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Le blog de la souris jaune

Résultat pour “Brise-glace”

Juke-Box

2 Novembre 2013, 14:21pm

Publié par LaSourisJOne

Juke-Box

Ah, Blondel, comme un refuge. Après G229, Brise-glace, et 06h41. Certes ce Juke-Box ne détronera pas les autres pour moi. Mais toujours, les mots qui vont à l'essentiel, qui sonnent juste, sans excès.

Ici, les points d'accroche sont des chansons. Depuis l'âge de 6 ans, jusqu'à l'âge adulte, la cinquantaine, le personnage dévide le cours du temps. Sans lourdeur, sans nostalgie. Le titre d'une chanson rythme simplement la narration comme des refrains, les airs de musique scandent les chapitres autant que parfois ils scandent notre vie.

Ce personnage-là est marqué par un choc terrible, son histoire bascule alors qu'il est au lycée, et abandonné à lui-même, il va se chercher, lutter pour rester en vie. De voyages en rencontres subies. Jusqu'à la rencontre, la construction d'une famille, et les souvenirs qui franchissent enfin le seuil de la bouche, qui se font mots, par l'intermédiaire de cette voisine, qui parle, enfin des trois disparus, et de celui qui est resté, lui.

C'est toujours beau, et touchant, les récits de Blondel. Ils me donnent chaud.

. Juke-Box, Jean-Philippe Blondel, éd. Pocket Folio. 2004.

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Brise-glace :)

12 Avril 2013, 16:46pm

Publié par la souris jaune

brise-glace.jpgRoman ado.

Un livre qui se lit d'une traite. Et qui me fait me dire lorsqu'un livre de Jean-Philippe Blondel (enseignant lui même) me tombe entre les mains qu'il dépoussière l'univers des ados et des profs plutôt finement et agréablement.

Donc là, pas de profs, ou très peu. C'est Aurélien, 17 ans qui raconte. Un Aurélien auquel on s'attache très vite, et dont on découvre petit à petit l'histoire, marquée par un terrible fait-divers. Un Aurélien sensible, en retrait, qui cherche à se faire oublier. Mais qui échoue bientôt, quand le beau gosse du lycée, si populaire, s'intéresse à lui et semble s'être mis en tête d'en faire son ami. 

Alors petit à petit, il va sortir de l'ombre, et s'autoriser à être lui-même. Tout en finesse. Et non sans poésie. Car les mots comptent dans cette histoire. Et le livre nous dit que parfois, les SMS ou les mails ne suffisent pas, qu'il faut parfois sortir de ses habitudes et dire autrement. Adapter ses mots aux situations. Se donner du mal pour. Et que les efforts payent, dès lors qu'on est sincères.

Elle est jolie, très jolie cette histoire d'amitié entre Aurélien et Thibaud (avec un d). 

Comment fait-on pour vivre avec un traumatisme aussi marquant que celui qu'a vécu Aurélien ? Le livre n'apporte pas de réponses, il ne se situe pas sur ce registre-là. Mais il dit que nous avons tous le droit de nous reconstruire. 

Un divorce c'est banal, oui, mais ce n'est pas pour autant que l'on n'a pas le droit d'être marqué par celui de ses parents. Les expériences de vie sont différentes, pour ces deux garçons, mais ce qui importe, c'est peut-être qu'on se comprend, et qu'on n'est plus seul...

En plus de ça, le slam est au coeur du livre, via des séances de slams tous les vendredis soir au bistrot, séances courrues par des ados et autres personnes de tous âges, et ça, évidemment, ça fait rêver, et c'est tout à fait imaginable, et tellement sain ! 

 

• Brise-lame, Jean-Philippe Blondel, éd. Actes Sud Junior, 2011.

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... 344

24 Mars 2015, 22:24pm

Publié par LaSourisJOne

"Il aurait voulu considérer son existence comme allant de soi, de la même manière que l'océan se brise sur la côte sans que personne n'ait à s'en inquiéter".

Benjamin WOOD

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...116

23 Février 2012, 08:30am

Publié par la souris jaune

"Cette histoire d'un-homme-une-femme, si c'est si merveilleux, pourquoi les femmes ont-elles toutes le coeur brisé ?"

Sefi ATTA

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...117

23 Février 2012, 13:46pm

Publié par la souris jaune

"C'est plus facile de contourner une pierre que de la briser, et ça ne t'empêche pas d'atteindre ton but".

Sefi ATTA

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...206

28 Mai 2013, 17:22pm

Publié par la souris jaune

"Un esprit brisé pouvait-il se souvenir de l'époque où il allait bien ?"

David VANN

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... 686, avoir quelqu'un

24 Mars 2020, 14:35pm

Publié par LaSourisJOne

"Quelqu'un avec qui se réchauffer, se réconforter physiquement, pour enrayer la fragilité qui s'installe dans votre coeur, se répand dans votre corps comme une pellicule de glace, un simple choc et la fissure s'étendrait, et vous vous noieriez dans l'eau glacée en dessous".

Rosamund HADEN

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Au rebond :)

11 Mai 2014, 16:43pm

Publié par LaSourisJOne

Au rebond :)

Roman ado. (Garçons).

Ah, le bonheur, de retrouver Blondel, quand les livres me tombent les uns après les autres des mains. Ca marche souvent, et ça a encore marché. Blondel me réchauffe et m'offre un vrai bonheur de lecture, une vraie encore d'humains qui se débattent et qu'on aime. C'est son deuxième récit jeunesse, que j'ai aimé tout autant que Brise-glâce, s'il est possible, mais aussi que G 229, 6h41... (J'avoue avoir un peu moins aimé Juke-Box). Bref. Ici il est question d'un jeune homme de 16 ans, dont on connaît assez tard le prénom (Alex), et pour cause, c'est lui le narrateur. ;) Donc. Alex joue au basket. On sent qu'il se laisse vivre, mais qu'il a une marge d'action, un levier qu'il est capable d'activer si besoin. Il vit seul avec sa mère, son père s'est barré alors qu'il était petit, et avec rouardise et malice, se joue de la crédulité des adultes en leur jouant le couplet du pauvre garçon et de sa série famililale, ça lui évite de travailler un trimestre ou deux. :) Sa mère est aide-soignante, et ils vivent comme ils peuvent, chichement, dans un petit appartement. Son pote, c'est Christian. Un jour il disparaît. Quinze jours... Inquiet, mais ne sachant que faire, Alex finit par s'en ouvrir à sa mère, bien que ce ne soit pas dans ses habitudes. Elle lui répond : qu'est ce que tu dois faire ? Forcer le destin ! Forcer le destin ? Oui, le chercher, s'assurer qu'il va bien. Il en sera peut-être énervé sur le moment, mais il le prendra ensuite comme un cadeau. Ce qu'il fait. Pour le trouver dans sa grande baraque de riche en train de prendre soin de sa mère qui menace de se suicider, le mari s'étant barré avec son assistante. Le copain aide le fils quelques heures, et soudain, la mère débarque. Et s'installe, bien décidée à soutenir coûte que coûte la mère du copain...

Les familles qui se disloquent et qui tiennent debout comme elles peuvent ça m'a un peu pensé à Mazetti ; et puis finalement le mieux qu'on construit grâce au collectif, aux thèmes chers à Gavalda. Sauf que là, j'ai vraiment plongé, et aimé. Un très bon moment.

. Au rebond, Jean-Philippe Blondel, Actes Sud Junior. 2009.

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06h41 :)

21 Octobre 2013, 20:45pm

Publié par LaSourisJOne

06h41 :)

J'aime bien Blondel. Encore une fois, il ne m'a pas déçu. Après G 229 et Brise-glace, je viens de prendre un grand plaisir à lire 06h41, qui se lit très rapidement. Ici on est dans un train de 06h41, un lundi matin, en direction de Paris. Elle et lui sont assis à côté, et comble du comble, ils ne sont pas inconnus l'un à l'autre. Ils ont 47 ans, mais il y a 27 ans de cela, ils ont été amants, ont passé quatre mois ensemble. Tous deux se reconnaissent. Mais le temps les a changés. Le tour de force de Blondel, c'est de maintenir le suspense, et de dérouler l'histoire, sans que les protagonistes ne se parlent. Pendant les 95 minutes du trajet, l'un et l'autre pourtant revisitent des souvenirs communs, retissent l'histoire, replongent dans la vie qui vient de s'écouler... Le temps qui passe modèle les êtres, et les événements, certains événements, marquent à jamais. Comme ce dernier voyage à Londres, partagé, qui s'est si mal fini, et qui a marqué les deux protagonistes de façon si différente. Que sont devenues les certitudes d'antan ? Quels accomodements fait-on avec son présent ? Les introspections sont riches et pourraient tout changer. Pourtant, le récit est pragmatique, et l'on s'accomode bien souvent de la facilité, pour ne rien faire bouger. Alors ces deux-là ne se parlent qu'à peine, qu'à la fin du trajet... Mais elle, sur le quai, va se détourner enfin, comme si elle acceptait une nouvelle fois à 47 ans, que l'inconnu vienne jusqu'à elle, via cet homme surgi du passé, à l'égard duquel pourtant elle a tant de rancoeur... Et le récit nous laisse là. C'est une belle balade au fil du temps qui s'avale aussi vite que le train avale l'espace.

. 06h41, Jean-Philippe Blondel, éd. Buchet-Chastel, 2013.

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... 356

8 Mai 2015, 17:42pm

Publié par LaSourisJOne

"C'est ainsi par le sentiment de culpabilité que l'on brutalise, que l'on terrorise, que l'on soumet définitivement l'autre ; lequel, sans révolte renonce à être. Comment briser le cercle infernal dès lors que les forces se sont spontanément si inégalement réparties ?"

Isabelle PIROT

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