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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “La petite pièce hexagonale”

La petite pièce hexagonale :)

11 Mars 2015, 20:47pm

Publié par LaSourisJOne

La petite pièce hexagonale :)

Découverte du hasard, ce petit livre fut vraiment savoureux. C'est une ballade solitaire, qui place destinée et hasard au coeur de la reflexion. Mais avant tout une étonnante histoire, qu'on accepte sans ciller. Sur fond de maux de dos révélateurs de symptômes psychologiques. Tout cela étant suggéré. C'est donc l'histoire de l'héroïne, qui rencontre en sortant de la piscine qu'elle fréquente sur prescription médicale pour cause de maux de dos, deux femmes, qui n'ont aucune raison, à priori, de l'interpeller. Sauf qu'elle va l'être par ce binome. Assez 'aimantée' par la plus jeune, jusqu'au jour où elle les suit jusqu'à un endroit derrière une forêt, entre et...

Dois-je vous en dire plus ? C'est tentant de vous laisser avec ce mystère et de vous laisser entrainer vers cette petite pièce hexagonale... :)

Pour ceux qui insisteront, promis, je raconterai la petite pièce hexagonale... !:)

. La petite pièce hexagonale, Yoko Ogawa, éd. Actes Sud, Babel, 2007.

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Hôtel Iris

4 Juin 2015, 22:41pm

Publié par LaSourisJOne

Hôtel Iris

Je ne suis pas mécontente de quitter cet univers. J'avais lu, et aimé, La petite pièce hexagonale, de cette même auteure japonaise écrit deux ans avant cet 'Hôtel Iris'. Les prémisses étaient contenus dans ce petit livre, mais la lisière n'était pas franchie. Ou en tout cas, la bienveillance de cette petite pièce cachait... Mais cachait quoi ? Ici, on n'est pas loin de tout ce qui peut servir à la psychanalyse... Comment parler d'une histoire qui a tout pour révolter, tout pour choquer, mais que l'héroïne ne vit pas comme cela ? Très jeune, sans doute 16 ans, elle travaille à l'hôtel avec sa mère, propriétaire de l'Hôtel Iris. Une mère rude, complexe, ambivalente, comme souvent ce qui sourd chez Yoko Ogawa. L'ambivalence. Ce qui pourrait être bon, mais ne l'est pas. On est dans une réalité glissante, peu commune... A la limite de la souffrance absolue, mais qui bascule sans cesse dans une autre dimension, parce que l'histoire n'est pas transformée, n'est pas bonifiée, ni passée au crible du regard critique du personnage qui la vit. Mari, un jour, entend une phrase et assiste à une scène forte entre un client et une cliente, sans doute une prostituée, au sortir d'une chambre d'hôtel. Elle intériorise cette phrase, elle en garde une espèce d'admiration, alors même que la phrase a tout pour être rejetée. Alors elle va revoir cet homme, appelé 'Le traducteur', marqué aussi par son ambivalence... Doux et cruel. D'une cruauté sans nom, allant jusqu'à l'humiliation. Cette jeune fille qui a grandi sans père va accepter, et aimer tout ce qu'il va lui faire subir, des horreurs, si on est tout à fait honnête, les pires horreurs. Mais elle n'a pas le pouvoir du recul, de la distance... Entourée d'une mère qui l'utilise plus qu'elle ne l'aime, d'une femme de ménage qui lui vole ses objets elle va se repaître de cette relation avec cet homme, étrange, sur son île, qui ne se nourrit que d'aliments liquides. Ici, la mort guette, jamais loin, comme quelque chose qui se tend jusqu'à son paroxisme et l'atteint parfois. Et il y a ce neveu étrange, qui n'a plus de langue, et qui parle en écrivant de petits mots de papier pendus à son cou à un pendentif. Atmosphère au bord de la tension, de l'étrange, du malaise, sans que jamais cela ne soit présenté comme tel.

Déroutant, bien sûr... Mais on est contents de refermer la dernière page et de laisser derrière soi cet univers tendu, ambivalant...

Médiathèque de Saint-Malo.

Hôtel Iris, Yoko Ogawa, éd. Actes Sud. 1996 ; 2000 pour l'édition française.

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... 697, la vertu

19 Avril 2020, 11:24am

Publié par LaSourisJOne

"La Vertu est toujours un peu trop tout d'une pièce, elle ignore les nuances et les tempéraments à l'aide desquels on louvoie dans une fausse position".

Honoré de BALZAC

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Double jeu :)

21 Septembre 2014, 21:51pm

Publié par LaSourisJOne

Double jeu :)

Roman ado.

Encore un cadeau, chaque fois renouvelé, que de lire Blondel ! Je vais me répéter, ceux qui ont l'habitude de me lire sur ce blog le savent, mais vraiment, Blondel ne me déçoit jamais. Là encore, c'est un très joli roman ado, très juste.

Dans la peau de Quentin, ado brillant mais un peu désabusé, après avoir été forcé de changer de monde, en changeant de lycée, en passant d'un lycée de banlieue à un lycée chez 'les bourges'. Il ne cherche pas à s'intégrer, certes on pourrait se dire que malgré ça ça se passe trop bien pour lui, mais quand même. La peinture du couple parental (besogneux, travailleurs, mère qui courbe l'échine, père silencieux et consommateur de télé qui a abdiqué) est chouette, la prof de français, La Fernandez, excessive, évidemment, comme a tous connus une prof de français, est elle aussi belle. Est-ce qu'on peut y croire à ce garçon brillant, qui ne sait pas quelle voie l'attend, mais qui va relever le défi de cette prof, et incarner le rôle principal d'une pièce de théâtre qu'elle lui aura fait lire ? Je ne sais pas. Peu importe. On est bien, dans cette histoire, avec cet ado qui se débat quand même avec ce qu'il a... La relation avec la petite soeur, est là encore touchante. Ces personnages semblent vivants, ils pourraient vivre à côté de nous. Encore un beau plaisir de lecture grâce à Jean-Philippe Blondel.

Double Jeu, Jean-Philippe Blondel, éd. Actes Sud Junior. Sept 2013.

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...17

20 Février 2009, 22:42pm

Publié par la souris jaune

"Face publique et face privée de la vie sont deux pièces qui communiquent. Un juge le sait. Une femme aussi, qui jamais ne cesse de se demander si l'une peut détruire l'autre".
Eva JOLY

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J'étais une jeune fille laide :)

14 Août 2010, 14:59pm

Publié par la souris jaune

JF-20LAI-1-.jpgVoici l'histoire d'Anne-Lise, 19 ans. Celle-ci fait très vite le constat qu'elle est laide, et pas très intelligente. Alors qu'elle vient pourtant de réussir son baccalauréat, elle est invitée par sa tante à une soirée mondaine, en l'honneur d'un acteur coqueluche du tout Vienne de l'époque, Claudio Pauls. Honteuse de sa laideur, elle se réfugie une fois là-bas dans une petite pièce calme, la bibliothèque. Où se réfugie bientôt à son tour, un Claudio Pauls alcoolisé et désireux d'échapper à ses obligations mondaines. Une conversation s'entame alors, sur un mode de franchise sans doute inédit pour Claudio. Il lui donne rendez-vous pour le lendemain dans un bar, et lui dit qu'il l'aidera à ne plus être laide. Déterminée, elle s'y rend, et c'est le début d'une route obstinée pour la jeune femme, pour ne plus être laide. Le récit est sensé être le produit de son histoire, fidèlement rapporté, chose que Claudio lui aura demandé de faire... Le texte est donc emprunt d'une grande candeur, d'une grande naïveté, et d'une grande détermination tout à la fois. On a sous les yeux les pas d'une jeune fille placée entre les mains de son ange gardien, tantôt épris de mille autres, mais sans cesse véritablement se cherchant. Finalement l'un et l'autre n'auront fait que s'aimer, pour se rejoindre enfin, dans un final inattendu...

C'est assez étonnant, basé sur une idée rare. Une plongée profonde dans le faux-semblant du maquillage, sa relativité absolue, de même que celle de la beauté... C'est plutôt touchant. 

Et ça finit sur une pirouette... ainsi tous deux finalisent (dans l'histoire) le livre que nous tenons entre nos mains, et elle écrit :

"Dire qu'il faut toujours qu'un homme mette le point final à l'histoire d'une femme ! Alors je me soumets, je tire un gros trait sous ma propre histoire. Tournez la page, s'il vous plaît, Clau ne daigne écrire que sur une feuille vierge !"...

Et là on tourne la page, et il n'y a... rien ! Grrrr.

 

 

. J'étais une jeune fille laide, Anne-Marie SELINKO, Le Livre de Poche, 1970. (Paru en Allemand en 1954).

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Ce que le jour doit à la nuit :)

9 Janvier 2012, 18:24pm

Publié par la souris jaune

ce-que-le-jour-doit-a-la-nuit-09.jpgJ'ai d'abord dû m'accrocher, probablement pour les 150 premières pages de ce très beau roman de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit. Mais il est vrai que je suis peu friante des récits d'enfance ou d'adolescence (même écrit par Khadra, ai-je pu constater), or ça commence par ça ! Cela dit, persévérer vaut parfois la peine, comme celle de découvrir un beau roman.

En filigrane, très présente, toute l'histoire de l'Algérie, entre 1930 et 1965, pauvreté, misère, déchirements, guerre... L'histoire se passe à Oran, puis dans un petit village à proximité de la grande ville, Rio Salado. On va suivre le destin de Younès, prisonnier de ses deux identités (n'est-il pas aussi Jonas ?), arraché à ses parents trop tôt, eux si fiers et pourtant ravagés par la misère. 

La période de vie que le narrateur choisit de nous raconter est une période où, pour le héros, les trouées de lumière et de bonheur sont rares ; on voit combien laisser passer sa chance marque au fer rouge, et condamne. « Il n'y a qu'un seul dieu sur terre, et c'est toi. Si le monde ne te convient pas, réinventes-en un autre, et ne laisse aucun chagrin te faire descendre de ton nuage. La vie sourit toujours à celui qui sait lui rendre la monnaie de sa pièce » : pourquoi le héros n'écoute-t-il pas le conseil de son oncle, ne pouvons-nous nous empêcher de nous dire ! Et on bouillonne souvent face au mutisme de ce héros qui se laisse malmener par le destin. Muré dans son silence, rétracté derrière une promesse qu'on lui extorque un jour, il sacrifie son destin, qui lui tend pourtant les mains... Et sa vie est une tragédie, née de ses renoncements contraints. Des renoncements qui ne lui apporteront aucune lumière... 

La fin, belle et touchante, vient donner une dimension supplémentaire au livre : elle impulse toute la relativité des choses, alors même qu'elles ont été si dures, dès lors que le passage du temps instaure du recul, de la distance, et que, à l'aube de la mort, on n'a plus les moyens d'être rancunier... 

C'est un livre qui a du corps, des odeurs, un livre qui vit, nous imprègne et nous habite, et rien que pour cela, ça vaut la peine...

 

Ce que le jour doit à la nuit (paru en 2008), Yasmina Khadra, chez Pocket.

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La chimie des larmes

19 Juin 2016, 21:27pm

Publié par LaSourisJOne

La chimie des larmes

... Une fois n'est pas coutume, je vais écrire ici quelques mots de cette Chimie des larmes, au terme de 225 pages, et sans l'avoir terminé. Avant qu'il ne m'éreinte.

J'avais été séduite par la couverture, le titre, et l'histoire : en miroir, à un siècle d'écart, la douleur de la perte non assumée d'un amant, par Catherine, conservatrice-adjointe de musée ; et parallèlement, l'histoire d'Henry Brendling, riche homme d'affaires, qui veut réaliser une folie créatrice pour son fils, malade, comme s'il s'agissait de l'empêcher de mourir. Ces deux histoires qui se font écho, j'aimais bien. Mais je dois bien reconnaître que les bizarreries qui l'émaillent me font l'abandonner. L'histoire d'Henry dans la Forêt noire avec une petite communauté névrosée et étouffante, incohérente, à la lisière du rêve éveillé ou du cauchemar, me saoule. Vous lisez, vous êtes dedans, et vous dérapez dans une strate incompréhensible du récit, à tel point que j'en viens à me demander si la traduction n'aurait pas été responsable des strates bizarres du récit... En tout cas, il a raison de moi. Ces passages autour du cube bleu, du cou du cygne alors qu'un canard est sensé être construit, un canard automate, vraiment, me fatiguent. Quant à cette Catherine, bien qu'accablée par ce deuil qui lui est refusé puisqu'elle est la femme cachée, elle me saoule aussi avec ses excès et ses incohérences. D'un côté elle veut s'accrocher à cette histoire passée, se plonger dans celle-ci et on peut le comprendre, pour oublier son deuil impossible, et en même temps elle a des actes et des réactions incompréhensibles excessives, de défiance, de saccage d'une pièce importante de cette tranche d"histoire, non, vraiment, j'aurais aimé finir l'histoire, mais je me dis que trop, c'est trop, et que ce livre avec ses dérapages perpétuels dans un réel parallèle étrange est vraiment trop pour moi...

A quand un bon roman que je n'aurais plus envie de lacher ?

Médiathèque de Saint-Malo.

La chimie des larmes, Peter Carey, éd. Actes Sud, septembre 2013

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:)) Comment j'ai liquidé le siècle

13 Juin 2010, 11:08am

Publié par la souris jaune

« Nous n'avons jamais mis le pied dans une entreprise, ce repaire de besogneux. Nous nous foutons de ce qu'elles produisent, du nombre de personnes qu'elles emploient. Nos profits sont vos pertes. Pour nous, il n'y aura jamais de punition. » : cette phrase du personnage principal pour se désigner ainsi que ses collègues traders est bien révélateur du livre, et de son état d'esprit.

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C'est vraiment jouissif. Incisif. bien écrit. Intelligent. Avec des phrases à l'emporte-pièce, qui frappent juste. Le personnage principal, Pierre, est un trader. Fils d'une famille de Clermont-Ferrand. Un trader toutefois, et c'est la force de ce récit, qui ne se raconte pas d'histoire, sans illusions. Autrement dit, il a conscience de ce qu'il fait. D'où l'histoire racontée avec, pour nous, un certain cynisme, évidemment, mais qui pour lui n'en est pas. C'est ce qui, pour le lecteur, donne un récit froidement grinçant, d'un quotidien clairement assumé. Pas pour autant porté aux nues, évidemment. On voit finalement évoluer l'enfant d'un siècle cynique, qui utilise les mêmes armes que les autres. En conscience. Pour finalement, finir par jouer le rouage destructeur, toujours en conscience. Pas d'évolution du personnage sur ce plan là : puisque le personnage n'aimait de toute façon pas particulièrement ce qu'il faisait, pas de raison non plus qu'il se mette tout d'un coup à décider qu'il le déteste. Non. La prise de conscience s'assume plutôt petit à petit. Et petit à petit, le héros passe à l'acte. Il répandra le virus (informatique) destructeur dans toute la planète, presque naturellement, par le biais "d'amis" (plutôt de connaissances ! A-t-on des amis, dans ce milieu ?!), via uné clé USB sur laquelle figure Hello Kitty... Cette petite bonne femme japonaise si à la mode, prisée par les enfants et ados... Le personnage de la femme, la messagère du mal (ou du bien ?), Mme Krudson, richisse et puissantissime femme de l'ombre, octogénaire, malade... Pourtant, c'est elle qui manipule les puissants... Et c'est elle aussi, parce qu'elle voit tout d'un coup la menace d'une Chine qui écraserait les Etats-Unis, et qu'elle ne peut l'accepter, c'est elle donc, qui veut la destruction du système. C'est elle qui choisit Pierre, donc, et lui fournit la clé USB. On croise alors un personnage, amer, aigri... Je me rends compte que c'est difficile de qualifier tout ce qui constitue ce roman, finalement, puisque tout est inversé ! Le mal qui est fomenté est sans doute le bien...

D'ailleurs, je me suis dit finalement que ce livre était le pendant inversé du "Dieu voyage toujours incognito" !! C'est rigolo... Sauf que l'un se réclame angélique, et l'autre diabolique... !

Dans les deux textes, il y a un personnage manipulé par une autre, sensée représenter quelque chose de supérieur (Dieu ? Le Diable ?)... Et ce duo donnera dans les deux cas de gros bouleversements sur soi, et sur le monde...

C'est assez frappant, et en creusant, on se rend compte que le monde des traders, ou des actionnaires est tout à fait présent dans les deux livres...

Je pense qu'en filigrane, cela pose évidemment la question du sens, et de la non-trahison de ses valeurs : suivre le chemin qu'on trouvera au fond de soi...

Enfin, pour en finir sur ce roman de Flore Vasseur qui décidément m'a beaucoup plu, un autre roman s'insère dans le premier : le roman familial, rude, avec la fille anorexique... Une fille marquée par notre modernité, puisqu'elle passe d'hospitalisations en hospitalisations, fait partie d'associations d'anorexiques, et passe des heures sur les réseaux sociaux sur internet...

C'est vraiment rassérénant de voir notre siècle senti, épinglé à ce point-là par un auteur, une femme qui plus est.

A lire !!

 

. Comment j'ai liquidé le siècle, Flore Vasseur. Avril 2010.

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L'intervention :)

6 Avril 2019, 20:33pm

Publié par LaSourisJOne

Théâtre.

Pièce en un acte, cinq scènes (relativement courte).

C'est à Delphine que je dois cette découverte totale, qu'elle en soit remerciée.

Je connais très mal Victor Hugo, et encore moins son théâtre.

Découverte surprenante que celle-ci, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de pièce sous sa plume (mais je le répète, je ne connais mal). Donc, pièce sociale et de moeurs. Intime.

Quatre personnages. Deux ouvriers, d'extraction et de vie modeste, deux "parvenus" au sens premier, en tout cas gens aisés. Deux hommes, deux femmes.

Histoires de couples, mis à mal par la tentation incarnée par l'autre milieu social : le baron trouve Marcinelle très attirante avec sa simple robe de toile, l'ouvrier trouve Eurydice très désirable, avec ses très belles robes, idem pour les femmes, tentées par l'autre, l'opposé à sa condition sociale...

Parfois technique, notamment avec le baron et le champ lexical des courses hippiques et surtout des tissus, cependant, attachante découverte...

Merci à Delphine.

. L'Intervention, Victor Hugo, 1866.

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