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Le blog de la souris jaune

La fin de Mame Baby

2 Juin 2018, 16:28pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ce livre-là, je l'ai découvert par hasard, en même temps que son auteure, lors d'une rencontre littéraire à Etonnants Voyageurs intitulée Le courage de la liberté, samedi 19 mai dernier. J'ai eu envie de l'acheter. 

Et je regrette qu'il ne m'ait pas davantage conquise : je n'exclus pas de tenter de le relire, à une autre période ?

Sur le papier, il avait tout pour me plaire. Et puis je suis restée relativement en dehors...

On rencontre donc Mariette, une dame âgée qui vit seule aidée d'une infirmière. Qui fut d'abord une jeune femme blanche, avant que n'arrive une autre infirmière, noire, la narratrice. On va plonger dans la vie de toutes ces femmes, vies entremêlées sans que l'on sache forcément avant : Mariette, la jeune femme blanche, l'infirmière noire, Mame Baby : Mame Baby, amie d'enfance de Mariette. Partie, ayant réussi, devenue une icône dans le quartier. Destins entrelacés, peut-être que ce sont les figures masculines, qui soustendent tout cela, qui sont trop peu dessinées, alors qu'elles sont des clés des liens entre toutes ces femmes...

Je ne sais.

En tout cas, nous savons assez vite qu'on ne saura rien de cette fin de Mame Baby, mais... on voit que c'est aussi une histoire de solitudes, de blessures, d'abandons, de choix de vie amicaux qui marquent définitivement des destins...

. La fin de Mame Baby, Gaël Octavia. Gallimard Continents noirs, 2017.

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... 548, l'enfance

23 Mai 2018, 07:43am

Publié par LaSourisJOne

"D'habitude, les gens ne se voient pas cesser d'être des enfants. Ce temps que l'on dit béni - on se demande qui dit ça - s'étiole toujours progressivement. La secession a beau être implacable, elle est aussi discrète que le plus raffiné des cambriolages, si bien qu'il n'y a pas lieu d'en souffrir, ou alors bien après, quand l'enfance est loin et son souvenir diffus".

Gaël OCTAVIA

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... 547, sa vraie nature

19 Mai 2018, 09:16am

Publié par LaSourisJOne

"C'est toujours la passion qui dévoile à une femme son caractère, c'est toujours dans l'amour et dans la douleur qu'elle atteint sa véritable mesure".

Stefan ZWEIG,(1935)

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... 546, Une belle chose dans l'Histoire

18 Mai 2018, 08:28am

Publié par LaSourisJOne

"Ce qui demeurera éternellement une des plus belles pages de gloire de l'humanisme, c'est d'avoir fait un devoir à ceux qui veulent jouer un rôle dans les sphères élevées de la vie de se familiariser avec tous les arts".

Stefan ZWEIG

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... 545

17 Mai 2018, 08:48am

Publié par LaSourisJOne

"C'est seulement quand un être met en jeu toutes ses forces qu'il est vraiment vivant pour lui, pour les autres, toujours il faut qu'un feu intérieur embrase et dévore son âme pour que s'extériorise sa personnalité".

Stefan ZWEIG

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... 544, le bonheur

12 Mai 2018, 10:23am

Publié par LaSourisJOne

"Surtout ne pas dépendre de l'adhésion d'autrui pour mesurer l'intensité de notre bonheur".

Wilfried N'SONDE

(Invité à Etonnants Voyageurs du 19 au 21 mai 2018)

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Pactum salis :(

5 Mai 2018, 22:45pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Bon, bon, le deuxième opus d'Olivier Bourdeault ne m'aura pas convaincu. 

Dommage, j'avais véritablement raffolé de En attendant Bojangles.

Elle m'aura agacée, et ennuyée, cette histoire-là. Tout en déplorant le gâchis, parce que cet auteur sait fichtrement raconter une histoire, et en plus il a du style. 

Mais ce livre-là est vraiment trop bavard, oiseaux, verbeux, dieu ce qu'il m'a agacée !

L'histoire n'a ni queue ni tête. Seulement les personnages ne se tiennent pas, ils ont finalement tous le même fond de personnalité, ils ressemblent à un seul, alors que pourtant, on voit que l'auteur nous les dessine différents. On sent que l'auteur avait envie de nous balancer toutes ses réflexions à demi-abouties sur le monde, version café du commerce. Merde ! Ca m'a saoulée ! Moins de tartines, en s'écoutant moins raconter, une histoire qui se tenait, et ça donnait encore un très bon livre, mais là pour moi ça se disloque, ça s'effiloche, autour pourtant des marais salants de Batz-sur-Mer et du Croizic, et du métier de paludier.

Ca aurait pu être haut en couleurs, mais au lieu de cela c'est écoeurant.

Bibliothèque d'Evran.

. Pactum Salis, Olivier Bourdeault, éd. Finitude, 2018.

 

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La chair :))

1 Mai 2018, 12:35pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Ah, Rosa Montero, une de mes valeurs sûres.

Un sans faute, avec cet opus numéro trois, et toujours aussi convaincue, et aussi fan. 

Elle aborde donc ici le sujet de l'âge pour une femme, sans faux-semblant, déterminée.

Une femme, Soledad, seule, bien dans sa peau, enchaine les relations, enfin, disons qu'elle vit seule, mais tombe amoureuse, et vit ses histoires, souvent avec des hommes mariés. Mario l'a quittée, et elle veut se venger, alors elle engage un "escort" pour aller au théâtre et se donner à voir en la compagnie de ce magnifique bêlatre. 

Mais ce qui ne devait être qu'une soirée... Avec la légèreté, la finesse, la justesse de vue dont elle sait faire preuve, elle nous entraine au gré du quotidien de cette femme, qui a réussi sa vie professionnelle, et vit plutôt aisément.

Elle sait toujours nous surprendre, nous cueillir ; mais les livres de Rosa Montero se lisent, véritablement, les mots qu'on peut en dire ne sont jamais à sa hauteur !

Ah, j'allais oublier, un des plaisir avec cet auteur, encore : celui de découvrir, grâce à elle. Car Rosa Montero ouvre sur le monde. Ainsi, ses livres vous donnent envie de découvrir des artistes dont elle sait vous parler à merveille... Je lui devrai, merci à elle, ma découverte de Ludovico Einaudi que depuis j'écoute en boucle :)

Médiathèque de Saint-Malo.

. La Chair, Rosa Montero, éd. Métaillié, 2016.

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Couleurs de l'incendie :((

28 Avril 2018, 09:34am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

C'est décidé : je me tiendrai dorénavant loin des livres de cet auteur, car vraiment, vraiment, je n'ai aucune sympathie ni goût pour ses univers, encore moins pour son écriture.

J'avais entendu le plus grand bien de ses Couleurs de l'incendie, le dernier ; ce roman sur les années 20 et ce que je croyais en savoir m'avait donné vraiment envie de tenter l'aventure.

Cette phrase, page 186, a sonné le glas de mes véléités : Hortense "ressemblait à l'épouse que tous les hommes redoutent d'avoir un jour". Merde. Merde ! C'est quoi, ça ?? Dans un bouquin qui me raconte une fresque sensée se dérouler dans les années 20 ? Et dans l'oeil de qui, sachant qu'à ce moment-là, c'est Madeleine qui la voit ??! C'est Madeleine qui pense ça ? Soyons sérieux. C'est donc l'auteur qui nous inflige ses clichés à deux balles alors qu'on en a rien à fiche.

C'est ce que je lui reproche. On suit, on suit, et puis tout à coup, il glisse. Et on se dit merde ! On recommence à suivre l'histoire, parce qu'il sait raconter une histoire, et puis ça glisse à nouveau, et là, on se dit non ! Je ne m'y retrouve pas dans un style 'bric-à-brac'. Là, je n'ai pas eu l'impression d'être dans les années 20, presque 30, mais au XIXè. Il tricote des histoires qui me tenaient, et finalement, je n'ai plus eu envie d'y croire : s'il mène de main de maître les écheveaux de chaque destin (Madeleine, Paul, Joubert, André...) vers une apothéose, soit, mais si tout cela s'effiloche, alors j'aurai perdu mon temps. Alors je ne tenterai pas le coup.

Trop de personnages caricaturaux...

En plus de l'écriture que je n'aime pas, il y a trop de personnages que je n'aime pas, pour boutiquer sans doute des coups médiocres pour avoir envie de lire ce livre. Donc, stop, et pour moi probablement, le dernier Pierre Lemaitre.

Merci quand même à Samuel qui m'a mis ce livre entre les mains.

. Couleurs de l'incendie, Pierre Lemaitre, éditions Albin Michel, 2018.

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Les années douces :))

22 Avril 2018, 20:53pm

Publié par LaSourisJOne

BD.

Emprunté par hasard, sans avoir fait le lien avec cette BD, Quartier lointain, que j'avais lu et aimé il y a longtemps.

Beaucoup aimé celle-ci. Sans doute déjà parce que c'est un manga "à l'occidentale", qui ne me fait pas pester à l'encontre du sens de lecture ; 

J'ai aimé le rythme, lent, de cette histoire; les dessins posés.

J'ai été admirative du talent qui se dégage du trait de l'auteur, particulièrement frappant dans ces deux tomes des années douces : avec quelques traits, il peint avec justesse une palette très large de ressentis humains féminins, son personnage principal étant une femme.

J'ai aimé le rendu de son vague à l'âme, son rapport quotidien à la solitude, la façon qu'elle a de s'accrocher à ce professeur, leur histoire, simple, la poésie, la féérie des planches...

J'ai moins aimé l'intrusion de la grande féérie, ou de l'imaginaire total, mais après tout, cela faisant partie de cette histoire, allons y pour les Tengus, nous trop/si rationnels, pauvres de nous...

Les scènes au bar, les plats commandés par les deux personnages, la nourriture qui devient un art de vivre du quotidien, un rythme de vie, 

vraiment, une respiration délicieuse.

Médiathèque de Saint-Malo.

. Les années douces, BD, 1 et 2, Tanigushi, Casterman, 2010.

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