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Le blog de la souris jaune

femme

Photo de groupe au bord du fleuve :)))

17 Mars 2021, 16:12pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Magnifique et forte découverte que ce roman. Il ne nous leurre guère sur la réalité de la femme en Afrique, ou dans une partie de l'Afrique... Nous voila au plus près d'un groupe de femmes condamnées par nécessité vitale à casser des cailloux au Congo. Ces cailloux, produit de leur énergie sont extraits de blocs de rocs, mis en sacs et vendus... 10 000 francs le sac, à un prix qu'elles finissent pas trouver trop bas compte tenu de l'exploitation qu'en font les hommes. Alors elles décident de doubler ce prix. Commence alors un combat pour la dignité narré par l'une d'entre elles, la narratrice dans un récit qui semble nous interpeller tout autant que la narratrice s'interpelle puisqu'il est à la seconde personne du singulier, c'est un "tu" qui nous parle...

Rien n'est tendre pour la femme dont l'auteur (né au Congo) nous peint merveilleusement la condition... Heureusement le groupe, la nouvelle force de ces femmes qui ont décidé de dire "non", alors même qu'il est si complexe de dire non pour elles qui survivent chaque jour, manquant tant d'argent pour vivre, se nourrir et élever leurs enfants... Les flashs d'information qui jalonnent le récit, entendus par la narratrice le matin au réveil, sont également confondants quant au triste sort réservé bien souvent aux femmes, si souvent sacrifiée au nom de croyances archaïques choquantes...

On aime le groupe de ces femmes qui grâce à l'entraide parviendront peut-être à transformer leurs vies...

Prodigieux. Vu chez Luocine (est-ce là alors que je l'avais découvert pour me donner envie de le lire ?) qui l'avait aussi beaucoup apprécié. 

. Photo de groupe au bord du Fleuve, Emmanuel Dongala, Actes Sud, 2010.

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Manuel de chasse et de pêche à l'usage des filles :)

18 Février 2021, 18:50pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Le titre est vendeur, et même sur-vendeur, ça c'est un fait. N'empêche que ça m'a donné envie de le feuilleter, et c'est les quelques lignes de présentation qui m'ont plutôt donné envie et qui sont plus proches de la vérité sur le contenu de ce livre : une tranche de vie d'une jeune femme, new-yorkaise, travaillant dans l'édition. Qui cherche l'amour durable. Sa vie, ses petits amis, sa famille, ses meilleures amies... Ca se lit bien. Maintenant : c'est un roman court ; on pourrait rester sur sa faim ; le récit est bien enlevé, plein d'humour alors ce n'est déjà pas si mal. Dans le roman, un chapitre change de point de vue, et soudain, les personnages que l'on voit ne sont plus ceux du début... Alors on s'interroge... La narratrice 30 ans plus tard ? En fait non, j'ai fini par comprendre qu'il s'agissait de l'autre famille qui habite le même immeuble qu'elle... Pourquoi pas, simplement comme le fil n'est pas véritablement approfondi, c'est à dire qu'on ne voit cette famille qu'une fois, on se demande un peu pourquoi... Ca fait sans doute penser aux séries en tout genre sur le quotidien des New-Yorkais, ou aux Chroniques de San Fransico j'imagine. Sauf que : pas de glauque ici, pas de junkies !

Ca se déguste, en tout cas, ma foi, la lecture est plaisante.

. Manuel de chasse et de pêche à l'usage des filles, Melissa Bank, traduit de l'Américain, 1999. Rivage Poche

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Villa des femmes :)

14 Février 2021, 18:23pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Immersion libanaise. Racontée par le chauffeur d'une famille habitant une villa à Beyrouth. Années 1973-1979. Une vie légère, insouciante ou faite des tracas relatifs à la vie, et soudain ces tracas qui disparaissent parce qu'autre chose prend toute la place : la guerre. Les tirs, tout près, une guerre qui appartient à d'autres mais qui font s'interroger sur : est-ce qu'on reste ou est-ce qu'il n'est pas prudent de partir ? Et puis la famille reste. La famille, un couple, et le père décédé, qui gérait les affaires, il reste la femme, la soeur de l'homme de famille une rivalité terrible entre les deux femmes. Que va t-elle devenir, cette rivalité ? Comment la vie va t-elle suivre son cours ? Et puis il y a les enfants. Le fils aîné qui dilapide la fortune, l'autre fils parti voyager et la belle Karine... 

J'ai beaucoup aimé le regard de ce chauffeur, la voix de celui-ci racontant la vie, sa vie avec cette famille, car cette famille c'est sa vie... Sa voix et sa présence sur le perron de la villa. Les paysages, aussi, les odeurs et les saveurs d'ailleurs, les orangers et la lavande...

J'ai beaucoup aimé.

. Villa des femmes, Charif Majdalani, éditions du Seuil, 2015.

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Le secret de la manufacture de chaussettes inusables :)))

10 Février 2021, 21:02pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Rien à faire, j'aime décidément les livres de cette auteure : le premier, Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates m'avait déjà totalement conquise. Idem pour celui-ci, dont je viens de dévorer les 650 pages. 

L'histoire lente, digeste, absolument savoureuse, d'une famille. Une famille en Virginie occidentale, dans une toute petite ville où tout le monde se connaît. Deux points de vue : celui de Jottie, l'une des tantes, et surtout celui de Willa, enfant, 12 ans. Enfant mûre, réfléchie... Un été de 1938. Alors que la maison de famille, qui accueille des pensionnaires, accueille pour lors une jeune femme, Melle Beck, expédiée là par son père, le patriarche sénateur, pour lui apprendre ce qu'est le travail parce qu'elle n'a pas voulu épouser l'homme de son choix. Bref : ici l'incendie de l'entreprise locale La Manufacture des chaussettes Inusables en 1920 a laissé ses traces profondes, indélébiles... Les relations familiales se donnent à voir, profondes, entières, parfois douloureuses sur fond de traumatisme, et les personnalités vont s'éclairer, se révéler, notamment celle du frère, le père de Willa (et de Bird, 9 ans), Félix... Bref, tout cela est tout à fait savoureux, ça se déguste avec plaisir, d'autant que l'écriture est enjouée, gaie, et n'hésite pas à nous narrer quelques faits via des lettres que certains protagonistes s'envoient. Bref, quel plaisir total de lecture !

Ca fait du bien...

Heureusement, il va maintenant être dans ma bibliothèque, puisque c'est encore une miraculeuse bouquinerie qui l'a mis sur mon chemin :)

. Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows, 2015. (10/18).

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La pluie, avant qu'elle tombe :(

31 Décembre 2020, 11:02am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Mince ! Ce livre-là était prometteur. Plume de Jonathan Coe, déjà ; l'histoire, aussi, qui me donnait envie de découvrir les protagonistes... Et puis, ce livre avec lequel j'avais pas si mal commencé, il a fini par m'ennuyer, m'agacer, je l'ai de moins en moins aimé... Grrrr ! J'ai failli l'abandonner à 20 pages de la fin.

Le principe, déjà : il faut que je me rappelle, je pense, que je n'aime pas du tout cela. Une histoire qui naît à partir de photos qu'on nous raconte ! Je crois que ça m'ennuie profondément, et que je n'en aime pas le rythme. En outre, je trouve qu'on s'emmèle vraiment les pinceaux entre les différentes époques, entre les divers personnages de l'histoire, les strates de temps... Et puis je l'ai trouvé tellement triste, et cruel avec l'enfance... Bref.

Trois femmes (Gill et ses deux filles) vont écouter les enregistrements sonores de leur (tiens, voila que je ne sais déjà plus...) tante (pour Gill), décédée des suites d'une longue maladie. Celle-ci a raconté à l'attention d'Imogen, jeune fille aveugle (l'histoire nous racontera qui est cette Imogen et pourquoi elle est aveugle...) son histoire, l'histoire de ses origines à cette fillette. A partir de photos qu'elle lui raconte, une vingtaine de photos. Si bien qu'il y a des trous dans l'histoire, ou les histoires, qu'on perd le fil, enfin bref... 

Point de départ de cette histoire, quand même, un point tout à fait passionnant de l'histoire anglaise : dans les années 40, lorsque les familles se séparaient de leurs enfants, les envoyant à la campagne pour les protéger des bombardements des villes... Des douleurs, des souvenirs, des attachements aussi. Bref, la narratrice est envoyé à la campagne chez une famille éloignée et elle va nouer des liens de dépendance forte à l'égard de Béatrix, sa cousine... Liens qui conditionneront tout le reste de sa vie.

La personnalité de Béatrix, si centrale et qu'on comprend si peu finalement puisqu'elle nous est donnée à voir en focalisation extérieure est assez incompréhensible, et quand même un peu répulsive... A moins que c'est faute d'amour de sa propre mère ? Bon, bref, vraiment pas convaincue par ce livre-là, vous l'aurez compris... Quelqu'un l'a lu ?

Médiathèque de Saint-Malo.

. La pluie, avant qu'elle tombe, Jonathan Coe, Gallimard, 2007.

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En route pour Compostelle :)

17 Décembre 2020, 21:37pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Finir un livre contemporain est toujours un exploit pour moi en cette époque, je le vois, un miracle fragile, dont je me réjouis quand il arrive. Aussi, ce livre-là doit bien receler quelques pépites ! Léger, certes. Mais pas que. Plaisant. Pas ennuyeux. C'est déjà pas mal ! 

Cinq amies, de longue date, qui se réunissent tous les premiers mardis du mois au restaurant, à Cologne. L'une d'elles perd son mari, et décide de suivre sa trace en pélérinage vers Compostelle. Ses amies, coûte que coûte, décident de l'accompagner, malgré leurs contraintes, leur personnalité aux antipodes du défi...

Et évidemment, toutes apprendront plus que ce qu'elles pensaient apprendre en partant, sur elles, mais encore sur les autres, sur leurs amies, sur ce qu'elles croyaient savoir... 

J'ai aimé. Le suspense est assez bien tenu, et nous tient en haleine, notamment autour de la vie d'Arne, le mari défunt... 

Plaisante lecture !

Médiathèque de Saint-Malo.

. En route vers Compostelle, Monika Peetz, 2010 ; Presses de la Cité, traduit de l'Allemand en 2014.

 

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Le rayon vert :)

9 Décembre 2020, 15:53pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre-là figurait sur ma PAL, peu connu de Jules Verne j'avais bien envie de le découvrir. Les grands esprits se rencontrant, une personne qui me connaît bien me l'a offert, sans savoir que je souhaitais le lire... Qu'elle en soit ici remerciée (oh non, cette dernière tournure de phrase m'évoque Jules Verne, voila que je vais me mettre à écrire comme lui !! ). 

Plaisante lecture, légère, charmante à souhait, digeste... Certes sans doute redondant par moments, bien que pourtant court, cependant, j'ai été bon public, et plutôt contente de ma balade aux côtés de ces personnages à la recherche du rayon vert... 

Alors, alors, où sommes nous ? En Ecosse. Aux côtés d'une petite communauté familiale très aisée, donc oisive : les deux frères presque siamois, la cinquantaine, qui assurent déjà une partie de l'arrière-plan comique ; leur nièce, sur laquelle ils veillent en vieux gâteux absolument dévoués à celle-ci et ses caprices ; les deux domestiques principaux de cette maisonnée (la famille a deux demeures dont une dans un vaste cottage écossais), et puis... il y a le savant, le prétendant, coopté par les deux frères pour épouser la nièce Héléna Campbell... Seulement, ce savant-là est dépeint par Jules Verne (contrairement à ceux de ses autres romans) ridicule, extrêmement agaçant, absolument pas sympathique ! Alors quand le petit groupe décide d'aller à la recherche du rayon vert à la demande d'Héléna qui décrète qu'elle ne se mariera que quand elle aura vu le rayon vert... rien ne se passe bien sûr comme prévu, le suspense est là, et un certain personnage va prendre bientôt une bien jolie place dans cette histoire...

C'est assez savoureux et je suis bien contente de cette découverte et lecture, merci à la personne qui me l'a offert qui se reconnaîtra !

. Le rayon vert, Jules Verne, 1882.

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Jeu de société :))

28 Novembre 2020, 09:23am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai pris beaucoup de plaisir, à lire ce livre que j'ai trouvé fin, intelligent. Je ne me suis jamais ennuyée, au contraire. J'ai aimé les réflexions menées par les deux protagonistes sur leur univers respectif, sur celui de l'autre, leurs échanges constructifs alors même qu'ils sont sensés être inconciliables... J'ai souvent souri, parfois ri, et réfléchi. Top, quoi !

Bon, mais, de quoi s'agit-il ? Elle s'appelle Robyn Penrose, elle est universitaire, plutôt jeune, jolie, docteure en littérature anglaise. Indépendante. Il s'appelle Vic Wilcox, il est directeur général d'une grosse entreprise très masculine, alliant fonderie et machines outils. Il est marié, il a trois grands enfants. On est en 1988, en Angleterre. Ils ne se connaissent pas. Pourtant, ils habitent non loin l'un de l'autre, mais leurs univers de vie ne peuvent pas se rapprocher. Ceux qui cotoient le premier monde n'ont rien en commun avec le second. Des idées sur l'autre, aussi, évidemment.

Sauf que : un stage, pour l'Année de l'Industrie. Et comme Robyn n'a pas encore sa titularisation à son grand dépit, quand on lui demande si elle veut être cette stagiaire et cette universitaire qui va voir de près l'industrie, elle accepte. A contre-coeur. Cependant, elle est spécialiste aussi du roman industriel au XIXe siècle, alors... Bref : elle devient la stagiaire de Vic, une fois par semaine. Pénètre cet univers très masculin avec sa personnalité très trempée... Les conversations sont savoureuses ; le tout est intelligent, car l'auteur se sert d'une connaissance des deux domaines vraisemblablement pour élaborer une réflexion sur ces deux domaines qui se critiquent souvent... C'est savoureux.

. Jeu de société, David Lodge, Rivages poche. 1988. Traduit de l'Anglais.

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Les amants de la terre sauvage :))

20 Novembre 2020, 13:25pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce roman m'a convenu parfaitement, idéalement : il m'a propulsée en Afrique, et aussi un peu en Australie, nous plonge au coeur d'un lodge africain et au sein du tournage d'un film... Parfait pour s'éloigner et être ailleurs. En outre, j'avais déjà lu et beaucoup aimé de cette auteure La Lionne, ce fut déjà un grand plaisir de lecture, que demander de plus ?

Mara a épousé un jeune Anglais, organisateur de safari et chasseur en Afrique (elle n'en a pas choisi la fonction...) ; elle vit avec lui au coeur de la brousse, et aime sa vie. Leur lodge rencontre cependant des difficultés financières, il s'est passé quelque chose qui a éloigné les deux Amoureux, et un jour... une opportunité, chez eux, alors que son mari est absent : un tournage... Des Américains, qui peuplent le lieu de vie de Mara pendant quinze jours. Entre jours de tournage et partages, dans un milieu hostile (les animaux sauvages), et... 

Je n'en dis pas plus. Mais cette lecture me fut très plaisante !

J'ai regretté de devoir quitter la Tanzanie et la Tasmanie...

. Les amants de la terre sauvage, Katherine Scholes, Pocket, 2009. 

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La dernière fugitive :)))

11 Novembre 2020, 22:08pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un livre au rythme lent, encore une fois, que j'ai aimé lire et de plus en plus au fur et à mesure que j'avançais dans sa lecture. Un livre que j'avais envie de finir tout en ayant envie qu'il ne finisse jamais, pour rester dans cette atmosphère de 1850 dans l'Ohio, avec ces personnages si attachants. C'est le second livre que je lis de cette auteure, après Prodigieuses créatures que j'avais également beaucoup aimé. 

Avec celui-ci, nous suivons une jeune femme, Honor, quaker, en 1850. Appartenant à cette communauté, un certain nombre de règles lui sont imposées : ne pas mentir, pas de vêtements voyants, pas d'alcool, piété religieuse... Cette jeune femme, abandonnée par son fiancé en Angleterre, décide alors de suivre sa soeur de l'autre côté de l'Atlantique, Grâce, qui a projeté de s'y marier. Seulement... Après une traversée longue et nauséeuse pour la discrète Honor... les choses ne se passeront pas comme prévu, à commencer par un drame, la perte de sa soeur... Comment, vers quoi diriger sa vie alors, dans ce pays inconnu ? On va la suivre pas à pas, elle qui, doucement, humaine, n'entend pas renoncer à ce en quoi elle croit... Notamment sa croyance que tous les êtres sont égaux et que donc, aucun ne peuvent être asservis par d'autres. L'esclavage, et la fuite des esclaves vers le nord, vers le Canada pour trouver la Liberté, est au coeur de ce livre. Les habitants de l'Ohio sont bel et bien obligés de décider s'ils veulent aider ou ne rien faire... Il y aussi cette sourde, fascinante attirance pour Donovan, lui qui incarne le mal, mais pas si simple... Il est dépeint comme pouvant changer... 

La sensibilité de ce récit, l'arrière-plan abolitionniste révélateur d'une partie de l'Histoire des Etats-Unis, les lettres écrites par Honor à sa famille, l'ensemble donne un récit qui avance lentement mais puissant. J'ai vraiment beaucoup aimé.

Acheté chez un bouquiniste en juin dernier. Grand bien m'en prît !

. La dernière fugitive, Tracy Chevalier, éd. Quai Voltaire, 2013. 

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