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Le blog de la souris jaune

... 619, La liberté

12 Avril 2019, 19:25pm

Publié par LaSourisJOne

"La liberté existe toujours. Il suffit d'en payer le prix".

Henry de MONTHERLANT

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... 618, chagrin d'amour

11 Avril 2019, 22:19pm

Publié par LaSourisJOne

"Heureusement, les chagrins d'amour ne sont pas éternels".

Albert CAMUS

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... 617, les autres

11 Avril 2019, 22:17pm

Publié par LaSourisJOne

"On supporterait tellement mieux nos contemporains s'ils pouvaient de temps en temps changer de museau".

Albert CAMUS

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Le journal de Yaël Koppman

11 Avril 2019, 21:58pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

(Sous la forme d'un journal).

Bon, bon, bon. Un échec ! J'adore les "journaux intimes", alors évidemment, je n'ai pas hésité longtemps en voyant celui-là.

Malheureusement, je suis très déçue. D'abord parce que je n'ai pas retrouvé l'écriture "intime" des journaux, et qu'il m'a semblé que le "journal" était un prétexte ; outre que l'écriture ne m'a pas convaincue, il faut imaginer un "mix" un peu décevant entre de la "chick litt", et un roman historique sur un groupe d'artistes et économistes un peu connu autour de Virginia Woolf... Ca pouvait séduire, mais franchement, ça ne m'as pas passionée du tout...

Les ingrédients étaient là, pourtant, sur le papier...

. Le Journal de Yaël Koppman, Marianne Rubinstein, éd. Sabine Wespieser, 2007.

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... 616, se connaître

11 Avril 2019, 21:35pm

Publié par LaSourisJOne

"Sans doute faut-il du temps pour se comprendre et s'apprivoiser".

Marianne RUBINSTEIN

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... 615, le paradoxe des mots qu'on voudrait dire

7 Avril 2019, 19:06pm

Publié par LaSourisJOne

"Au lieu de roses et de pierres précieuses, ne sortent de ma bouche que crapauds et serpents".

Marianne RUBINSTEIN

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La cosmologie du futur :)

7 Avril 2019, 17:02pm

Publié par LaSourisJOne

BD.

Quelle bande dessinée surprenante que celle-ci !

Je regrette que le dessin de couverture soit si pastel, je trouve qu'il freine, ne donne pas envie d'y entrer, et surtout, ne reflète pas du tout son contenu. 

Car on est loin du pastel, là.

J'adore ce jeu avec les codes ; 

jeu avec les codes de la BD, d'abord : des planches entières de dessins similaires se succèdent, seules les bulles changent pour une séquence : on a l'impression de voir le dessin bouger, il prend tout son sens justement, il se densifie ; 

et bien sûr jeu avec les univers, souvent mélangés, souvent inversés, et c'est drôle (même si c'est évidemment un "drôle" grinçant : ici, les mésanges, paisibles sur leurs branches, sont par leurs dialogues des combattantes, des révolutionnaires qui fument du shit et déplace une rame de RER ; et commentent l'actualité politique, aussi ; 

Sur les plateaux télé, personne n'a envie d'être, ni le journaliste/présentateur, ni les invités ; 

les élections présidentielles sont à mourir de rire, où ne restent que Mélenchon et Hamon parce que les autres ont tous eu des accidents ou se sont retirés ; mais même ces deux-là n'ont surtout pas envie de présider - ou alors à mi-temps, et c'est la solution qui sera retenue - parce qu'ils préfèrent aller cultiver leur jardin (au sens propre !)...

Les parties de pêche au trident entre Emmanuel Macron et Trump...

Un petit bonheur, destiné à faire réfléchir sur une certaine conception de la nature.

Qui se lit avec gourmandise en tout cas.

L'auteur est aussi un ancien chercheur en sciences cognitives et en philosophie.

Merci à Sandrine pour la découverte, et ma bibliothécaire préférée d'en avoir fait l'acquisition à Evran.

. La cosmologie du futur, petit traité d'écologie sauvage, Alessandro Pignocchi, éd. Steinkis, 

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L'intervention :)

6 Avril 2019, 20:33pm

Publié par LaSourisJOne

Théâtre.

Pièce en un acte, cinq scènes (relativement courte).

C'est à Delphine que je dois cette découverte totale, qu'elle en soit remerciée.

Je connais très mal Victor Hugo, et encore moins son théâtre.

Découverte surprenante que celle-ci, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de pièce sous sa plume (mais je le répète, je ne connais mal). Donc, pièce sociale et de moeurs. Intime.

Quatre personnages. Deux ouvriers, d'extraction et de vie modeste, deux "parvenus" au sens premier, en tout cas gens aisés. Deux hommes, deux femmes.

Histoires de couples, mis à mal par la tentation incarnée par l'autre milieu social : le baron trouve Marcinelle très attirante avec sa simple robe de toile, l'ouvrier trouve Eurydice très désirable, avec ses très belles robes, idem pour les femmes, tentées par l'autre, l'opposé à sa condition sociale...

Parfois technique, notamment avec le baron et le champ lexical des courses hippiques et surtout des tissus, cependant, attachante découverte...

Merci à Delphine.

. L'Intervention, Victor Hugo, 1866.

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Mille six cents ventres :)

5 Avril 2019, 11:15am

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Prix Goncourt des lycéens 1998.

Comme son titre en annonce la teneur, voici un roman qui nous parle du corps, et aussi largement du bas-ventre, avec les frasques sentimentalo-sexuelles du personnage principal Henri Blain, 60 ans. Chef de cuisines dans une prison, de laquelle il habite juste à côté. 

C'est un roman plein de dérision, d'humour, qui n'est pas sans faire penser à Céline par ses thématiques et la manière dont le corps est abordé. Toujours un détail pour devenir prosaïque... Un roman efficace, qui met en scène la société du spectacle qui est la nôtre, et la tourne en dérision...

La prison où Henri est chef-cuisto compte 1600 hommes, 1500 prisonniers environ... Il a donc tout pouvoir, comme il nous le raconte lui-même à travers un récit écrit à la première personne, sur leurs ventres, et leur système digestif ! Sur la tuyauterie du lieu et sur leurs tuyauteries ! Ces pages-là sont efficacement décrites, comme l'ensemble du roman d'ailleurs, mené avec vivacité et rythme.

On saisit le personnage principal alors qu'une mutinerie a vu jour à la prison ; il est en chomage technique, et sept mutins finissent par se retrancher sur les toits de la prison, héros pour certains, pour l'opinion publique, car très largement médiatisés. La cour des médias, en troupeau, qui s'engouffre et raconte à celui qui aura le premier des choses à dire est très bien rendu, très efficace, satirique... Les traits de la caricature sont à peine si gros ! En tout cas, le personnage principal qui est quand même souvent un anti-héros fait un commerce de sa situation privilégiée, où les journalistes finissent par défiler, mais il en fait payer le prix d'entrée... Pouvoir sur la vie des gens, machine qui broie, tout cela est très bien vu, et drôle...

Et puis notre Henri est régulièrement hanté par ses fantômes, qui sont nombreux...

C'est drôle, truculent et intelligent.

Merci à Delphine de me l'avoir mis entre les mains. :))

. Mille six cents ventres, Luc Lang, éd. Fayard 1998.

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Mémoires d'un fou :)

1 Avril 2019, 20:37pm

Publié par LaSourisJOne

Roman.

Contrairement à ce que son titre n'indique pas, c'est présenté comme un roman, mais des mémoires tout à la fois.

Autre paradoxe, c'est le premier écrit de Flaubert, à 17 ans... Et un écrit qu'on n'imagine pas ! On aurait pu imaginer cela sous la plume d'un Baudelaire, mais pas d'un Flaubert, auteur de Madame Bovary !

A 17 ans, on a un jeune homme déjà brillant par son écriture, mais : à fond dans son siècle ! Complètement Romantique, et donc, complètement exalté, et complètement déprimé ! Ca frise donc la névrose, par moments, mais on aime... on retrouve la fougue et l'excès de la jeunesse... 

Ses expériences douloureuses du collège, son premier amour, et aussi beaucoup l'expression de son spleen, donc, en tant qu'être humain sur terre...

Etonnant, pour ce que ça nous dit de l'auteur.

. Mémoires d'un fou, Gustave Flaubert, 1838.

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