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Le blog de la souris jaune

... 644, résister contre la barbarie

7 Octobre 2019, 21:30pm

Publié par LaSourisJOne

"Etre résistant aujourd'hui c'est tenter de lutter contre deux formes de barbarie : d'abord cette forme de barbarie qu'on croyait éliminée, le meurtre, l'assassinat, les tortures, un peu partout y compris en Europe ; l'autre, qui est venue de notre civilisation, la barbarie glacée, croyant être un facteur d'amélioration alors que c'est une barbarie aveugle".

Edgar MORIN, octobre 2019

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Vaincre à Rome

7 Octobre 2019, 20:59pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Il y a des livres... qu'on est contents de finir ! Celui-ci en fait malheureusement partie. Et je dirais même, si je voulais être cynique, que le dernier paragraphe signé de Giono sur ces jeux m'aurait finalement largement suffi.

J'avais bien envie de lire ce livre grâce auquel on se mettrait dans la peau de ce coureur égyptien qui remporta le marathon de 1960, en courant pieds nus, si tel est comme dans le roman... Mais je dois avouer que je me suis souvent ennuyée, que mon attention était volatile, et que j'attendais la fin du marathon mais pour de tout autres raisons...

C'est bien écrit, c'est truffé de références lettrées, littéraires, c'est mis en regard de commentaires un peu décalés, médiatiques, ce qui est une bonne idée... mais... le rapport au corps ne m'a pas intéressée, sa volonté de revanche d'un pays non plus, finalement...

Je ne peux m'empêcher de penser au magistral "La Petite communiste qui ne souriait jamais" (tiens, ce coureur non plus, ne sourit pas...), de Lola Lafon, et qui retrace aussi une aventure de sportif, et sa projection intime, et vraiment, je ne peux m'empêcher d'admirer toujours et encore, par opposition, la prouesse de Lola Lafon...

Paradoxalement, je ne me suis sentie guère proche de ce coureur qui finalement nous parle bien peu de lui...

Je pense que je suis restée en dehors de ce livre comme avec le Goncourt L'Ordre du Jour d'Eric Vuillard...

. Vaincre à Rome, Sylvain Coher, éd. Actes Sud, sept 2019.

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... 643, les reproches

7 Octobre 2019, 19:32pm

Publié par LaSourisJOne

"Les reproches sont des mains plaquées sur ma bouche pour m'empêcher de prendre l'air".

Sylvain COHER

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... 642, souffrir

7 Octobre 2019, 08:36am

Publié par LaSourisJOne

"Parfois on peut souffrir durant cinq minutes davantage que pour un marathon entier. Il suffit d'une pensée, il suffit d'une image minuscule et on est à la merci de la moindre émotion ; du moindre souvenir s'insinuant dans l'aubier comme un insecte xylophage".

Sylvain COHER

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... 641, la force d'avancer

5 Octobre 2019, 12:20pm

Publié par LaSourisJOne

"La où tu places le coeur les pieds n'hésitent pas à aller".

Sylvain COHER

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Les Nuits de laitue :))

3 Octobre 2019, 22:28pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Quelle belle découverte, que ce livre ! 

C'est très plaisant, drôle, touchant, humain. Un "Tom, tout petit Tom Tom" de Barbara Constantine, en quelque sorte. En un peu plus dense ?

Nous voici dans une bourgade où l'on suit les habitants étranges, où chacun a ses petites manies. Autour de ce couple central, Otto et Ada, âgés d'environ 78 ans... On les aime vite... Et tout s'entend, dans cette bourgade ; on aime ce ronchon d'Otto qui nous raconte et voit tous ses voisins ; ils ont tous de quoi être attachants, et leurs vies s'emmèlent, pour notre plus grande joie, on le voit de chapitre en chapitre... Le pharmacien, passionné de natation et d'effets secondaires de médicaments... Le facteur, très mauvais distributeur de courrier, mais chanteur émérite... Térésa et ses trois chiens... Ah, ils sont chouettes, tout ce petit monde ! Ainsi que les liens qu'on voit entre eux. Jusqu'à ce très touchant M. tanegashi, qui a fait la guerre trente ans parce qu'on ne l'a pas démobilisé... 

Vraiment, j'adore...

Je ne vous en dis pas plus, mais c'est vraiment une lecture très plaisante !

Quant aux Nuits de la laitue... C'est touchant, encore... C'est Otto, par le biais duquel on comprend que cela signifie solitude totale et rude...

Très belle découverte.

. Les Nuits de laitue, Vanessa Barbara, édition Zulma, 2013, et traduit du Portugais (Brésil) en 2015 pour la France.

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