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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “La petite pièce hexagonale”

Vous descendez ?

16 Septembre 2010, 22:05pm

Publié par la souris jaune

9782259202015-1-.gif Ce livre est un des livres les plus MAL ECRITS que j'aie jamais lu. D'ailleurs, je ne sais pas si c'est une indication pour vous, mais pour moi je pense que c'en est une, j'ai mis 16 bons jours à le lire. Autrement dit beaucoup. Il a été traduit de l'anglais par un certain Nicolas Richard, il restera donc toujours le bénéfice du doute : le traducteur était-il très mauvais, ou bien était-ce l'auteur ??? Ou bien les deux ?? Si l'on parvient à s'accrocher malgré tout (ce qui est difficile, quand même, vu le style relâché - en outre, l'édition est elle aussi pourrie, truffée de fautes grrrrr.), on y trouvera peut-être quand même un certain intérêt. Voire un certain plaisir, comme celui de regarder une série débile à la télé. Bon, je suis dure. L'histoire et le postulat de départ étaient séduisants : quatre personnes, un 31 décembre, se retrouvent en haut de la Tour du Saut, en Angleterre, pour se jeter dans le vide et se suicider. Quatre personnalités très différentes (dommage que cela n'ait pas été marqué dans le style, étant donné, que chacun racontre à tour de rôle, ce qui donne une multitude de petits chapitres au nom des quatre protagonistes - JJ, Martin, Jess et Maureen - enchâssés les uns dans les autres). Et l'un empêche l'autre ou les autres de sauter. Qu'est-ce qui fait que l'on donne alors plus de poids à la vie d'un autre qu'à la sienne ? Qui est suicidaire, qui ne l'est pas ? qu'est-ce qui fait qu'on passe à l'acte, ou pas ? La réflexion est assez intéressante, mais menée de façon très bordélique... Alors à vous de voir... 

 

. Vous descendez ? Nick Hornby, éditions plon, 2005.

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Des adhésifs dans le monde moderne :((

19 Juillet 2011, 17:43pm

Publié par la souris jaune

des_adhesifs_dans_le_monde_moderne-1-.jpgPage 69. "J'ai changé de sujet en me disant que ça lui ferait du bien d'évoquer des souvenirs car la plupart des personnes âgées se sentent davantage à leur aise face au passé qu'au présent". C'est là, juste là, que je décide que je n'irai pas plus loin et que ce livre me tombe des mains. C'est quoi, ce ramassis de conneries ???

J'ai détesté ce livre dès le début. Dès le début où l'auteur essaie de nous intriguer avec ce chat, première rencontre du roman, qui "pisse" sur l'héroïne. Franchement je le comprends. Euh, non, c'est pas ça que je voulais écrire. Elle ne parvient pas à soulever un de mes sourcils en guise de surprise ou d'étonnement. Tout m'agace dans ce livre. La petitesse de l'héroïne, son goût pour les "pots à brosses à dents" (franchement, je comprends que son mari l'ait quittée !), son mauvais chagrin d'amour, son inintérêt ; et cette vieille dégueulasse (elle était obligée d'être si dégueulasse, ou c'est pour rajouter du folklore ?) qu'elle rencontre dans la rue, avec son accent débile pour bien nous faire comprendre qu'elle est allemande...

Quand c'est sensé être drôle, ça ne l'est pas, c'est vulgaire ; ça ne sonne pas juste, mais caricatural...

Non vraiment, c'est gênant de flinguer un livre qu'on n'a pas fini, mais je n'irai pas plus loin, je crois que j'ai de trop belles choses à découvrir pour m'échiner sur de mauvaises intentions (comme ce titre... tiens, il me rappelle le très mauvais "Il faut laisser les cactus dans le placard", de Françoise Kerymer - que lui, j'avais lu en entier-), juste bon pour aguicher le chaland...

Oµups, pardon. J'm'arrête là !

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Traité culinaire à l'usage des femmes tristes :))

30 Septembre 2012, 20:58pm

Publié par la souris jaune

35045697_8023756-1-.jpgJ'adore ce livre. Et il n'est pas réservé aux femmes tristes, loin de là !

L'ayant emprunté par hasard, interpellée par son aspect et le titre bien sûr, je me suis amusée à ne pas regarder à quelle époque ce livre avait été écrit, trouvant très amusant de me dire qu'il pouvait l'avoir été il y a des siècles ! Quelques indices nous aident un peu à savoir finalement que c'est bien au XXème siècle qu'il a été écrit, par un homme, né après 1948, et finalement plus moderne que l'écriture pourrait le laisser croire ! On y butine un tas de conseils, écrits sur le modèle de la recette, assortis à des recommandations culinaires, des plus simples aux plus improbables...

On y apprendra ainsi comment se débarrasser de sa culpabilité (ou pas, vu la difficulté constitutive du mets !), les propriétés hilarantes de la viande de mamouth, mais aussi de petits remèdes pour se réconforter en cas de deuil, comment se débarrasser d'un opportun envahissant, ceux pour effacer ou adoucir la colère ressentie à l'égard d'un type odieux qu'on voudrait oublier, la simplicité revigorante d'une tranche de pain qui fait prendre conscience de l'essentiel, ou encore les plats qu'il faut manger lorsqu'on veut se souvenir...

Le tout empreint d'une sagesse et d'une philosophie pragmatique et malicieuse, bienveillante à l'égard de la femme en général, à qui le narrateur s'est mis en tête de donner des conseils... "Je ne voudrais pas être autre chose que cela, un brave apothicaire, un potard, un pharmacien, le détenteur des recettes qui vont parfumer ta fantaisie".

C'est très jouissif, et souvent très drôle !

 

. Traité culinaire à l'usage des femmes tristes, Héctor Abad Faciolince, Traduit de l'espagnol (1997). Ed. JC. Lattès, Novembre 2010.

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La Patience des buffles sous la pluie :)

25 Décembre 2012, 15:46pm

Publié par la souris jaune

la-patience-des-buffles-sous-la-pluie-1-.jpg"Alors, parfois, pour me rassurer et parce que je refuse de me battre inutilement contre ce qui me dépasse, je songe à ces buffles dans ces plaines africaines qui, lorsque l'orage s'abat sur la savane, se maintiennent solidement sur leurs quatre pattes, baissent la tête et attendent, immobiles, que cesse la pluie".

La Patience des buffles sous la pluie est une succession de petits textes très courts, qui font tous mouche.

C'est sans doute le miracle de ce livre : malgré la taille de chacun, souvent courte voire très courte, on y rentre instantanément, et on en goûte la fulgurance. Efficacement, David Thomas va au fond des choses, et nous asperge de temps à autres tantôt de mélancolie, souvent d'approbation. Tout en réussissant miraculeusement à éviter toujours l'étiquette de "donneur de leçon", en cela que chaque texte est donné comme une expérience unique, du quotidien, mais où pourtant beaucoup peuvent se reconnaître.

Les textes sont tour à tour introspectifs, adressés à quelqu'un ; ou sous la forme d'une lettre, de courts dialogues ; tantôt incarnant une femme, tantôt un homme... Prouesse encore que de jamais nous lasser, jamais nous laisser sceptique :

il explore à sa manière, sensible et directe les ressentis et les vécus humains. L'amour qui passe ou le miracle qui fait qu'il demeure, ses mutations obligatoires, les besoins, les manques qui font partie de nos vies...

Merci, Luocine, pour cette très jolie découverte ! C'est grâce à toi si j'ai lu, et aimé ce livre...

 

. La Patience des buffles sous la pluie, David Thomas, éd. Le Livre de Poche, 2011.

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A comme Aujourd'hui :)

4 Mai 2014, 19:46pm

Publié par LaSourisJOne

A comme Aujourd'hui :)

Roman ado.

Découvert et emprunté par hasard. Vraiment chouette et raffraîchissant.

On est donc dans la peau d'un personnage vraiment particulier, au 5994ème jour de sa vie. Un adolescent de 16 ans. Qui se réveille, comme chaque jour... dans un jour différent, une vie différente, la peau d'un ado différent. Tantôt un garçon, tantôt une fille. Chaque jour, son incarnation est différente, et il n'a aucun moyen de savoir ce qui l'attend, aucun moyen non plus de modifier ou d'influer sur ce destin. Et ce 5994ème jour, il est dans la peau de Justin, dont il tombe amoureux, éperdument de la petite amie, Rhianon... Comment vivre un amour lorsque son enveloppe est chaque fois différente ? Est-ce possible ? Et au delà de cette problématique étonnante, le livre aborde avec finesse un grand nombre de thèmes, et de questions : qu'aime t-on chez l'autre ? Peut-on aimer indifféremment du genre ? Qu'est-ce qui permet d'asseoir une histoire ? Ce sont des prémisses de démonstrations, bien sûr, et la fin est assez décevante, parce que finalement elle nous laisse sur notre faim, cela dit, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre !

. A comme Aujourd'hui, David Levithan, éd. "Les grandes personnes", septembre 2013.

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Un endroit discret :)

30 Août 2014, 22:13pm

Publié par LaSourisJOne

Un endroit discret :)

Moi qui suis loin d'être une fan des auteurs japonais, je dois avouer que celui-ci, en tout cas que cet ouvrage-là, m'a séduite. Je n'ai pas retrouvé l'atmosphère étrange, due à une culture si différente, de bons nombres d'auteurs japonais.

Le Japon y était, et tant mieux, mais pas forcément dans la façon d'écrire : c'est sans doute pour ça que j'ai aimé. Tokyo, les provinces, les paysages de montagnes, les petites rues qui grimpent en pleine ville et les arbres toujours plus ou moins présents dans le paysage, la dévotion des personnages relativement à leur métier, leur administration... Tout cela m'a plu. Et puis cette histoire au plus près d'Asai, cet homme scrupuleux qui perd sa femme, morte d'une crise cardiaque, et qui soudain décide que ce n'est pas normal et d'enquêter sur son décès. Etonnant, déroutant, ce parcours, cette pugnacité dans sa recherche, et les travers de l'homme qui va trop loin, pour se protéger, coûte que coûte. Pour ne pas perdre ce qu'il a construit, acquis. Vraiment très intéressant, sur une certaine nature humaine, et vraiment une belle balade au gré des moeurs japonaises.

. Un endroit discret, Seischo Matsumoto, Actes Sud, octobre 2010.

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Baby Jane :)

6 Septembre 2014, 09:33am

Publié par LaSourisJOne

Baby Jane :)

J'ai beaucoup aimé ce livre comme une ballade mélancolique. Mélancolique et forte. Qui vient sonder la marge, ceux ou plutôt celles qu'on ne peut pas comprendre, parce que leurs maux ne sont pas compréhensibles du commun des mortels. C'est rendu avec une vraie sensibilité, une dureté aussi parfois complément en adéquation avec la rudesse de ces vies. Au coeur du récit, Piki, emblématique, rendue charismatique par la narratrice, qui en est amoureuse. Tout le livre est un déchirement. Le déchirement de la narratrice qui voit agir et sombrer cette femme en toute impuissante, sans pouvoir la sauver, jusqu'au sa prise de distance, nécessaire, et jusqu'au naufrage, finalement presque commun par ricochet, qui ne put être que la seule issue de Piki. C'est vrai qu'on garde en mémoire ces deux vies paumées ; Piki souffre de troubles paniques ; elle finit, un jour, après avoir sans doute bravé ses peurs, ses phobies et avoir écumé les bars de nuit dans sa jeunesse, par écouter ses peurs et ne plus sortir de chez elle. Pendant dix ans. On lui fait ses courses, on lui lave son linge, elle ne peut plus affronter le monde extérieur. Perversement entretenue par son ex-petite amie dont on se demande si finalement ce l'est pas une façon de garder cette femme à sa merci ; et au grand désarroi de la narratrice habitée par cette femme, elle aussi souffrant de dépression... C'est beau, souvent poétique. C'est un beau chant d'amour désespéré, qui parle de l'impuissance de ne pas pouvoir sauver l'autre, même l'aimé, malgré soi.

. Baby Jane, Sofi Oksanen, éd. Stock en 2005. Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli. (Publié en Finlande en 2004).

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Seule Venise

1 Septembre 2013, 20:23pm

Publié par LaSourisJOne

Seule Venise

L'écriture, le propos, me font penser à Olivier Adam. Histoires de solitudes. D'êtres égarés, confrontés à leurs (petits) tourments mentaux.

Je confesse que je n'ai pas aimé le personnage principal de ce livre, qui trimbale son chagrin d'amour à Venise. Je l'ai trouvée horripilante. Dotée d'un savoir-vivre extrêmement limité...Elle semble ne rien savoir, et elle en est très agaçante et antipathique. Cela dit, même si j'aime assez peu la trop grande simplicité (qui tendrait presque à être simpliste) de l'écriture, et si la narratrice m'a énervée, j'aime assez une histoire dans l'histoire, et à propos de laquelle j'ai pu regretter que ce ne soit pas elle, l'intrigue principale... Celle du prince russe, qu'elle rencontre dans la pension où elle est descendue à Venise, prince russe cloué sur son fauteuil, qui lui livre de larges portions de sa vie passée... Et qui va finalement éveiller la narratrice, au point de vouloir faire revivre ce passé... (Mais on ne peut s'empêcher de se dire... égoïstement... Car elle ne se demande pas une seule seconde si c'est ce dont il a envie, ou non). Le prince russe vit à Venise parce que son amoureuse d'antan y vit dans un monastère, c'est assez touchant...

L'histoire, évoquée par Barbara, m'avait séduite et donné envie de lire ce livre, même si cependant, elle me mettait en garde en me disant "on peut s'en dispenser"... Elle avait peut-être raison...

. Seule Venise, Claudie Gallay, éd. Babel, déc. 2005.

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Je crois que je t'aime :))

3 Septembre 2013, 11:50am

Publié par LaSourisJOne

Je crois que je t'aime :))

Que voici un roman réjouissant ! Frais, un petit bonheur. Autour de la thématique pas si fréquemment exploitée des idôlatries adolescentes.

Pétra en 1974, et en 1998. A 13 ans, une idole du chanteur "de charme" David Cassidy. Avec son amie Sharon, elles traquent tout ce qui les rapprochent de leur idôle, on l'a tous vécu ! Jusqu'au jour où elles participent à un grand quizz sur celui-ci, l'enjeu étant de le rencontrer... Mais n'apprennent qu'elles ont gagné qu'en 1998 ! Au décès de sa mère, rigide et d'origine allemande, qui avait caché le courrier à Petra : elle la retrouve alors dans l'armoire qu'elle vide... On a tout autant de plaisir à suivre les deux Pétra, dans deux temporalités différentes. L'amour, la naissance de l'amour, à travers le rôle joué par l'attachement à une pop-star est vu de façon sensible et drôle. La vision de la constitution de la personnalité par compensation de la distance parentale est une façon de scruter l'adolescence plutôt intéressante. Et il y a ce personnage, que l'on suit parallèlement, le journaliste qui écrit dans le magazine consacré à David Cassidy, et invente les réponses qui le concernent... Une lecture très plaisante et raffraîchissante !

Je crois que je t'aime, Allison Pearson, éd. Plon. Parution mai 2011.

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Service clientèle

23 Décembre 2013, 15:37pm

Publié par LaSourisJOne

Service clientèle

Petit intermède de lecture. Benoît Duteurtre est une valeur sûre pour moi, j'avais vraiment adoré Le retour du Général. J'aime assez, parfois, voir avec lui toutes les incongruités de notre monde actuel... Et là, évidemment, l'absurdité de notre monde moderne version société déhsumanisée en prend pour son grade... Difficile de ne pas adhérer à son allégorie de la chose ! En effet, c'est absurde de ne plus pouvoir parler à personne, dès lors qu'on a à faire à une multinationale, et de plus en plus dans les entreprises... Il singe ici l'économie de personnel, et nous rend compte fidèlement (car on n'est évidemment pas dans la caricature, malheureusement !) des aberrations modernes... Des ponts d'or pour souscrire un abonnement, et puis plus rien, et la galère, dès lors que la panne intervient... Et il y a cette Dominique Delmarre, qui signe les courriers de services clients, qui ajoute une dimension humoristique et presque surréaliste à l'histoire... On pense un peu à Egloff, il y a évidemment de l'absurde dans ce livre-là, c'est moins bon que Le retour du Général, mais ça se lit agréablement... Un regard critique sur notre société ne fait pas de mal, même si on sait déjà tout ça !

. Service Clientèle, Benoît Duteurtre, Folio. Première parution février 2005.

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