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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “La petite pièce hexagonale”

...125

31 Mars 2012, 15:09pm

Publié par la souris jaune

"Sans m'en rendre compte, dans le petit théâtre de mon esprit, je fais jouer le rôle de mes parents à d'autres personnes. Et si par malheur ces personnes me délaissent, l'angoisse remonte des profondeurs..."

Anne-Laure BONDOUX

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...179

18 Décembre 2012, 13:28pm

Publié par la souris jaune

"Parce que le système éternue, nous redevenons tremblants et veules, tout petits. Du silence ambiant se détachent des rumeurs, comme si le silence était un mur lépreux qui perdait de lui-même". 

Eric FAYE

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... 486

4 Juin 2017, 15:55pm

Publié par LaSourisJOne

"Quand vos enfants grandissent et deviennent de petits êtres pensants, il serait absurde de nier que, comme le reste de l'espèce humaine, ils se forgent leur propre personnalité et qu'on n'y peut pas grand chose".

William BOYD

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... 455

19 Novembre 2016, 22:04pm

Publié par LaSourisJOne

"Il y a des choses qu'on n'a pas du tout envie de croire possibles. On les pousse tout au bout de son cerveau, dans un petit coin sombre où on ne les voit plus, comme on planque des trucs sous le lit de sa chambre".

Anne PERCIN

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... 703, le symbole de la civilisation

16 Mai 2020, 10:29am

Publié par LaSourisJOne

"Quand on songe à la charrue, à l'épée et à la roue, on peut dire que tout ce que la civilisation offre de bien et de mal sommeille dans le fer. C'est en petit toute la victoire de l'homme sur la nature".

Karen BLIXEN, 1937

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... 560, l'attente de vivre

4 Août 2018, 15:02pm

Publié par LaSourisJOne

"Petite fille, je vivais dans la folle attente de la vie. Je croyais qu'un jour, brusquement, la vie allait commencer, s'ouvrir devant moi, comme un lever de rideau, comme un spectacle qui commence. Il ne se passait rien et il se passait des quantités de choses, mais ce n'était pas ça, on ne pouvait pas dire que c'était la vie, et il faut croire que je persiste à être une petite fille car je continue à attendre cette vie qui va venir". 

Milena JESENSKA

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Entre Dieu et moi, c'est fini :)

17 Juillet 2011, 22:53pm

Publié par la souris jaune

9782742796755-1-.jpgVous connaissez sans doute l'auteur : Katarina Mazetti. C'est elle qui nous a offert ce très drôle et maintenant très couru "Le Mec de la tombe d'à côté". Ce petit livre-là se lit d'une traite, avec tout autant de plaisir. Les chapitres se succèdent, encore apportés par des titres intriguants, et originaux. Et qui ne déçoivent, ou en tout cas ne créent pas d'attente inassouvie. Nous suivons cette fois-ci les méandres de la pensée d'une jeune fille, Linnéa, 16 ans, au lycée, dont on apprend très vite qu'elle a perdu sa seule et unique amie, Pia. Qu'elle n'aura connu que 120 jours.

Le récit est à la Mazetti, drôle, dur et tranchant. 

Linnéa va nous donner à voir son petit univers, faisant renaître l'insolente Pia, jusqu'à sa mort... Dans le petit monde de Linnéa aussi, les garçons, une grand-mère extravagante et bonne, et puis bien sûr sa mère, et son jeune frère. Comme toujours chez Mazetti, les cellules familiales sont à l'image d'un monde d'aujourd'hui, fait de séparations. Sa mère est encore une femme séparée, besogneuse, dépassée par une seconde union peu satisfaisante ; et l'homme apparaît une fois encore comme peu armé pour le monde moderne, comptant sur la femme, dilapidant l'argent du foyer pour ses seules intentions créatrices.

"En fait, j'avais quelque chose à oublier. Et pour pouvoir l'oublier, il fallait d'abord que je m'en souvienne, c'est ce que ma grand-mère m'avait dit".

Ce petit texte se lit vite, et se savoure comme un petit bonbon acidulé...

 

. Entre Dieu et moi, c'est fini, Katarina Mazetti.

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La modiste :)

3 Septembre 2012, 19:56pm

Publié par la souris jaune

20 1363468[1]Ah, quel plaisir que ce livre ! Sa principale qualité, ce qui ne gâche rien, est d'être vraiment drôle... J'ai beaucoup ri avec ce livre, et ça n'arrive pas si souvent, finalement.

L'histoire se passe dans un petit village d'Italie, Bellano, en Lombardie. Le maire, le correspondant de presse, le commandant de la caserne de gendarmerie, le caporal-chef, le veilleur de nuit, mais aussi les petits délinquants sont quelques uns des personnages dont vont nous être donnés à voir le quotidien, et les petites manies... Car tous ont leurs obsessions ou leurs travers, qui la chasse, qui les odeurs de ses canalisations ou les voleurs...

Sans oublier bien sûr la modiste Anna Montani, pivot de cette histoire ; la très jolie modiste, qui a décidé de s'élever sur l'échelle sociale, et qui compte bien sur ses charmes pour y parvenir... Malheureusement, le sort ne sera guère de son côté !

Tout cela est très bien ficelé, à partir d'un fait-divers raté plutôt cocasse et monté en épingle : une poignée de malfrats de petite envergure s'est introduit par effraction dans la mairie... Sans y dérober pour autant quoi que ce soit... Les personnages sont attachants, qu'ils soient idiots (le veilleur de nuit !), rusés ou obstinés... On passe un très bon moment avec tout ce petit monde !

 

. La modiste, Andréa Vitali, éd. Buchet-Chastel. Paru en août 2011 (paru en italien en 2008).

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Mrs Palfrey, Hôtel Claremont :)

6 Juin 2020, 11:42am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Encore un livre qui était dans ma bibliothèque et attendait que je l'ouvre ! Aucune idée de l'endroit où j'avais pu le trouver, il y a un an déjà... 

Je l'ai trouvé tout à fait savoureux, charmant, doux, plaisant.

C'est l'histoire comme le titre l'indique, l'histoire simple de Mrs Palfrey, sur ses vieux jours ; elle s'est installée pour y vivre dans un hôtel à Londres, comme il semble être de coutume dans certains hôtels, donc, puisque c'est ce qui est décrit. Elle y vit seule mais entourée d'une petite communauté de personnes âgées ayant leurs petites manies, leurs habitudes, leurs idées fixes... Elle a une fille lointaine, et un petit-fils, tout aussi lointain ; pour garder la face lorsqu'elle arrive à l'hôtel face aux autres, elle soutient que son petit-fils viendra la voir quand il en aura le temps. Un jour, elle tombe, un tout jeune homme l'aide et... elle raconte que c'est son petit-fils. 

J'ai beaucoup, beaucoup aimé suivre ces personnages dépeints avec finesse dans leur vie quotidienne toute simple. Sans pathos, sans caricature, et dans ce milieu de cette société anglaise...

Une lecture très plaisante.

. Mrs Palfrey, Hôtel Claremont, Elizabeth Taylor, 1971 (édition originale) ; 1991 (Rivages) pour la traduction française.

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Le Diable au corps

27 Décembre 2019, 13:38pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je suis obligée de contextualiser un peu ce roman, avant d'en parler. Rappeler que ce livre a été écrit par un tout jeune homme, qui avait moins de 20 ans, puisqu'il est mort à 20 ans ; son Diable au corps est paru d'ailleurs l'année de sa mort en 1923. 

J'imagine que c'est ce qui fait les limites que j'y ai vues, de mon vieil âge... J'imagine que les phrases à l'emporte-pièce sur la vie prononcées par un tout jeune homme m'ont parfois un peu agacée, et en même temps me fustigeant de m'agacer... 

Je n'ai pas vu d'amour dans cette histoire qui est sensée être une histoire d'amour, et là encore je me fustige... 

Mais aujourd'hui je peux dire : est-ce l'amour, que de souhaiter tout et son contraire juste pour posséder l'autre ? Quitte à engendrer son malheur ? Aujourd'hui je réponds non... Aussi, c'est une passion, certes... Donc, les personnages m'ont agacée, et là encore, je m'en veux de dire cela ! Car évidemment, ce récit interroge...

Donc, c'est l'histoire de la relation (je n'ose dire histoire d'amour) entre le narrateur, 16 ans, et une jeune fille, 18 ans, qu'il rencontre un dimanche familial... Il ne s'en éprend pas ; il trouve un objet qui tombe à propos pour accaparer ses sens et son esprit, à son âge si jeune, me semble-t-il... Elle se laisse prendre, ou se laisse emporter par l'histoire. Tout cela cause bien des dégats, pour deux personnes qui n'en sont guère heureux... 

Je n'ai pas retrouvé, je ne crois pas, tout ce que j'ai tant aimé dans Manon Lescaut ou l'Adolphe de Benjamin Constant, dont les sujets sont pourtant approchants...

Je ne regrette pas cette découverte, ou re-découverte je ne me souviens plus, cependant, bien évidemment, car Radiguet fait partie de l'histoire de la littérature !

. Le diable au corps, Raymond Radiguet, 1923.

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