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Le blog de la souris jaune

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30 Octobre 2009, 21:23pm

Publié par la souris jaune

"Un homme n'a-t-il pas le droit de se rendre aussi heureux qu'il le peut au cours du déroulement long et bizarre de la vie ? C'est légitime. le monde est véritablement magnifique, et si nous étions n'importe quelles autres créatures que des hommes nous pourrions y être continuellement heureux".

Sébastian BARRY

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...20

21 Juin 2009, 20:37pm

Publié par la souris jaune

"Lorsque deux partenaires sont trop exigeants, lorsque chacun des deux s'attend à ce que l'autre partage son monde et participe à chacune de ses activités, un combat s'engage fatalement entre deux égoïsmes".

James REDFIELD

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:) Les Naufragés de l'île Tromelin

21 Juin 2009, 20:31pm

Publié par la souris jaune

Vraiment bien.
Agréable bouffée d'oxygène et d'ailleurs, au temps des négriers.
Avec un petit relent de "Lost".
bien écrit et documenté, sans que jamais l'ouvrage ne devienne pesant ou ennuyeux.
Belle réussite.


. Les Naufragés de l'île Tromelin, Irène Frain, Michel Lafon.

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:)) L'Exil d'Alexandra

20 Avril 2009, 22:08pm

Publié par la souris jaune

Roman par lettres.

Très chouette. Et comme j'ai eu le privilège de rencontrer l'auteure, je dois dire que celle-ci est aussi enthousiasmante que son livre. Il s'agit d'un roman épistolaire, qui se lit vraiment bien. La vie de deux roumaines, soeurs, l'une expatriée, l'autre restée au pays, qu'on suit par le biais de leurs lettres, sur une trentaine d'années. Et le roman par lettres a le don de rendre les personnages bien réels... (A tel point qu'on est bien surpris d'apprendre que l'auteur n'a pas de soeur...). Plongée dans les personnalités, marquées et bien distinctes des deux femmes ; l'héroïne est fière, sûre d'elle, courageuse, téméraire, frondeuse... L'autre tente de se tracer une histoire dans le sillage de sa grande soeur. Sur le plan de sa carrière, de femme de théâtre, et sur le plan amoureux, puisque le petit ami de la grande deviendra l'époux de la seconde... Ce qui vaudra un silence de sept ans, chez l'aînée. Plongée aussi au coeur du régime roumain, sous le régime dictatorial des années 70 ;  et découverte du monde libre et capitaliste en parallèle par l'oeil de l'expatriée. Deux belles tranches de vie, qu'on a vraiment pas envie d'oublier.

. L'Exil d'Alexandra, Anca Visdéi, Actes Sud.

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20 Avril 2009, 21:59pm

Publié par la souris jaune

"Il serait peut-être temps de se demander si la perfection n'est pas dans l'enfance, si l'adulte n'est pas qu'un enfant qui a déjà commencé à pourrir".
BARJAVEL

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20 Février 2009, 22:45pm

Publié par la souris jaune

"... C'est peut-être aussi pour cela qu'elle chantait aussi fort et si juste, elle couvrait les bourdonnements des angoisses et des qu'en-dira-t-on".
Eva JOLY

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20 Février 2009, 22:42pm

Publié par la souris jaune

"Face publique et face privée de la vie sont deux pièces qui communiquent. Un juge le sait. Une femme aussi, qui jamais ne cesse de se demander si l'une peut détruire l'autre".
Eva JOLY

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Le phare :) :(

4 Février 2009, 20:26pm

Publié par la souris jaune

Normalement, je ne suis pas une grande fan des policiers. Je ne sais pas ce qui m'a pris : j'ai eu envie de me replonger dans une atmosphère anglaise, avec un style assez soutenu, et une foule de détails... Je me suis dit : optons pour une valeur sûre, P.D. James. J'ai été servie ! C'est en effet très très fourni en détails, et je dirais même trop. Les personnages ont une certaine modernité, que je ne m'attendais pas à trouver. Le roman est basé sur un lieu en vase-clos, une île ; le meurtre survenu implique donc l'une des très rares personnes vivant sur celle-ci. L'intrusion d'une soudaine maladie contagieuse (le SRAS, rien que ça), est quand même franchement superflue, pour faire valoir l'alibi de les maintenir tous sur l'île. D'autant que la maladie aurait pu être, dans ce cas, mieux développée, alors qu'elle est juste brandie là comme un argument empêchant les gens de partir. Les personnages et leur biographie sont décris avec force détails ; c'est plutôt intéressant ; mais on est franchement déçus par le dénouement de l'intrigue, expédié ! Genre "allez, c'est le moment, je vous donne la clé, bam, je vous la sors d'un chapeau de magicien !". C'est brutal, pas bien amené, on se débarrasse de la fin comme ça, parce qu'il faut bien en finir. Je m'attendais à mieux.

. Le Phare, P.D. James, Le livre de Poche, 501 pp.

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:))) Je vais mourir cette nuit

12 Décembre 2008, 11:30am

Publié par la souris jaune

Je l'ai lu il y a petit moment déjà, mais celui-ci, il faut que je vous le recommande.
D'abord, c'est le titre qui m'a interpellé. Et puis c'est top. Idée prodigieuse d'une lettre écrite 16 ans plus tôt, par un homme dans sa cellule, qui passera toute l'énergie de ses dernières années à bousiller la vie de celui qui l'a fait tomber. C'est cruel, et intelligent. Une belle découverte.

. Je vais mourir cette nuit, Fernando Marias, chez "Cénomane", Littérature. Traduit de l'espagnol par Raoul Gomez.

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:))) Le voyage dans le passé

11 Décembre 2008, 22:28pm

Publié par la souris jaune

Merci Stéfan Zweig ! Merci de réapparaître malgré toi avec un inédit, pour me faire croire que lire n'est pas vain, que cela a un sens, et qu'on peut en tirer tant de plaisir, et d'enseignements. Merci ! C'est une merveille, donc, de se replonger dans la lecture d'un Zweig. Même le temps d'une nouvelle (toujours longue, chez l'auteur, c'est déjà ça).Tout y est juste, les sentiments et les tréfonds de l'âme y sont décrits avec une belle précision et une telle vérité... Les natures sont extrêmes, peu importe, elles respirent, elles vous montrent qu'elles sont vivantes ! Elles souffrent, on comprend leurs souffrances, elles sont joyeuses, et là encore, vous touchez du doigt leur bonheur... C'est une joie de se retrouver dans les pages de Zweig. Ici pour une histoire d'amour avortée, dont la force perdure par delà neuf ans... tout en se confrontant à la réalité lorsque les deux êtres se retrouvent après une telle séparation. Sur fond d'exil, qui résonne fortement évidemment : l'auteur ne s'était-il pas lui même exilé au Brésil afin de ne pas assister à cette abomination que la guerre ? Il ne lui aura d'ailleurs pas survécu, puisqu'il se suicide en 1942, avec son épouse...
C'est beau, tout simplement.

 

. Le voyage dans le passé, texte inédit de Stéfan Zweig, édition Grasset.

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