Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de la souris jaune

Résultat pour “La petite pièce hexagonale”

...48

18 Juillet 2011, 20:52pm

Publié par la souris jaune

"On ne chasse pas les images, et encore moins les brèches invisibles qui se creusent au fond des ventres, on ne chasse pas les résonnances ni les souvenirs qui se réveillent quand la nuit tombe ou au petit matin, on ne chasse pas l'écho des cris et encore moins celui du silence."

Delphine DE VIGAN

Voir les commentaires

:) Les Naufragés de l'île Tromelin

21 Juin 2009, 20:31pm

Publié par la souris jaune

Vraiment bien.
Agréable bouffée d'oxygène et d'ailleurs, au temps des négriers.
Avec un petit relent de "Lost".
bien écrit et documenté, sans que jamais l'ouvrage ne devienne pesant ou ennuyeux.
Belle réussite.


. Les Naufragés de l'île Tromelin, Irène Frain, Michel Lafon.

Voir les commentaires

Auprès de moi toujours :))

6 Novembre 2020, 11:12am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre-là était dans ma bibliothèque depuis longtemps. Déjà, à plusieurs reprises, je l'avais eu entre les mains, et rangé, après avoir lu la première page, parce que ce n'était pas le moment j'imagine. Et là, j'ai eu envie de ce livre-là. C'est drôle, parfois, nos rapports aux livres... J'aime tellement l'histoire qu'ils ont, qu'ils s'inscrivent dans nos vies.

Et il m'a parfaitement convenu ! J'en ai aimé la lenteur, surtout. Sans doute que ce rythme était doux comme il le fallait pour moi. Et puis l'atmosphère, et je comprends pourquoi il m'est arrivé plein de fois de ne pas en avoir envie. L'atmosphère, et cette petite communauté qui ne ressemble à aucune autre, et pour cause... 

Donc, Kath, Ruth et Tommy. Trois amis qui grandissent dans un centre d'éducation Hailsham. C'est Kath qui raconte l'histoire... Ce livre est difficile à résumer sans trop en dire, il se lit à petits pas, à petits souffles... Auprès de moi toujours est le titre de la chanson que Kath écoute en boucle sur une cassette, à une certaine époque de sa jeunesse... Cette cassette qui va disparaître, et dont on pensera alors qu'elle sera partie à Norfolk, ce "coin perdu" de l'Angleterre qui accueille tous les objets perdus... Il y a plein de "rumeurs", de ce type dans ce livre-là, elles créent une épaisseur douce à ce livre... Qui n'est pas sans tristesse, sans nostalgie, sans regrets... L'ambiance y est toute particulière, car... ces jeunes-là sont-ils des jeunes comme les autres ? Non, ils ne sont pas des jeunes comme les autres... Ils ne peuvent pas l'être, leur destin est tout tracé, mais il faut lire le livre pour comprendre... 

Auréolé de mystères, de petits et grands mystères sur la vie...

. Auprès de moi toujours, Kazuo Ishiguro, Folio Gallimard. Londres, 2005 ; France, 2006.

Voir les commentaires

La Saison des Bijoux

28 Novembre 2021, 10:20am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Voici encore un livre où le substantif qui comporte une majuscule en porte une parce qu'il est en fait un nom propre ! Il désigne par métonymie une famille Bruno, Jeanne et Alexis, 11 ans, famille qui vend des bijoux sur les marchés. Et là, en l'ocurence, le marché de Carri, un petit village en lisière de l'Atlantique, qui fait penser à un village dans les Landes... Le trio arrive de la région de Lyon ; on va le suivre au fil des rencontres bigarrées qu'ils vont faire dans ce contexte, et des quelques mois qu'ils vont vivre sur place. 

J'ai de moins en moins aimé ce livre, si je suis honnête. Au début, j'ai aimé cette petite communauté si vivante, haute en couleur et en personnalité(s), cette petite communauté clanique des marchés ; l'écriture aussi, plutôt vivante et lumineuse. Et puis au fil que le roman avançait, je m'y suis un peu ennuyée et j'ai fini par ne pas aimer ses excès, l'avancée de ce roman, autour de Jeanne femme magnifique qu'il s'agit de dompter ou de posséder pour les ordures du marché (ordure, je crois qu'il n'y a pas d'autre mot pour le ou les personnages auxquels je fais allusion) notamment, et puis le tableau digne de la mafia ou presque qu'on finit par avoir de cette petite société des marchés.

. La Saison des Bijoux, Eric Holder, éd du Seuil, 2015.

Voir les commentaires

Désolée, je suis attendue :)

17 Avril 2016, 21:33pm

Publié par LaSourisJOne

Désolée, je suis attendue :)

Roman.

Lancée dans un roman extrêmement dense de 963 pages (oui, oui, tu as raison Delphine, presque mille...), je dois dire que faire une pause avec un roman d'Agnès Martin-Lugand sorti jeudi dernier était bienvenu. Comme un trou normand, en quelque sorte ! Un mets léger en plein milieu d'un repas copieux et très dense !!

Donc, je l'ai lu d'une traite, comme ses précédents, et celui-là fonctionne encore. Je ne sais pas si on peut parler de 'chick litt', ça n'en a pas toutes les caractéristiques, c'est plus 'fouillé' quand même, en tout cas ça doit être une lecture 'féminine' (si la lecture peut avoir un genre, mais il semble que oui, pour celles-là)...

Alors : c'est l'histoire de Yael. Qu'on rencontre à travers quelques épisodes de sa vie étudiantine (un peu caricaturaux), mais on passe vite à autre chose. On retrouve la demoiselle 10 ans plus tard, devenue 'work addict', qui ne vit que par le travail. D'abord le travail en tant que 'compensation', ce qu'on comprendra petit à petit... En tout cas, cette Yael a une bande d'amis de ses années étudiantes, moins, un, le fameux Marc, pour lequel on voit un attachement qu'elle ne s'avoue que bien tard... En cela c'est pas mal fait, ce déni. Donc, cette Yael délaisse petit à petit ses amis pour se noyer petit à petit de plus en plus dans le travail et adopter une vie 'chirurgicale' au service de la perfomance, et là aussi c'est plutôt bien fichu, ce qu'elle coupe, ce qui disparaît de sa vie, de sa personnalité happée qu'elle est par son boulot, puis par son ambition. Le beau Marc, nonchalant et à la vie diamétralement opposée de la sienne va recroiser son chemin, et tout va chanceler, mais pas aussi simplement que ça...

Et dans la fin du livre, on recroisera avec plaisir quelqu'un... mais je n'en dis pas plus, car j'ai eu moi-même trop de plaisir de la surprise pour la déflorer ici.

Elle agace, elle émeut, elle touche, c'est une Yael bien vivante qu'on suit ici, et j'avoue que je me suis bien laissée entrainer ; quelques passages un peu longs, mais si peu... Alors j'ai goûté, et je ne regrette pas ce 'trou normand' pas normand, malouin (l'auteure est malouine).

Le premier que j'avais lu d'elle était son troisième, suite du premier, La vie est facile, ne t'inquiète pas.

. Désolée, je suis attendue, Agnès Martin-Lugand, éd. Michel Lafon, avril 2016.

Voir les commentaires

La petite cloche au son grêle :)))

25 Juillet 2011, 20:07pm

Publié par la souris jaune

9782848761121-1-.jpgJ'adore ce livre ! Dieu qu'il est beau...

La petite cloche au son grêle, c'est la clochette accrochée à la porte du bar, et qui tinte, à l'entrée d'un client. Et le bar, c'est le cadre de ce livre plus que charmant...

Le narrateur a 13 ans. Il s'adresse à "toi" (sa mère) ou à "vous" (sa mère et son père). Fils de cafetiers, donc. De gens simples qui ne lisent pas, mais découvrent Proust, Marcel, par le biais de leur fils. La mère avec passion et ravissement, et le père, malhabile avec les livres, d'abord avec effroi, découvrant que cet auteur était "pédéraste"... Puis avec dévotion, se plongeant dans Proust pour chercher la trace de l'amour pour son épouse, qui dévorait  cet auteur.

Les personnages sont véritablement touchants, on est sous le charme de cette vie à la campagne, au bord de la nationale... Et puis petit à petit, en même temps que le fils tisse le formidable amour de son père pour sa mère, se dessine, sans que l'on veuille y croire, la menace d'une maladie... on devine qu'une vilaine arraignée s'est emparée du corps de la mère, et celle maladie ne sera évoquée qu'avec pudeur, retenue, délicatesse, toujours.

Et puis il y a les "cadeaux" du père et du fils à la mère et femme aimée. Comme ce magnifique épisode où tous deux décident que pour elle, ils veulent Pierre Arditi, dans leur café, le temps d'une lecture... Puis ils décident encore de monter un spectacle, avec tout le village, où tous jouent comme ils peuvent, La Recherche du Temps perdu.

Et puis il y a le souhait, par dessus tout de la mère, qui voudrait voir son fils devenir écrivain... Et ce livre est le cadeau tardif à celle qui ne le lira jamais.

C'est profondément émouvant, bouleversant. Je vous le recommande chaudement.

 

. La petite cloche au son grêle, Paul Vacca, éd. Philippe Rey, 2009.

Voir les commentaires

La musique des Kerguelen :)

23 Janvier 2017, 22:05pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

J'ai beaucoup aimé ce livre, que je n'ai pas lâché, sur la fin, tenue par l'histoire de ce personnage secondaire qui devient central... Vassili.

Donc : dépaysant, pour qui n'a pas l'habitude des récits maritimes, moi en l'occurence. Parce que soudain vous êtes en mer, En mer, avec le narrateur, même s'il vous entraine par le biais d'un récit de son passé, puisqu'il boucle la boucle avec un concert, fort, et riche de sens une fois qu'on a lu le milieu, le coeur du récit.

Le navire, le Marion Dufresne, sur lequel navigue le narrateur se rend sur l'île de la Réunion. Il a un certain nombre de missions, et on vit avec lui la navigation, la fatigue, les quarts, les responsabilités vis à vis de l'état... Et puis, un navire doit être arraisonné, un navire qu'ils croisent, en plein ocean, et qui a à son bord deux scientifiques, un staff de japonnais, et des marins russes. Et puis une mutinerie, pressentie par une des scientifiques. Des morts. Et le Marion Dufresne doit intervenir, prendre à son bord les survivants. Le narrateur va se prendre d'affection pour l'un des marins russes, Vassili, pour lequel on s'attache de plus en plus en même temps que le narrateur. Et même si l'on apprend qu'il est recherché par les autorités russes... Il y est question d'amitié, de confiance au ressenti. Confiance que lui inspire ce marin russe, petit à petit et de plus en plus. Question de choix, ensuite, de prises de décisions, qui peuvent avoir des conséquences dramatiques ou si graves... Qu'est ce qu'on peut faire, à son niveau, pour infléchir les choses, le cours des choses, et sauver une vie ? Sans doute beaucoup, sauf si on décide de fermer les yeux. Ou si l'on rivalise de déveine. Ou si l'on se fie à son supérieur hiérarchique...

J'ai été emportée par l'histoire touchante, bouleversante, qui nous est livrée petit à petit, si bien que l'on doute aussi, de Vassili, le marin russe violoniste, aux doigts arrachés... C'est très beau, et très touchant, jusqu'à la fin. Histoires d'amitié, d'amour, de foi...

Un joli récit, qui nous mène aux confins des Kerguelen, et de la musique que le vent fait naître dans la petite chapelle qui constitue un des rares hâves de paix de l'île...

Médiathèque de Saint-Malo.

. La musique des Kerguelen, Olivier Bass, éd. La Découvrance, oct. 2009.

Voir les commentaires

Amours transversales :))

11 Juillet 2013, 22:08pm

Publié par la souris jaune

amours-transversales-catherine-cusset-9782070745296.gifSi je vous dis que j'ai lu ce livre parce que je l'ai trouvé dans une pochette-surprise, on dirait un gag, et pourtant... c'est vrai !! C'est l'idée géniale de mes chères bibliothécaires. Donc, grâce à elles, j'ai lu ces "Amours transversales", que j'ai adorées donc je les en remercie !

Catherine Cusset entre ici dans l'interstice des cassures, ou des histoires qui s'essouflent pour nous raconter comment les personnages (nous autres) rebondiss(ons). Elle choisit de donner à voir ces "petites histoires", parallèles à la grande, qui ne font à priori pas dévier une trajectoire... Ces amourettes, ces histoires vécues pour combler un manque, nourrir un besoin... Intenses et brèves, souvent.

Elle raconte les croisements, les rendez-vous manqués, avortés ; ce qu'on est prêts à lâcher pour une passion, alors même que l'autre pas. Cette injustice implacable dans les élans, cette inégalité, parce qu'on n'a tout simplement pas mis les mêmes attentes, les mêmes enjeux...

Avec finesse, elle donne à voir aussi les assauts de la raison qui se heurtent à la force du désir, à la lame de fond même de l'élan sexuel, du désir, qui contraint la raison à de petits arrangements jusqu'à se couler dans l'acceptation de ce désir. Elle étudie aussi brièvement (et c'est un tout petit passage du roman) les causes du désir, féminin notamment, au delà du "pic" de désir correspondant au milieu de cycle...

On entre avec gourmandise dans la vie de chaque personnage, dont les chemins s'entrecoisent, Camille, le chirurgien marié, Myriam, Luis etc... Les personnages secondaires sont eux aussi instructifs. Une très belle découverte.

 

. Amours transversales, Catherine Cusset, éd. Gallimard, NRF, 2004.

Voir les commentaires

Au moins un :)

3 Mai 2015, 22:30pm

Publié par LaSourisJOne

Au moins un :)

Roman ado.

Voici un joli roman qu'on pourrait prendre pour un petit livre insignifiant et qui n'en n'est pas un. Il parle de la différence, de la façon d'être soi et de la valeur que cela a, même si c'est difficile. De l'importance de réaliser ses rêves, même simples, mais nécessaires. Et du monde du travail. D'un monde du travail formaté, en open-space, via un emploi de télévendeuse que l'héroïne accepte parce qu'il faut bien travailler. De sa prise de conscience que cela ne lui convient pas, de la souffrance que cela engendre chez elle, et puis aussi d'un tout petit conseil d'une prof de 6ème, qu'elle n'a pas oubliée, et ce passage est très chouette : celui d'avoir 'au moins un' poème qu'on connaisse pas coeur dans sa vie. Parce que du fond d'un cachot ou au milieu d'un désert, on aura toujours ce poème, en soi, au fond de soi, pour y puiser un peu de lumière. Je trouve ça très beau.

Son rêve à elle, c'était d'être coiffeuse, au contact direct avec les autres. Et tant pis si ça ne correspond pas au souhait de sa mère ! Elle veut du vrai, un petit bout de rêve, déjà, qu'on donne aux clientes, qui viennent chercher souvent bien autre chose qu'une nouvelle coupe.

Une jolie découverte. :)

Médiathèque de Pleurtuit.

Au moins un, Irène Cohen-Janca, éd. d'une seule voix Actes Sud Junior, mai 2014.

Voir les commentaires

Les Nuits de laitue :))

3 Octobre 2019, 22:28pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Quelle belle découverte, que ce livre ! 

C'est très plaisant, drôle, touchant, humain. Un "Tom, tout petit Tom Tom" de Barbara Constantine, en quelque sorte. En un peu plus dense ?

Nous voici dans une bourgade où l'on suit les habitants étranges, où chacun a ses petites manies. Autour de ce couple central, Otto et Ada, âgés d'environ 78 ans... On les aime vite... Et tout s'entend, dans cette bourgade ; on aime ce ronchon d'Otto qui nous raconte et voit tous ses voisins ; ils ont tous de quoi être attachants, et leurs vies s'emmèlent, pour notre plus grande joie, on le voit de chapitre en chapitre... Le pharmacien, passionné de natation et d'effets secondaires de médicaments... Le facteur, très mauvais distributeur de courrier, mais chanteur émérite... Térésa et ses trois chiens... Ah, ils sont chouettes, tout ce petit monde ! Ainsi que les liens qu'on voit entre eux. Jusqu'à ce très touchant M. tanegashi, qui a fait la guerre trente ans parce qu'on ne l'a pas démobilisé... 

Vraiment, j'adore...

Je ne vous en dis pas plus, mais c'est vraiment une lecture très plaisante !

Quant aux Nuits de la laitue... C'est touchant, encore... C'est Otto, par le biais duquel on comprend que cela signifie solitude totale et rude...

Très belle découverte.

. Les Nuits de laitue, Vanessa Barbara, édition Zulma, 2013, et traduit du Portugais (Brésil) en 2015 pour la France.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>