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Le blog de la souris jaune

Mitsuba :)

9 Juillet 2013, 18:06pm

Publié par la souris jaune

9782742764846.jpgMitusba, ça veut dire trèfle en japonais. C'est comme "Shamrock" en irlandais... Et c'est le nom du café où l'idylle entre Yuko et le narrateur va se nouer.

Moi qui ne suis habituellement pas fan de l'univers littéraire japonais, j'ai aimé ce livre-là. Sans doute parce que finalement, malgré un lexique japonais important usité dans le livre, et une façon de vivre japonaise, je l'ai trouvé assez éloigné de la façon de penser japonaise, qui me déroute toujours ; beaucoup plus proche finalement d'un Nagasaki d'Eric Faye...

L'entreprise, est un personnage à part entière du roman ou presque, ici.

Au coeur du roman, les rites, extrêmement forts, autour de l'entreprise, la toute puissance des sociétés et du travail dans la vie des japonais. Qui écrase tout, à commencer par les débords des destins individuels tel un rouleau compresseur. Rares semblent ceux qui s'y opposent, juste parce qu'ils ne conçoivent pas. L'entreprise est toute puissante, et cela ne se discute pas. Il y a pourtant ce Nobu, qui pour préserver sa famille et éviter une mutation déstructurante à l'autre bout de la planète opte pour la démission...

Quant au narrateur, eh bien, le rouleau compresseur va devoir lui faire sacrifier son idylle. Où l'on voit que les mariages arrangés semblent véritablement faire partie des moeurs, et que là, aucune résistance n'est possible : Yuko doit épouser le fils du président de l'entreprise... Pourtant, les deux jeunes gens étaient tombés éperdument amoureux.

C'est un joli roman, vraiment très agréable à lire.

 

• Mitsuba, Aki Shimazaki, éd. Léméac/Actes Sud. 2006

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...220

9 Juillet 2013, 13:59pm

Publié par la souris jaune

"Il pleure face à l'injustice de ce monde sous cloche qui transforme les vainqueurs en perdants".

Carole MARTINEZ

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La vie en sourdine :)

4 Juillet 2013, 21:38pm

Publié par la souris jaune

16541518_4225226.jpgC'est l'histoire de Desmond, la soixantaine, ex-prof de linguistique à l'université, dur de la feuille. Empêtré dans ses histoires de piles et d'acoustique compliquée, entre contresens et incompréhension totale. Marié pour la seconde fois, deux grands-enfants. Un père de 89 ans, dépendant. C'est le journal intime d'un sourd, qu'il nous est donné de lire. 

Sur le mode humoristique, un récit intelligent. 

Un récit qui nous mène à son rythme, sans qu'il nous soit possible d'accélerer car le livre s'avale doucement, de surprise en surprise. C'est un livre qui prend son temps, et nous amène tranquillement d'un sujet à l'autre. 

Les 150 premières pages correspondent vraiment à la vie d'un malentendant, ses inconvénients ; abordée de façon érudite, mais aussi par le témoignage, qui prête souvent à rire ou à sourire.

Malgré quelques longueurs, le récit ne cesse de nous surprendre. 

Analyse des difficultés d'être sourd, mais aussi le vieillissement, l'activité sexuelle chez les séniors, la perte de l'autonomie, la fin de vie, la sénilité, la mort... Mais aussi Auschwitz. Avec un fil conducteur, tissé par l'étudiante blonde, l'étrange nymphomane qui étudie les lettres des suicidés en tant que corpus universitaire, intriguante...

De nombreux aspects intéressants dans ce livre, une agréable balade dans la vie d'un sexagénaire à la croisée des chemins, après la retraite, et avançant en âge...

 

. La vie en sourdine, David Lodge, éd. Rivage. Paru en avril 2010.

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