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Le blog de la souris jaune

... 406

12 Novembre 2015, 13:27pm

Publié par LaSourisJOne

"Ce dont on ne peut discuter ne peut se guérir".

Roma TEARNE

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... 405

12 Novembre 2015, 13:24pm

Publié par LaSourisJOne

"Il y a des choses que les meilleures intentions du monde ne peuvent empêcher. Au contraire".

Roma TEARNE

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Portrait de l'écrivain en animal domestique :)

3 Novembre 2015, 18:01pm

Publié par LaSourisJOne

Portrait de l'écrivain en animal domestique :)

Lydie Salvayre aime les pirouettes. C'en est incontestablement une, une virevolte, qu'elle mène et qu'elle retourne. Pour confronter deux inconciliables, à priori, deux opposés, qui n'ont aucune chance de se comprendre : le roi du hamburger, le roi planétaire du hamburger, et un écrivain, ou plutôt une écrivaine. Trempé dans une dérision et autodérision qu'elle affectionne, le récit nous balade pendant six mois, et plus, où ces deux-là vont cohabiter. Plus, parce qu'elle nous livre un récit à postériori (deux ans plus tard), alibi qui tient d'ailleurs moyennement, mais a le mérite de tenir et de prolonger le récit au delà de l'expérience. Evidemment, le récit tient tout en soi par le style, les pirouettes de styles, les hardiesses, la richesse du vocabulaire qui nous cueille aux moments où on l'attend le moins. Le postulat tient pour cela, sans doute. Le postulat ? Comment vivre avec ce qu'on abhorre le plus ? Eh bien, en oubliant un peu ses principes, en jouissant de la fortune du premier (le roi du hamburger), et surtout, sans doute, en étant fasciné par ce qui n'est pas soi. La narratrice se retrouve dans cette position, face à ce type sur-puissant, arrogant à l'extrême, vulgaire, n'ayant peur de rien : et c'est cette extrêmité qui fait sans doute tenir l'édifice. Parallèlement à une forme de doux, bientôt alangui et proportionnel mépris d'elle-même, dans l'oubli de ce qui nous a constitué. Et un peu de la douceur reposante de s'oublier soi-même. Avec une parabole, qu'on peut avoir envie de voir : la satisfaction de ses plaisirs sans raffinement, à l'image du concept de Mac Donald's, gave, mais ne nourrit pas. Si bien qu'à la fin, quelque part dieu merci, on finit, et même le roi du hamburger par se dire : à quoi bon ? Pas de morale, évidemment, dans ce livre, ce serait trop simple. Ou alors ce serait simplement : on court après ce qu'on peut. Peu importe quoi ? Hum...

L'exercice de voltige se lit agréablement, en tout cas, et j'ai retrouvé avec plaisir Lydie Salvayre, après Pas pleurer.

Portrait de l'écrivain en animal domestique, Lydie Salvayre, éd. Points Seuil. 2007

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... 404

1 Novembre 2015, 13:22pm

Publié par LaSourisJOne

"Un mot malencontreux et je me fane. Une mine fâchée, et je m'étiole. Un méchant qui s'amène, et je flétris sur pied. Quand aux images télévisées de la misère humaine, elles m'attristent continuement".

Lydie SALVAYRE

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Notes de service, 1944-1967

1 Novembre 2015, 09:43am

Publié par LaSourisJOne

Notes de service, 1944-1967

A moins d'une passion pour Jean Vilar, ou évidemment d'une implication théâtrale et curiosité pour son travail, on imagine difficilement l'intérêt de lire ce livre.

Ces 'Notes de service de 1944 à 1967, sont une succession de lettres aux acteurs et autres textes (courriers d'autres interlocuteurs, qui donnent l'impression d'un fourre-tout de tout ce qu'on aura pu trouver du style autour de Jean Vilar). Elles sont agencées chronologiquement, n'ayant pas la prétention de raconter une histoire, ne serait-ce que l'histoire de la gestation des pièces ; aucun appareil didactique ou documentaire, si ce n'est quelques maigres notes de bas ne vient agrémenter ces échanges d'informations sur les dites pièces, dont il est fait mention. Parmi ces courriers uniquement quelques documents : photos, de Jean Vilar à l'époque et copies de quelques lettres elles-mêmes.

Je dirai que la publication brute de ces lettres manque de quelque chose.

Cependant, on découvre un peu du fonctionnement d'un homme qui marqua le théâtre au XXème siècle, est le père du festival d'Avignon, et du TNP. Que tout soit formalisé n'étonne guère, on imagine que pour faire tourner de grosses machines comme les siennes, de nombreux échanges de courriers doivent être nécessaires, et presque ça rassure : eh oui, on travaille avec du matériau humain, et derrière 'l'agencement d'une pièce réussie', il y aura eu des comédiens qui n'arrivent pas à l'heure, des comédiens qui ne rangent pas leur costume, etc, etc. Lettres d'encouragements, lettres de mise au point, efficaces et toujours allant dans le sens du projet constituent donc cet ouvrage. Les courriers avec le personnel technique des théâtre sont évidemment beaucoup moins intéressants.

Médiathèque de Saint-Malo.

Notes de service, Jean Vilar. Editions Actes Sud, Le Temps du théâtre, 2014.

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