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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “Juke Box”

Juke-Box

2 Novembre 2013, 14:21pm

Publié par LaSourisJOne

Juke-Box

Ah, Blondel, comme un refuge. Après G229, Brise-glace, et 06h41. Certes ce Juke-Box ne détronera pas les autres pour moi. Mais toujours, les mots qui vont à l'essentiel, qui sonnent juste, sans excès.

Ici, les points d'accroche sont des chansons. Depuis l'âge de 6 ans, jusqu'à l'âge adulte, la cinquantaine, le personnage dévide le cours du temps. Sans lourdeur, sans nostalgie. Le titre d'une chanson rythme simplement la narration comme des refrains, les airs de musique scandent les chapitres autant que parfois ils scandent notre vie.

Ce personnage-là est marqué par un choc terrible, son histoire bascule alors qu'il est au lycée, et abandonné à lui-même, il va se chercher, lutter pour rester en vie. De voyages en rencontres subies. Jusqu'à la rencontre, la construction d'une famille, et les souvenirs qui franchissent enfin le seuil de la bouche, qui se font mots, par l'intermédiaire de cette voisine, qui parle, enfin des trois disparus, et de celui qui est resté, lui.

C'est toujours beau, et touchant, les récits de Blondel. Ils me donnent chaud.

. Juke-Box, Jean-Philippe Blondel, éd. Pocket Folio. 2004.

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Au rebond :)

11 Mai 2014, 16:43pm

Publié par LaSourisJOne

Au rebond :)

Roman ado. (Garçons).

Ah, le bonheur, de retrouver Blondel, quand les livres me tombent les uns après les autres des mains. Ca marche souvent, et ça a encore marché. Blondel me réchauffe et m'offre un vrai bonheur de lecture, une vraie encore d'humains qui se débattent et qu'on aime. C'est son deuxième récit jeunesse, que j'ai aimé tout autant que Brise-glâce, s'il est possible, mais aussi que G 229, 6h41... (J'avoue avoir un peu moins aimé Juke-Box). Bref. Ici il est question d'un jeune homme de 16 ans, dont on connaît assez tard le prénom (Alex), et pour cause, c'est lui le narrateur. ;) Donc. Alex joue au basket. On sent qu'il se laisse vivre, mais qu'il a une marge d'action, un levier qu'il est capable d'activer si besoin. Il vit seul avec sa mère, son père s'est barré alors qu'il était petit, et avec rouardise et malice, se joue de la crédulité des adultes en leur jouant le couplet du pauvre garçon et de sa série famililale, ça lui évite de travailler un trimestre ou deux. :) Sa mère est aide-soignante, et ils vivent comme ils peuvent, chichement, dans un petit appartement. Son pote, c'est Christian. Un jour il disparaît. Quinze jours... Inquiet, mais ne sachant que faire, Alex finit par s'en ouvrir à sa mère, bien que ce ne soit pas dans ses habitudes. Elle lui répond : qu'est ce que tu dois faire ? Forcer le destin ! Forcer le destin ? Oui, le chercher, s'assurer qu'il va bien. Il en sera peut-être énervé sur le moment, mais il le prendra ensuite comme un cadeau. Ce qu'il fait. Pour le trouver dans sa grande baraque de riche en train de prendre soin de sa mère qui menace de se suicider, le mari s'étant barré avec son assistante. Le copain aide le fils quelques heures, et soudain, la mère débarque. Et s'installe, bien décidée à soutenir coûte que coûte la mère du copain...

Les familles qui se disloquent et qui tiennent debout comme elles peuvent ça m'a un peu pensé à Mazetti ; et puis finalement le mieux qu'on construit grâce au collectif, aux thèmes chers à Gavalda. Sauf que là, j'ai vraiment plongé, et aimé. Un très bon moment.

. Au rebond, Jean-Philippe Blondel, Actes Sud Junior. 2009.

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