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Le blog de la souris jaune

:)) Le Secret du Mont Saint-Michel

6 Novembre 2008, 22:19pm

Publié par la souris jaune

Un vrai bonheur ! Une vraie bouffée d'air frais que ce livre qui change de tous les romans que j'ai pu lire ces temps-ci. Ca commence au temps des Templiers, par un chapitre unique sur un combat pour sauver quelque chose de précieux. Et puis bond dans le temps au deuxième chapitre, 1890, encore des armures de métal, mais celles de scaphandriers cette fois-ci. Scaphandrier amené à plonger en baie du Mont, et à Cancale, dans le périmètre d'épaves... On va suivre alors un récit plein de rebondissements, suivre une enquête et les secrets qu'elle véhicule. Avec un personnage principal attachant, revenu de tout, qui mène une vie simple qui lui convient, jusqu'au jour où cette enquête précisément va l'amener à rencontrer une jeune femme dont tout la sépare mais dont il va tomber, malgré lui, amoureux. Les plongées sous l'eau, avec le scaphandrier, sont elles aussi savoureuses, en un temps où les équipements sont lourds, et toute immersion profonde très périlleuse. L'auteur nous fait bien ressentir les affres et les plaisirs d'une plongée en eau profonde, et les dangers qu'il y trouve, renforcés par ceux de mystérieux personnages qui veulent l'empêcher de mener à bien sa mission. Pérégriner dans les rues du Mont, manger une omelette chez celle qui n'est pas encore devenue la célébrissime Mère Poulard, découvrir les métiers de l'époque tout cela est véritablement savoureux. Je vous le recommande !


. Le Secret du Mont Saint-Michel, Vincent Roc Roussey, Pascal Galode Editeurs.

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Poisson d'amour

25 Octobre 2008, 21:43pm

Publié par la souris jaune

Encore du Van Cauwelaert... Dès le premier, j'avais déjà trouvé son écriture assez soutenue, cela dit, très attendue. Sans guère de surprise... Un peu dans la veine d'un Alexandre Jardin, qui cherche la trouvaille et nous la sert sur un plateau en ayant l'air de nous dire : "vous l'avez vue, celle-là, pas mal, non ?"...
Tous ses héros sont les mêmes : de faux-héros un peu ratés, qui nagent dans leurs contradictions et ne savent pas vraiment ce qu'ils veulent de leur destin... Des hommes qui se laissent haper par LA femme, et qui nourrissent autour d'elle tout un tas d'états d'âme et de justifications de leur être manqué, ou en attente... Mais bon Dieu, ne peuvent-ils pas ETRE, tout simplement. C'est agaçant, à la fin, ce couplet genre, je rate ma vie mais c'est pas ma faute, c'est la faute de cette gonzesse qui mène la sienne, elle, de vie...
Donc là, s'il faut vous en dire un peu plus de ce canevas, il la rencontre par hasart dans une salle des ventes. Et là, forcément, il perd la tête, Et puis tous ses actes ou presque vont tendre à la revoir, ce qui se passe, et elle, elle s'en fout de lui, ou en tous cas, elle l'aime tout d'un coup c'est le coup de foudre, ils se trainent mutuellement dans leurs lieux d'enfance (ah, oui, l'enfance...), ou pour elle, là où elle a perdu son père, et puis... elle y reste. Et lui se morfond en l'attendant. Voila. C'est du Van Cauwelaert !...

. Poisson d'amour, Didier Van Cauwelaert, 187 pages, éditions du Seuil, collection Points.

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...8

25 Octobre 2008, 21:40pm

Publié par la souris jaune

"On est trop seul d'avoir cru être deux, d'avoir cru ne faire qu'un"

Didier VAN CAUWELAERT

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:(( Petits suicides entre amis

11 Octobre 2008, 13:26pm

Publié par la souris jaune

J'aurais pas dû. J'avais lu Le Lièvre de Vatanen, ça aurait pu me suffire d'Arto Paasilina. Eh ben non. Alors, je l'ai lu, laborieusement. L'idée de départ pousse sans doute à la curiosité : deux types au bout du rouleau, qui décident chacun de leurs côtés de mettre fin à leurs jours... Oui, mais au même endroit ! Alors ils s'en dissuadent, et passent ensemble, rapprochés par leur idée funeste, une sacrée tranche de vie. Et ils songent très vite que beaucoup doivent être dans leur cas... Alors ils passent une petite annonce dans un journal, à l'attention des futurs suicidés. Suivent alors beaucoup de réponses, un colloque, et une longue, très longue épopée en car à la recherche du lieu pour mettre fin à leurs jours ensemble... C'est long, très long, poussif, démonstratif et ça se veut très souvent édifiant. C'est écrit comme un rapport de police et je dois dire que je me suis souvent ennuyée.

. Petits suicides entre amis, Arto Paasilina.

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...7

9 Octobre 2008, 21:52pm

Publié par la souris jaune

"Il ya des moments où il vaut mieux être honnête plutôt que d'essayer de faire plaisir".

Jacques BREL

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...6

1 Octobre 2008, 20:56pm

Publié par la souris jaune

"Finalement il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adultes".

Jacques BREL

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...5

1 Octobre 2008, 20:24pm

Publié par la souris jaune

"La proximité de la mort accroît le désir de vivre"

Arto PAASILINNA

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:) :( Les tribulations d'une caissière

31 Août 2008, 22:09pm

Publié par la souris jaune

On m'en avait dit, j'en avais lu, le plus grand bien. Je dois avouer que je m'attendais à mieux.
Ca se lit très vite. En quelques heures, vous aurez raison de ce livre de près de deux cent pages écrit très gros. Le livre ne se départit pas d'une bonne dose d'humour. Bon. Maintenant, ce que vous en garderez ? Le livre est une succession d'anecdotes, et de ressentis (pas très approfondis) d'une caissière (par accident). Enfin, si le "par accident" peut encore avoir un sens dans ce monde où on devient, professionnellement, ce que l'on peut, et non plus (ou difficilement) ce que l'on veut. Toutes ses situations qu'elle vous raconte, vous les connaissez déjà, ou presque. En tous cas pour tout ce qui se rapporte au client. Quant au quotidien de "l'hôtesse de caisse", il est aussi fidèle à ce que vous imaginiez. Assez terrible condition, quand même, il faut bien le dire. Quant au titre, il paraît assez mal choisi : c'est plus un carnet de bord d'une caissière, de tribulations, point !

. Les tribulations d'une caissière, Anna Sam, éd. Stock.

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:( J'étais derrière toi

28 Août 2008, 19:16pm

Publié par la souris jaune

C'est mal écrit. Vraiment, c'est la première phrase qui me vienne à l'esprit à propos de ce livre... C'est d'ailleurs très embêtant, parce que j'aimerais bien m'arrêter là, comme pour tout livre écrit "à la truelle" (et il y en a...). Mais... pas de bol ! j'ai trouvé un intérêt au récit.... Alors c'est très gênant. Car comment mettre d'un côté le style, aux orties, et de l'autre, le propos ? L'un ne va pas sans l'autre, non ? D'un côté l'écriture, donc, relachée, terriblement relachée, truffée d'interjections, d'interrogations familières, de "je te passe" agaçants... Il faut vous dire en effet que tout le propos est adressé à quelqu'un ; autrement dit, le narrateur raconte son histoire en disant "je" à un "tu". Evidemment, on s'attend à ce qu'on nous délivre enfin l'identité de ce mystérieux interlocuteur à cause duquel on subit ce texte. On espère une idée géniale, une trouvaille qui rattrappe le bouquin... Point ! Donc, je vous le dis, on ne saura pas à qui s'adresse le récit. Je n'ose pas imaginer que ce "tu" nous étais destiné, à nous lecteur, ou alors, autant le dire tout de suite : c'est très désagréable qu'on s'adresse à nous comme si on était attablé au même comptoir d'un café. Et c'est ça qui horripile : difficile de ne pas trouver l'auteur fainéant, et finalement peu respectueux de son lecteur, pour utliser un tel subterfuge (je m'adresse à quelqu'un donc je peux utiliser les tournures orales) pour légitimer le fait de ne faire aucun effort dans l'écrit (Ben oui, j'écris comme je cause, quoi). Grrrrrr. Par ailleurs, difficile de ne pas trouver certains commentaires ou analyses (de la situation extérieure) "beauf", convenus, sans grande recherche et du coup un peu limités. Mais, finalement, ce n'est pas le propos. Et là, l'auteur ne s'en sort pas si mal : ce qu'il nous raconte, c'est l'histoire d'un homme marié trompé par sa femme... Et ses ressentis sont passés au crible, sous la forme d'un monologue, donc, de la même manière que le caractère des deux personnages, le sien, par lui même et sans concession (c'est déjà ça), et celui d'Alexandrine, sa femme. Les portraits donnent à voir des figures plutôt réelles et réalistes, dont les actes et les propos révèlent les névroses du couple dans la société moderne.
Reste LA question : dans quelle mesure l'écriture sert-elle ou dessert-elle le propos ?...

. J'étais derrière toi, Nicolas Fargues, Folio.

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...4

27 Août 2008, 19:44pm

Publié par la souris jaune

"Parmi les taches que la vie nous demande de résoudre, celle de mettre un terme aux situations laissées inachevées est l'une des plus difficiles à vivre. Mais ne pas vivre sa vie, faute d'avoir pu ou su tourner une page ou fermer un livre, est, à tout prendre, plus difficile encore".

Patrick ESTRADE

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