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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “La petite pièce hexagonale”

A comme Aujourd'hui :)

4 Mai 2014, 19:46pm

Publié par LaSourisJOne

A comme Aujourd'hui :)

Roman ado.

Découvert et emprunté par hasard. Vraiment chouette et raffraîchissant.

On est donc dans la peau d'un personnage vraiment particulier, au 5994ème jour de sa vie. Un adolescent de 16 ans. Qui se réveille, comme chaque jour... dans un jour différent, une vie différente, la peau d'un ado différent. Tantôt un garçon, tantôt une fille. Chaque jour, son incarnation est différente, et il n'a aucun moyen de savoir ce qui l'attend, aucun moyen non plus de modifier ou d'influer sur ce destin. Et ce 5994ème jour, il est dans la peau de Justin, dont il tombe amoureux, éperdument de la petite amie, Rhianon... Comment vivre un amour lorsque son enveloppe est chaque fois différente ? Est-ce possible ? Et au delà de cette problématique étonnante, le livre aborde avec finesse un grand nombre de thèmes, et de questions : qu'aime t-on chez l'autre ? Peut-on aimer indifféremment du genre ? Qu'est-ce qui permet d'asseoir une histoire ? Ce sont des prémisses de démonstrations, bien sûr, et la fin est assez décevante, parce que finalement elle nous laisse sur notre faim, cela dit, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre !

. A comme Aujourd'hui, David Levithan, éd. "Les grandes personnes", septembre 2013.

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Un endroit discret :)

30 Août 2014, 22:13pm

Publié par LaSourisJOne

Un endroit discret :)

Moi qui suis loin d'être une fan des auteurs japonais, je dois avouer que celui-ci, en tout cas que cet ouvrage-là, m'a séduite. Je n'ai pas retrouvé l'atmosphère étrange, due à une culture si différente, de bons nombres d'auteurs japonais.

Le Japon y était, et tant mieux, mais pas forcément dans la façon d'écrire : c'est sans doute pour ça que j'ai aimé. Tokyo, les provinces, les paysages de montagnes, les petites rues qui grimpent en pleine ville et les arbres toujours plus ou moins présents dans le paysage, la dévotion des personnages relativement à leur métier, leur administration... Tout cela m'a plu. Et puis cette histoire au plus près d'Asai, cet homme scrupuleux qui perd sa femme, morte d'une crise cardiaque, et qui soudain décide que ce n'est pas normal et d'enquêter sur son décès. Etonnant, déroutant, ce parcours, cette pugnacité dans sa recherche, et les travers de l'homme qui va trop loin, pour se protéger, coûte que coûte. Pour ne pas perdre ce qu'il a construit, acquis. Vraiment très intéressant, sur une certaine nature humaine, et vraiment une belle balade au gré des moeurs japonaises.

. Un endroit discret, Seischo Matsumoto, Actes Sud, octobre 2010.

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Baby Jane :)

6 Septembre 2014, 09:33am

Publié par LaSourisJOne

Baby Jane :)

J'ai beaucoup aimé ce livre comme une ballade mélancolique. Mélancolique et forte. Qui vient sonder la marge, ceux ou plutôt celles qu'on ne peut pas comprendre, parce que leurs maux ne sont pas compréhensibles du commun des mortels. C'est rendu avec une vraie sensibilité, une dureté aussi parfois complément en adéquation avec la rudesse de ces vies. Au coeur du récit, Piki, emblématique, rendue charismatique par la narratrice, qui en est amoureuse. Tout le livre est un déchirement. Le déchirement de la narratrice qui voit agir et sombrer cette femme en toute impuissante, sans pouvoir la sauver, jusqu'au sa prise de distance, nécessaire, et jusqu'au naufrage, finalement presque commun par ricochet, qui ne put être que la seule issue de Piki. C'est vrai qu'on garde en mémoire ces deux vies paumées ; Piki souffre de troubles paniques ; elle finit, un jour, après avoir sans doute bravé ses peurs, ses phobies et avoir écumé les bars de nuit dans sa jeunesse, par écouter ses peurs et ne plus sortir de chez elle. Pendant dix ans. On lui fait ses courses, on lui lave son linge, elle ne peut plus affronter le monde extérieur. Perversement entretenue par son ex-petite amie dont on se demande si finalement ce l'est pas une façon de garder cette femme à sa merci ; et au grand désarroi de la narratrice habitée par cette femme, elle aussi souffrant de dépression... C'est beau, souvent poétique. C'est un beau chant d'amour désespéré, qui parle de l'impuissance de ne pas pouvoir sauver l'autre, même l'aimé, malgré soi.

. Baby Jane, Sofi Oksanen, éd. Stock en 2005. Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli. (Publié en Finlande en 2004).

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Seule Venise

1 Septembre 2013, 20:23pm

Publié par LaSourisJOne

Seule Venise

L'écriture, le propos, me font penser à Olivier Adam. Histoires de solitudes. D'êtres égarés, confrontés à leurs (petits) tourments mentaux.

Je confesse que je n'ai pas aimé le personnage principal de ce livre, qui trimbale son chagrin d'amour à Venise. Je l'ai trouvée horripilante. Dotée d'un savoir-vivre extrêmement limité...Elle semble ne rien savoir, et elle en est très agaçante et antipathique. Cela dit, même si j'aime assez peu la trop grande simplicité (qui tendrait presque à être simpliste) de l'écriture, et si la narratrice m'a énervée, j'aime assez une histoire dans l'histoire, et à propos de laquelle j'ai pu regretter que ce ne soit pas elle, l'intrigue principale... Celle du prince russe, qu'elle rencontre dans la pension où elle est descendue à Venise, prince russe cloué sur son fauteuil, qui lui livre de larges portions de sa vie passée... Et qui va finalement éveiller la narratrice, au point de vouloir faire revivre ce passé... (Mais on ne peut s'empêcher de se dire... égoïstement... Car elle ne se demande pas une seule seconde si c'est ce dont il a envie, ou non). Le prince russe vit à Venise parce que son amoureuse d'antan y vit dans un monastère, c'est assez touchant...

L'histoire, évoquée par Barbara, m'avait séduite et donné envie de lire ce livre, même si cependant, elle me mettait en garde en me disant "on peut s'en dispenser"... Elle avait peut-être raison...

. Seule Venise, Claudie Gallay, éd. Babel, déc. 2005.

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Je crois que je t'aime :))

3 Septembre 2013, 11:50am

Publié par LaSourisJOne

Je crois que je t'aime :))

Que voici un roman réjouissant ! Frais, un petit bonheur. Autour de la thématique pas si fréquemment exploitée des idôlatries adolescentes.

Pétra en 1974, et en 1998. A 13 ans, une idole du chanteur "de charme" David Cassidy. Avec son amie Sharon, elles traquent tout ce qui les rapprochent de leur idôle, on l'a tous vécu ! Jusqu'au jour où elles participent à un grand quizz sur celui-ci, l'enjeu étant de le rencontrer... Mais n'apprennent qu'elles ont gagné qu'en 1998 ! Au décès de sa mère, rigide et d'origine allemande, qui avait caché le courrier à Petra : elle la retrouve alors dans l'armoire qu'elle vide... On a tout autant de plaisir à suivre les deux Pétra, dans deux temporalités différentes. L'amour, la naissance de l'amour, à travers le rôle joué par l'attachement à une pop-star est vu de façon sensible et drôle. La vision de la constitution de la personnalité par compensation de la distance parentale est une façon de scruter l'adolescence plutôt intéressante. Et il y a ce personnage, que l'on suit parallèlement, le journaliste qui écrit dans le magazine consacré à David Cassidy, et invente les réponses qui le concernent... Une lecture très plaisante et raffraîchissante !

Je crois que je t'aime, Allison Pearson, éd. Plon. Parution mai 2011.

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Service clientèle

23 Décembre 2013, 15:37pm

Publié par LaSourisJOne

Service clientèle

Petit intermède de lecture. Benoît Duteurtre est une valeur sûre pour moi, j'avais vraiment adoré Le retour du Général. J'aime assez, parfois, voir avec lui toutes les incongruités de notre monde actuel... Et là, évidemment, l'absurdité de notre monde moderne version société déhsumanisée en prend pour son grade... Difficile de ne pas adhérer à son allégorie de la chose ! En effet, c'est absurde de ne plus pouvoir parler à personne, dès lors qu'on a à faire à une multinationale, et de plus en plus dans les entreprises... Il singe ici l'économie de personnel, et nous rend compte fidèlement (car on n'est évidemment pas dans la caricature, malheureusement !) des aberrations modernes... Des ponts d'or pour souscrire un abonnement, et puis plus rien, et la galère, dès lors que la panne intervient... Et il y a cette Dominique Delmarre, qui signe les courriers de services clients, qui ajoute une dimension humoristique et presque surréaliste à l'histoire... On pense un peu à Egloff, il y a évidemment de l'absurde dans ce livre-là, c'est moins bon que Le retour du Général, mais ça se lit agréablement... Un regard critique sur notre société ne fait pas de mal, même si on sait déjà tout ça !

. Service Clientèle, Benoît Duteurtre, Folio. Première parution février 2005.

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:)) L'Exil d'Alexandra

20 Avril 2009, 22:08pm

Publié par la souris jaune

Roman par lettres.

Très chouette. Et comme j'ai eu le privilège de rencontrer l'auteure, je dois dire que celle-ci est aussi enthousiasmante que son livre. Il s'agit d'un roman épistolaire, qui se lit vraiment bien. La vie de deux roumaines, soeurs, l'une expatriée, l'autre restée au pays, qu'on suit par le biais de leurs lettres, sur une trentaine d'années. Et le roman par lettres a le don de rendre les personnages bien réels... (A tel point qu'on est bien surpris d'apprendre que l'auteur n'a pas de soeur...). Plongée dans les personnalités, marquées et bien distinctes des deux femmes ; l'héroïne est fière, sûre d'elle, courageuse, téméraire, frondeuse... L'autre tente de se tracer une histoire dans le sillage de sa grande soeur. Sur le plan de sa carrière, de femme de théâtre, et sur le plan amoureux, puisque le petit ami de la grande deviendra l'époux de la seconde... Ce qui vaudra un silence de sept ans, chez l'aînée. Plongée aussi au coeur du régime roumain, sous le régime dictatorial des années 70 ;  et découverte du monde libre et capitaliste en parallèle par l'oeil de l'expatriée. Deux belles tranches de vie, qu'on a vraiment pas envie d'oublier.

. L'Exil d'Alexandra, Anca Visdéi, Actes Sud.

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Hors service :))

5 Mars 2017, 18:29pm

Publié par LaSourisJOne

Roman. 

Petit bonheur de lecture que ce livre-là. Un week-end dans un local de photocopieuse, ça vous tente ? :) Eva-Lena non plus, à priori... Le personnage principal. Une femme, d'environ quarante ans, trois enfants, un mari. Pivot de cette vie de famille agencée autour de l'énergie qu'elle déploie pour faire tourner tout cela... Energie encore, à n'en plus compter, pour son métier, elle est enseignante de suédois (le livre est suédois). Dans un collège. Un soir, donc, elle se retrouve enfermée, sans pouvoir sortir, à l'intérieur du local de photocopies de son collège... Tout y passe, pendant que les minutes défilent, ses tentatives pour passer le temps, d'abord raisonnées, de rangement, de mesures, en espérant que le temps sera court... Et puis le temps dure. Alors elle passe en revue son quotidien, sa vie. Ses élèves. Sa nouvelle amie, ses rencontres... S'interroge. Et finalement, ce week-end où elle est 'hors service' pour les autres et pour elle, va se retrouver être pour elle révélateur, une bulle de temps pour elle, malgré la faim, la soif, etc. Elle réalise qu'elle doit changer sa vie. Elle prend conscience. Un récit bien agencé où on prend autant plaisir à être avec elle au sein du local à se demander quand elle pourra sortir, que dans la narration de ce qui constitue son quotidien. 

Mille mercis à Delphine pour m'avoir mis ce livre réjouissant entre les mains :).

Bibliothèque d'Evran.

. Hors service, Solja Krapu, éd. Gaïa, juillet 2013.

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L'Embellie

4 Avril 2020, 16:07pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Enfin.

J'ai lu ce livre sans grande passion... Avec un peu d'impatience... Mais le contexte est-il neutre ? J'ai la sensation cependant que j'aurais tout aussi bien l'avoir déjà lu, je ne suis pas sûre que je m'en rappelerais... Et pourtant, il est sans doute tout sauf commun ? Mais peut-être justement... Il nous emmène en Islande, dans de tout petits villages, au pied de champs de lave, noirs... Dans la peau d'une trentenaire (elle a 33 ans) qui dit toujours oui. Non, pardon, c'est pas ça. M'enfin c'est sans doute ça qui a fini par me taper sur les nerfs, même si, on se doute bien que tout cela fait partie du processus initiatique. Bref, elle divorce d'avec son ancien mari, un fieffé con, radin, égoïste... A chaque fois qu'il revient pleurer dans son giron, elle ne l'envoie jamais bouler... J'en rêvais ! M'enfin, bref, on s'en fout, c'est pas ça l'histoire. L'histoire c'est qu'elle décide de partir plusieurs semaines faire un grand périple pour tout laisser derrière elle, avancer, réfléchir... Elle se retrouve avec le fils de sa meilleure amie dans l'aventure (il a 4 ans), et heureusement, cela se révèle une chose fabuleuse (car c'était loin d'être ce qu'elle souhaitait).... Les rencontres sont très improbables, ça a fini par me fatiguer tout ça... Même si j'ai souri parfois...

J'ai trouvé ma lecture un peu vaine, en fait... Mais, encore une fois, difficile de s'affranchir du contexte de lecture !!

. L'Embellie, Audur Ava Olafsdottir, Zulma 2012, en Poche, collection Points.

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Un coco de génie :)

23 Décembre 2020, 17:40pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, bon ! Je ne connaissais absolument pas cet auteur, découvert par hasard à la médiathèque, et rien, dans l'aspect du livre ne pouvait m'indiquer son époque, la date d'édition unique figurant en début de livre était 2010... Tout le livre me disais-je qu'il faisait très XIXe dans son écriture... Et pour cause ! Son auteur est de son siècle, et le livre est paru en 1902. En somme, son auteur est un contemporain de Jules Verne, c'est étrange de lire un livre sans connaître son époque d'écriture, finalement... ! Bref. 

C'est surprenant. Intéressant. Bien tourné. Riche de vocabulaire et de descriptions qui évoquent une petite bourgade dans la Nièvre... Certes, c'est long. Enfin, le récit est étiré, étiré, il se répète beaucoup pour se prolonger, sans qu'on puisse l'imputer à une lourdeur de style. Non, ce récit-là s'étire. Mais il est aussi savoureux, finalement ! On a quand même hâte d'en lire le dénouement... et je dois avouer, je ne m'attendais guère à celui-ci... 

Alors : le narrateur va passer un mois de vacances chez ses cousins, dans la Nièvre. Il vit alors à leurs côtés leur vie rurale, faite de bons repas au jardin, de causette, de pêche, de contemplations du gros chat Balthazar... et il rencontre le fameux Loridaine, le voisin. Qui s'est mis à écrire... Déclame ses poésies, que soudain le narrateur trouve familières... C'est du Victor Hugo ! Plaît-il !? Alors même que l'auteur de ces déclamations se targue d'avoir écrites ? Evidemment, cette histoire va constituer le noeud des préoccupations du vacancier, et vont tout de même s'étirer, mais... on aime !

Une découverte plaisante.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Un coco de génie, Louis Dumur, 1902 (réédition 2010, éd. Tristram).

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