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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “blondel et rester vivant”

Et rester vivant

29 Septembre 2018, 21:42pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

... Comment écrire sur ce livre-là ?

Ca résonne comme un testament intime. Qu'il est, sans doute. En toute pudeur, à l'image de cet auteur que j'aime tant, qu'est Jean-Philippe Blondel. Se dire qu'il reste le doute, se dire que je ne savais pas, ce drame intime, et sur lequel il écrit peut-être... Sa mère et son frère, fauchés dans un accident de voiture ; son père, quatre ans plus de tard, de même. Alors, ses pas, pudiques, au garçon de 22 ans, pour s'en sortir. Aux prises avec la mort. Son épopée choisie aux Etats-Unis, avec ses deux meilleurs amis, Laure et Samuel. Sur les traces d'une chanson. Un périple qui s'intercale avec des souvenirs, passés, de ses êtres perdus. Réapprendre à vivre, un peu, dans la douleur, en frontale avec la vie. 

Blondel, toujours aussi juste, et jusque dans ce récit intime, ou qui semble intime.

. Et rester vivant, Jean-Philippe Blondel, 2011, éd. Buchet-Chatel.

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... 245

2 Novembre 2013, 11:54am

Publié par LaSourisJOne

"Je ne suis jamais exactement où je devrais être, je suis sur la ligne rouge qui sépare la marge du reste de la page, mais c'est chez moi maintenant, je m'y sens bien".

Jean-Philippe BLONDEL

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Un hiver à Paris

6 Avril 2015, 16:18pm

Publié par LaSourisJOne

Un hiver à Paris

Je vais être très prudente dans la rédaction de ce billet, parce que Blondel, quand même. Traversant une crise de désamour pour la lecture, tout ce que je peux dire c'est que Blondel, dont je suis si fan, et qui a d'habitude le pouvoir de me relancer vers les cimes du plaisir de la lecture n'y est, cette fois-ci, pas parvenu. Alors je me garderai bien de tirer de conclusions hâtives, parce que, Blondel... Mais le fait est que je n'ai pas été emportée comme j'aurais pu m'y attendre. Est-ce que dans celui-ci, Jean-Philippe Blondel a cédé aux sirènes trop faciles, trop fréquentes, de l'autobiographie ? Je ne pourrai le dire, et après tout peu importe. Cela pourrait. Cela dit, le narrateur a une quarantaine d'années, il a deux grandes filles, il revient de vacances à Arcachon, il est écrivain, et... il reçoit une lettre. Une lettre qui le replonge dans ses souvenirs, des souvenirs marquants, pour le reste de sa vie.

Je n'ai pas ressenti de conviction, d'urgence, moins de sincérité que d'habitude avec Blondel. J'espère que c'est parce que les romans m'échappent, en ce moment. Mais bref : ce postulat de départ pour raconter une histoire rappelle d'autres auteurs, mais peu importe. Le fait est que je n'ai pas accroché. Pourtant l'histoire est forte, pourrait l'être : le jeune homme, à 19 ans, s'est hissé jusqu'à une classe préparatoire, une prépa lettres. Et il y a ce prof, odieux, comme on en a tous connu, et cet élève, qui saute, après un cours avec celui-ci, dans le vide, et se suicide. Le jeune homme puis l'homme restera marqué par cette histoire.

Je n'ai pas été plongée au coeur des choses, au coeur des êtres comme d'habitude avec Blondel. Même finalement l'ancrage du jeune homme, social, familial, important pour ses choix, je l'ai trouvé trop peu 'ressenti'.

Pourtant, il y avait des germes : quelque chose dans cet échange entre cet ado et le père du fils suicidé, quelque chose dans le cheminement du personnage principal mais qui reste, à mon goût, inabouti. Mais... Blondel. Alors je veux croire que j'étais une mauvaise lectrice, cette fois-ci.

Un hiver à Paris, Jean-Philippe Blondel. Ed. Buchet-Chastel, janvier 2015.

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Double jeu :)

21 Septembre 2014, 21:51pm

Publié par LaSourisJOne

Double jeu :)

Roman ado.

Encore un cadeau, chaque fois renouvelé, que de lire Blondel ! Je vais me répéter, ceux qui ont l'habitude de me lire sur ce blog le savent, mais vraiment, Blondel ne me déçoit jamais. Là encore, c'est un très joli roman ado, très juste.

Dans la peau de Quentin, ado brillant mais un peu désabusé, après avoir été forcé de changer de monde, en changeant de lycée, en passant d'un lycée de banlieue à un lycée chez 'les bourges'. Il ne cherche pas à s'intégrer, certes on pourrait se dire que malgré ça ça se passe trop bien pour lui, mais quand même. La peinture du couple parental (besogneux, travailleurs, mère qui courbe l'échine, père silencieux et consommateur de télé qui a abdiqué) est chouette, la prof de français, La Fernandez, excessive, évidemment, comme a tous connus une prof de français, est elle aussi belle. Est-ce qu'on peut y croire à ce garçon brillant, qui ne sait pas quelle voie l'attend, mais qui va relever le défi de cette prof, et incarner le rôle principal d'une pièce de théâtre qu'elle lui aura fait lire ? Je ne sais pas. Peu importe. On est bien, dans cette histoire, avec cet ado qui se débat quand même avec ce qu'il a... La relation avec la petite soeur, est là encore touchante. Ces personnages semblent vivants, ils pourraient vivre à côté de nous. Encore un beau plaisir de lecture grâce à Jean-Philippe Blondel.

Double Jeu, Jean-Philippe Blondel, éd. Actes Sud Junior. Sept 2013.

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Juke-Box

2 Novembre 2013, 14:21pm

Publié par LaSourisJOne

Juke-Box

Ah, Blondel, comme un refuge. Après G229, Brise-glace, et 06h41. Certes ce Juke-Box ne détronera pas les autres pour moi. Mais toujours, les mots qui vont à l'essentiel, qui sonnent juste, sans excès.

Ici, les points d'accroche sont des chansons. Depuis l'âge de 6 ans, jusqu'à l'âge adulte, la cinquantaine, le personnage dévide le cours du temps. Sans lourdeur, sans nostalgie. Le titre d'une chanson rythme simplement la narration comme des refrains, les airs de musique scandent les chapitres autant que parfois ils scandent notre vie.

Ce personnage-là est marqué par un choc terrible, son histoire bascule alors qu'il est au lycée, et abandonné à lui-même, il va se chercher, lutter pour rester en vie. De voyages en rencontres subies. Jusqu'à la rencontre, la construction d'une famille, et les souvenirs qui franchissent enfin le seuil de la bouche, qui se font mots, par l'intermédiaire de cette voisine, qui parle, enfin des trois disparus, et de celui qui est resté, lui.

C'est toujours beau, et touchant, les récits de Blondel. Ils me donnent chaud.

. Juke-Box, Jean-Philippe Blondel, éd. Pocket Folio. 2004.

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...131

15 Avril 2012, 15:07pm

Publié par la souris jaune

"Il y a des endroits stratégiques à éviter ou à fréquenter selon le désir de société qui nous anime".

Jean-Philippe BLONDEL

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... 579, l'autre absent

29 Septembre 2018, 21:23pm

Publié par LaSourisJOne

"Est-ce qu'en marchant dans les traces de l'autre, on arrive à pénétrer sa conscience et à le voir de l'intérieur ?".

Jean-Philippe BLONDEL

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... 240

21 Octobre 2013, 20:41pm

Publié par LaSourisJOne

Il paraît qu'on fanfaronne avec son insensibilité et puis que le moment venu, l'émotion vous fond dessus et vous plaque au sol".

Jean-Philippe BLONDEL

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This is not a love song :)

10 Juin 2018, 10:02am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Retrouver Jean-Philippe Blondel. Se couler avec toujours autant de plaisir dans son écriture, dans ses récits sensibles, qui nous font ressentir ce qu'ils veulent nous faire ressentir. 

Il est parvenu avec celui-ci à densifier de manière très inattendue et totale la phrase, dans une conversation mondaine et apparemment superficielle : "ah j'ai vu un reportage sur les SDS, c'est terrible". Evidemment, convenu. Et c'est ce qu'on se dit de celle qui la prononce. Et soudain, le récit se poursuit et les personnages sont éclairés d'un jour nouveau, vif et cru, brut très intéressant. Ces personnages qu'on croyait connaître et avoir rangé dans des cases, il faut bien les en sortir, et les redessiner, tous ou presque. Au moins le frère du narrateur, et la belle-soeur. Pas si simple, de ne pas les aimer. Finalement...

Histoire d'attaches familiales, de famille qu'on quitte pour survivre, et se reconstruire ailleurs. En l'occurence en Angleterre pour le narrateur. Histoire d'un passé qui nous rattrappe quand on retourne au plus près de son passé, parce que peut-être on ne peut rester installé dans le déni toujours. Alors savoir, souffrir. Souffrir, vivre avec et accepter, puis reprendre son chemin, en sachant, plus tout à fait le même. Mais en ayant aggloméré son passé recomposé.

. This is not a love song, Jean-PHilippe Blondel, Pocket. 2007.

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...132

15 Avril 2012, 15:09pm

Publié par la souris jaune

"Une partie de moi s'est enfuie sur la route en briques jaunes et elle refuse de revenir - elle sautille sur les pavés disjoints et elle s'époumone. Elle ne veut pas entendre le fracas du monde".

Jean-Philippe BLONDEL

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