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Le blog de la souris jaune

...17

20 Février 2009, 22:42pm

Publié par la souris jaune

"Face publique et face privée de la vie sont deux pièces qui communiquent. Un juge le sait. Une femme aussi, qui jamais ne cesse de se demander si l'une peut détruire l'autre".
Eva JOLY

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Le phare :) :(

4 Février 2009, 20:26pm

Publié par la souris jaune

Normalement, je ne suis pas une grande fan des policiers. Je ne sais pas ce qui m'a pris : j'ai eu envie de me replonger dans une atmosphère anglaise, avec un style assez soutenu, et une foule de détails... Je me suis dit : optons pour une valeur sûre, P.D. James. J'ai été servie ! C'est en effet très très fourni en détails, et je dirais même trop. Les personnages ont une certaine modernité, que je ne m'attendais pas à trouver. Le roman est basé sur un lieu en vase-clos, une île ; le meurtre survenu implique donc l'une des très rares personnes vivant sur celle-ci. L'intrusion d'une soudaine maladie contagieuse (le SRAS, rien que ça), est quand même franchement superflue, pour faire valoir l'alibi de les maintenir tous sur l'île. D'autant que la maladie aurait pu être, dans ce cas, mieux développée, alors qu'elle est juste brandie là comme un argument empêchant les gens de partir. Les personnages et leur biographie sont décris avec force détails ; c'est plutôt intéressant ; mais on est franchement déçus par le dénouement de l'intrigue, expédié ! Genre "allez, c'est le moment, je vous donne la clé, bam, je vous la sors d'un chapeau de magicien !". C'est brutal, pas bien amené, on se débarrasse de la fin comme ça, parce qu'il faut bien en finir. Je m'attendais à mieux.

. Le Phare, P.D. James, Le livre de Poche, 501 pp.

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:))) Je vais mourir cette nuit

12 Décembre 2008, 11:30am

Publié par la souris jaune

Je l'ai lu il y a petit moment déjà, mais celui-ci, il faut que je vous le recommande.
D'abord, c'est le titre qui m'a interpellé. Et puis c'est top. Idée prodigieuse d'une lettre écrite 16 ans plus tôt, par un homme dans sa cellule, qui passera toute l'énergie de ses dernières années à bousiller la vie de celui qui l'a fait tomber. C'est cruel, et intelligent. Une belle découverte.

. Je vais mourir cette nuit, Fernando Marias, chez "Cénomane", Littérature. Traduit de l'espagnol par Raoul Gomez.

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:))) Le voyage dans le passé

11 Décembre 2008, 22:28pm

Publié par la souris jaune

Merci Stéfan Zweig ! Merci de réapparaître malgré toi avec un inédit, pour me faire croire que lire n'est pas vain, que cela a un sens, et qu'on peut en tirer tant de plaisir, et d'enseignements. Merci ! C'est une merveille, donc, de se replonger dans la lecture d'un Zweig. Même le temps d'une nouvelle (toujours longue, chez l'auteur, c'est déjà ça).Tout y est juste, les sentiments et les tréfonds de l'âme y sont décrits avec une belle précision et une telle vérité... Les natures sont extrêmes, peu importe, elles respirent, elles vous montrent qu'elles sont vivantes ! Elles souffrent, on comprend leurs souffrances, elles sont joyeuses, et là encore, vous touchez du doigt leur bonheur... C'est une joie de se retrouver dans les pages de Zweig. Ici pour une histoire d'amour avortée, dont la force perdure par delà neuf ans... tout en se confrontant à la réalité lorsque les deux êtres se retrouvent après une telle séparation. Sur fond d'exil, qui résonne fortement évidemment : l'auteur ne s'était-il pas lui même exilé au Brésil afin de ne pas assister à cette abomination que la guerre ? Il ne lui aura d'ailleurs pas survécu, puisqu'il se suicide en 1942, avec son épouse...
C'est beau, tout simplement.

 

. Le voyage dans le passé, texte inédit de Stéfan Zweig, édition Grasset.

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...16

6 Décembre 2008, 16:57pm

Publié par la souris jaune

"D'eux mêmes les hommes disent qu'ils sont "tourmentés", et c'est si élégant, si romantique, le signe de leur distinction supérieure. De nous, à peine nous déraillons, ils disent que nous sommes hystériques, schizophrènes - bonnes à enfermer, c'est sûr".

Gilles LEROY

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...15

4 Décembre 2008, 20:41pm

Publié par la souris jaune

'Ne m'oublie pas" : n'est-ce pas la vérité, au fond ? On boit pour se souvenir autant que pour oublier. Avers et revers d'une même médaille, pas glorieuse, qui s'appelle le malheur".

Gilles LEROY

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...14

29 Novembre 2008, 12:17pm

Publié par la souris jaune

"Les nouvelles formes de violence (sont) le diktat de la bonne humeur et de la convivialité, la fausse liberté qu'offre la flexibilité, la folie de l'évaluation et de l'autoévaluation, le manque de reconnaissance, bref, l'envers du décor de ce néo management qui avait tout pour plaire mais qui, à l'usage, ne consiste qu'à rendre cool cette réalité : nous sommes des ressources interchangeables".

 

Alexandre DES ISNARDS &Thomas ZUBER

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:( :) Disgrâce

23 Novembre 2008, 20:26pm

Publié par la souris jaune

Bof. L'auteur, Coetzee, est prix Nobel de Littérature 2003. Je dois dire que je ne comprends pas vraiment pourquoi. En même temps, c'est traduit de l'anglais (Afrique du Sud), alors il reste un espoir côté style... ?

C'est un parcours initiatique. Le personnage principal David Lurie vit sa vie d'universitaire-chercheur sans trop se poser de question, prépare une monographie sur Byron. Abuse de son statut de professeur pour puiser dans sa réserve d'étudiantes et en faire des conquêtes très passagères, lui l'homme divorcé, père d'une jeune femme lesbienne. Jusqu'au jour où une aventure avec une très jeune femme tourne mal : l'affaire est révélée, il passe en conseil de discipline, récolte l'opprobe de ses pairs, perd son emploi. Il tombe en disgrâce. Va se réfugier chez sa fille, auprès de laquelle il découvre un autre univers, une autre vie : la campagne, en Afrique, le danger, l'incertitude des jours... Combinés à une vieillesse rampante. C'est peut-être l'intérêt du livre : découvrir ce sourd changement, cette modification de soi malgré soi, à son insu, qui fait basculer d'homme tout puissant à un statut de faible, décharné... Quelle place pour les désirs ? Quelle légitimité à ses désirs, qui ne changent pas, et qui deviennent pourtant monstrueux, lorsque le vieux se met à aimer la très jeune ? Parallèlement à ce sourd questionnement, pas vraiment traité sur le mode introspectif mais plus dans le registre des faits, il y a le drame, qui le touche et touche sa fille, là-bas, chez elle. Le sordide fait-divers. Comment vivre avec, et surtout, vivre après ? Il y a aussi sa rencontre avec le monde animal, qui le rapproche sans doute de notre vraie nature d'homme. Sa fille tient un refuge pour chiens et chats, parfois, la nécessité oblige à tuer ces animaux, tout en les accompagnant jusqu'à leur dernier souffle... Il découvre l'humilité et peut-être l'humanité, d'abord inconcevable, de tels actes. Et son impuissance face aux événements sur lequel il n'a aucune emprise... Mais on a tellement de mal à s'attacher à ce personnage anti-héros, que ça rend difficile l'attachement au livre...

 

. Disgrâce, John Maxwell Coetzee, éditions du Seuil, collection Points. 272 pages.

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...13

22 Novembre 2008, 20:26pm

Publié par la souris jaune

"Dans un procès, il ne s'agit pas de principes. Il s'agit de l'image que tu projettes".

COETZEE, prix Nobel de littérature 2003

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...12

17 Novembre 2008, 22:43pm

Publié par la souris jaune

"L'estime de soi est de temps en temps brillante, luisante, éclatante ; à d'autres moments un peu terne, un peu morne, fatiguée. Elle est variable parce que dépendante des événements que nous vivons, de l'environnement, notre humeur".
Marcel RUFO

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