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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “La petite pièce hexagonale”

Le Diable à quatre :))

25 Août 2020, 08:10am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est une surprenante découverte que celle-ci. Un préjugé levé, aussi, quand à ce que j'imaginais ou connaissait de Pierre-Jakez Hélias ! 

C'est un roman puissant, autour d'un personnage féminin fort, qui n'a pas été sans me rappeler La Chaise numéro 14, de Fabienne Juhel, sans doute pour ce personnage, justement. Même si l'histoire et le contexte n'ont rien à voir, et également aussi, un peu, la voix, la narration d'une Carole Martinez...

C'est pour cela, je dois dire que j'ai été déconcertée par cette découverte.

C'est donc l'histoire de Gloria, qu'on rencontre très très jeune, toute petite, nouvelle née, orpheline... qui ne manque pas d'amour, de sa grand-mère, notamment... dont la personnalité forte déjà, d'une combattante simple, pugnace avec les choses qui l'entourent est peut-être une petite part de ce qui est transmis à cette Gloria "La Grande"... Ce serait dommage de vous en dire plus, ou beaucoup plus, vraiment...

Cependant, dire ici le récit en trois temps : le présent, les personnages en présence ; la narration du passé, y compris par le biais d'un témoignage transmis par Gloria, autour d'une rencontre qui va marquer tant de vies ; et puis, et puis... après, après...

C'est vraiment très habilement mené. On aime l'indépendance farouche et touchante de ce personnage solitaire... Et aussi les adjuvants de sa vie, Jean-Louis, l'ami fidèle Célestin....

Une très très belle découverte et un grand plaisir de lecture.

. Le Diable à quatre, Pierre-Jakez Hélias, Editions de Fallois, 1993.

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Pour vous :))

9 Juin 2020, 13:04pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce roman, je l'ai dévoré de bout en bout, fébrilement, avec l'envie d'avancer sans pour autant avoir envie de le quitter.

J'ai été assez captivée par l'histoire, non ordinaire, de Delphine, cheffe d'une agence un peu spéciale... Son agence s'appelle "Pour vous", donc, c'est le titre du livre. Comme son nom l'indique, elle exécute pour ses clients, tous types de "missions" ; des missions qui ont trait au coeur, aux états d'âme, au mal-être la plupart du temps... Survivre à un deuil, vivre une relation extra-conjugale amoureuse, etc. Y a-t-il des limites à ses missions ? 

Ce qui compte, c'est ce qu'il y a "autour" de la mission. La manière dont Delphine la vend, l'éxécute, et la vit. On découvre alors petit à petit la nature de cette femme déterminée, obsédée par son agence... Ce livre évite la psychologie, c'est déroutant, mais c'est ça qui est intéressant. Il peut souvent déranger, bousculer, mais là encore, c'est véritablement l'intérêt du livre et du personnage et je trouve qu'il est particulièrement réussi... Je ne vous en dis pas plus pour ne pas divulgacher, mais j'ai conscience que tout cela peut manquer de clarté ! Peut-on avancer dans la vie sans sentiment(s) ? Ca pourrait être une des interrogations de ce livre...

Je l'ai dévoré.

Merci à Delph (et à Véro) pour ce prêt et donc pour la découverte, du livre comme de l'auteure.

. Pour vous, Dominique Mainard, éd. Joëlle Losfeld 2008 ; Le Livre de Poche.

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L'amour a le goût des fraises :)

25 Mars 2020, 17:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Une fois n'est pas coutume, c'est le hasard qui m'a fait emprunter le livre-là, sans doute parce qu'il était, dans le rayon de la bibliothèque, à côté de celui que je cherchais qui lui, n'était pas là ! En tout cas : on peut dire qu'en cette période, il correspondait parfaitement à mes attentes et mes besoins. Et oui, un livre c'est aussi ça, n'est-ce-pas ? Donc : lent, qui se lit à petites doses, léger en apparence, dans un cadre autre... Ce livre avance vraiment à petites touches, comme les cercles concentriques qui se dessinent dans l'eau au jeté d'un caillou... Revenant parfois sur ses pas, pour explorer autrement, différemment l'histoire ou même les histoires...

Un roman à plusieurs voix. Celles que rassemble un même cours de dessin. Rien de ce qu'on attend, rien de ce qu'on imagine réellement là, avec ce livre qui change, sans doute déjà parce que son auteure est d'Afrique du Sud, et que ce n'est pas si fréquent. Alors, en arrière-plan, les conséquences de la séparation des peuples Tutsi et Hutu. Deux jeunes femmes, noires, Françoise et Doudou, soeur. Inextricablement liées. Inséparables. A tel point que vivre pour l'une surtout, sera même compliqué parce qu'il est inenvisageable pour l'autre qu'elle crée sa vie... Et puis Stella, la fillette de 13 ans en vacances en Grèce avec sa mère devenue grande, Ivor, le fameux Ivor, Luke, Thymothy l'amoureux... 

Ca avance lentement vers un dénouement loin de ce qu'on attend. 

Vraiment, c'était une lecture très plaisante, tellement rafraîchissante...

. L'amour a le goût des fraises, Rosamund Haden, éd. Sabine Wespieser, 2014 (éd originale, en langue anglaise) ; 2016 pour la traduction chez Sabine Wespieser.

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La Maison Au Bord de la Nuit :))

7 Octobre 2021, 21:21pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Tout d'abord, je dois dire que j'ai commencé par être étonnée de ces majuscules dans ce titre... Mais j'ai compris à sa lecture que ce n'était pas une erreur, puisque cela désigne un lieu/un nom propre donc, bien spécifique.

Une belle découverte, que je dois à mon fils et je l'en remercie : il a choisi ce livre pour moi et il ne s'est pas trompé. Et je crois que je ne connaissais pas cette auteure. 

Elle m'a un peu fait penser à Victoria Hislop et à ses sagas situées dans des contrées du sud de l'Europe. Ici, donc, grande fresque/saga familiale sur plusieurs générations, en Italie. Essentiellement à Castellamare, une petite île minuscule au large de la Sicile. 

C'est là qu'un jeune homme, orphelin, Amédéo va atterir et construire sa vie... On s'attache assez vite à tous ces personnages qui peuplent ce rocher reculé, loin de toute grande ville... J'ai aimé découvrir et suivre la vie de ces habitants, de cette petite bourgade où il n'y a qu'un café... Et un conte, une comtesse ! Comme le récit est découpé en tranches d'années, je confesse cependant que la dernière partie (à partir de 1989) m'a ennuyée : j'ai trouvé cette partie superflue, un peu comme la partie 3 des Déracinés de Catherine Bardon... Ici, j'ai trouvé que l'histoire des descendants était délayée et moins bien tenue. Mais c'est peut-être aussi que le destin de ces descendants m'a moins intéressé que celui des aïeuls...

Enfin, le récit ne manque pas de poésie, sur fond de légendes locales...

J'ai beaucoup aimé.

. La Maison Au Bord de la Nuit, Catherine Banner ; Pocket. 2016.

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Le prince à la petite tasse :)

25 Février 2022, 13:20pm

Publié par LaSourisJOne

Récit.

Récit, indique le livre, et pas roman. Ce qui autorise à penser qu'il est autobiographique et que c'est une aventure vécue même si elle peut avoir été romancée. 

C'est donc l'histoire d'une famille, probablement celle de l'auteure, donc, famille heureuse avec sa vie, ses deux enfants. Vivant dans un appartement à Paris. Et qui décide d'offrir l'hospitalité à un réfugié pendant 9 mois. Chacun fait de la place, et la salle de jeux devient, débarassée, la chambre d'un jeune Afghan de 22 ans. Reza. Qui marche sur des oeufs, pour ne pas les déranger. Qui ne parle pas le français mais l'apprend un peu, au jour le jour.

Ce livre est le journal de cette aventure, racontée avec sensibilité par Emilie de Turckheim, donc.

Et de son point de vue. Le partage est riche. Touchant, beau.

Il ne donne pas de leçon, il donne à voir.

Une humanité plus belle quand on ouvre, quand on s'ouvre, quand on ouvre ses portes.

Sans démagogie. Au quotidien. J'ai aimé ces partages du quotidien, le parcours douloureux de Reza dont le voile se lève par à coups...

Une belle lecture à mettre entre toutes les mains, en effet, comme le signalait judicieusement ma bibliothécaire :)

. Le prince à la petite tasse, Emilie de Turckheim, éd. Calman-Levy, 2018.

 

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La relieuse du gué :)

3 Avril 2022, 11:01am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Trouvé encore et acheté au hasard chez un bouquiniste des Côtes d'Armor. Sur une erreur insolite, sans doute : je me suis obstinée à lire le titre comme "La religieuse du gué" ! Allez savoir pourquoi j'ai mis du temps à lire le vrai titre qui est en l'occurrence La relieuse du gué, j'en ai souris...

Bref : c'est un roman entre le roman du terroir et le policier (je n'aime à priori ni l'un ni l'autre), entre parcours initiatique et opiniatre changement de vie... Aussi, j'ai aimé ce cocktail. J'oublie de dire que ce roman s'écoule scandé par des tyrades de Cyrano de Bergerac, à qui la narratrice voue une passion. (que je n'ai jamais lu, j'y reste encore désespéremment hermétique !).

Donc : une jeune femme a changé de vie et s'est installée dans une petite ville de Bourgogne, en tant que relieuse. Pas à pas, elle se bat pour réussir à vivre de son activité... Et puis un jour, un homme, un bel homme arrive, lui confie un très beau livre d'aquarelles à relier pour le samedi suivant, repart... et est tué accidentellement. Va commencer pour la narratrice une quête/une enquête autour de cet homme et de ce livre... J'ai aimé voir vivre ces petits artisans, ses voisins, la valeur du travail, des temps de pause, des rituels de partage... le prix des rencontres.

Ce livre m'a plu, même s'il n'est pas un coup de coeur absolu.

. La relieuse du gué, Anne Delaflotte Mehdevi, éd. Gaïa, 2008

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Le complexe d'Eden Bellwether :))

25 Mars 2015, 13:33pm

Publié par LaSourisJOne

Le complexe d'Eden Bellwether :))

J'ai vraiment dégusté ce gros livre de 500 pages qui se lit lentement, sans temps morts.

Tout commence par une page d'accroche, un fait-divers, qu'on vit en direct ou en très léger décalé, en narration extérieure, qu'on relit plusieurs fois, mais qu'on ne comprend pas très bien. L'intensité dramatique est là, bien entendu, puisqu'il vient de se passer un drame, qu'un corps est repêché et que quelques autres sont des victimes... Incendie ? Evidemment on comprend en tout cas que ce sont les protagonistes de l'histoire qui commence ensuite, qui en arrivent là... Comment ? Pourquoi ? Evidemment, cette accroche nous tient, en partie en haleine.

En partie seulement. Car l'histoire est une coulée fraîche dans laquelle on a plaisir à se plonger. C'est par le prisme d'Oscar, qu'on va suivre toute l'histoire. Sans en savoir jamais plus que lui... Oscar, jeune homme, athée, d'un milieu social modeste, intelligent, travaillant dans une maison de retraite, qui entre un jour par hasard, dans une chapelle, attiré par les sons de l'orgue qu'il y entend... Là, se noue toute l'histoire. Là il rencontre Iris, une fille aux grosses lunettes dont il s'éprend, et qui est la soeur du musicien talentueux, trop talentueux en train de jouer. Oscar va pénétrer la petite sphère très fermée du petit groupe d'amis... On va le suivre au gré d'un récit plutôt riche : milieux sociaux, maladie, espoir, pouvoir des croyances, hypnose, pouvoir de la musique, sont à priori les thèmes qui marquent ce livre. Mais cela va bien au delà. Liens d'amitié, d'attachement ; à l'autre amoureux, au groupe, à la personne âgée.. Une belle réflexion sur ces liens d'attachement ; avec la pichenette qui, même si ils sont fort, très forts, ils ne sont jamais que ce qu'ils peuvent être face à la mort... pas de pathos dans ce livre. Mais de très belles histoires qui viennent toutes se rencontrer pour donner un livre plutôt attachant. Autour d'un personnage très, très particulier, admiré autant qu'il peut être détesté : Eden Bellwether. identifié petit à petit par ce psychologue expert, sans que les choses soient tranchées, comme quelqu'un souffrant d'une personnalité narcissique. Avec ce que cela peut supposer d'extrême, évidemment, donné à voir dans ce livre. Belle mise en lumière aussi du droit individuel que l'on a par rapport à une histoire collective ; j'aime bien l'interrogation qui demeure, à la fin, même si ce n'est pas l'essentiel : peut-on au nom de son propre égo, pour sa propre protection, priver la science, l'histoire de faits qui pourraient la marquer, les marquer, les faire avancer ? L'auteur y répond par l'exmple, à sa manière, et c'est très très beau comme ça. Pas de phrases pontifiantes ici, jamais, juste un récit très prenant.

Médiathèque de Pleurtuit.

Le complexe d'Eden Bellwether, Benjamin Wood, éd. Zulma, 2014 pour la traduction française (de l'anglais, paru en 2012).

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Comment Thomas Leclerc, 10 ans 3 mois et 4 jours est devenu Tom l’éclair :)

14 Avril 2015, 16:00pm

Publié par LaSourisJOne

Comment Thomas Leclerc, 10 ans 3 mois et 4 jours est devenu Tom l’éclair :)

L'embellie est donc venue de Paul Vacca ! Avec ce 'Comment Thomas Leclerc, 10 ans'... le plaisir de lire est revenu, quel soulagement ! C'est tout d'abord avec un peu de réserve que j'ai abordé ce livre, parce que les histoires d'enfants ne sont pas forcément ce que je préfère lire ; et puis je n'ai plus lâché ce livre. J'avais cela dit adoré 'La Petite cloche au son grêle", du même auteur, et j'en garde un souvenir ému, tant était belle cette histoire simple de rencontre de gens simples avec la littérature... Et ce livre-là, donc, fut une belle gourmandise.

C'est l'histoire de Tom, donc, Thomas, 10 ans et quelques mois, au collège ; dont on sait, surtout par sa mère qui le décrit perpétuellement comme tel, "qu'il n'est pas un enfant comme les autres". Mais à aucun moment dans le livre, l'enfant est "étiqueté", estampillé; et ça nous va bien ; c'est un garçon plutôt solitaire, plutôt mental, et c'est dans ses pensées et sa vie quotidienne au milieu des années 60 que nous vadrouillons agréablement. Empirique, ce petit bonhomme. Il a comme références ses 'héros de BD'. A partir d'une réflexion construite, il se trouve des similitudes avec ces héros solitaires, qui sauvent le monde. On entrera tout autant dans la vie et les états d'âme de Serge et Pauline, ses parents ; on expérimentera les dégâts du silence, sans jugements ; les parents pour protéger leurs enfants souvent se taisent ; condamnant les enfants à errer dans un monde compliqué, sans clé pour l'apprivoiser.

Touchants, ces parents aussi qui se débattent avec leur existence, leur vie professionnelle ou leur non-vie professionnelle. A une époque en 'technicolor', où il est d'usage que la femme soit femme au foyer... Mais comment s'épanouir ? C'est la problématique de Pauline, prise dans les contraintes de son époque. Mais qui va tout faire pour travailler, et rencontrer la reconnaissance, via le regard des autres, et des hommes, à Paris, et via le travail. Même chose pour Serge, plus spontané, moins réfléchi, mais qui finalement, d'erreurs en erreurs qui auraient pu faire sombrer la famille, finira par trouver sa voie, inattendue, épanouissante.

Et puis il y a la petite Palma. On est toujours "l'étrange" d'un autre, finalement... Palma, cette étrange gamine pour Tom, qui réalise trop tard, lui dont l'expression des sentiments est compliquée, lui qui a besoin de rituels, qu'elle avait besoin de lui.

On a donc aussi la dérive d'une ado, en marge, laissée seule à elle-même et qui finira victime d'un fait-divers...

Avec toujours l'univers de référence des héros de 'comics' amércains comme référence, la psychanalyse aussi découverte par ce garçon de 10 ans (trop) intelligent, un peu comme un conte, ce petit bonhomme qui tentera de sauver le monde, ses parents, ceux qu'il aime... C'est touchant.

Merci à Anny, pour la jolie découverte. :)

Comment Thomas Leclerc..., Paul Vacca, éd. Belfond. Avril 2015.

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Toujours avec toi :))

26 Décembre 2015, 08:12am

Publié par LaSourisJOne

Toujours avec toi :))

C'est un roman qui se goutte lentement, qui distille petit à petit la flamme qu'il inspire. Si j'ai pu être sceptique au début, et par moments un peu plus tard, c'est sans doute par manque de patience et avec l'habitude des liens plus vite. Maudite impatience. Ici, on ne comprend que plus tard, en son temps, la réelle utilité de la démarche de la jeune femme, Inga, éprouvée par un deuil mal refermé, la mort de son mari deux ans auparavant. Et l'histoire se forme, emplie petit à petit par les récits désolidarisés, de la grand-mère, et d'Inga, donc, à travers ses recherches sur les traces de son passé. L'ensemble finit par former un édifice attachant, et à nous montrer à quel point comprendre, ou tout du moins savoir, ce que notre passé n'a pas apporté jusqu'à nous, est parfois précieux. L'histoire de cette grand-mère, Rakel, va donc nous être révélée via plusieurs sources: les souvenirs des rares personnes qu'Inga peut interroger, un oncle auquel elle est très attachée, une femme qu'elle rencontre suite à ses recherches, le mot de son père, et le don d'une bague, lui qui s'est réfugié, trop marqué par son passé justement, dans son mutisme et sa fin de vie. Avec une lettre comme point de départ, trouvée dans un carton dans la maison de famille où Inga est allée tenter de se ressourcer. Une lettre qui n'a pas été mise là par hasard, mais qui, pourtant, aurait pu ne jamais être trouvée...

Et puis il y a cette Léa, ce double blond pour Rackel qui sans doute donne son nom au roman, 'Toujours avec toi' ; une rencontre fortuite pour la jeune Rackel, mais qui marquera son existence. J'ai aimé l'ambivalance qu'on imagine autour de cette lettre qui nous tient en haleine une grande partie du récit, puisque, cette lettre écrite par Léa évoque une nuit qui a tout changé... Evidemment on imagine quelque chose qui n'est pas, et c'est encore plus fort.

Il y a un fond de guerre, indissociable de l'histoire de sa grand-mère, en 1916 ; la bataille de Jutland, en mer, elle aussi indissociable de son histoire et d'un drame, d'une tragédie qui marqua sa grand-mère. Les femmes sont des personnages qui vont de l'avant, des personnages forts, centraux, et les hommes gravitent autour de ces atomes. Même s'il est difficile de les passer sous silence, notamment Anton, et Jakob, coup de foudre de Rackel (Anton, au destin tragique), et l'homme avec qui elle passera sa vie (Jakob), finalement.

Trois temporalités s'emmèlent pour servir ce récit : 1916, 2007 (celle d'Inga), et 1959, voix de Rackel sur la fin de sa vie, à l'hôpital à 61 ans, malade et mourante, revisitant ses souvenirs. Les deux récits se faisant écho. Avec cette tranche de temps inéliénable, infranchissable de toute façon pour ces deux qui sont de la même famille, dont le destin de l'une a marqué celui de l'autre, quand même, mais qui ne se connaîtront jamais.

Et puis Inga, flageolante dans sa vie professionnelle, talentueuse mais fragile, que les doutes peuvent balayer, apprend grâce à la 'sérénité' que lui apporte de découvrir et comprendre son passé à avoir confiance en elle. Renforce et affime cette photographe talentueuse, qui peut maintenant faire ses choix assumés et plus matures.

Une très belle et profonde balade au gré d'histoires intimes et de la grande histoire ; j'avais lu cette auteure sans avoir fait le lien, Le peigne de Cléopâtre ; j'avoue que sa singularité me donnera envie de retrouver une autre de ses fictions.

Toujours avec toi, Maria Ernestam, éd. Actes Sud, avril 2010.

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L'amour en chaussettes :)

25 Janvier 2015, 20:41pm

Publié par LaSourisJOne

L'amour en chaussettes :)

Roman ado.

Ce livre, j'en avais entendu des louanges déjà il y a quelques années, avec mes cher club lecture de Dinard. Je suis tombée dessus par hasard ce week-end : petit plaisir de lecture ! C'est vraiment très sympa, en effet. L'amour, la sexualité par des ados abordés de façon légère, humoristique et intelligente. Racontés via le journal intime de Delphine. Amoureuse de son prof d'arts plastiques, premiers émois, enthousiasme de la narration, et réalisme...

A mettre entre toutes les mains d'ados à partir de la fin du collège !

. L'amour en chaussettes, Gudule, éd. Thierry Magnier, 1999.

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