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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “La petite pièce hexagonale”

Je vous écris... :)

28 Août 2016, 18:51pm

Publié par LaSourisJOne

Je vous écris... :)

Autobiographie.

Je suis tombée par hasard sur ce livre chez un bouquiniste, j'avais déjà lu quelques uns de ses livres (dont Allons voir plus loin, veux-tu ?), et aimé. J'ai vu ce petit visage, ce titre qui m'intriguait, et l'exergue qui a fini de me convaincre : "Ce livre est dédié à tous ceux dont les cris ne sont pas entendus". Et puis ce 'je' qui nous parle, évoquant la parution de son livre', Le voile noir, que je n'ai pas lu, et l'après...

J'ai aimé cette balade grave et profonde au tréfonds de sa souffrance, depuis la parution de son Voile noir. J'ai découvert le choc, le traumatisme fondamental de sa vie, qu'elle décida de mettre en mots dans le Voile noir : la mort, brutale, par asphyxie au monoxyde de carbonne, dans leur salle de bains, de ses deux parents, alors qu'elle avait neuf ans.

Dans ce livre, Je vous écris, elle décide de 'rendre' à ses lecteurs ce qu'ils lui ont donné. Après la parution de ce livre témoignage (Le Voile noir), elle reçut énormément de lettres, de confessions, de soutiens, intimes, aimants, respectueux, d'inconnus ; et ce sont ces lettres qui lui ont permis de comprendre et d'avancer sur son chemin de deuil. Y compris par le biais d'une 'clé' par rapport à son drame à laquelle elle n'avais jamais pensé. Avec Je vous écris, elle mèle ces lettres qu'elle nous transmets (sans signatures), avec le récit de son 'après' Voile noir. C'est comme une double thérapie progressive, lente, en train de se vivre sous nos yeux. Ce n'est pas impudique. C'est généreux. Elle ne nous épargne pas les phases de profond désespoir, les marques de sa terrible souffrance physique qui l'envahirent alors qu'elle imaginait pouvoir laisser toute cette histoire derrière elle après l'écriture et la parution du Voile noir , l'emprise de celle-ci sur sa vie, et la manière qu'elle a d'avancer coûte que coûte ; on découvre le long chemin d'après traumatisme, les avancées et les reculs, tellement compréhensibles, et livrés avec tant de capacité à se donner sans détour. J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture 'multiple', ces multiples voix et la sienne, comme autant de partages, et de cadeaux généreux qui se veulent fortifiants pour un être qu'à priori ils ne connaissent pas. Une belle lecture.

. Je vous écris..., Anny Duperey, éd. du Seuil, 1993.

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Moi j'attends de voir passer un pingouin

24 Avril 2016, 18:43pm

Publié par LaSourisJOne

Moi j'attends de voir passer un pingouin

Roman.

Que dire de ce petit roman-là ? Il se lit sans doute plutôt bien, sans difficulté ; certains passages sont drôles ; cependant, je l'ai trouvé trop décousu, comme un patchwork où l'écrivain apparaîtrait trop et son propos pas assez. Ou plutôt, son alibi, la raison qui l'aurait poussé à écrire ce livre, autre que le fait d'écrire... Alors je suis restée sur ma faim.

L'auteur/la narratrice se met donc en scène en train d'écrire ; en tout cas, le personnage principal est un écrivain, qui écrit, laborieusement. Alors on la voit avec son fils Nestor (qui à priori, ou alors j'ai mal compris, n'a que 8 ans, mais des raisonnements dignes de quelqu'un qui a au moins 25 ans !), et sa concierge, Céleste. Concierge et femme de ménage (c'est elle qui se revendique concierge). J'ai aimé le passage où la narratrice va faire une conférence (elle s'interroge sur l'utilité de sa conférence) dans un lieu restreint, sur Rosa Luxembourg. Parce qu'elle admire Rosa Luxembourg, et ça, la mise en scène de cela m'a plu. Surtout que la seule avec qui elle aura un échange sur cela, ce sera sa concierge, et l'on voit dans cet échange que la conférence n'aura pas été vaine, puisqu'elle a profité à au moins une personne ! Et puis il y a les réflexions et les conversations avec son fils sur les animaux domestiques, notamment le rat, là, j'ai trouvé savoureux : quand le fils rentre avec un rat, que la mère est horrifiée - pour l'hygiène !- mais qu'elle essaie de faire bonne figure tout en essayant de comprendre d'où vient ce rat, et ce qu'elle découvre est à mourir de rire ! Donc, des passages savoureux, quand même... Mais je suis un peu passée à côté de la réflexion sur la révolte contre l'idiotie, ça j'avoue que je ne l'ai pas vraiment vu... Et donc tout cela manquait de 'destination', à mon goût, de liant, de tenue... Quant au pingouin, eh bien, il est en filigrane, puisque l'adage dit que voir une pie porte malheur, en voir deux bonheur, mais elle est attend de voir un pingouin... Espoir ? Force de l'imagination, revendication de l'imagination ? Sans doute, mais pas assez marquée, ou alors le propos n'était pas assez 'filé', à mon goût, donc, goût d'incomplétude, pour moi...

Médiathèque de Saint-Malo.

Moi, j'attends de voir passer un pingouin, Geneviève Brisac, Alma éditeur, Paris, 2012.

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Monsieur l'archéologue

7 Mai 2016, 21:21pm

Publié par LaSourisJOne

Monsieur l'archéologue

Roman.

Roman, court, ou roman ado, c'est possible aussi...

L'histoire d'une jeune fille de 16 ans, qu'elle nous raconte 30 ans plus tard. Pas de quotidien 30 ans plus tard, ne cherchez pas ; juste l'histoire, le rapport au père, pendant ces années-là, un exercice de souvenir peut-être, sur quelques étés. D'autant qu'on comprend que l'auteur a ces souvenirs émus de son père, ça ressemble à un hommage, une tranche d'autobiographie, même si le personnage principal est une jeune femme, peut-être pour provoquer la distanciation, Ariane. Histoire de ces étés, où elle est avec son père, archéologue, qui fait des recherches dans un tout petit village de Grèce. On vit le décalage entre ceux qui savent, ceux qui cherchent, et ceux qui vivent là, ceux dont le village périclite, et qui fondent tous leurs espoirs sur les trouvailles de ces archéologues ; ce décalage entre les trouvailles, et les attentes : les trouvailles ont du sens du point de vue de l'archéologie, mais pas pour le commun des mortels, pas pour celui qui espère une renaissance par le tourisme, par le biais de ces trouvailles... Même s'il y a de la démesure dans ce récit, il y a quand même cette leçon donnée par le village aux scientifiques, aux chercheurs, qui reconstituent, pugnaces, la cité de leur rêve, en pierre, loin de la véracité historique... Il y a cet épisode touchant. Sinon, il y a la constitution d'une personnalité, d'une fille, en demande du regard de son père ; la construction, le dégagement d'une icône, pour grandir, et être soi.

Je ne sais pas ce qui fait que je n'ai pas été plus emballée que ça ; il y a un côté féérie, ou incarnations de la nature, qui ne m'a pas enthousiasmée, dans ce récit ; je ne sais pas pourquoi je ne l'attendais pas forcément là. Pourtant, on peut imaginer qu'il va bien avec un peuple méditérannéen, marqué par ses croyances ?

Je n'ai pas véritablement vibré, en tout cas. Peut-être que je suis restée un peu sur ma faim. Peut-être que j'aurais aimé en savoir plus sur l'après ; c'est vrai qu'on a une retrouvaille dans le métro, rapide, où l'on apprend ce que tous sont devenus ; mais voila, on ne se projette pas dans sa vie à elle, et finalement, que ce récit ne soit pas mis en regard de ce qu'elle est devenue m'a sans doute manqué pour adhérer.

. Monsieur l'archéologue, François Coupry, éd. Gallimard, 1994.

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Aral

11 Juin 2016, 17:05pm

Publié par LaSourisJOne

Aral

Me voici confrontée soudain au doute quant à l'appréciation de ce livre : dois-je me fier à mon état d'esprit du moment, qui m'a fait peiner sur ce livre, ou à la qualité certaine de celui-ci, qui devrait me faire rajouter au moins un sourire aux côtés de son titre ?

En tout cas, le début m'a bien emportée, le milieu m'a fait souffrir, la fin m'a confirmée que c'était un bon livre... Mais il faut le traverser, et ce personnage n'est pas toujours très 'aimable' (depuis quand il me faut des personnages 'aimables' pour aimer un roman ?) : disons que ces réactions étonnent, parfois, voire pire, mais on essaie de se raisonner et de le comprendre, il a de sacrées circonstances atténuantes ?

Voici ici le destin croisé, dans un roman à 'atmosphère' incontestablement, d'un narrateur et de la mer d'Aral. Sourde tragédie parallèle... Dans cette partie du monde, dans un tout petit village de 700 âmes, Alexei est un héros maudit : à l'âge d'une douzaine d'années, il perd l'ouïe... Celui qui est en passe de devenir un grand joueur de violoncelle va vivre ce cruel coup du sort, ainsi que l'espèce de déni que son handicap occasionne chez ses parents... Notre Alexei a un double de coeur, depuis l'enfance : c'est Zena, son amie, son amoureuse à vie... Ces deux chemins sont magistralement donnés à voir, tout cela dans une atmosphère lourde, donc, à laquelle la disparition de la mer d'Aral, terrible désastre écologique, fait écho... L'angoisse de ce personnage, qui subit la plongée dans un monde sans 'bruit', sans paroles, et la disparition de cette source de vie est assez forte et assez insoutenable... Trois volets dans ce livre, et la transformation du héros, l'évolution du héros, après la révolte, la déception, la perte de l'être cher... tout cela lié à une interrogation sur la filiation ; l'orphelinat, qui résonne tant dans le coeur d'Alexei, est un bel aboutissement (je ne peux que rester vague, là, pour ne pas trop en dévoiler)... En filigrane discrète, mais en filigrane quand même, une toile de fond possible politique, avec le fait de subir la mainmise de la Russie responsable des maux de cette contrée, puisque ce sont les décisions de la Russie qui fut responsable de l'assèchement de la mer d'Aral... Sachant que cette histoire mèle deux temporalités à 10 ans d'intervalle, 1975 et 1985...

C'est un livre qui étouffe un peu, mais plutôt bien tenu, d'où la poésie n'est pas absente...

Médiathèque de Saint-Malo.

. Aral, Cécile LADJALI, éd. Actes Sud, 2012.

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Un peu d'air frais :))

18 Avril 2017, 21:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Roman publié en 1939 par George Orwell.

L'histoire introspective d'un anti-héros, middle class, vivant en Angleterre, qui travaille, est marié, a deux enfants. Ca commence par une histoire de dentier : il n'a que 45 ans environ, mais il a un dentier, et il nous explique pourquoi même si ce n'est pas glorieux, ce n'est sans doute pas si mal. Et puis de fil en aiguille, de sourire en sourire, et de réflexion en réflexion, on accompagne ce personnage principal dans sa re-visitation du passé comme une ultime transgression. Alors voila. Il travaille. Il a un peu d'argent de côté. Il est harassé par sa femme, Hilda, dont il ne songe pas à remettre en cause l'existence à ses côtés ; harassé par ses mioches ; et il va soudain s'autoriser l'ultime transgression : partir une semaine, en mentant, dans le village où il a grandi.

J'aime énormément, du point de vue de la destinée du personnage, cette thématique de l'emprisonnement volontaire, et la manière que le personnage principal a de se percer une trouée dans cette chappe dont il est institué qu'on ne s'échappe pas. On sent que l'auteur a pris un plaisir jubilatoire et presque fasciné à dépeindre les misérables toutes petites personnes, pétries de mesquinerie, que sont la femme et les amies de la femme du personnage principal. 

D'un point de vue plus large, le personnage nous raconte son passé avant la première guerre, la première guerre mondiale, et puis maintenant. Ses analyses, comparaisons, sont fulgurantes de bon sens, et tellement visionnaires... Ca résonne tellement, pour nous qui vivons au XXIème siècle, et qui lisons ces pages qui opposent ces deux époques, la seconde étant tellement proche de celle qu'il décrit... Et puis il y a ce qu'il sent, la guerre qui vient, selon lui pour 1941... Hitler, le danger à craindre... Ca paraît tellement visionnaire... Ca se lit comme une balade intelligente, introspective, dépaysante, enlevée, au fil du siècle. Vraiment vraiment réjouissant.

C'est à Claude que je dois cette lecture. Merci !

. Un peu d'air frais, George Orwell, 1939 ; traduction française : 1983 ; éd. 10/18. 

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Le secret de la manufacture de chaussettes inusables :)))

10 Février 2021, 21:02pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Rien à faire, j'aime décidément les livres de cette auteure : le premier, Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates m'avait déjà totalement conquise. Idem pour celui-ci, dont je viens de dévorer les 650 pages. 

L'histoire lente, digeste, absolument savoureuse, d'une famille. Une famille en Virginie occidentale, dans une toute petite ville où tout le monde se connaît. Deux points de vue : celui de Jottie, l'une des tantes, et surtout celui de Willa, enfant, 12 ans. Enfant mûre, réfléchie... Un été de 1938. Alors que la maison de famille, qui accueille des pensionnaires, accueille pour lors une jeune femme, Melle Beck, expédiée là par son père, le patriarche sénateur, pour lui apprendre ce qu'est le travail parce qu'elle n'a pas voulu épouser l'homme de son choix. Bref : ici l'incendie de l'entreprise locale La Manufacture des chaussettes Inusables en 1920 a laissé ses traces profondes, indélébiles... Les relations familiales se donnent à voir, profondes, entières, parfois douloureuses sur fond de traumatisme, et les personnalités vont s'éclairer, se révéler, notamment celle du frère, le père de Willa (et de Bird, 9 ans), Félix... Bref, tout cela est tout à fait savoureux, ça se déguste avec plaisir, d'autant que l'écriture est enjouée, gaie, et n'hésite pas à nous narrer quelques faits via des lettres que certains protagonistes s'envoient. Bref, quel plaisir total de lecture !

Ca fait du bien...

Heureusement, il va maintenant être dans ma bibliothèque, puisque c'est encore une miraculeuse bouquinerie qui l'a mis sur mon chemin :)

. Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows, 2015. (10/18).

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La ferme africaine :)

17 Mai 2020, 10:34am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Depuis le temps que j'entendais parler de ce livre, référence mythique ! Lui aussi, m'attendait, dans ma bibliothèque... Emotion, en le sortant de son rayonnage, et en me disant que j'allais enfin, savoir... Alors, j'ai lu le livre qui inspira le film Out of Africa.... 

Il se lit très lentement, enfin, je l'ai lu très lentement. Il est comme un journal intime, presque comme un journal "parlé" de la baronne Blixen qui part s'installer en Afrique au moment de la première guerre mondiale, devenant celle qui tient les rênes d'un domaine caféier, d'une ferme avec des boeufs, des chevaux... Cela ressasse énormément, il n'y a pas de narration à proprement parler, enfin, pas véritablement une histoire qui court dans tout le livre et nous mène ; c'est plus la narration de petits faits quotidiens, plutôt détaillés... Parfois passionnants, parfois un peu ennuyeux ! Mais elle décrit les moeurs des différentes peuplades (les Somalis, les Masaïs, les Kikuyus...) qui vivent à ses côtés, ses salariés souvent, ou ses domestiques, alors en cela c'est intéressant... Et puis bien sûr, la nature, et ses animaux sauvages... C'est ce qui m'a le plus intéressé, je dirais... Il y a (je le dis à l'attention des grands amoureux des bêtes) une rudesse difficile, à leur encontre, dans le livre... C'est parfois troublant... Enfin cette grande chasseuse, de lions notamment ne renonce jamais à tuer un animal (sauf par des moyens qui ne lui laissent aucune chance), mais ne peut les supporter captifs... Il y a à ce propos une très, très belle page sur une girafe qu'on emmène et donc qu'on déracine, elle parvient à la rendre très sensible, très touchante... Pas trace d'histoire d'amour dans ce livre, ce qui m'a surpris ! En fait, les hommes qui passent, Denys notamment sont désignés comme des amis, non comme des amants ; et comme elle décrit ce qu'ils font ensemble, nous voyons qu'il n'y est pas question de rapprochement des corps... Ce sont des amis qui trouvent une grande joie à revenir partager des moments avec elle et repartent... 

Et puis, il y a la fin de l'aventure Afrique, lorsque la déroute la contraint à tout vendre...

Je suis contente de l'avoir lue. Je pourrai relire des passages, puisque finalement, ça se lit ainsi, je trouve, plus comme un documentaire que comme un roman...

. La ferme africaine, Karen Blixen, 1937, Folio.

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De la terre à la lune :)

28 Juillet 2020, 09:22am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, ce Jules Verne ne sera pas mon préféré !! Autant dire que si on ne s'intéresse pas à la guerre, la balistique, la géophysique et à l'espace, le livre a de quoi paraître long ! En effet, je ne m'attendais pas à cela. Je m'attendais vraiment à lire un livre passionnant au plus près de trois personnages embarqués pour un voyage vers la lune, or, ça... ça arrive bien tard, et même dans les 20 dernières pages. Tel n'est donc pas le propos du livre, mais bien de nous raconter la naissance du projet, les difficultés que sa concrétisation représenterait (même en Amérique où tout est possible : l'action se déroule aux Etats-Unis), et la construction de l'appareil nécessaire au lancement d'un projectile vers la lune. Les 200 premières pages sont bien longues, pour toutes ces raisons évoquées plus haut (mince, voila que je me mets à écrire comme Jules Verne....)... Ah oui, alors, pour ceux qui ne connaîtraient pas le livre : 

tout commence au sein du Gun-Club (voila le décor presque posé) : il s'agit d'un club des "retirés" de la guerre, passionnés par la chose, et tous un peu ou beaucoup estropiés ; sachant que Jules Verne s'amuse à forcer le trait et à nous rendre cette petite société assez drôle... En tout cas, c'est l'un d'entre eux, le président, Barbicane, qui a l'idée de concevoir un vaste projectile vers la lune... L'affaire passionne les foules, évidemment. Et met en rogne l'ennemi de toujours de ce Barbicane, Nichol, qui s'échine à contester le réalisme de l'idée... Et un jour un Français, Michel Ardan, débarque avec la ferme intention d'habiter ce projectile...

Quelle joie d'avoir découvert et lu ce livre mythique de l'histoire littéraire ! 

. De la terre à la lune, Jules Verne, 1865, Le Livre de Poche.

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Le bon serviteur

8 Juillet 2020, 20:05pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je dirais que mon affection pour Carmen Posadas est mitigée, et selon ses livres : j'avais beaucoup aimé le roman historique Le ruban rouge, et n'étais pas allée au bout de ses Cinq mouches bleues

Si j'ai fini celui-ci, intriguée et prise par l'histoire au début, je dirais pourtant que je me suis un peu forcée par moments, je lui ai trouvé des longueurs, et certains éléments du livre ne m'ont pas vraiment intéressé... Donc, méfiance, méfiance, pour le prochain ! 

Ici... Une histoire pour le moins tirée par les cheveux mais pourquoi pas ! Donc : c'est l'histoire de Martin, un jeune homme très beau, qui se laisse embaucher par une petite société de production d'émissions (soit disant !), pour monter des canulars (soit disant !!) à des personnes un peu connues... en l'occurence à une certaine Inès, photographe. L'idée étant un peu de la faire croire qu'elle devient un peu folle et entre les mains du diable... Martin est l'instrument du diable... Enfin, soit-disant... puisque tout va de retournement en retournement, certains ont de quoi agacer un peu... Qui manipule qui ? Les personnages ont une certaine candeur, ne sont pas particulièrement machiavéliques... sauf ? Bon, ils sont en tout cas marqués par leur histoire personnelle, ou par une histoire d'amour qui n'a tourné comme prévu, ou qui a été dévastatrice ou très marquante... Certains sont un peu attachants, comme Inès je trouve, mais quel melting-pot, quel méli-mélo, pfffff.

Bon, j'étais contente de le finir, je l'avoue, et je vais attendre un peu avant de retenter un Carmen Posadas... Pensée pour Luocine qui je crois m'avais dit ne pas aimer cette auteure, je comprends mieux, puisque pour lors un seul m'a particulièrement emballée...

. Le bon serviteur, Carmen Posadas, éd du Seuil, 2005.

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Repose-toi sur moi :))

28 Juin 2020, 10:19am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Quel joli titre, n'est-ce pas ? Ce livre encore m'attendait dans ma bibliothèque. Après avoir lu et beaucoup aimé l'avant-dernier livre de Serge Joncour, Chien-loup donc, celui-ci, paru en 2016.

J'ai retrouvé l'écriture touffue, presque brouillonne parfois, mais qui ne me déplaît pas ; ici, on est à la fois dans la tête des deux personnages principaux, sans que ce soit clairement un roman choral ; le point de vue passe de l'un à l'autre, on suit très évidemment ; le style indirect libre imprègne le livre, nous lisons comme ils pensent, semble-t-il... D'où sans doute, l'impression "touffue" (je trouve un lien avec l'écriture de Frédérique Deghelt, que j'aime particulièrement). Et touffue convient particulièrement à l'auteur je trouve, compte tenu des thématiques qui traversent et sont au coeur de ses livres, enfin de ces deux livres : la nature animale de l'homme, l'opposition ville/campagne...

Ici encore des animaux, centraux, enfin pivots dans l'histoire. Ici les deux corbeaux, les deux tourterelles, et un chien...

L'histoire se déroule à Paris, autour d'une cour d'immeuble... Il y a deux immeubles que tout oppose, le faste d'un milieu social, la simplicité d'un autre de l'autre côté... Aurore, mère de famille mariée à un jeune Américain lisse travaille dans la mode, assure tant bien que mal et fait face à la tension de sa situation professionnelle, et tous les jours elle passe à proximité de cette cour, où deux corbeaux noirs la fixent, semblant la narguer, la défier, lui vouloir du mal... Jusqu'au jour où un voisin de l'autre immeuble, là, l'entend, entend ses peurs, la comprend, et il semble que ce soit le seul depuis bien longtemps...

Voila le début de cette histoire ! 

Il y a des rouages de cette histoire, comme celle de Chien-loup quand j'y pense, que j'ai du mal à comprendre, dans sa logique ; mais on sent que dans ces récits, l'instinct brut a sa large part, aussi certaines décisions sont parfois incompréhensibles à nos yeux même au regard de la personnalité du personnage ! 

Là, en l'occurence la décision de parler, à un moment critique très particulier, d'un chien, alors que le fait même d'en parler est évidemment à proscrire... (je sais, vous ne comprenez rien, mais vous comprendrez lorsque vous lirez le livre !)

J'ai dévoré ce livre tout autant que Chien-loup malgré ces petites réserves que je peux en avoir, à aucun moment cela a éreinté mon plaisir !

. Repose-toi sur moi, Serge Joncour, Flammarion, 2016, J'ai Lu Livre de Poche. 

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