apothéose, soit, mais si tout cela s'effiloche, alors j'aurai perdu mon temps. Alors je ne tenterai pas le coup.

Trop de personnages caricaturaux...

En plus de l'écriture que je n'aime pas, il y a trop de personnages que je n'aime pas, pour boutiquer sans doute des coups médiocres pour avoir envie de lire ce livre. Donc, stop, et pour moi probablement, le dernier Pierre Lemaitre.

Merci quand même à Samuel qui m'a mis ce livre entre les mains.

. Couleurs de l'incendie, Pierre Lemaitre, éditions Albin Michel, 2018.

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Les années douces :))

22 Avril 2018, 20:53pm

Publié par LaSourisJOne

BD.

Emprunté par hasard, sans avoir fait le lien avec cette BD, Quartier lointain, que j'avais lu et aimé il y a longtemps.

Beaucoup aimé celle-ci. Sans doute déjà parce que c'est un manga "à l'occidentale", qui ne me fait pas pester à l'encontre du sens de lecture ; 

J'ai aimé le rythme, lent, de cette histoire; les dessins posés.

J'ai été admirative du talent qui se dégage du trait de l'auteur, particulièrement frappant dans ces deux tomes des années douces : avec quelques traits, il peint avec justesse une palette très large de ressentis humains féminins, son personnage principal étant une femme.

J'ai aimé le rendu de son vague à l'âme, son rapport quotidien à la solitude, la façon qu'elle a de s'accrocher à ce professeur, leur histoire, simple, la poésie, la féérie des planches...

J'ai moins aimé l'intrusion de la grande féérie, ou de l'imaginaire total, mais après tout, cela faisant partie de cette histoire, allons y pour les Tengus, nous trop/si rationnels, pauvres de nous...

Les scènes au bar, les plats commandés par les deux personnages, la nourriture qui devient un art de vivre du quotidien, un rythme de vie, 

vraiment, une respiration délicieuse.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Les années douces, BD, 1 et 2, Tanigushi, Casterman, 2010.

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Amours :))

17 Avril 2018, 18:48pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Deuxième découverte, réussie de Leonor de Recondo, après Rêves oubliés (paru en 2012) pour moi.

Charme de ce livre-ci, qui nous invite à plonger dans une époque, un siècle en arrière, si rude et si cruelle pour les femmes.

On mesure le chemin effectué, même s'il en reste à faire...

Le statut de domestique détermine bien souvent une condition, et prédestine assurément. Ainsi, les femmes peuvent se faire engrosser comme si c'était normal par l'homme de la maison... Après, il s'agit de cacher l'histoire sous le tapis, et elle, et l'enfant qui en naît parfois, en sont les dommages colatéraux !...

Ici, Victoire est la jeune femme de la maison. Naïve, évidemment, pure, forcément. 

Son mari, pas jugé, pas condamné fait sa petite affaire dans le lit de la bonne...

Mais un détournement inattendu des événements va apporter sa touche extrêmement lumineuse à cette histoire : les deux femmes se trouvent, entre culpabilité et difficulté à assumer évidemment, mais cette histoire est belle. La fin, bien que tragique (on peste, on peste, on aurait tellement voulu que ça puisse finir autrement !) est elle aussi très poignante et belle.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Amours, Léonor de Recondo, éd. Sabine Wespieser, janvier 2015.

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Miss cyclone :))

15 Avril 2018, 17:05pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ayant vraiment pris beaucoup de plaisir à la lecture de La Drôle de vie de Zelda Zonk, j'ai eu envie de tenter ma chance à nouveau, et de m'essayer à un autre livre de cette auteure. Chance : il y en avait un à la médiathèque. 

Quelle réussite ! Conquise, encore une fois.

Ses personnages sont véritablement attachants.

Histoire de deux amies, qui vivent à une quarantaine de km de New-York, des amies qui ne se ressemblent guère, Angela et June. Mais indissociables. La belle force d'Angela, qui accepte son destin avec détermination et optimisme est attachante. 

De la même manière que l'importance qu'elle accorde aux liens, aux êtres.

Alors elle suit son destin, et Nick. Belle vie que la leur. Les coups de canifs du destin dans leur parcours n'entachera rien, et cette histoire demeurera lumineuse.

Malgré les trahisons. 

Et la perte. 

En arrière plan du roman, le parc d'attraction du père de Nick, et les événements tragiques du 11 septembre 2001. 

Un grand plaisir de lecture.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Miss cyclone, Laurence Peyrin. Ed Calmann-Lévy, 2017.

 

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Juliet, naked :))

9 Avril 2018, 21:33pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, bon. Certes, je me dis chaque fois que Nick Hornby écrit décidément très mal ; cependant, il parvient, aussi, chaque fois, à m'entrainer dans son histoire et plutôt avec plaisir.

Après Vous descendez ?, donc, je réitère avec bonheur, avec ce livre Juliet, naked. Qui, paradoxalement, traite de la célébrité et du besoin de l'oubli (cf. Olivier Adam) avec beaucoup moins de talent dans l'écriture, mais avec beaucoup plus de joie pour le lecteur, en tout cas pour moi. On a donc la vie d'un trio : un couple, ensemble depuis 15 ans ; Duncan grand fan jusqu'à l'idôlatrie d'un certain Tucker Crowe, qui s'est retiré, mais qui a son blog de fans absolus. Elle le suit dans ses délires, jusqu'au jour où... elle remet enfin leur couple en question, découvrant parce qu'elle accepte enfin d'ouvrir les yeux, qu'elle ne l'avait jamais vraiment aimé, mais qu'elle état avec lui par confort, enfin, disons, conformisme. Quelque chose comme ça.

Il se trouve qu'elle se met soudain à écrire un billet sur le site du type, et que la grande star lui répond...

Ca traite avec bonheur du rapport à l'internet, de la stupidité des grands fans qui s'adulent entre eux et vénèrent leurs avis respectifs, ça traite de la célébrité relative, de la raison en regard de cela, et le destin de la star qui est juste lui, quand ses idiots de fans se refusent à tout prix à lui laisser son identité "humaine" ; c'est très très juste, et représente une belle critique du fanatisme stupide et aveugle, au détriment de l'humain, du bon sens... 

Cela traite aussi du couple, de l'amour, de la longévité d'un couple, et... du temps qui passe. Le rapport de l'auteur au temps qui passe m'a saoulé, parce qu'empreint de fatalisme, véritablement, mais passé cela, j'ai vraiment passé un très bon moment, vraiment jouissif et source de joie parfois avec les divers personnages de ce roman.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Juliet, naked, Nick Hornby, 2009 ; 2010, pour la traduction française, éd. 10/18

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Le Club de la Chance

5 Avril 2018, 08:07am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Roman à tiroirs.

Il faut aimer les histoires différentes qui se succèdent, même si elles se rassemblent, l'ambiance chinoise, orientale et ce rapport aux croyances, avoir envie d'un livre où les femmes sont par culture dépendantes...

Je crois que ce n'était pas mon heure, ou plus mon heure, pour ce livre-là. J'avais l'impression de me replonger dans une nouvelle différente à chaque chapitre et je n'avais pas envie de ça.

Il faut vous dire qu'il s'agit d'un club de femmes chinoises qui se retrouvent, selon certains codes, dans leur vie quotidienne aux Etats-Unis, ça parle d'une réalité qui semble appartenir à des siècles en arrière...

C'est sans doute attachant pour qui veut vraiment faire l'effort de rassembler ce bouquet, en un ensemble qui nous donne des tranches de vies de toutes ces femmes, conditionnées par leurs racines, et surtout, leur mère...

Médiathèque de Saint-Malo.

. Le Club de la Chance, Amy Tan, 1989 aux E-U, 1993 en France.

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