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Le blog de la souris jaune

Articles avec #emploi

Quand le diable sortit de la salle de bain :))

19 Février 2017, 21:06pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bénie soit Sophie Divry.

Je commençais à désespérer, j'avais même commencé à me dire que c'en était fini pour moi de la lecture, que j'avais atteint un seuil de satiété, d'intolérance aux livres qui me tombaient tous des mains. Après un récit de marine abandonné, deux Nicholas Spark idem, un complot de femmes lyonnais qui m'est tombé des mains, une biographie de la mère de Proust (on ne sait jamais !) qui décidément ne m'intéressait pas, enfin, un sursaut, le réveil, les commissures des lèvres qui se lèvent pour sourire : merci Sophie Divry ! 

Quelle fraîcheur. J'ai aimé son habilité et son intelligence narrative, balayant les codes et se jouant des polices de caractère comme des niveaux de narration. J'ai aimé ses listes, même si elle en abuse, merveilleusement créatives et jouissives. J'ai aimé son culot (pictural !). Sa façon de créer des verbes en enfilant deux pour faire naître un nouveau, au sens mélangeant celui des deux.

Et je me suis coulée avec plaisir dans la vie de cette écrivaine au bord du gouffre financier, aux prises avec l'argent rare, Pôle Emploi, les factures EDF qui deviennent une tourmente, mais aussi la bonne Bertrande, celle qui aide les plus démunies, ou sa mère, qui intervient régulièrement dans son récit, ou son Hector, son meilleur ami 'monsieur kekette". On est à mille lieues de la mièvrerie, ou de la déprime, on est dans une écriture pleine d'énergie, et drôle. 

Un vrai plaisir, intelligent.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Quand le diable sortit de la salle de bain, Sophie Divry, éd. Noir sur Blanc, Notabilia, 2015.

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Au moins un :)

3 Mai 2015, 22:30pm

Publié par LaSourisJOne

Au moins un :)

Roman ado.

Voici un joli roman qu'on pourrait prendre pour un petit livre insignifiant et qui n'en n'est pas un. Il parle de la différence, de la façon d'être soi et de la valeur que cela a, même si c'est difficile. De l'importance de réaliser ses rêves, même simples, mais nécessaires. Et du monde du travail. D'un monde du travail formaté, en open-space, via un emploi de télévendeuse que l'héroïne accepte parce qu'il faut bien travailler. De sa prise de conscience que cela ne lui convient pas, de la souffrance que cela engendre chez elle, et puis aussi d'un tout petit conseil d'une prof de 6ème, qu'elle n'a pas oubliée, et ce passage est très chouette : celui d'avoir 'au moins un' poème qu'on connaisse pas coeur dans sa vie. Parce que du fond d'un cachot ou au milieu d'un désert, on aura toujours ce poème, en soi, au fond de soi, pour y puiser un peu de lumière. Je trouve ça très beau.

Son rêve à elle, c'était d'être coiffeuse, au contact direct avec les autres. Et tant pis si ça ne correspond pas au souhait de sa mère ! Elle veut du vrai, un petit bout de rêve, déjà, qu'on donne aux clientes, qui viennent chercher souvent bien autre chose qu'une nouvelle coupe.

Une jolie découverte. :)

Médiathèque de Pleurtuit.

Au moins un, Irène Cohen-Janca, éd. d'une seule voix Actes Sud Junior, mai 2014.

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2 Mai 2015, 18:27pm

Publié par LaSourisJOne

"Je déteste l'open space. Je m'y sens comme dans une vaste prison, sans murs ni barreaux mais totalement transparente. Je m'y sens épiée, surveillée, contrôlée".

Irène COHEN-JANCA

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