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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “La petite pièce hexagonale”

Mon doudou divin :(((

25 Mai 2012, 12:38pm

Publié par la souris jaune

large-1-.jpgA tous les fans de Katarina Mazetti, dont je fus, abstenez-vous ! Je n'éprouve que le soulagement de l'avoir fini.

J'en éprouve d'autant plus de rancoeur que ce doudou divin nous trompe sur la marchandise, ou presque : j'étais enthousiaste au départ, séduite par l'idée et les deux premiers chapitres (le livre est construit là encore à la Mazetti, c'est à dire en alternant les points de vue). Une journaliste décide d'aller en immersion au sein d'un endroit et le temps d'un stage à "La Béatitude". On s'attend alors à une narration assez enlevée et drôle, on imagine déjà combien le petit univers des lieux "new-age" où il est de bon ton d'aller chercher "la voie de la sérénité" va être croqué avec humour et finesse... Et il n'en est rien !

La journaliste (Wera) n'est pas sympathique et ne m'a rien inspiré. Le livre est une vraie compil', un ramassis de réflexions à deux balles sur Dieu et le sens de la vie... Avec du pathos dès que l'auteur le peut. Je n'ai vraiment pas retrouvé la Mazetti que j'apprécie. J'ai trouvé ce livre froid et sans intérêt.

Une vraie, grande déception.

 

. Mon doudou divin, Katarina Mazetti, éd. Gaïa, mars 2012.

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Croisière en mer des pluies

29 Décembre 2014, 10:17am

Publié par LaSourisJOne

Croisière en mer des pluies

Eric Faye. Après avoir lu 'Nagazaki et adoré ce livre, trouvant ce livre par hasard, je l'ai acheté et ouvert avec impatience. J'avoue ne l'avoir fini que parce que c'était Eric Faye ! En fait, je me suis ennuyée. J'ai trouvé ça trop scientifique, même si ça ne manque pas de poésie, et que j'ai retrouvé la belle écriture d'Eric Faye. C'était original, ce 'décentrement' d'un personnage, en l'occurence Michel Vivien, professeur de son état. Intéressant, quand même ces tiraillements entre le vivre et ce qu'on doit faire pour préserver la liberté...

Le personnage d'Estrella est intéressant, aurait pu être plus développé... J'aimais bien l'idée d'une histoire qui se passe sur la lune.

Enfin, je me suis ennuyée, j'avoue, malgré ce très beau titre, et l'engagement que l'auteur a voulu donner à son texte  : laisser faire et l'humain perdra le semblant de liberté qui lui reste, et encore, lutter peut-il encore permettre de sauver ce tout petit morceau de liberté qui lui reste ? Ouai, bof...

Eric Faye, Croisière en mer des pluies, J'ai Lu (2012). Paru chez Stock en 1999.

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Elinor Jones :)

10 Août 2013, 13:31pm

Publié par LaSourisJOne

Elinor Jones :)

BD.

Je suis tombée par hasard sur cette BD. Le dessin de couverture (le costume, l'atmosphère, le regard de la jeune femme) m'a donné envie de la feuilleter, puis de lire quelques pages, pour voir, puis de la finir, et d'avaler les trois tomes... Bref : j'ai été surprise, agréablement surprise, par cette bande dessinée, moi qui suis si peu fan du genre. Enfin un univers FEMININ, me disais-je, des personnages féminins qui ne sont pas des faire-valoirs ou des stéréotypes, et un huis-clos au XIXème, dans une maison de couture, où les questionnements se déroulent sur fond de soie, de satin, de tissus somptueux... Un plaisir pour les yeux ! Le trait est d'une finesse... J'avoue avoir été conquise par cet univers chatoyant...

La pauvre Elinor Jones se tue à la tâche, contrainte par elle-même et son histoire familiale, entre amour du travail bien fait et passion pour une tâche... Le Bal d'hiver, le bal de printemps et le bal d'été sont donc les trois tomes de la série qui nous amènent jusqu'au dénouement... C'est léger, mais l'intrigue est assez fine, le ressort est psychologisant, une petite sucrerie pour moi...

. Elinor Jones, Algésiras et Aurore, éd. Soleil Productions, 2010, 2012.

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:) Peut-être une histoire d'amour

15 Août 2008, 15:51pm

Publié par la souris jaune

Sur son répondeur, Virgile trouve en rentrant chez lui un message de rupture d'une certaine Clara. Le hic, c'est qu'il ne connaît pas cette Clara... A partir de cet événement ubuesque, le narrateur nous raconte le quotidien d'un homme presque normal, qui réussit à vivre dans le monde moderne en ayant strictement délimité son univers. Le coup de fil fait tout basculer. Habilement, il passe au crible notre société, ses rouages, et ses incohérences... Poussés à son paroxisme, les raisonnements du personnage principal finissent par déboucher sur des situations absurdes. Comme lorsque, se croyant gravement malade, il résilie tous ses abonnements, contrat de location, etc. en prévision de sa mort, ou quand il décide qu'il ne veut pas de la promotion professionnelle qu'on lui offre, parce qu'il ne veut pas troubler sa tranquillité : "Si vous me donnez cette promotion, je démissionne !"... Le regard est cru, les comparaisons faussement naïves sont provocatrices et font mouche. Avec son anti-héros, l'auteur nous fait,par ricochet, réfléchir en douceur au sens de la vie, et à ses petites incohérences...

 

. Peut-être une histoire d'amour, Martin Page, Editions de l'Olivier, 18 euros.

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)): Les Aimants

8 Novembre 2009, 21:32pm

Publié par la souris jaune

Grrrrrr.
Il est vrai que je ne devais pas être très disposée à ce genre de lecture. Après Molinié, "Qu'as-tu fait de cet amour ," ...
Bon, Ava est la fille que le narrateur rencontre à 20 ans, et ils passent 10 ans de bonheurs simples, sans vraiment savoir qu'ils s'aiments, sans avoir mis de mots sur les choses. Ils partagent tout, échangent énormément. Et puis un jour, elle meurt. Et il réalise combien il est mort sans elle. La première partie m'a saoulé, le petit couple de bobos parisiens et sa narration emprunte d'une certaine nostalgie contenue. Et puis les clichés sur la femme aimée, auxquels Van Cawvelaert nous avait déjà habitués : la femme libre et fragile, hautaine et fière, malhabile dans la vie et la société actuelle. La femme quand même qui sort de la voiture "telle une biche" (ah bon, vous avez déjà vu ça ?!), et puis qui marche sur la pointe des pieds (et ça ?) tellement elle est emprunte de grââââce. Grrrrr.
J'ai préféré la toute fin, avec une réflexion sur le temps, le passé et l'avenir, relatifs à une absence...
M'enfin....
. Les Aimants, Jean-Marc Parisis. 2009.

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L'héritage de tante Carlotta :)

1 Mai 2020, 12:02pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

La tranche de vie sur quelques semaines puis trois quatre ans, d'une famille juive, ou ce qu'il en reste : les femmes ! Autour de Camélia, la narratrice, la jeune femme, qu'entourent jusqu'à l'étouffement une mère et trois de ses quatre tantes... Ah, quelle saveur que cette petite bande ! Elle pourrait aller jusqu'à l'écoeurement pour certains, moi je dois dire qu'elle m'a réjouie. Donc, ce petit monde vit à Paris, exilé d'Egypte... Et justement, au Caire, la seule qui y est restée, Carlotta, vient d'y décéder. Conseil de famille, que faire ? Camélia se propose d'y aller, sur les traces d'un passé de son enfance, et de ses racines... Suivront quelques semaines sur place aux rencontres toutes plus bigarrées les unes que les autres, à commencer, par celle d'un duo, Ponto Novo et sa soeur, artiste-peintre, qui va marquer durablement son existence...

Alors, c'est savoureux. Excessif, et tellement jouissif dans ces excès ! J'aime particulièrement les appels téléphoniques de la mère de Camélia, Louna, à sa fille, à chaque moment du jour, appels interminables et longs monologues tellement drôles et touchants à la fois... Le langage est un des plaisir de ce livre, et justement, le langage, central, et sa privation, tragique, mais traité avec distance et sans pathos sur la fin du livre... J'ai peiné au coeur du livre, j'ai trouvé un peu longues les péripéties autour de l'hospice et des "asiliaires", au Caire, autour de l'Allemand et du Rabin qui n'a pas assez d'ouailles pour ses offices, c'est sans doute ce qui ne vaut pas plus de sourires pour moi.

Cependant, c'est une découverte totalement hasardeuse lors d'une de mes pérégrinations chez les bouquinistes de Bécherel avant, quelle bénédiction... Je ne connaissais absolument pas cette auteure, encore moins son livre. Je ne regrette pas sa lecture !

. L'héritage de tante Carlotta, Paula Jacques, Mercures de France, 1987. Livre de Poche Folio 1990.

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L'enfant du lac

30 Juin 2019, 11:40am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Evidemment, ce livre-là, j'avais très envie de l'aimer. Symboliquement. 

Mais... Il faut reconnaître que je n'ai guère eu la patience de le goûter. Beaucoup trop long et dilué pour moi. Véritablement agaçant, tant l'auteure tourne autour du pot, nous emmène incessamment sur de fausses pistes qui l'en finissent pas d'éclore puis de lentement s'éteindre... Franchement, j'ai fini par déclarer forfait au bout de la 484ème et d'aller lire les deux derniers chapitres. Eh ben franchement, j'ai bien fait ! Je crois que j'aurais pesté, si non, en apprenant où elle nous menait après nous avoir perdus dans toutes les directions plausibles avant...

Donc : ça a l'allure d'un roman policier, mais, peut-on dire que cela en soit un ? Après tout, il est bien question d'enquête ici. Même s'il s'agit d'une enquête 70 ans plus tard... justifiée un peu lourdement par l'éviction passagère de la police de la jeune femme qui mène cette enquête, Sadie Sparrow, et un pseudo-alibi personnel, on l'imagine bien, autour de la perte d'un enfant (Sadie semble avoir été contrainte d'abandonner un enfant à 16 ans, elle va se plonger dans le mystère de la disparition du petit Théo, en 1933, au sein d'une grande et belle maison, famille d'un certain milieu, et jamais élucidée...

Aucune piste ne nous sera épargnée et largement délayée, autour des trois soeurs notamment du petit Théo, Alice Clemmie et Deborah, et du couple parental Eleanor et Anthony... Franchement, je n'ai pas eu assez envie de m'accrocher à ces personnages pour rester avec eux 740 pages....

Merci cependant à Manolo qui a pris le temps de me le choisir et de me l'offrir, merci du fond du coeur...

. L'enfant du lac, Kate Morton, 2015. Edition Pocket. 

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Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil :))

31 Juillet 2019, 15:20pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Je n'ai jamais été attirée par la littérature japonaise.

Une fois n'est pas coutume, on m'a donné envie de lire celui-ci.

D'abord, j'aime quand les titres se découvrent petit à petit, au fil de la lecture.

Celui-ci, bien sûr, j'ai apprécié : on découvre la première partie du titre "Au Sud de la frontière", au début du roman. Quand le protagoniste écoute à 12 ans un disque qui se traduit ainsi, avec la fameuse Mashimoto-San, et que le narrateur nous dit qu'il s'est toujours demandé ce qu'il y avait, justement, au sud de la frontière. Et puis la deuxième partie et la phrase entière, à la fin du roman, quand le narrateur et la mystérieuse Mashimoto-San se sont retrouvés, et qu'elle raconte sa vision du monde, en quelque sorte, et on comprend qu'à l'ouest du soleil (pour un paysan sibérien sur le point de devenir fou), il n'y a sans doute rien, rien que le désert.

J'ai aimé lire ce livre, ça oui, mais je n'en aime pas le fond, ni la plupart des personnages. Etrange, j'imagine ? Ainsi, il nous entraine, nous emporte, incontestablement, mais je ne supporte pas cette femme, celle qu'il retrouve et qui ne dit rien. Elle l'entraîne dans ses délires, ne donne rien, disparaît, prend... Je ne l'aime pas du tout, et j'avoue que par moments, j'ai tout imaginé, le pire ! Je l'ai imaginé manipulatrice, et pourquoi pas nuisant à la vie du narrateur en lien avec le beau-père... (Mais ça, ça aurait été dans un Douglas Kennedy !!) ; là, c'est plus l'implacable mécanique de la vie, du temps qui passe, contre laquelle on ne peut pas grand chose qui me glace, je l'avoue.

Cependant, j'ai dévoré ce livre.

Merci à Thomas pour la découverte !

. Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, Haruki Murakami, 1992, éd. Belfond (2002 pour la traduction française).

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Maïmaï :)

15 Novembre 2019, 09:50am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ma bibliothécaire préférée m'a dit quand elle me l'a vu entre les mains : "je l'ai lu comme un petit bonbon".

C'est vrai que ça coule, que ça se lit très légèrement, agréablement, et avec plaisir, alors même que le livre pourrait, si on le racontait de manière factuelle, être tout sauf léger. C'est assez magique de ce point de vue là, la vie se fait, coule, du point de vue d'une idylle amoureuse, et s'écoule bien différemment à partir, ou autour de cela. 

J'ai été surprise par le style, l'écriture directe et efficace. L'utilisation du présent pour la narration, dont je ne suis pas forcément fan... (Aki Shimazaki vit au Québec et écrit directement en français).

Donc Taro, trente ans, artiste, en couple avec une jeune mannequin comme lui, et sourd-muet. Rien n'est présenté comme extra-ordinaire, dans ce roman là, et là encore je trouve que c'est fortement intéressant : ainsi, de façon factuelle Taro est sourd-muet et mannequin.

Il va découvrir pans après pans, un peu de son passé, et de celui de sa mère, mais, au gré des événements...

J'ai aimé la vie telle qu'elle est donnée à voir, au Japon : les familles unies comme une évidence, les générations imbriquées, la grand-mère qui habite naturellement sous le toit du petit-fils... La vie que se vit avec chaleur. Et puis bien sûr, Taro lui-même, et son histoire d'amour qui se modifie...

On découvre une autre culture, où il est de mise d'être sûr du passé de l'amoureux, ou de l'amoureuse, pour accepter une union.....

Et je découvre que ce livre est le cinquième opus d'une pentalogie. Dingue ! Et qu’apparemment les opus se font écho, éclairent un pan ou un autre, et que tout cela constitue une oeuvre saisissante du point de vue de la construction, ce que je veux bien croire ; mais chaque livre se lit et se comprend en soi, seul, ce que je confirme avec celui-ci. J'irai donc, je pense, déguster les autres "bonbons" du paquet, de loin en loin, je pense, avec plaisir ! 

Merci à Delphine pour la découverte.

. Maïmaï, Aki Shimazaki, éd. Actes Sud, 2018.

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La cosmologie du futur :)

7 Avril 2019, 17:02pm

Publié par LaSourisJOne

BD.

Quelle bande dessinée surprenante que celle-ci !

Je regrette que le dessin de couverture soit si pastel, je trouve qu'il freine, ne donne pas envie d'y entrer, et surtout, ne reflète pas du tout son contenu. 

Car on est loin du pastel, là.

J'adore ce jeu avec les codes ; 

jeu avec les codes de la BD, d'abord : des planches entières de dessins similaires se succèdent, seules les bulles changent pour une séquence : on a l'impression de voir le dessin bouger, il prend tout son sens justement, il se densifie ; 

et bien sûr jeu avec les univers, souvent mélangés, souvent inversés, et c'est drôle (même si c'est évidemment un "drôle" grinçant : ici, les mésanges, paisibles sur leurs branches, sont par leurs dialogues des combattantes, des révolutionnaires qui fument du shit et déplace une rame de RER ; et commentent l'actualité politique, aussi ; 

Sur les plateaux télé, personne n'a envie d'être, ni le journaliste/présentateur, ni les invités ; 

les élections présidentielles sont à mourir de rire, où ne restent que Mélenchon et Hamon parce que les autres ont tous eu des accidents ou se sont retirés ; mais même ces deux-là n'ont surtout pas envie de présider - ou alors à mi-temps, et c'est la solution qui sera retenue - parce qu'ils préfèrent aller cultiver leur jardin (au sens propre !)...

Les parties de pêche au trident entre Emmanuel Macron et Trump...

Un petit bonheur, destiné à faire réfléchir sur une certaine conception de la nature.

Qui se lit avec gourmandise en tout cas.

L'auteur est aussi un ancien chercheur en sciences cognitives et en philosophie.

Merci à Sandrine pour la découverte, et ma bibliothécaire préférée d'en avoir fait l'acquisition à Evran.

. La cosmologie du futur, petit traité d'écologie sauvage, Alessandro Pignocchi, éd. Steinkis, 

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