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Le blog de la souris jaune

...52

24 Juillet 2011, 20:52pm

Publié par la souris jaune

"Lire, c'est aller vers l'inconnu, c'est chercher à découvrir de nouveaux mondes, à percer de nouvelles énigmes... Sans garantie de succès. D'ailleurs, on ne fait jamais le tour d'un livre, on n'épuise jamais la totalité de son mystère. C'est même peut-être ce qui nous échappe qui est le plus important..."

Paul VACCA

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Le diable vit à Notting Hill :)

24 Juillet 2011, 19:07pm

Publié par la souris jaune

Le-diable-vit-a-Notting-Hill-1-.jpgSi vous aimez "Desperate Housewives" , vous devriez prendre beaucoup de plaisir à lire ce livre.

Best-seller en France et en Angleterre, écrit par la soeur du maire de Londres himself (ce qui rajoute un petit côté croustillant à l'ensemble), ce "Diable vit à Notting Hill" se dévore malgré ses 295 pages, et même, on redemande !

Nous voici donc dans un square privé de Notting Hill, au coeur de Londres. Un square privé ultra-chic, habité par de riches banquiers, des mannequins et un milliardaire célibataire... Où tout le monde est à cheval sur le respect des règles draconiennes du petit microcosme huppé (sauf les Américains !). Les deux narratrices sont Clare (conseillère en design de jardin), et Mimi (pigiste, spécialisée dans les interview d'hommes connus racontant leurs funérailles avant l'heure !), meilleures amies de leur état, sauf quand il s'agit de mecs, ou de propriété, auquel cas tous les coups sont permis (enfin surtout pour Clare).

Loisirs de riches, doubles ou triples maisons secondaires, manies alimentaires et vestimentaires... Comme celle par exemple d'aller manger dans ce restaurant extrêmement cher, "Fresh & Wild", où le personnel a sans doute "été sélectionné pour son incapacité à parler anglais, et qui est de plus en plus lent à mesure que le nombre de clients augmente. La combinaison du service endormi, de la pureté des produits, de la présence de beautiful people traitant leur corps comme un temple n'ayant pourtant pas l'effet calmant qu'on y attendrait : j'ai souvent remarqué que les boutiques exclusives offrant des nourritures hors de prix, soi-disant "pacifiantes" et amies du tube digestif, ont plus de clientes acariâtres que certains magasins de masse comme, par exemple, Ikéa".

Ce qui est fou, c'est qu'on s'attache tant à ces personnages, comme dans Desperate Housewives, alors que dans la vraie vie, ils auraient tout pour être détestables... Et qu'est ce qui compte par dessus tout dans ce monde-là, hormis l'argent bien sûr, et les règles de copropriété à respecter ? Les potins, et peu importent qu'ils puissent être dévastateurs, d'ailleurs ils ne semblent même pas l'être, et juste servir à divertir tous ces riches résidents...

C'est drôle, mordant, bien ficelé... Vraiment un bon moment de détente !

 

. Le diable vit à Notting Hill, Rachel Johnson, éd. de Fallois, février 2010.

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L'idole

23 Juillet 2011, 09:19am

Publié par la souris jaune

9782290018538[1]"J'ai compris que j'étais devenu célèbre le jour où Naomi Machin s'est retournée sur moi dans la rue". Dès la première phrase du livre, le ton est donné. Ca commence bien, on est accroché dès le départ. Les trouvailles sont drôles, parfois désopilantes (comme cette scène où ils tournent en limousine dans le quartier, juste parce qu'il faut rouler, et où le kiosquier leur tend un plan, et le boucher qui rate un tour sur deux parce qu'il a des clients...), ce livre m'a beaucoup fait rire. Comment voulez-vous rester insensible à ça : "c'est bien tout le problème avec le karaoké, on est génial mais pas longtemps" ! ?

Comme vous l'aurez compris, l'histoire c'est celle d'un type (Georges Frangin) qui un jour sort de chez lui, et découvre qu'il est quelqu'un de connu. Du coup, il va passer en revue toutes les raisons qui pourraient faire qu'il le soit, ou ne le soit pas ; et comme c'est un type des plus communs, avec une vie des plus communes, évidemment, c'est drôle. Passer en revue aussi toutes les réflexions classiques autour de la célébrité ; seulement associées à quelqu'un qui n'a rien fait pour mériter sa célébrité, c'est assez amusant. Cynique à souhait. A l'image de ce directeur de chaîne qui passe son temps à rouler dans sa limousine, et qui crée les succès... Evidemment une réflexion sur la société du spectacle et ce qu'elle engendre, ainsi que sur la notoriété facile des émissions de télé-réalité.

L'idole m'a tout de suite fait penser à une famille d'auteurs contemporains qui exploitent ce thème de l'identité à travers l'absurde à Martin Page, ou encore Joël Egloff (L'homme que l'on prenait pour un autre) ou même Foenkinos. Ce que je reprocherais un peu au livre de JOncour, c'est qu'on tourne un peu en rond. D'ailleurs, tout est déjà dit dans la première phrase, et il n'y a finalement pas grand chose à rajouter. Heureusement que l'auteur a un sens aigu de la formule, on prend un plaisir indéniable à la lecture...

 

. L'idole, Serge Joncour, éd. Flammarion (paru en 2004).

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...51

20 Juillet 2011, 10:00am

Publié par la souris jaune

"Par moments, j'ai le sentiment que l'homme est d'un assemblage trop subtil pour pouvoir vivre sans l'imparable effroi de son dérèglement".

Serge JONCOUR

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...50

20 Juillet 2011, 09:58am

Publié par la souris jaune

"De nos jours le livre c'est la relique, les gens l'achètent pour s'approprier un fragment de la star, comme ils feraient d'un vieux mouchoir ou d'un mégot. Le problème c'est qu'aujourd'hui les mouchoirs sont en papier et que les vedettes ne fument plus. D'où la nécessité du livre".

Serge JONCOUR

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Des adhésifs dans le monde moderne :((

19 Juillet 2011, 17:43pm

Publié par la souris jaune

des_adhesifs_dans_le_monde_moderne-1-.jpgPage 69. "J'ai changé de sujet en me disant que ça lui ferait du bien d'évoquer des souvenirs car la plupart des personnes âgées se sentent davantage à leur aise face au passé qu'au présent". C'est là, juste là, que je décide que je n'irai pas plus loin et que ce livre me tombe des mains. C'est quoi, ce ramassis de conneries ???

J'ai détesté ce livre dès le début. Dès le début où l'auteur essaie de nous intriguer avec ce chat, première rencontre du roman, qui "pisse" sur l'héroïne. Franchement je le comprends. Euh, non, c'est pas ça que je voulais écrire. Elle ne parvient pas à soulever un de mes sourcils en guise de surprise ou d'étonnement. Tout m'agace dans ce livre. La petitesse de l'héroïne, son goût pour les "pots à brosses à dents" (franchement, je comprends que son mari l'ait quittée !), son mauvais chagrin d'amour, son inintérêt ; et cette vieille dégueulasse (elle était obligée d'être si dégueulasse, ou c'est pour rajouter du folklore ?) qu'elle rencontre dans la rue, avec son accent débile pour bien nous faire comprendre qu'elle est allemande...

Quand c'est sensé être drôle, ça ne l'est pas, c'est vulgaire ; ça ne sonne pas juste, mais caricatural...

Non vraiment, c'est gênant de flinguer un livre qu'on n'a pas fini, mais je n'irai pas plus loin, je crois que j'ai de trop belles choses à découvrir pour m'échiner sur de mauvaises intentions (comme ce titre... tiens, il me rappelle le très mauvais "Il faut laisser les cactus dans le placard", de Françoise Kerymer - que lui, j'avais lu en entier-), juste bon pour aguicher le chaland...

Oµups, pardon. J'm'arrête là !

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...49

19 Juillet 2011, 13:54pm

Publié par la souris jaune

"C'est drôle de voir comment des années après avoir quitté la maison on trimballe encore en soi des fragments de ses parents".

Marina LEWYCKA

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No et moi :)

19 Juillet 2011, 13:13pm

Publié par la souris jaune

No-et-moi-Delphine-de-Vigan-1-.jpgNo, c'est Nolwen. Mais on ne l'apprend pas tout de suite. "Moi", c'est Lou, Lou Bertignac. 13 ans les bras levés, un corps d'enfant et un cerveau de grande... "T'es toute petite et t'es toute grande, Pépite, et t'as bien raison", lui assène d'ailleurs souvent son ami Lucas.

Lou a un QI de 160. Une maman coincée dans sa dépression depuis 4 ans, depuis la mort de la petite soeur Thaïs, à quelques mois. Un papa qui gère, qu'assure pour deux. Et une sainte horreur des exposés. Allez savoir pourquoi, en plein cours avec le tyran Monsieur Marin, alors qu'il lui en exige un alors qu'elle préfererait "s'évanouir là, tout de suite, les Converse en éventail, les bras en croix, Monsieur Marin écrirait à la craie sur le tableau noir : ci-gît Lou Bertignac, meilleure élève de la classe, asociale et muette", elle improvise : elle fera un exposé sur les SDF, femmes, avec interview. Or, Lou traine dans les gares, parce qu'elle aime traquer l'émotion des gens. C'est à la gare Saint-Lazare qu'elle rencontre No, jeune SDF de 18 ans, paumée...

Elle l'interviewe, à plusieurs reprises, et elles créent toutes les deux, comme elles peuvent, avec les réticences d'une chatte blessée de l'une et le don de soi de l'autre, une petite bulle de partage et de confiance... Puis Lou fait son exposé, s'en tire brillamment, et réalise qu'elle n'a pas aidé No... Avec toute la conviction et la force de ses 13 ans qui en font bien plus, elle va alors bousculer ce monde, et ses conventions : proposer à ses parents d'accueillir No, chez eux, pour qu'elle puisse se reconstruire. Lui tenir la main, patiemment, sempiternellement, aidée de Lucas, le beau Lucas. Mais... est-ce que ça suffira ?

Ici encore, on a ce troublant constat, en filigrane, que les enfants et les ados détiennent une clé qu'ils perdent en grandissant... Des ados qui ont le sens du juste (comme Marcello, dans Le Monde de Marcelo, de Francisco X Stork), et qu'ils vivent au milieu d'adultes paumés, qui se débattent avec leurs difficultés sentimentales et leur vie compliquée...

 . Zabou Breitman en a fait un film, No et moi, en 2010.

 

. No et moi, Delphine de VIGAN, Livre de poche.

 

 

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...48

18 Juillet 2011, 20:52pm

Publié par la souris jaune

"On ne chasse pas les images, et encore moins les brèches invisibles qui se creusent au fond des ventres, on ne chasse pas les résonnances ni les souvenirs qui se réveillent quand la nuit tombe ou au petit matin, on ne chasse pas l'écho des cris et encore moins celui du silence."

Delphine DE VIGAN

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...47

18 Juillet 2011, 20:27pm

Publié par la souris jaune

"J'avais trop de trucs dans ma tête et parfois c'est comme les ordinateurs, le système se met en veille pour préserver la mémoire".

Delphine DE VIGAN

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