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Le blog de la souris jaune

Entre Dieu et moi, c'est fini :)

17 Juillet 2011, 22:53pm

Publié par la souris jaune

9782742796755-1-.jpgVous connaissez sans doute l'auteur : Katarina Mazetti. C'est elle qui nous a offert ce très drôle et maintenant très couru "Le Mec de la tombe d'à côté". Ce petit livre-là se lit d'une traite, avec tout autant de plaisir. Les chapitres se succèdent, encore apportés par des titres intriguants, et originaux. Et qui ne déçoivent, ou en tout cas ne créent pas d'attente inassouvie. Nous suivons cette fois-ci les méandres de la pensée d'une jeune fille, Linnéa, 16 ans, au lycée, dont on apprend très vite qu'elle a perdu sa seule et unique amie, Pia. Qu'elle n'aura connu que 120 jours.

Le récit est à la Mazetti, drôle, dur et tranchant. 

Linnéa va nous donner à voir son petit univers, faisant renaître l'insolente Pia, jusqu'à sa mort... Dans le petit monde de Linnéa aussi, les garçons, une grand-mère extravagante et bonne, et puis bien sûr sa mère, et son jeune frère. Comme toujours chez Mazetti, les cellules familiales sont à l'image d'un monde d'aujourd'hui, fait de séparations. Sa mère est encore une femme séparée, besogneuse, dépassée par une seconde union peu satisfaisante ; et l'homme apparaît une fois encore comme peu armé pour le monde moderne, comptant sur la femme, dilapidant l'argent du foyer pour ses seules intentions créatrices.

"En fait, j'avais quelque chose à oublier. Et pour pouvoir l'oublier, il fallait d'abord que je m'en souvienne, c'est ce que ma grand-mère m'avait dit".

Ce petit texte se lit vite, et se savoure comme un petit bonbon acidulé...

 

. Entre Dieu et moi, c'est fini, Katarina Mazetti.

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17 Juillet 2011, 22:47pm

Publié par la souris jaune

Fuir "le vieux monde, celui de la consommation à outrance, de la culpabilisation générationnelle et de la recherche permanente du bonheur, de l'insatisfaction éternelle et du besoin sans cesse suscité par les affiches criardes et les publicités aguicheuses. Ce monde-là était trop rapide, ne prenait pas le temps de vivre, ni même de respirer".

Isabelle FLAMAND

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17 Juillet 2011, 22:43pm

Publié par la souris jaune

" Je suis comme mon robinet, ma bouilloire, mon lavabo. On agit sur moi sans que j'agisse sur personne".

Sylvie TESTUD

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Jack Rosenblum rêve en anglais :))

17 Juillet 2011, 22:13pm

Publié par la souris jaune

arton22369-328df[1]Quel bon moment de lecture ! Plus que cela même... Même si je confesse quelques longueurs vers le milieu, et si je me serais bien passée de l'épilogue, je vous avoue que vraiment, vraiment, cela n'entache en rien le plaisir de lecture de ce livre. Il y est question d'un couple de juifs Allemands, qu'on rencontre en 1933, alors qu'ils sont contraints de s'exiler pour échapper au nazisme en Allemagne. On les rencontre après leur traversée des Pays-Bas, de la Suisse, de la France pour arriver sur le sol anglais, où un représentant du comité d'intégration mettra à ce moment là entre les mains de Jack un guide d'intégration, un petit manuel remis aux juifs pour se fondre dans le paysage et devenir anglais... Un petit manuel que Jack non seulement prendra à la lettre, avec une sourde volonté "d'assimilation", comme il le dit lui même, mais dont il n'aura de cesse, une partie de sa vie, de rajouter des lignes et des règles, transformant la brochure qui n'en comportait que neuf en un livret de 153 préceptes... Jack créera son entreprise de tapis anglais, mais très vite n'aura qu'une idée en tête, persuadé de ne devenir véritablement anglais qu'à cette seule condition : intégrer un club de golf... Subissant le cuisant rejet des clubs londonniens, il décidera de construire son golf.

Tandis que sa femme, Sadie, s'accroche à tout prix à son passé qui s'enfuit, ne voulant pas perdre le souvenir de ceux qu'ils ont laissé derrière eux, son frère Emil, et ses parents, touchante, son mari nous donne une formidable leçon de vie, un formidable élan vers nos rêves que nous ne devrions jamais lâcher...

Ce livre est à la fois drôle et extrêmement touchant, tour à tour désopilant et émouvant. On pense parfois à Gogol, et aux personnages de sa Perspective Nevski, ridiculeusement appliqués dans une tâche futile... Et l'auteur réussit vraiment la prouesse de nous faire tout à la fois rire de ce personnage et  l'aimer, et à souhaiter de toutes nos forces qu'il réussisse, souvent seul contre tous...

Un très très beau livre, où la nature, la poésie et la cuisine trouveront leur place agréable. Je vous le recommande vivement !

 

. Jack Rosenblum rêve en anglais, Natasha Solomons, éditions Calman-Lévy, déc 2010

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13 Juillet 2011, 20:43pm

Publié par la souris jaune

"Aucune vie ne se déroule en vase clos, elles se chevauchent toutes et le monde est tout plein d'histoires qui, au bout du conte, finissent par n'en plus former qu'une seule".

Mitch ALBOM

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Les cinq personnes que j'ai rencontrées la-haut

13 Juillet 2011, 20:30pm

Publié par la souris jaune

61089074-1-.gifMon Dieu ! Ce livre que l'on m'a recommandé, est d'une tristesse, effrayante. "Un livre dont la puissance d'écriture secoue le lecteur tout en le réconfortant", a écrit à son propos une journaliste du New York Times... L'aspect réconfortant m'a complètement échappé, je dois le confesser !! C'est affreux de tristesse, de vie gâchée...

Je ne sais qu'écrire sur ce livre. C'est, normalement, je pense, un livre dit "de développement personnel", qui fait réfléchir sur soi et la vie. Qui dit en substance, ou qui démontre par la parabole, qu'on ne doit pas regretter ce que l'on a vécu, que tout chose a son sens, et son explication, même si ceux-ci nous échappent. La parabole, c'est que le personnage principal, Eddie, mourant d'accident à 83 ans (je crois) rencontre au ciel 5 personnes, qui ont marqué sa vie. Qu'il le sache, ou qu'il ne le sache pas, et ces choses lui sont révélées... pour accepter, et aussi s'amender, comprendre, mais pour une vie qu'il n'a plus : c'est donc trop tard !! Soit, le livre nous dit : ne vous épanchez pas, vivez, ce que vous vivez profite à quelqu'un sans que vous le sachiez... Mais... C'est terrible. Ainsi il rencontre un personnage, l'Homme bleu, monstruosité dans une foire, qui lui confie sa vie, terrible, sa Marguerite adorée, bien sûr, le capitaine qui était à ses côtés pendant la guerre qui l'a marqué tout au long de sa vie, la femme initiatrice du parc d'attraction où il a passé sa vie en tant qu'homme d'entretien, et la fillette... qu'il a tuée sans le savoir pendant la guerre.

Et il y a en filigrane, tous les enfants qu'il a sauvés, sans le savoir, par sa pugnacité et son professionnalisme, en vérifiant chaque machine, chaque manège, qui aurait pu les tuer s'ils n'avaient pas été bien entretenus.

Ce livre laisse toutefois une grande amertume, aussi je ne pense pas que je vous le recommande...

 

. Les cinq personnes que j'ai rencontrées la-haut, Mitch ALBOM, oh Editions.

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...43

12 Juillet 2011, 20:52pm

Publié par la souris jaune

"... Cette saloperie de peur, sournoise, venimeuse, qui prenait les formes déguisées de la lassitude, de la colère, de l'épuisement, de l'envie de tout laisser tomber, de fuir, qui sapait tous les courages et le coeur du bonheur. Cette peur qui serait foutue de vous faire maudire le plus bel amour. Quelle force découvrir en soi, quelle ruse trouver pour lui échapper, l'empêcher de renaître, maléfique ? Il faudrait avoir la candeur de cette fleur offerte sans défense au soleil et aux étoiles, à la pluie bienfaisante comme aux orages, même aux pieds maladroits d'une promeneuse, et qui relevait sa corolle vers le ciel avec une humble vaillance".

Anny DUPEREY

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Allons voir plus loin, veux-tu ? :))

12 Juillet 2011, 20:41pm

Publié par la souris jaune

ALL-20--20LOIN-1-.jpgJ'adore ce livre ! Il est profondément humain et nous emmène comme une jolie promenade dans la vie de quatre personnages : Christine, Paul, Luc et Solange. Un gros chapitre par personnage. Tous sont confrontés à une clé, à un moment de leur existence, un changement, un chemin nouveau ; Christine, atteignant 50 ans, s'interroge sur la vie après, et envisage de changer de vie ; Luc, marié à une femme qu'il croit profondément aimer, s'enfonce dans une vie douloureuse, Solange, perpétuellement en colère, rencontrera une femme, sur les traces de son passé, par laquelle elle songera et regardera son histoire sous un autre jour. Tous, se heurtent à la douloureuse remise en question... Et auront la chance d'une issue heureuse, bien que tortueuse. J'oublie Paul, ce magnifique Paul, paysan grandi dans une famille aride, et qui n'aura pas ce bonheur. C'est dans un ultime chapitre, qu'elle fait se croiser les chemins de ces personnages. Tout à coup ces vies isolées se croisent et s'embrassent... S'éclairent... Le dernier chapitre à mon goût aurait pu être plus court, moins détaillé sur le cheminement de Christine ; cela dit, ce livre m'a beaucoup plu, touchée, vraiment, je le trouve profondément beau et intelligent. Vraiment, on pense ce qu'on veut d'Anny Duperey, mais en matière de littérature, elle a une vraie finesse, et une vraie sensibilité.

 

. Allons voir plus loi, veux-tu ? Anny Duperey. Collection "Points".

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L'étrange voyage de Monsieur Daldry :) :(

3 Juillet 2011, 21:44pm

Publié par la souris jaune

L-C3-A9trange-voyage-de-Monsieur-Daldry-Marc-Levy-1-.jpgJe ne suis pas une afficionados de Marc Levy, et autant dire tout de suite que ce n'est pas son dernier livre qui va me le faire devenir... De ce livre, j'avoue que je jetterais volontiers les 300 premières pages ; alors ça fait beaucoup, surtout quand on sait qu'il n'en reste ensuite que 120 ! Mais le fait est que j'ai trouvé, disons, "agréables" les 120 dernières.

Beaucoup de bavardage, à mon goût, dans ce livre (ou dans sa traduction !), des dialogues qui apesantissent l'histoire... J'ai trouvé, surtout au début donc (et dans les 300 premières pages !) les deux personnages principaux très agaçants. Elle sans caractère malgré ses cauchemars et sa profession de nez, qui est plutôt utilisée comme un alibi. L'émotion ne passe pas. Le second personnage, le fameux Daldry, le voisin qui lorgne sur sa verrière (il est peintre) est ronchon et le reste... Les formules de politesse échangées entre ces deux-là sont agaçantes et freinent le récit, mal rendues. 1950 n'est finalement aussi qu'un mauvais alibi...

Car on imagine mal, dans ces années là, une femme, suivre à l'autre bout de la planète (pour l'époque !), un homme, presqu'inconnu, au prétexte de suivre les prévisions - auxquelles elle ne croit pourtant pas - d'une voyante. Finalement, ce livre a pris de l'intérêt à mes yeux à partir du moment où ces deux-là, séparés (lui rentré à Londres, elle restée à Istanbul), commencent à s'écrire des lettres. Et la vie de chacun et l'avancée d'Alice se lit dans leur correspondance. Nous faisant, enfin, l'économie de dialogues fort malhabiles, et de récits ennuyeux... Cela dit, je ne vous en recommanderai pas chaudement la lecture.

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Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures... :))))

3 Juillet 2011, 21:25pm

Publié par la souris jaune

le-cercle-litteraire-des-eplucheurs-de-patates[1]Bon, je vous la fais en entier, même si vous en connaissez tous le titre, j'en suis sûre : "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Et si en réalité, le titre que n'a pas retenu l'auteur, mais le plus juste, cité dans l'ouvrage aurait dû être le suivant : "Le cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates" : avouez que ça a déjà plus de sens !

De ce livre, on a sans doute déjà dû vous dire qu'il était génial. Eh bien, je me joins sans hésiter à l'ensemble des fans : c'est GENIAL !! J'ai dévoré les 410 pages en trois jours, dont un de boulot... Bref. Ce que l'on ne vous a peut-être pas dit, par contre, c'est que ce livre risquait bien de vous transmettre l'envie pressante d'aller (re)découvrir Guernesey ! Car l'île anglo-normande est bel et bien au coeur de ce récit par lettres... Tout commence donc avec la lettre d'un homme, qui écrit à notre héroïne, écrivain de son état. On apprend qu'il a trouvé son nom et son adresse sur un livre qui lui avait appartenu, et que celui-ci s'est procuré par hasard, lu et aimé, sur l'île de Guernesey, où il vit. Petit à petit, on va rentrer dans la vie, présente et juste passée (pendant la seconde guerre mondiale et l'occupation allemande, les lettres commencent à être échangées en 1946), d'une petite communauté de lecteurs improvisée... qui va se mettre à écrire pour des raisons diverses, à notre héroïne.

On fera la connaissance, par l'absence, touchante, avec un très beau personnage, Elisabeth ; et puis il y aura sa fillette, l'éditeur, ses assistants, et surtout tous ces habitants de l'île. Et puis la vie sur l'île pendant l'occupation. Et une très jolie histoire d'amour, pleine de pudeur. Un vrai bonheur.

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