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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “La petite pièce hexagonale”

Je crois que je t'aime :))

3 Septembre 2013, 11:50am

Publié par LaSourisJOne

Je crois que je t'aime :))

Que voici un roman réjouissant ! Frais, un petit bonheur. Autour de la thématique pas si fréquemment exploitée des idôlatries adolescentes.

Pétra en 1974, et en 1998. A 13 ans, une idole du chanteur "de charme" David Cassidy. Avec son amie Sharon, elles traquent tout ce qui les rapprochent de leur idôle, on l'a tous vécu ! Jusqu'au jour où elles participent à un grand quizz sur celui-ci, l'enjeu étant de le rencontrer... Mais n'apprennent qu'elles ont gagné qu'en 1998 ! Au décès de sa mère, rigide et d'origine allemande, qui avait caché le courrier à Petra : elle la retrouve alors dans l'armoire qu'elle vide... On a tout autant de plaisir à suivre les deux Pétra, dans deux temporalités différentes. L'amour, la naissance de l'amour, à travers le rôle joué par l'attachement à une pop-star est vu de façon sensible et drôle. La vision de la constitution de la personnalité par compensation de la distance parentale est une façon de scruter l'adolescence plutôt intéressante. Et il y a ce personnage, que l'on suit parallèlement, le journaliste qui écrit dans le magazine consacré à David Cassidy, et invente les réponses qui le concernent... Une lecture très plaisante et raffraîchissante !

Je crois que je t'aime, Allison Pearson, éd. Plon. Parution mai 2011.

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Service clientèle

23 Décembre 2013, 15:37pm

Publié par LaSourisJOne

Service clientèle

Petit intermède de lecture. Benoît Duteurtre est une valeur sûre pour moi, j'avais vraiment adoré Le retour du Général. J'aime assez, parfois, voir avec lui toutes les incongruités de notre monde actuel... Et là, évidemment, l'absurdité de notre monde moderne version société déhsumanisée en prend pour son grade... Difficile de ne pas adhérer à son allégorie de la chose ! En effet, c'est absurde de ne plus pouvoir parler à personne, dès lors qu'on a à faire à une multinationale, et de plus en plus dans les entreprises... Il singe ici l'économie de personnel, et nous rend compte fidèlement (car on n'est évidemment pas dans la caricature, malheureusement !) des aberrations modernes... Des ponts d'or pour souscrire un abonnement, et puis plus rien, et la galère, dès lors que la panne intervient... Et il y a cette Dominique Delmarre, qui signe les courriers de services clients, qui ajoute une dimension humoristique et presque surréaliste à l'histoire... On pense un peu à Egloff, il y a évidemment de l'absurde dans ce livre-là, c'est moins bon que Le retour du Général, mais ça se lit agréablement... Un regard critique sur notre société ne fait pas de mal, même si on sait déjà tout ça !

. Service Clientèle, Benoît Duteurtre, Folio. Première parution février 2005.

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:)) L'Exil d'Alexandra

20 Avril 2009, 22:08pm

Publié par la souris jaune

Roman par lettres.

Très chouette. Et comme j'ai eu le privilège de rencontrer l'auteure, je dois dire que celle-ci est aussi enthousiasmante que son livre. Il s'agit d'un roman épistolaire, qui se lit vraiment bien. La vie de deux roumaines, soeurs, l'une expatriée, l'autre restée au pays, qu'on suit par le biais de leurs lettres, sur une trentaine d'années. Et le roman par lettres a le don de rendre les personnages bien réels... (A tel point qu'on est bien surpris d'apprendre que l'auteur n'a pas de soeur...). Plongée dans les personnalités, marquées et bien distinctes des deux femmes ; l'héroïne est fière, sûre d'elle, courageuse, téméraire, frondeuse... L'autre tente de se tracer une histoire dans le sillage de sa grande soeur. Sur le plan de sa carrière, de femme de théâtre, et sur le plan amoureux, puisque le petit ami de la grande deviendra l'époux de la seconde... Ce qui vaudra un silence de sept ans, chez l'aînée. Plongée aussi au coeur du régime roumain, sous le régime dictatorial des années 70 ;  et découverte du monde libre et capitaliste en parallèle par l'oeil de l'expatriée. Deux belles tranches de vie, qu'on a vraiment pas envie d'oublier.

. L'Exil d'Alexandra, Anca Visdéi, Actes Sud.

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Hors service :))

5 Mars 2017, 18:29pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Petit bonheur de lecture que ce livre-là. Un week-end dans un local de photocopieuse, ça vous tente ? :) Eva-Lena non plus, à priori... Le personnage principal. Une femme, d'environ quarante ans, trois enfants, un mari. Pivot de cette vie de famille agencée autour de l'énergie qu'elle déploie pour faire tourner tout cela... Energie encore, à n'en plus compter, pour son métier, elle est enseignante de suédois (le livre est suédois). Dans un collège. Un soir, donc, elle se retrouve enfermée, sans pouvoir sortir, à l'intérieur du local de photocopies de son collège... Tout y passe, pendant que les minutes défilent, ses tentatives pour passer le temps, d'abord raisonnées, de rangement, de mesures, en espérant que le temps sera court... Et puis le temps dure. Alors elle passe en revue son quotidien, sa vie. Ses élèves. Sa nouvelle amie, ses rencontres... S'interroge. Et finalement, ce week-end où elle est 'hors service' pour les autres et pour elle, va se retrouver être pour elle révélateur, une bulle de temps pour elle, malgré la faim, la soif, etc. Elle réalise qu'elle doit changer sa vie. Elle prend conscience. Un récit bien agencé où on prend autant plaisir à être avec elle au sein du local à se demander quand elle pourra sortir, que dans la narration de ce qui constitue son quotidien. 

Mille mercis à Delphine pour m'avoir mis ce livre réjouissant entre les mains :).

Bibliothèque d'Evran.

. Hors service, Solja Krapu, éd. Gaïa, juillet 2013.

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Manuel de chasse et de pêche à l'usage des filles :)

18 Février 2021, 18:50pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Le titre est vendeur, et même sur-vendeur, ça c'est un fait. N'empêche que ça m'a donné envie de le feuilleter, et c'est les quelques lignes de présentation qui m'ont plutôt donné envie et qui sont plus proches de la vérité sur le contenu de ce livre : une tranche de vie d'une jeune femme, new-yorkaise, travaillant dans l'édition. Qui cherche l'amour durable. Sa vie, ses petits amis, sa famille, ses meilleures amies... Ca se lit bien. Maintenant : c'est un roman court ; on pourrait rester sur sa faim ; le récit est bien enlevé, plein d'humour alors ce n'est déjà pas si mal. Dans le roman, un chapitre change de point de vue, et soudain, les personnages que l'on voit ne sont plus ceux du début... Alors on s'interroge... La narratrice 30 ans plus tard ? En fait non, j'ai fini par comprendre qu'il s'agissait de l'autre famille qui habite le même immeuble qu'elle... Pourquoi pas, simplement comme le fil n'est pas véritablement approfondi, c'est à dire qu'on ne voit cette famille qu'une fois, on se demande un peu pourquoi... Ca fait sans doute penser aux séries en tout genre sur le quotidien des New-Yorkais, ou aux Chroniques de San Fransico j'imagine. Sauf que : pas de glauque ici, pas de junkies !

Ca se déguste, en tout cas, ma foi, la lecture est plaisante.

. Manuel de chasse et de pêche à l'usage des filles, Melissa Bank, traduit de l'Américain, 1999. Rivage Poche

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Un coco de génie :)

23 Décembre 2020, 17:40pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, bon ! Je ne connaissais absolument pas cet auteur, découvert par hasard à la médiathèque, et rien, dans l'aspect du livre ne pouvait m'indiquer son époque, la date d'édition unique figurant en début de livre était 2010... Tout le livre me disais-je qu'il faisait très XIXe dans son écriture... Et pour cause ! Son auteur est de son siècle, et le livre est paru en 1902. En somme, son auteur est un contemporain de Jules Verne, c'est étrange de lire un livre sans connaître son époque d'écriture, finalement... ! Bref. 

C'est surprenant. Intéressant. Bien tourné. Riche de vocabulaire et de descriptions qui évoquent une petite bourgade dans la Nièvre... Certes, c'est long. Enfin, le récit est étiré, étiré, il se répète beaucoup pour se prolonger, sans qu'on puisse l'imputer à une lourdeur de style. Non, ce récit-là s'étire. Mais il est aussi savoureux, finalement ! On a quand même hâte d'en lire le dénouement... et je dois avouer, je ne m'attendais guère à celui-ci... 

Alors : le narrateur va passer un mois de vacances chez ses cousins, dans la Nièvre. Il vit alors à leurs côtés leur vie rurale, faite de bons repas au jardin, de causette, de pêche, de contemplations du gros chat Balthazar... et il rencontre le fameux Loridaine, le voisin. Qui s'est mis à écrire... Déclame ses poésies, que soudain le narrateur trouve familières... C'est du Victor Hugo ! Plaît-il !? Alors même que l'auteur de ces déclamations se targue d'avoir écrites ? Evidemment, cette histoire va constituer le noeud des préoccupations du vacancier, et vont tout de même s'étirer, mais... on aime !

Une découverte plaisante.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Un coco de génie, Louis Dumur, 1902 (réédition 2010, éd. Tristram).

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L'Embellie

4 Avril 2020, 16:07pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Enfin.

J'ai lu ce livre sans grande passion... Avec un peu d'impatience... Mais le contexte est-il neutre ? J'ai la sensation cependant que j'aurais tout aussi bien l'avoir déjà lu, je ne suis pas sûre que je m'en rappelerais... Et pourtant, il est sans doute tout sauf commun ? Mais peut-être justement... Il nous emmène en Islande, dans de tout petits villages, au pied de champs de lave, noirs... Dans la peau d'une trentenaire (elle a 33 ans) qui dit toujours oui. Non, pardon, c'est pas ça. M'enfin c'est sans doute ça qui a fini par me taper sur les nerfs, même si, on se doute bien que tout cela fait partie du processus initiatique. Bref, elle divorce d'avec son ancien mari, un fieffé con, radin, égoïste... A chaque fois qu'il revient pleurer dans son giron, elle ne l'envoie jamais bouler... J'en rêvais ! M'enfin, bref, on s'en fout, c'est pas ça l'histoire. L'histoire c'est qu'elle décide de partir plusieurs semaines faire un grand périple pour tout laisser derrière elle, avancer, réfléchir... Elle se retrouve avec le fils de sa meilleure amie dans l'aventure (il a 4 ans), et heureusement, cela se révèle une chose fabuleuse (car c'était loin d'être ce qu'elle souhaitait).... Les rencontres sont très improbables, ça a fini par me fatiguer tout ça... Même si j'ai souri parfois...

J'ai trouvé ma lecture un peu vaine, en fait... Mais, encore une fois, difficile de s'affranchir du contexte de lecture !!

. L'Embellie, Audur Ava Olafsdottir, Zulma 2012, en Poche, collection Points.

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Les sept cadrans

21 Septembre 2021, 08:14am

Publié par LaSourisJOne

Roman policier.

... Enfin, roman policier... roman de moeurs, je dirais presque ! En tout cas : en désamour de lecture juste après Betty, j'ai eu envie d'une ambiance surranée. Agatha Christie ! J'avais très envie de cette atmosphère, des petits échanges contenus entre Anglais... J'y ai trouvé ce que j'étais venue y chercher :) maintenant, je dois vous dire que je ne suis pas du tout roman policier ; l'intrigue de celui-ci m'a interessée au début du livre, et puis je ne crois pas avoir été fan ! C'est l'histoire d'une mort dans son sommeil d'un jeune homme, après une blague potache de ses amis dans un manoir anglais, sur fond de domestiques : comme c'est un gros dormeur, et qu'il choque la maîtresse de maison en ne descendant qu'à midi, ils décident d'acheter tous un réveil et de les faire sonner tous en même temps ou presque tôt le matin. Les réveil-matins (huit !) sont placés sous le lit ; et le matin lorsqu'il est trouvé mort dans son lit à plus de midi, sept réveils sont rangés sur la cheminée, le huitième a été jeté par la fenêtre.

Les 7 cadrans désignent aussi dans le livre un quartier mal famé de Londres, d'où proviennent des courriers malveillants ; on nous fait croire ou penser d'abord à une sombre histoire de mafia anglaise et de règlement de compte, puis à une histoire politique, et ça finit en embrouillaminis de jeunes gens, et toute la situation ou presque s'en retrouve retournée... 

On ne peut pas dire que j'aie énormément aimé, mais j'ai trouvé qu'il y avait trop de personnages et j'avais un peu de mal à m'y retrouver. Je pense que je ré-essaierai un autre Agatha Christie plus intimiste...

. Les sept cadrans, Agatha Christie, 1929.

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La Maison des hautes falaises :(

26 Juin 2022, 08:49am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, bon, bon. J'avais oublié que je n'aimais pas cette auteure. J'avais déjà, sans m'en souvenir, detesté Le murmure du vent, alors il faut que je m'en souvienne, quand je verrai dorénavant son nom, un titre alléchant, une couverture alléchante... 

J'avais ce livre dans ma bibliothèque depuis un an. Je me suis beaucoup ennuyée en le lisant !

Ca commence par deux histoires lourdes, gorgées de pathos ; aussi, pas de finesse là-dedans, on nous placarde très vite les traumatismes de nos deux personnages, comme si c'était le postulat du roman. 

Je n'ai pas aimé le personnage féminin, Callista, je le trouve bancale, pas authentique, pas abouti, peu franc... Dommage, peut-être ? Le personnage masculin (Lex) est peut-être un peu plus travaillé. Je n'ai pas aimé du tout non plus l'arrière-plan, l'histoire de la chasse à la baleine, l'histoire de cette famille de baleiniers qui porte le roman et l'accompagne. Ca ne m'a pas intéressée du tout. Les personnages secondaires sont plus intéressants...

Bon : Lex vit un traumatisme avec sa femme autour d'une enfant perdue, alors il quitte Sydney et s'installe dans le bush, en rase campagne, rachetant une maison sur la falaise... Maison chargée d'histoire familiale. Dans ce petit village où tout se sait, Callista vit seule, peint... Elle ment, se ment... Enfin, c'est ce que j'en ai retenu ! Leur rencontre suscite tout de suite de l'attirance, et de nombreux ratés faite du fait qu'ils ne se parleront finalement presque jamais réellément...

Bref, un auteur à éviter pour moi ! 

. La Maison des hautes falaises, Karen Viggers, éd. originale 2008 (australien), éd Les Escales 2016.

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Farallon Islands :)

2 Août 2017, 06:59am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, je ne suis pas mécontente de quitter ces îles Farallon, îlots très hostiles situés en face de San Francisco. Et où l'héroïne décide de s'installer. Devenue photographe animalière, elle a perdu sa mère à l'âge de 14 ans, continue à lui écrire des lettres perpétuelles, et en reste très marquée,

Elle va y vivre pendant un an, et c'est cette année là, qu'on va vivre avec elle.

Ce n'est rien de dire que la nature est hostile, ici ; c'est plus qu'un euphémisme. C'est ça que j'ai eu hâte de quitter, et l'aspect documentaire animalier qui, en ce qui me concerne, ne m'a pas passionnée, et même ennuyée. Vous saurez tout des éléphants de mer, requins, baleines, goélands, souris... Ah oui, et du poulpe aussi. Que vous apprendrez à détester ! Car c'est à travers leur aspect rude, prolifique, sauvage, étrange, et même criminels qu'ils sont dépeints, le plus généralement. 

Cependant, le roman est très bien structuré. Evoque dans sa maîtrise une Catherine Poulain, ou une Claudie Gallay. Mais j'y mets donc autant de réserves personnelles que pour ces deux auteurs-là : les univers sont trop hostiles, et franchement, vous n'avez qu'une envie, c'est de les quitter. En ce qui me concerne en tout cas.

C'est aussi pour cela que j'ai hésité à mettre un sourire (au lieu de pas du tout) en appréciation de ce roman, compte tenu de la hâte que j'avais de quitter cet univers. Je ne peux donc que reconnaître que le roman est bien fait, et c'est pour cela que j'ai opté pour le sourire finalement.

D'autant que ce tableau ne serait évidemment pas complet sans l'aspect humain de ce roman, qui est particulièrement intéressant, mais là encore.............. propre à ajouter à l'ambiance terrible de ce livre !

Elle vit donc sur ce rocher hostile, arride, froid, balayé par les vents, où marcher est déjà un danger, mais, elle n'y vit pas seule ! Elle y vit avec un petit groupe de biologistes, ils partagent donc l'austérité d'une maisonnette spartiate ; et évidemment ce qui va être très intéressant à suivre, à observer, ce sont les personnalités de chacun extrêmement bien campées avec sobriété et efficacité, un peu avec le minimalisme et la retenue d'une Claudie Gallay ou d'une Catherine Poulain justement ; et en tout cas, ce sont le même type de personnage, cabossés par la vie. Taiseux. Qui ont trouvé refugé ici, pour échapper à un deuil, sans qu'aucun n'accepte de se confier spontanément évidemment, tout cela est tû. Chacun vaque à ses occupations, il y a les liens entre certains qui sont donnés à voir par petites touches efficacement. Et évidemment, les chocs, les traumatismes, dont elle ne sera pas exempte, loin de là. Que je ne vous raconte pas, mais qui sont de l'ordre du pire. ! Quelques belles personnes, quelques beaux éclats humains, quand même, mais dans une vision de la vie et du monde quand même assez hostile. 

Le roman est aussi intéressant du point de vue de la photographie, de la réflexion sur l'acte de photographier.

Et même si la fin laisse espérer la lumière, la construction de soi, l'acceptation de l'avenir, et dit la victoire, quand on sait d'où elle vient, on pense avec amertume à la maxime qui semble sous-tendre la pensée de la narratrice : les choses belles naissent du mal... Mouai, pas très optimiste, tout ça... 

Cela dit, c'est une prouesse assez réussie que ce livre.

Merci à Delph de m'avoir permis de le lire :))

Bibliothèque d'Evran.

. Farallon Islands, Abby Geni, éd. Actes Sud. Publié aux EU en 2016, 2017 pour la traduction française.

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