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Le blog de la souris jaune

...42

15 Avril 2011, 15:07pm

Publié par la souris jaune

"Un jour, pour ne plus souffrir, pour me protéger des déceptions, des trahisons, des mensonges et des tromperies j'ai tiré un rideau de fer sur mon esprit et sur mon coeur".

Fabienne BERTHAUD

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Le Caveau de famille

15 Avril 2011, 14:45pm

Publié par la souris jaune

Evidemment, j'ai abordé ce livre-là avec une pointe d’appréhension : c’est quand même la suite du Mec de la Tombe d’à côté !9782847201925-le-caveau-de-famille-1-.jpg Et le suspense est là : on a laissé Désirée et Benny aux prises avec leurs différences…

Ca commence par un petit arrangement avec l’amour. Ces deux-là, elle bibliothécaire et urbaine, lui paysan et rural, qui ont tellement peur de leurs discordances, tellement peur qu’elles soient plus fortes que tout, trouvent un alibi pour se rapprocher, un alibi qui dérange un peu. Mais on s’en accommode, quand on comprend qu’ils ont juste peur de croire que l’amour peut être plus fort, et qu’ils ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre. Même principe que le premier récit : les chapitres se succèdent, tantôt racontés par Désirée, tantôt par Benny. Au cours de sept années. Ca commence bien, on respire, les propos sont toujours sensibles, et l’histoire avance. Parfois on a peur que ça ne dure pas, que certains épisodes préfigurent une fin, déchirante ou mesquine… L’auteur a-t-elle repris ses personnages, qu’on a chéri, pour les sacrifier sous nos yeux ? Un peu plus loin, on a peur encore, qu’elle nous livre un fait-divers horrible, comme une pirouette détestable pour faire se dénouer son histoire… On va suivre ce couple, et leur famille… Le fait est qu’avec Katarina Mazetti, on ne sait jamais comment ça va finir. Le caveau de famille : le titre est évidemment un clin d’œil, sur le même champ lexical, au premier livre… Mais il veut dire beaucoup ! On a aimé, même si c’est rude. Rude et sans concession pour la vie de famille ; en creux, elle nous livre les décalages entre les réalités de l’homme et de la femme…

Heureusement, l’amour, malgré tout, coûte que coûte, reste sauf, presque intact ; c’est lui qui transcende le quotidien, et il en faut une sacrée dose, se dit-on. L’amour, comme une percée de soleil dans un jour de pluie…

 

. Le Caveau de famille, Katarina MAZETTI, éd. Gaïa, mars 2011.

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...41

15 Avril 2011, 14:42pm

Publié par la souris jaune

"La souffrance n'est rien, on s'y habitue, c'est être rayé du monde, qui vous fait mal".

Fabienne BERTHAUD

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...40

22 Novembre 2010, 22:40pm

Publié par la souris jaune

"C'est le genre de tour que le temps vous joue : au quotidien, il semble se traîner à une lenteur effarante, comme la distance qui sépare un lundi matin du week-end suivant... Avec le recul, tout semble avoir passé en un éclair".

 

Douglas KENNEDY

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...39

22 Novembre 2010, 22:06pm

Publié par la souris jaune

"SI. Le mot le plus lourd de sens et d'implication, dans toutes les langues. Surtout quand on y accole l'adverbe "seulement".

 

Douglas KENNEDY

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...38

22 Novembre 2010, 22:01pm

Publié par la souris jaune

"La trame narrative de toute existence se poursuit de manière inexorable. Un être pour qui vous étiez tout "refait sa vie" et vous devenez en un clin d'oeil des étrangers. Nous perdons des choses sur notre route, et puis nous en choisissons d'autres...".

 

Douglas KENNEDY

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...37

22 Novembre 2010, 21:43pm

Publié par la souris jaune

"Il existe un énorme fossé entre "comprendre" un événement qui bouleverse votre vie et "accepter" sa terrible réalité".

 

Douglas KENNEDY

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Chocolat amer :)

20 Octobre 2010, 22:50pm

Publié par la souris jaune

Chocolatamer-1-.jpgL’atmosphère de ce livre là nous fait penser à celle des livres de Garcia Marquez, ou encore à celle de « Ce que je sais de Véra Candida », de Véronique Ovaldé. Sans doute parce qu’il y est question de femmes, fortes, à personnalité, mais marquées par un destin plus fort qu’elles qui souvent les broient. Il y a cette espèce de fatalisme plus fort que tout, qui écrase dans tous ces ouvrages. Et bien sûr une espèce de fantastique proche d’une puissance chtonienne, qui habite souvent la littérature sud-américaine. Les ancêtres, les racines, sont toujours là, dans le présent, non sous la forme de réminiscences mais incarnés, revisitant les vivants pour imposer leur sceau. C’est ainsi que la destinée est souvent plus forte que tout. Avec tous ses excès aussi, ses débordements du corps, dans ce qu’il a de plus animal.

Chocolat amer nous livre le destin de Tita, indissociable de la cuisine. Alors on goûte les indénombrables plats qui accompagnent tous les événements de la vie au début du XIXème siècle, où l’on prend le temps de confectionner des mets qui transcendent les corps et les esprits ; Destin contrarié, douloureux, de Tita, par sa mère, Mama Elena, origine de ses souffrances, souffrances qu’elle essaiera d’ailleurs de toute la force de sa volonté d’infléchir pour les progénitures descendantes, afin qu’elles en soient libérées.

Les personnages sont excessifs, les événements de même, et la conjonction des deux amène souvent à des embrasements… Il est vrai que tout finalement pourrait se résumer à une histoire de chimie… « Bien qu’étant tous nés avec une boîte d’allumettes à l’intérieur de nous-mêmes, nous ne pouvons pas les allumer seuls, nous avons besoin d’oxygène et d’une chandelle » !

L’amour, qui est une histoire de chimie, prend en tous cas dans Chocolat amer, de multiples formes : il est contrarié, source de souffrance parce qu’inassouvi (Tita), possession du corps (Gertrudis), puissance sexuelle et embrasement (Pedro), transi, inconditionnel (John) ou encore dicté (Rosaura)... Attention, il est aussi destructeur, et amène la mort, si l’on n’y prend pas garde (Tita et Pedro)…

 

 

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...36

20 Octobre 2010, 22:48pm

Publié par la souris jaune

"Bien qu’étant tous nés avec une boîte d’allumettes à l’intérieur de nous-mêmes, nous ne pouvons pas les allumer seuls, nous avons besoin d’oxygène et d’une chandelle." 

 

Laura ESQUIVEL

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...35

16 Septembre 2010, 22:37pm

Publié par la souris jaune

"A la radio, j'ai entendu que si on manges un citron sans faire de grimaces, tous vos désirs seront accomplis, mais j'ai peur d'essayer, de faire des grimaces et que plus aucun de mes désirs ne s'accomplisse jamais".

 

Sergi PAMIES

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