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Le blog de la souris jaune

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15 Avril 2012, 15:07pm

Publié par la souris jaune

"Il y a des endroits stratégiques à éviter ou à fréquenter selon le désir de société qui nous anime".

Jean-Philippe BLONDEL

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...130

14 Avril 2012, 21:12pm

Publié par la souris jaune

"Le drame, c'est le fondement de l'adolescence. Le léger paraît trop léger. Le léger, c'est après qu'on en a besoin, quand les relations humaines deviennent compliquées et les problèmes quotidiens difficilement gérables".

Jean-Philippe BLONDEL

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...129

14 Avril 2012, 15:12pm

Publié par la souris jaune

"Nous ne sommes que des vaisseaux par lesquels circulent des identités : on nous transmet des traits, des gestes, des habitudes, et nous les transmettons à notre tour. Rien ne nous appartient en propre. Nous venons au monde en tant qu'anagrammes de nos ancêtres".

Maggie O'FARRELL

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L'étrange disparition d'Esme Lennox :))

14 Avril 2012, 14:30pm

Publié par la souris jaune

9782714443342-1-.jpgSi vous aimez les histoires de femmes et de destins brisés, vous aimerez ce livre car il traite de ce sujet jusqu'à son paroxysme !

C'est l'histoire d'Euphémia, Esme, enfermée à 16 ans dans un asile psychiatrique... Et dont elle ne ressortira que 60 ans plus tard, alors que l'établissement ferme ses portes et doit se débarrasser de ses pensionnaires... C'est l'histoire encore d'Iris, aux amours difficiles, femme moderne et accomplie, dans la vie de laquelle le passé fait une intrusion inattendue : les deux destins de ces deux femmes vont se rencontrer, ô combien liés... L'enchâssement des récits est très habile, tant dans les changements de perspective, que d'époque, de regard ...

Et évidemment au coeur de ce livre, cette réflexion clé sur la folie, et sa relativité... Le livre est riche de scènes belles, douloureuses et poignantes. Parfois certains événements font basculer des vies entières... Et si l'on y prend garde, les effets de ce basculement se font sentir tels des ricochets dans les vies à venir. L'engluement dans des histoires familiale opère alors, et emprisonne. C'est le cas d'Iris qui malgré elle s'englue dans une histoire d'amour perdue d'avance, et qui accueille presque avec un sixième sens l'irruption de cette Esme dans sa vie, qui va faire exploser un secret familial. Et puis il y a le frère, ou le presque frère, Alex, celui qui protège et qui aime, coûte que coûte, et la question fuie par l'héroïne : et si c'était lui, l'élu ?

Difficile pour moi de ne pas penser à ce magistral "Domaine des Murmures", où il est encore question de déchirure suprême, de la séparation ultime entre la mère et son fils ; l'individu injustement broyé par les rouages d'une société destructrice : celle qui n'est pas dans la norme dérange, alors on l'enferme. C'est extrêmement touchant et boulerversant, car ça interpelle forcément sur la notion de limites, de codes, et d'époque...

 

. L'étrange disparition d'Esme Lennox, Maggie O'Farrel, éd. Belfond, mars 2008. Traduit de l'irlandais.

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Un été sans les hommes

11 Avril 2012, 22:28pm

Publié par la souris jaune

9782742797226-1-.jpgJe voulais lire ce livre-là depuis un petit moment déjà : jamais je n'étais parvenue à mettre la main dessus. C'est fait ! (merci Delphine). Toutefois, je ne peux pas dire qu'il m'ait emportée, passionnée. Il est étrange, ce livre-là, comme une grosse vague qui charrie un peu de tout... Voila l'histoire : Mia, 51 ans, est quittée par son mari, Boris, après 30 ans de mariage, qui revendique une Pause, qui plus est en heureuse compagnie. Le choc de la révélation envoie notre héroïne à l'asile, et j'aime assez lorsqu'elle évoque cet épisode où elle a embrassé la folie, avant de remonter en selle, et de refaire face au réel. Elle part alors se mettre au vert, là où le hasard veut qu'elle ne sera entourée que de femmes. Elle part le temps d'un été à côté de chez sa mère, celle-ci ainsi que ses amies constituant ainsi son univers. Univers non exclusif, puisqu'il y a aussi un groupe de jeunes adolescentes, à qui elle donne des cours de poésie, et sa jeune voisine, mariée, et mère de deux enfants. Paradoxalement, les trois espaces sont plutôt assez bien rendus : ces vieilles femmes touchées par la vieillesse sont touchantes ; les jeunes filles et l'épisode qui les noue, autour de l'exclusion de l'une d'elle aussi ; de même pour cette jeune femme, aux prises avec un mari buvant, et de qui Mia va devenir la confidente. Et il y a ces apostrophes assez déroutantes au lecteur, où la narratrice nous parle, nous flatte, nous encourage : c'est étonnant et pas forcément agréable ! Mais l'ensemble est décousu, et surtout entrecoupé de nombreuses, très nombreuses digressions en tous genres, principalement sur la femme, la féminité, l'étude des rats, des comportements, etc., bref, des cours magistraux qui bien qu'émaillés de la pate relativement lyrique de la narratrice ne m'ont pas convaincue... Je crois que c'est cela, finalement, qui aura contribué pour moi à un relâchement régulier de mon attention. On sort trop souvent de l'intrigue pour des commentaires, qui, bien que documentés, alourdissent selon moi le récit qui aurait pu être alerte et lumineux...

 

. Un été sans les hommes, Siri Hustvedt, éd. Actes Sud, 2011.

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La mise à nu des époux Ransome :)

5 Avril 2012, 18:30pm

Publié par la souris jaune

9782207108673-1-.jpgJ'avais lu d'Alan Bennett La Reine des lectrices (2009), que j'avais beaucoup aimé. Je pense donc maintenant, après avoir lu cet autre livre de lui qu'Alan Bennett, grande star de la littérature en Grande-Bretagne semble-t-il depuis 20 ans, est une valeur sûre ! La mise à nu des époux Ransome est antérieur de 10 ans à La Reine des Lectrices. Ici, il nous immerge dans la vie du couple bourgeois Ransome, suite à un cambriolage. L'humour n'est jamais loin avec Alan Bennett, un humour sur la retenue, émanant des réactions des personnages à des situations presque ubuesques : Rosemary et Maurice se sont faits cambrioler. Un soir au retour de l'opéra, ils découvrent un appartement vide, démuni de l'intégralité de ses éléments d'apparat. Tout a disparu ! Face à l'intrusion de cet événement brutal dans leur vie, les natures de chacun se révèlent, se dessinent ou se marquent. C'est intéressant de découvrir les réactions de ce couple jusqu'alors protégé du monde par l'écran que représentaient leurs objets et leurs moeurs bourgeoises, face à l'irruption de l'inattendu, du dénuement ; il y a le corps, contraint, contenu jusqu'alors par l'usage d'artifices cachés, qui refait irruption ; et toutes les basses fonctions du corps qu'il ne peut plus éviter de voir ! J'aime la façon dont l'auteur marque le sillon de ses deux personnages : lui, toujours enfermé dans son carcan, rigide, avec ses failles qu'il tente de camoufler ; elle, qui découvre un monde, petit à petit, et s'ouvre à ce qui l'entoure. Certains passages sont vraiment drôles, et certaines scènes plongées dans ce cadre extrêmement contraint et très bien décrit d'un monde figé et ultra-codifié petit bourgeois, certaines scènes deviennent presque érotiques, de par le décalage qu'elles impliquent ! Telle l'irruption du jeune homme en train de faire du sport, de son ventre où frisent quelques poils blonds, dans le champ visuel de Rosemary, "le plus beau jeune homme" qu'elle ait jamais vu...

J'aime le regard d'Alan Bennett sur ces personnages et son pastiche social plutôt réussi...

 

. La mise à nu des époux Ransome, Alan Bennett, éd. Denoël. 1999 pour l'édition française, réed. en 2010.

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L'autre moitié de moi-même :))

1 Avril 2012, 20:34pm

Publié par la souris jaune

Lautre-moiti-C3-A9-de-moi-meme-AL-Bondoux-Les-lectures-de-L.jpgIl y a des livres qui vous tombent dessus au bon moment. C'est inévitablement le cas de celui-ci. Alors que je flanais à la recherche d'un livre pour enfant, dans une librairie pour enfants, je suis interpellée par le titre et la couverture de ce livre. Qui n'a rien d'un livre pour enfants, mais écrit par un auteur qui d'habitude, en écrit.

Je lis la quatrième de couverture qui me parle irrésistiblement, et c'est sans doute cette phrase, qui finit de m'emporter : "soudain, elle qui pensait savoir qui elle était et où elle allait n'a plus aucune certitude". Ce livre, acheté vendredi soir, je l'ai donc dévoré. Happée par chaque mot, comme s'ils étaient écrits pour moi... Beaucoup de cette histoire a résonné en moi, aussi, c'est une appréciation très très personnelle, que je fais ici !

Cela dit, ce livre est loin, très loin des autobiographies chiantes, parce que compilations très nombrilistes et vaines de faits qui n'intéressent que l'auteur ; là, rien à voir. Car ce ne sont pas les faits qui comptent, Anne-Laure Bondoux ne nous noie pas sous des détails qui appartiendraient à sa biographie, et pour lesquels elle entretiendrait une nostalgie émue, au point de nous utiliser comme déversoir (tiens, je règle mes comptes avec certaines autobiographies ! :), non : les faits nous sont livrés comme un collier de perles, et ils n'ont de sens et d'intérêts que parce qu'ils constituent le collier... Aussi, ils nous sont donnés à voir à la lumière de sa réflexion, de son regard psychologisant, au delà du factuel brut... J'ai tout aimé dans ce cadeau touchant qu'elle nous fait ici.

A partir de cet enfant mystère qu'elle croit avoir renversé en voiture, un certain 25 octobre 2010, et comme elle ne parvient plus à être heureuse, en ce moment, elle va expurger certains événements de son passé, et comprendre celui de ses parents : elle est la preuve que ce "travail" n'est pas un amusement, mais bien une nécessité parfois... Ravages d'un secret de famille au delà du temps ; inconsistance de ce qu'on s'obstine à faire, ou à dire, tant qu'on ne s'attaque pas à l'essentiel ; et ce gouffre dans lequel la narratrice est plongée, sans parvenir à en sortir, alors qu'elle aimerait tant...

Avec un message, qui sous-tend le livre, autour de la chanson d'Anne Sylvestre, 'L'enfant qui pleure avait promis/De garder le coeur tendre/Surtout ne murez pas le puits/Il est temps de l'entendre" : "ne tuons pas l'enfant qui est en nous !", c'est lui, souffrant, qui nous entraine dans les profondeurs abyssales...

Merci d'avoir écrit ce livre, Anne-Laure Bondoux !

 

. L'autre moitié de moi-même, Anne-Laure Bondoux, éd. Bayard. nov 2011

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...128

1 Avril 2012, 14:47pm

Publié par la souris jaune

"Dans la vie, comme dans les romans, le décor ne suffit pas... Vous pouvez toujours planter des cocotiers, faire souffler les alizés sucrés, vous pouvez marcher dans le sable fin, nager dans l'eau turquoise, vous pouvez toujours rêver de vous planquer au bout du monde, où que vous soyez, la peur viendra toujours vous dénicher. Parce qu'elle est en vous. A l'intérieur".

Anne-Laure BONDOUX

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...127

1 Avril 2012, 14:46pm

Publié par la souris jaune

Des excuses, toujours des excuses... C'est fou ce qu'on est aveugle lorsqu'on a peur..."

Anne-Laure BONDOUX

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...126

31 Mars 2012, 15:18pm

Publié par la souris jaune

"Tant que je ne connais pas mon ennemi, je ne peux pas le combattre".

Anne-Laure BONDOUX

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