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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “La petite pièce hexagonale”

Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne... :)

1 Avril 2021, 19:03pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est un roman, mais qui ressemble à un témoignage. Un livre qui m'a fait penser aux livres de Laurent Gounelle ou de Paolo Coelho. Sans finesse d'écriture, donc, autant être clair, et pour dire les choses de façon sympathique. Mais qui m'a beaucoup intéressée. J'ai aimé.

C'est donc l'histoire d'un "Je" qui raconte son expérience vers la fin de la peur. Vers le bonheur, aussi. Ainsi, le narrateur vit en robot (et un peu sans réflexion, avec beaucoup de mimétisme), et puis un jour il rencontre un personnage hors du commun, dans des circonstances très particulières (en prison)... Un personnage dont il a d'abord peur avant de comprendre... qu'il avait eu tort d'avoir peur. C'est le premier petit "gravier" de son chemin vers la compréhension de soi qui durera 8 ans. C'est très très intéressant... 

Plus précisément : le narrateur est un homme qui s'accroche à des préoccupations futiles, pétri dans le moule des conventions et de ce qu'il est sans doute pour certains de bon ton de souhaiter : grosses voitures, gros revenus... C'est pour cela qu'il monte une affaire avec son meilleur ami, aux Etats-Unis, en lien avec la santé, mais sans que ce soit des valeurs qui le pousse à le faire : autrement dit et pour dire les choses brutalement : pour faire de l'argent. Inutile de dire que ce personnage ne nous est guère sympathique ! Une nuit arrosée là-bas va alors le mener, lui l'homme d'affaires, une semaine en prison comme n'importe quel petit malfrat... Un homme baraqué de couleur noire partage sa cellule, et évidemment il redoute que celui-ci ne s'en prenne à sa personne par toutes les manières qu'on connaît des films et livres dans les prisons... Il a peur... Se surveille... Jusqu'à ce qu'enfin ces deux-là parlent, et qu'il se rend compte de la véritable identité de son compagnon de cellule. C'est une belle rencontre, un bel échange alors ! (Que j'espère ne pas trop divulgacher !). Cette rencontre va rester comme un "petit caillou" sur son chemin, un petit caillou qui finira par faire chemin au bout d'un certain temps, avant le changement, le réel changement et de se trouver lui-même... 

Donc plus tard, plus loin il y aura cette femme qu'il rencontre, et là encore la rencontre est donnée à voir de façon très intéressante : lui le coureur de jupons ne sait pas pourquoi il succombe, mais c'est là, incontestablement, cette femme qui n'a pas peur, qui est présente au monde le cueille malgré lui... Ca parle d'amour véritable au delà des clichés.

A méditer très certainement pour un certain nombre d'aspects... Peut très certainement faire réfléchir et aider beaucoup...

. Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne... Antoine Paje, Pocket. 2014.

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Rosa Candida :))

4 Mars 2012, 21:21pm

Publié par la souris jaune

9782843045219-1-.jpgQuel agréable plaisir de lecture que ce livre ! On ne sait pas trop où il nous embarque, mais on suit. On accompagne ce jeune homme roux de 22 ans, touchant, au fil de son voyage, vers son projet, sa passion, et finalement la découverte de soi. Ce jeune homme a, depuis tout petit, la passion des plantes, des roses en particulier. Là où il grandit, sa mère lui fait découvrir la rosa candida, rare spécimen de rose à huit pétales... Et il va prendre la route pour aller découvrir et travailler pour la plus célèbre roseraie du monde, qu'il a vue dans les livres, dans un pays étranger... Nichée au sommet d'un rocher, accolé à un monastère. Tous ces personnages qu'il croise sont décidemment très attachants. Et il part avec son petit bout de vie, dont il ne sait trop que faire au départ : il est père d'une petite fille, conçue en une nuit d'amour avec une fille qu'il ne connaissait pas ou si peu...

J'ai aimé la naïveté, la candeur de ce personnage et sa façon de vivre et de raconter les choses. Son regard pur sur les événements. J'aime le décalage, qui sonne si juste, extraordinairement bien rendu, entre ce qu'on laisse affleurer à la surface, ce que l'on dit, et ce que l'on pense. Le décalage entre cette extraordinaire palette de ressentis, d'émotions, et ce que l'on dit, au final, souvent ramassé et parcellaire... formidablement bien rendu à travers cette traversée de la forêt, avec une inconnue sur 600 km, dont il ne parle que très peu la langue, et à qui il a entrepris de parler de sa fille, et puis des plantes... Il y a la richesse de ses souvenirs, et ce qu'il laisse affleurer, curieux résumé d'épisodes tellement plus denses, riches...

Autour des choses essentielles dans la vie, comme le fait de se nourrir, la transmission. Transmission de la vie, à l'image de ces recettes de famille que le fils a gardé de sa mère, et qu'il retransmet à son père, comme si la mère était toujours là, lors de leurs échanges au téléphone.

Et il y a cette belle découverte de l'amour, amour de l'autre, amour filial et amour tout court, ce qui fait qu'un être nous devient soudain indispensable ou presque, et illumine notre vie, à tel point qu'on se verrait bien faire un long, un très très long bout de chemin avec celui-ci... Et ce petit rayon de soleil, la petite fille, Flora Sol, l'enfant aux miracles, image de l'enfant Jésus...

J'ai trouvé ce livre délicat et pur, un peu à l'image de cette rose si rare et précieuse, qui traverse le livre, la rosa candida...Une très belle découverte.

 . Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir, éd. Zulma. 2007 pour l'édition islandaise, 2010 pour la traduction française.

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Pour vous :))

9 Juin 2020, 13:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce roman, je l'ai dévoré de bout en bout, fébrilement, avec l'envie d'avancer sans pour autant avoir envie de le quitter.

J'ai été assez captivée par l'histoire, non ordinaire, de Delphine, cheffe d'une agence un peu spéciale... Son agence s'appelle "Pour vous", donc, c'est le titre du livre. Comme son nom l'indique, elle exécute pour ses clients, tous types de "missions" ; des missions qui ont trait au coeur, aux états d'âme, au mal-être la plupart du temps... Survivre à un deuil, vivre une relation extra-conjugale amoureuse, etc. Y a-t-il des limites à ses missions ? 

Ce qui compte, c'est ce qu'il y a "autour" de la mission. La manière dont Delphine la vend, l'éxécute, et la vit. On découvre alors petit à petit la nature de cette femme déterminée, obsédée par son agence... Ce livre évite la psychologie, c'est déroutant, mais c'est ça qui est intéressant. Il peut souvent déranger, bousculer, mais là encore, c'est véritablement l'intérêt du livre et du personnage et je trouve qu'il est particulièrement réussi... Je ne vous en dis pas plus pour ne pas divulgacher, mais j'ai conscience que tout cela peut manquer de clarté ! Peut-on avancer dans la vie sans sentiment(s) ? Ca pourrait être une des interrogations de ce livre...

Je l'ai dévoré.

Merci à Delph (et à Véro) pour ce prêt et donc pour la découverte, du livre comme de l'auteure.

. Pour vous, Dominique Mainard, éd. Joëlle Losfeld 2008 ; Le Livre de Poche.

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Demain les chiens :)

19 Juillet 2019, 18:19pm

Publié par LaSourisJOne

Roman ?

Déjà, s'interroger sur le genre de ce livre. Roman ? Ensemble de contes ? Car en réalité, il compte huit "contes", intercalés de "notes" présentées comme étant de l'éditeur. L'ensemble s'apparente cependant bien à une ensemble structuré, une fiction de science-fiction.

Qui s'écoule sur plusieurs milliers d'années, entrecoupé de longues éllipses. 

Alors une cité, qui petit à petit disparaît ; une famille, ou plutôt un maître de famille, un homme... Et puis des robots liés à ces hommes, des mutants aussi, et puis des chiens et des fourmis. Parfois, troublante vision de la société, qui ne peut qu'interpeller d'autant que ce fameux roman de science-fiction a été écrit en 1952. 

l'homme est perçu comme au centre de l'univers, en plus d'être Terrien ; si bien que rapidement, il explore des planètes nouvelles et même finit par s'exhiler sur Jupiter.

Et puis, pour sauver la Terre, Jenkins le robot songe soudain qu'il faut éviter à l'homme de poursuivre ses erreurs, éradiquer les guerres, et son sens guerrier, quitte à radicalement éradiquer l'homme. Pour donner sa chance au chien, et à la société du chien.

Evidemment ça laisse songeur, évidemment ça interroge...

J'avais dans l'idée de lire un jour ce livre, référence littéraire ; c'est fait. Pensées évidentes pour Philippe V. 

. Demain les chiens, Clifford D. Simak, 1952. Traduit de l'américain.

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La vie secrète de Violet Grant :)

21 Octobre 2019, 10:16am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Il faut sans doute imaginer un "mix" entre un roman de Maria Duenas, de Victoria Hislop et un roman de chick litt. 

Deux histoires s'entrecroisent, celle de Vivian en 1964 et celle de Violet en 1910. Je pense qu'il y a de l'incrédulité possible quant à ces deux personnages et leur époque ; l'humour de Violet est par ailleurs très piquant, très anticonformiste... Attachant, très attachant, même si cela n'aide pas à rendre crédible le personnage, et c'est, j'imagine, ce qui m'a fait penser à la chick litt. 

Cependant, on plonge quand même, et on décide de ne pas être trop tatillon sur les détails, les rouages, ce qui fait qu'on pourrait y croire...

Bon, cette Vivian fait ses armes dans un gros journal américain, Metropolitan, et reçoit un jour une valise à son domicile qui s'avère être celle.. d'une grand-tante, disparue dans la nature, depuis quelques décennies. C'est un homme magnifique, médecin, qui attend à la poste en même temps qu'elle, qui l'aide à ramener sa valise chez elle... Aussi beau que Paul Newman...

Bon, on découvre petit à petit l'histoire de Violet, cette jeune scientifique timorée, et de son Dr Grant, dans le sillage d'un certain Albert Einstein... 

Je n'en dis pas plus. 

C'est très romanesque, pas forcément très crédible, mais on prend !

. La vie secrète de Violet Grant, Beatriz Williams, 2014 (Etats-Unis) ; 2016 chez Belfond pour la traduction française.

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La petite conformiste

7 Novembre 2019, 10:18am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Rentrée littéraire 2019.

Bon. Je prendrai quelques pincettes pour ce livre-là. Parce que, s'il est autobiographique, il prendrait des aspects touchants. Il en deviendrait par certains aspects, touchant. Maintenant, puisque c'est une fiction, que j'ai entre les mains, je vais vous donner mon point de vue de lectrice de fiction : je suis passée par plusieurs phases, avec celui-ci.

Au début le livre m'a plu. Il y avait dans la narration nous donnant à voir une fillette cherchant la normalité en dépit de parents complexes et différents quelque chose de frais, qui me faisait presque penser à l'Anglais Alan Bennett dans la fausse retenue de l'écriture. Plaisant. Et puis, je me suis ennuyée. Car cette trouvaille était bien sympa, mais elle ronronnait, et je me suis dit alors dans le corps du livre que je ne savais pas où ça allait m'amener, mais que les histoires de famille de celle-ci, pittoresque à souhait cependant, eh bien je m'en fichais. J'ai retrouvé un haussement de sourcil intéressé à dix pages de la fin, quand on en apprend un peu plus sur le père, ce qui tend à nous faire comprendre sa personnalité... et détesté la fin, à mon sens trop hâtive, et culpabilisante pour la fille, autour de la mère...

Intéressant cependant, et subtil au delà des apparences quant à la construction d'un enfant dans son rapport à la famille...

Merci à Delphine pour son partage et cette découverte, j'ai hâte qu'on en discute !

Quelqu'un l'a t-il lu ? J'attends vos avis...

. La petite conformiste, Ingrid Seyman, éd. Philippe Rey, 2019.

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Le Grand Loin :)

8 Novembre 2019, 10:14am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'aurais probablement mis deux sourires sans la fin. J'aurais préféré le doute...

Marc vit une vie d'homme en couple avec Chloé. Il est un peu ailleurs, ou justement tout à fait là, Marc, au moment où on le saisit dans son histoire.. Il a une fille, d'une première union. On l'apprend petit à petit, mais assez vite. Elle a 34 ans, cette fille et, fragile psychologiquement, elle vit en structure psy.

Marc passe la voir, une fois par an.

Et un jour... Il décide qu'il ne comprend plus vraiment sa propre vie. Il n'est jamais allé "Loin"... Ni même à Agen... Va commencer une étrange odyssée entre ces deux êtres, qui finalement, renoueront un lien, comme sans doute jamais, ou il y a très longtemps... Ils emmènent le chat, Boudu... Mais... que se passe t-il réellement dans la tête d'Anne ?

C'est humain, profond. Bien écrit. Mais... la fin, cette fin, pour nous dire une nature, était-elle nécessaire ? Qu'en penser ? Que se dire ? Peut-on impunément soustraire quelqu'un de fragile à l'établissement psychiatrique, même pour son bien, au risque de... ? Et ce lien qui bouge, était-ce nécessaire ? Sans doute est-ce la façon de l'auteur de donner à voir un personnage "sans limites"... 

La fin dérange. Pourtant, c'est un livre qui mérite d'être lu.

. Le Grand Loin, Pascal Garnier, éd. Zulma, 2010

 

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Balzac et la Petite Tailleuse chinoise :)

19 Décembre 2019, 20:19pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai beaucoup aimé cette plongée au coeur d'une période historique de la Chine que je ne connaissais pas, les années 70. Terrifiante découverte, sous Mao : les jeunes gens de la ville sont envoyés à la campagne, parfois à vie, pour "rééducation". Ils font souvent de rudes travaux des champs, et tous livres autres que ceux liés à Mao sont interdits... 

Ici, les deux protagonistes qu'on voit évoluer sont épris de lettres, s'accommodent de leur vie rurale, montagnarde, très dure parce qu'ils n'ont pas le choix, mais rêvent aussi de littérature... Touchant récit sur le pouvoir des mots, et de la fiction... Ainsi, les jeunes gens qui ont le don de raconter les histoires à partir de livres qu'ils ont lu, ou de films qu'ils ont vus, seront parfois dispensés de travaux en échange de leur narration... Top. L'auteur a voulu nous donner tout son aspect possible : ainsi le pouvoir des mots tourne la tête, ou alors... donne une liberté qu'on prend, quitte à ce que ce soit au détriment des gens qui nous aiment ? 

J'ai aussi énormément aimé la narration de ce récit, j'adore voir ou imaginer un narrateur ultérieur aux faits, ce qui donne au récit une telle densité...

Un beau roman et un précieux plaisir de lecture.

. Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, Dai Sijie, éd. Gallimard, 2000.

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Petit pays :))

17 Février 2019, 09:51am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Prix Goncourt des lycéens 2016.

Qu'écrire sur ce livre... Les mots arrivent souvent en deça. C'est évidemment le cas ici. Gaby, Gabriel, évoque son retour dans son pays, 20 ans après l'avoir quitté. D'ailleurs il ne l'a pas quitté, il l'a fui, comme il l'explique lui-même. Il nous raconte alors son enfance là-bas avant de partir, ses 10 ans et 11 ans au Burundi, en lisière du Rwanda. Alors que la haine, incompréhensible pour le narrateur, entre les hutu et les tutsi est en train de naître, et dans le cadre de ce génocide... D'abord des anecdotes d'enfant, d'enfant simple, qui vit dans une impasse et retrouve ses copains pour attraper les mangues, à l'aide d'une perche, dans les jardins... Et puis l'irruption de la haine, des gangs, l'incompréhensible obligation de soudain choisir un camp... Et puis il reste sa voisine d'origine grecque, qui lui ouvre sa maison, où il découvre une vaste bibliothèque, et où soudain, son réel si dur se teinte d'imaginaire.

Alors 20 ans plus tard, justement, quand il retourne sur place, il y retourne parce que, décidée, elle lui a légué ses livres... 

Il y a la figure de la mère, terrible figure marquée par le génocide de sa famille, et qui ne s'en sortira plus... Le narrateur a cette comparaison forte du génocide à une marée noire, si on s'en sort on est mazouté à vie. C'est le cas de sa pauvre maman... 

Quand l'innoncence de l'enfance se mèle à l'horreur de la haine et de la guerre, ce livre donne envie d'aimer encore plus ses proches...

Bibliothèque d'Evran.

Merci à Delphine pour ce prêt précieux.

. Petit pays, Gaël Faye, 2016.

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La Maison du Peuple :))

31 Janvier 2020, 09:26am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Plaisir de se plonger dans l'univers simple, tendre et pudique, touchant, de l'écrivain Louis Guilloux ici dans La Maison du Peuple

L'histoire d'une famille, deux filles et un petit garçon, briochine, juste avant la guerre 14. Le père, cordonnier. Raconté par le prisme du petit garçon, grandi sans doute, mais avec le regard tendre et touchant de ce garçonnet tout à la fois adulte. Vision de parents droits, et dignes. Qui avancent sans se plaindre, embrassent la vie. Et de la naissance d'un espoir, d'un parti d'ouvriers (le parti socialiste, il faudrait s'en souvenir...) et des risques qu'on prend alors, pour lui. Pour qu'il puisse sauver tous, et ceux qui viennent, après. Et d'une Maison de peuple, que tous veulent construire, donnant ici un sou, un autre là, pour acheter un terrain et la bâtir de ses mains collectives, parce qu'elle incarne l'espoir, l'espoir de l'éducation pour changer le monde.

Et il y a cette grand-mère, elle encore encore plus durcie : elle habite à trois kilomètres de Saint-Brieuc, du centre, qu'elle fait normalement, comme en ce temps-là... on découvrira plus tard dans quel dénuement, et pourquoi se plaindre, tant que tout va bien ?

De la vie quotidienne simple, plus que simple, tournée vers l'essentiel, mêlée à l'espoir.

Vraiment, une lecture nécessaire...

. La Maison du Peuple, Louis Guilloux, éd. Grasset Les Cahiers rouges, 1953.

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