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Le blog de la souris jaune

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22 Janvier 2012, 14:08pm

Publié par la souris jaune

"Ce n'est pas seulement quand nous n'avons pas d'yeux que nous ne savons pas où nous allons".

José SARAMAGO

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...100

21 Janvier 2012, 17:31pm

Publié par la souris jaune

"Les grands principes pour survivre : essayer de ne pas trop se faire remarquer. Ne pas se mettre en vedette. Ne pas attirer l'attention sur soi. Cultiver une attitude de lâcheté. Ne jamais se montrer brave. Ne pas prendre de risques. Laisser les autres faire le sale boulot. Ne jamais se porter volontaire. Marcher furtivement, courir et se cacher. S'interdire toute sensibilité. Se ficher totalement de ce que les autres pensent de vous. Dissimuler toute noblesse de sentiment et toute conscience sociale. Eviter le patriotisme. Vivre uniquement pour soi-même. Etre un observateur, jamais un participant. Ne jamais aller au fond des choses"...

Clifford D. SIMAK

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...99

19 Janvier 2012, 13:22pm

Publié par la souris jaune

"... Que veulent-ils obtenir en manifestant, les manifs ne servent jamais à rien, sinon nous ne les autoriserions pas". !

José SARAMAGO

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La fin n'est que le début

13 Janvier 2012, 22:08pm

Publié par la souris jaune

I-Grande-588-fin-n-est-que-le-debut-babel-1086.net-1-.jpgJe reste décidemment fan de Katarina Mazetti. Ce livre-là est le troisième opus de l'histoire de Linnéa Nilsson, lycéenne suédoise, qui voit, à 16 ans (Entre Dieu et moi, c'est fini), le suicide de sa meilleure amie, Pia... Je n'ai pas lu le second, mais peu importe : une année a dû s'écouler, et ce livre-là se dispense du précédent. Il fait en tout cas écho au premier, puisqu'on rencontre Linnéa, alors qu'elle a 19 ans, et qu'elle tombe sur... Per : le frère aîné de Pia. S'ensuit une idylle, un temps partagée, qui en dit beaucoup des idylles... Et l'on comprend les mauvaises raisons qui font que notre Linnéa s'accroche à ses obsessions : il évoque tellement sa meilleure amie... Ca sonne toujours juste. C'est toujours plutôt bien vu. Et ses histoires, souvent sordides, ressemblent à de beaux arcs-en-ciel, tant l'humour et la finesse de la narration l'emporte sur ce qui pourrait partout ailleurs paraître complètement déprimant. Tous les sujets qu'elle aborde (misère sociale, enfants battus, etc.), souvent graves, paraissent légers avec elle. Et une extraordinaire modernité toujours caractérise ses personnages, non psychologisants, mais qui sonnent justes...

J'aime aussi ce qu'elle fait naître du quotidien des pays nordiques, qui nous situe l'action dans un inévitable ailleurs... là-bas, on achète pas des pneus neige... mais des pneus d'été ! eh oui !...

 

. La fin n'est que le début, Katarina Mazetti, éd. Babel. Parution : 2002 en Suède, traduction française : 2009.

 

 

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...98

13 Janvier 2012, 22:03pm

Publié par la souris jaune

"La première fois qu'on tombe amoureux on croit qu'on le sera pour toujours, de la même personne, pour le reste de la vie. Lorsque les sentiments reviennent à peu près à la normale, on croit voir des défauts au mec. Alors que ce n'était juste pas le bon, l'amour est fini ! Et à la première déception amoureuse, on s'imagine que cette tristesse durera toute la vie, qu'on aura plus aucune minute de bonheur. Mais on ne peut pas savoir que l'année suivante on se promènera déjà au bras de quelqu'un d'autre".

Katarina MAZETTI

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...97

13 Janvier 2012, 21:59pm

Publié par la souris jaune

"Quand quelque chose se termine sans qu'on comprenne pourquoi, il se passe du temps jusqu'à ce qu'on comprenne vraiment".

Katarina MAZETTI

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Un Secret :)

10 Janvier 2012, 23:02pm

Publié par la souris jaune

9782253117186-1-.jpgC’est toujours gênant, d’apposer avant de le lire des visages connus sur les personnages qu’on va découvrir. Vous n'y couperez pas avec Un Secret, de Philippe Grimbert : les visages de Cécile de France et de Patrick Bruel marqueront forcément votre lecture, puisqu'ils sont sur la couverture du livre… Mais que cela ne trouble pas votre élan vers ce livre (élan que je dois personnellement à Jean-Luc, je l'en remercie !), car la découverte est belle ! Un joli roman, qui ne date pas d’hier (2004) pour se remettre tranquillement dans la lecture, en ce début d’année. Quels ravages peuvent créer le poids d’un secret, pour un enfant ? C’est sur ce thème qu’on va parcourir ce récit, qui s’ouvre avec la rencontre d’un enfant, au sommeil perturbé, qui s’invente un frère imaginaire. Imaginaire ? Pas tant que ça… De pages en pages, Patrick Grimbert effeuille les souvenirs d’une famille. Livrés par la voisine, l’amie, la confidente, Louise. C’est par elle qu’arrive enfin la liberté, par elle que la chappe de plomb qu’est le silence se fendille, et que l’enfant devient un adulte. On y croise de jolis personnages, avec en filigrane dans ce roman, l’image de cette femme, et de son enfant, sacrifiés aux Nazis, et dont on découvre quelle part de l’histoire du narrateur ils représentent.
jolies visions et histoires poignantes D'histoires poignantes en jolies visions (en ce qui me concerne, je reste hantée par la figure du plongeon, réccurrente dans le livre, et qui représente si bien et si joliment, trait noir et harmonieux, la mère du héros), le narrateur nous dévoile petites touches par petites touches, l'histoire d'une vie. Et l'on comprend le sens, l'importance de la parole, qui libère, et panse... 

Un Secret, Philippe Grimbert, Le Livre de poche (paru chez Grasset en 2004).

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Ce que le jour doit à la nuit :)

9 Janvier 2012, 18:24pm

Publié par la souris jaune

ce-que-le-jour-doit-a-la-nuit-09.jpgJ'ai d'abord dû m'accrocher, probablement pour les 150 premières pages de ce très beau roman de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit. Mais il est vrai que je suis peu friante des récits d'enfance ou d'adolescence (même écrit par Khadra, ai-je pu constater), or ça commence par ça ! Cela dit, persévérer vaut parfois la peine, comme celle de découvrir un beau roman.

En filigrane, très présente, toute l'histoire de l'Algérie, entre 1930 et 1965, pauvreté, misère, déchirements, guerre... L'histoire se passe à Oran, puis dans un petit village à proximité de la grande ville, Rio Salado. On va suivre le destin de Younès, prisonnier de ses deux identités (n'est-il pas aussi Jonas ?), arraché à ses parents trop tôt, eux si fiers et pourtant ravagés par la misère. 

La période de vie que le narrateur choisit de nous raconter est une période où, pour le héros, les trouées de lumière et de bonheur sont rares ; on voit combien laisser passer sa chance marque au fer rouge, et condamne. « Il n'y a qu'un seul dieu sur terre, et c'est toi. Si le monde ne te convient pas, réinventes-en un autre, et ne laisse aucun chagrin te faire descendre de ton nuage. La vie sourit toujours à celui qui sait lui rendre la monnaie de sa pièce » : pourquoi le héros n'écoute-t-il pas le conseil de son oncle, ne pouvons-nous nous empêcher de nous dire ! Et on bouillonne souvent face au mutisme de ce héros qui se laisse malmener par le destin. Muré dans son silence, rétracté derrière une promesse qu'on lui extorque un jour, il sacrifie son destin, qui lui tend pourtant les mains... Et sa vie est une tragédie, née de ses renoncements contraints. Des renoncements qui ne lui apporteront aucune lumière... 

La fin, belle et touchante, vient donner une dimension supplémentaire au livre : elle impulse toute la relativité des choses, alors même qu'elles ont été si dures, dès lors que le passage du temps instaure du recul, de la distance, et que, à l'aube de la mort, on n'a plus les moyens d'être rancunier... 

C'est un livre qui a du corps, des odeurs, un livre qui vit, nous imprègne et nous habite, et rien que pour cela, ça vaut la peine...

 

Ce que le jour doit à la nuit (paru en 2008), Yasmina Khadra, chez Pocket.

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...96

8 Janvier 2012, 12:30pm

Publié par la souris jaune

"Lorsque deux êtres s'aiment, ils échappent aux contraintes et aux anathèmes ; l'amour apaise les dieux et ne se négocie pas puisque tout arrangement ou concession porterait atteinte à ce qu'il a de plus sacré".

Yasmina KHADRA

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...95

7 Janvier 2012, 13:43pm

Publié par la souris jaune

"Comprendre, c'est remonter aux origines".

Jean D'ORMESSON

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