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Le blog de la souris jaune

femme

Les fleurs sauvages des bougainvilliers :))

19 Avril 2020, 10:33am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Rien de tel qu'un livre où l'on se sent bien, qu'on a très envie de retrouver et qu'on dévore sans avoir envie qu'il se termine trop vite, justement parce qu'on voudrait qu'il ne s'arrête jamais ! 

Les deux livres de Katherine Scholes -en incluant celui-ici - ont eu cet effet là pour moi (j'avais adoré de même La lionne, paru en 2012). Je chercherai donc évidemment à me procurer les autres, car elle en a écrit plusieurs autres, d'après ce que je découvre.

On lui passe donc ses petits défauts... Et même s'il m'est arrivée de trouver que c'était un peu long au coeur de l'histoire, ça fait partie du jeu, du plaisir !

C'est l'histoire d'une jeune femme, dont on sent qu'elle est bien contrainte par son époque, et les moeurs qui lui correspondent. Encore plus par le milieu qu'elle va adopter par amour... Bref : Kitty (oui, bon, on s'en fout du nom) est australienne (comme l'auteure) ; elle a quitté sa famille, ses parents et ses frères, la ferme familiale pour connaître la vie qu'elle rêve : elle veut être artiste. S'installe à Londres. Rencontre un certain Yuri, artiste justement, un ancien prince russe... Belle amitié que celle-ci, et le début d'un chemin pour Kitty... jusqu'à ce qu'elle rencontre Théo. Qui va devenir son mari... Ils se marient pendant la guerre, ah oui, tout cela se déroule aux alentours de la deuxième guerre mondiale (mais il n'en est pas question, juste des conséquences que celle-ci peut avoir sur les êtres et sur leur nature). Et puis... un scandale, deux mêmes... Et puis Kitty accepte tous les choix de son maris, toutes les décisions qui la concernent... en plus d'une installation pour une nouvelle vie autour d'un projet qui a vraiment existé - une absurdité des européens, on le sent tout de suite à la lecture - le plan Arachide...

Je vais m'arrêter là pour ne pas trop en dévoiler, mais il y a plein de choses dans ce livre : les rapports entre les "blancs" et les domestiques ; les rapports surfaits des sociétés qui imposent de faire semblant ; la part de liberté ou de vrai qu'on va trouver malgré tout (une amitié particulière) ; et puis, des rencontres, des belles rencontres, autour d'une mission, de prêtres, un petit singe.

J'espère ne pas en avoir trop dit ! 

Mais c'est pour vous dire qu'il va bien au delà que ses couvertures et ses titres un peu mièvres !

Merci très chaleureux à Delph qui me l'a mis entre les mains, et offert un certain jour particulier...

. Les fleurs sauvages des bougainvilliers, Katherine Scholes, (2013) ; éd. Belfond en 2015 repris chez Pocket. 

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La Religieuse :)))

7 Avril 2020, 09:56am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Formidable roman de Diderot, plongée au coeur des couvents, comme un écho bien antérieur au Bal des Folles... Même histoire (de départ) écrite quelques siècles auparavant, entre 1760 et 1780 : une jeune femme, Suzanne Simonin, est envoyée malgré soi dans un couvent pour y être religieuse, sous la pression de son père et de sa mère. Alors qu'elle rêve d'une autre vie, telle que celles de ses soeurs, qui, elles, vont se marier. Alors sa résistance, sa révolte une fois à l'intérieur, et son épopée et ses péripéties dans trois couvents différents... Ses rencontres, à l'intérieur ; son courage, sa force mentale, pour tenir, malgré tout ; sa respectabilité, sa vertu ; les petites et grandes mesquineries des autres, lorsqu'on vit enfermées dans un univers claustral ainsi tout le temps, et nous y voila, ce que dénonce Diderot... Et puis les tendresses, quelles tendresses ?, de certaines soeurs, ou supérieures... On est dans la peau de cette jeune soeur Suzanne, et c'est merveilleusement raconté, en narration interne...

Une effroyable satire des couvents, comme Diderot le dira lui-même, cet auteur du XVIIIe siècle où les grands écrivains se sont élevés pour la tolérance et la liberté. Ainsi, là, le refus de voir l'épanouissement humain entravé par l'enfermement, les familles, l'Eglise, surtout contre le gré d'êtres humains ! Tellement fou.....

En réalité, l'écriture de ce roman s'entoure d'un contexte qui ne manque pas de surprendre, m'enfin, ce qui compte, c'est qu'il ait existé !? En fait, tout est parti d'une "blague" à un ami qu'il s'agissait de faire revenir de Caen à Paris, un ami un peu souffrant... Alors pour l'occuper et l'intéresser, alors qu'on savait qu'il s'était intéressé au sort d'une femme qui réclamait la proclamation de sa sortie et l'annulation de ses voeux, des amis dont Diderot se sont mis à écrire des lettres, des fausses lettres émanant de divers interlocuteurs, autour de cette histoire... Et pour tenir son histoire, Diderot a fini par en écrire un roman ! Les lettres font partie du livre, à la fin de celui-ci, évidemment cela ne manque pas d'interroger les historiens de la littérature sur le genre final de tout cela....

En tout cas, c'est un livre passionnant, qui se dévore ! 

. La Religieuse, Denis Diderot, 1780, publié à titre posthume en 1796.... (Le Livre de poche, Classiques).

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L'Embellie

4 Avril 2020, 16:07pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Enfin.

J'ai lu ce livre sans grande passion... Avec un peu d'impatience... Mais le contexte est-il neutre ? J'ai la sensation cependant que j'aurais tout aussi bien l'avoir déjà lu, je ne suis pas sûre que je m'en rappelerais... Et pourtant, il est sans doute tout sauf commun ? Mais peut-être justement... Il nous emmène en Islande, dans de tout petits villages, au pied de champs de lave, noirs... Dans la peau d'une trentenaire (elle a 33 ans) qui dit toujours oui. Non, pardon, c'est pas ça. M'enfin c'est sans doute ça qui a fini par me taper sur les nerfs, même si, on se doute bien que tout cela fait partie du processus initiatique. Bref, elle divorce d'avec son ancien mari, un fieffé con, radin, égoïste... A chaque fois qu'il revient pleurer dans son giron, elle ne l'envoie jamais bouler... J'en rêvais ! M'enfin, bref, on s'en fout, c'est pas ça l'histoire. L'histoire c'est qu'elle décide de partir plusieurs semaines faire un grand périple pour tout laisser derrière elle, avancer, réfléchir... Elle se retrouve avec le fils de sa meilleure amie dans l'aventure (il a 4 ans), et heureusement, cela se révèle une chose fabuleuse (car c'était loin d'être ce qu'elle souhaitait).... Les rencontres sont très improbables, ça a fini par me fatiguer tout ça... Même si j'ai souri parfois...

J'ai trouvé ma lecture un peu vaine, en fait... Mais, encore une fois, difficile de s'affranchir du contexte de lecture !!

. L'Embellie, Audur Ava Olafsdottir, Zulma 2012, en Poche, collection Points.

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L'amour a le goût des fraises :)

25 Mars 2020, 17:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Une fois n'est pas coutume, c'est le hasard qui m'a fait emprunter le livre-là, sans doute parce qu'il était, dans le rayon de la bibliothèque, à côté de celui que je cherchais qui lui, n'était pas là ! En tout cas : on peut dire qu'en cette période, il correspondait parfaitement à mes attentes et mes besoins. Et oui, un livre c'est aussi ça, n'est-ce-pas ? Donc : lent, qui se lit à petites doses, léger en apparence, dans un cadre autre... Ce livre avance vraiment à petites touches, comme les cercles concentriques qui se dessinent dans l'eau au jeté d'un caillou... Revenant parfois sur ses pas, pour explorer autrement, différemment l'histoire ou même les histoires...

Un roman à plusieurs voix. Celles que rassemble un même cours de dessin. Rien de ce qu'on attend, rien de ce qu'on imagine réellement là, avec ce livre qui change, sans doute déjà parce que son auteure est d'Afrique du Sud, et que ce n'est pas si fréquent. Alors, en arrière-plan, les conséquences de la séparation des peuples Tutsi et Hutu. Deux jeunes femmes, noires, Françoise et Doudou, soeur. Inextricablement liées. Inséparables. A tel point que vivre pour l'une surtout, sera même compliqué parce qu'il est inenvisageable pour l'autre qu'elle crée sa vie... Et puis Stella, la fillette de 13 ans en vacances en Grèce avec sa mère devenue grande, Ivor, le fameux Ivor, Luke, Thymothy l'amoureux... 

Ca avance lentement vers un dénouement loin de ce qu'on attend. 

Vraiment, c'était une lecture très plaisante, tellement rafraîchissante...

. L'amour a le goût des fraises, Rosamund Haden, éd. Sabine Wespieser, 2014 (éd originale, en langue anglaise) ; 2016 pour la traduction chez Sabine Wespieser.

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Les confessions de Frannie Langton

4 Mars 2020, 19:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Mon dieu, quel soulagement de le finir ! J'ai trouvé ce livre d'une cruauté extrême. Un tel déballage d'horreurs le rend souvent insoutenable. Le meurtre ou double meurtre, le passé de cette pauvre Frannie, ce qu'elle est contrainte de faire pour ce monstre de Langton... Cette jeune femme sacrifiée tout au long de sa vie (le roman se déroule au XIX entre la Jamaïque et Londres sur fond d'esclavage, d'expériences et de théories insoutenables sur les couleurs de peau). C'est en outre éperdument trop long. Mon dieu que c'est long ! L'écriture allusive quand on aurait besoin que ce soit clair m'a aussi agacée. Quelle souffrance que ce livre ! J'ai eu beau parfois survoler certaines pages, ça reste largement insoutenable. Avec le recul je regrette de l'avoir lu et de l'avoir fini. 

Il est bien écrit cependant et je suppose que c'est pour cela que je l'ai fini.

Allez, vite, vite, passons à autre chose !

. Les confessions de Frannie Langton, Sara Collins, éd. Belfond, mars 2019.

 

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Les femmes du braconnier :(

25 Février 2020, 21:00pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Parfois, on ne sait pas pourquoi on poursuit. Mais on poursuit.

Ces temps-ci, étant donnés les livres qui me tombent des mains, c'est déjà pas si mal... M'enfin, si je suis honnête, je me suis ennuyée. La mythologie et les symboles ne font pas une histoire passionnante, ne puis-je m'empêcher de me dire... Même s'il devait y avoir une musique, pour que je sois allée au bout, et c'est déjà pas si mal... Mais je n'ai aimé aucun des personnages. Je n'ai pas aimé l'histoire. J'ai aimé la narration multiple, à de très nombreuses voix... Je n'ai pas aimé le propos, je n'ai pas aimé le titre... 

Les bêtes, en tout cas, ici s’entremêlent aux humains, et l'on comprend que perdre de son animalité peut faire perdre son amour... Soudain on sombre dans l'ennui... 

Soit. Un sursaut d’intérêt...

. Les femmes du braconnier, Claude Pujade-Renaud, éd Actes Sud, 2010.

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Fuki-no-tô :)

3 Février 2020, 19:53pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Petite respiration, avec cette auteure qui parvient à faire que je ne lâche pas ses livres, comme avec Maïmaï... Un style sec, sans gras, simple, dont je ne suis pas forcément fan mais qui fonctionne bien et emporte, il faut le reconnaître. Et puis le jeu toujours, autour de l'identité de ses personnages et de leur nom ; ici, Fukito, la jeune femme rencontrée au lycée, est tout entière incluse dans ce titre "Fuki-no-to", qui désigne le lieu où l'héroïne, Atsuko, fait pousser des fuki, bambous, une plante spécifique... Délicatesse des sentiments, délicatesse des personnages, c'est sans doute cela aussi que j'aime trouver chez cette auteure.

Ici... une famille, celle d'Atsuko, qui vit à la campagne, puisqu'elle a choisi de reprendre la ferme de son père. Deux enfants. Un mari urbain mais qui l'a suivie, après sa liaison avec une maîtresse, parce que, découvert, il ne voulait pas perdre sa famille. Et puis... Atsuko a besoin d'une employée, et sans le savoir elle va embaucher... Fukito, celle de son adolescence. A l'époque, les sentiments ne sont pas affirmés, compliqués par la société ; chacune fait sa vie ; mais elles se retrouvent et découvrent la force de leurs sentiments...

Comment les vivre dans une société très intolérante à l'homosexualité ? 

C'est un récit court, pur, très beau.

. Fuki-no-tô, Aki Shimazaki, éd. Actes Sud, 2017.

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Adam et Cassandra :)

4 Janvier 2020, 17:39pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Je n'avais pas souvenir d'avoir lu cette auteure avant.

J'ai trouvé ce livre savoureux ! Tout en retenue anglaise, avec l'ironie, l'ennui d'une société polissée qui couvent sous chaque geste quotidien, en chaque conversation...

Je m'en suis délectée, j'ai souvent souri.

Donc, donc : c'est l'histoire d'une petite communauté anglaise, dans une région un peu reculée ; on y fait preuve de bonnes manières affectées, on s'invite les uns chez les autres mais on traque les petites histoires, les petits cancans ! 

Cassandra est mariée avec Adam. C'est elle la maîtresse de maison, dévouée, car elle a épousé Adam il y a cinq ans, un écrivain. Hi hi un écrivain prétencieux, flemmard, qui se repose tellement sur sa Cassandra, mais il est tout auréolé de la perception qu'en a Cassandra... Cependant, elle ne le trouve guère assez amoureux, et il l'ennuie un peu, mais o grands dieux comment l'assumer ? En tout cas, après s'être fait assidument courtiser (c'est drôle, ça aussi, cette cour et la manière dont elle est racontée), effrayée, elle décide que la meilleure manière de réveiller Adam c'est de partir en vacances... seule ! Les péripéties commencent.

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre  !

. Adam et Cassandra, Barbara Pym, traduit de l'anglais, Bibliothèque étrangère Rivages, 1990. 

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Une bouteille à la mer

29 Décembre 2019, 09:44am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'avais déjà lu Nicholas Sparks, je savais donc à peu près à quoi m'en tenir (Le porte-bonheur) ; Il est probable que si je n'avais pas été à l'étranger avec cette seule lecture, j'aurais abandonné ce livre à sa première partie. 

Première partie que j'ai trouvée : mièvre, bourrée de clichés en tout genre, notamment sur les codes de séduction, les hommes et femmes, le cadre idyllique de la Caroline du Sud renforce tout ça, bref, de quoi lâcher le bouquin à coup sûr.

Je n'ai eu d'autre choix que de le poursuivre, donc ; la seconde partie se poursuit dans la même veine, mais... éveille un intérêt dans son déroulement. Qui n'est pas celui qu'on attend de ce genre de bleuet sentimental (oh, pardon, c'est pas sympa pour Nicholas Sparks qui est le maître des histoires romantiques, isnt-it ?) ; déchirante, mais intéressante et poussant à réfléchir : jusqu'à quel point peut-on laisser le passé envahir et gâcher sa vie ? Parfois, il peut être trop tard et on ne vit pas ce qu'on devrait vivre, on se prive d'autre chose, d'autres belles choses... 

Bref, l'histoire, quand même : Theressa est une femme (âgée, déjà 36 ans, ouaff, ouaf, ouaf, Nicholas Sparks !!) qui écrit des chroniques pour un journal, et élève seule son fils de 12 ans. Son mec l'a trompée il y a trois ans, et ils se sont quittés, elle panse encore ses plaies. Un jour sur la plage, elle trouve une bouteille, avec... une lettre, d'amour, destinée à une certaine Catherine, signée d'un certain Garett, dedans... La lettre la touche pour son amour inconditionnel, éternel... D'autant qu'elle comprend que cette Catherine n'est sans doute plus, elle est sans doute décédée... Je vous passe les détails, mais... Théresa va avoir envie de retrouver ce Garrett... La fin de l'histoire n'est pas celle qu'on aurait pu imaginer pour un tel livre, elle est déchirante, mais heureusement, je pense qu'elle sauve le livre.

. Une bouteille à la mer, Nicholas Sparks, 1998.

 

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Balzac et la Petite Tailleuse chinoise :)

19 Décembre 2019, 20:19pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai beaucoup aimé cette plongée au coeur d'une période historique de la Chine que je ne connaissais pas, les années 70. Terrifiante découverte, sous Mao : les jeunes gens de la ville sont envoyés à la campagne, parfois à vie, pour "rééducation". Ils font souvent de rudes travaux des champs, et tous livres autres que ceux liés à Mao sont interdits... 

Ici, les deux protagonistes qu'on voit évoluer sont épris de lettres, s'accommodent de leur vie rurale, montagnarde, très dure parce qu'ils n'ont pas le choix, mais rêvent aussi de littérature... Touchant récit sur le pouvoir des mots, et de la fiction... Ainsi, les jeunes gens qui ont le don de raconter les histoires à partir de livres qu'ils ont lu, ou de films qu'ils ont vus, seront parfois dispensés de travaux en échange de leur narration... Top. L'auteur a voulu nous donner tout son aspect possible : ainsi le pouvoir des mots tourne la tête, ou alors... donne une liberté qu'on prend, quitte à ce que ce soit au détriment des gens qui nous aiment ? 

J'ai aussi énormément aimé la narration de ce récit, j'adore voir ou imaginer un narrateur ultérieur aux faits, ce qui donne au récit une telle densité...

Un beau roman et un précieux plaisir de lecture.

. Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, Dai Sijie, éd. Gallimard, 2000.

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